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Date de création : 11.11.2015
Dernière mise à jour : 23.03.2026
983 articles


Balancements et chutes, essentiels aux jeunes enfants

Publié le 16/01/2019 à 16:49 par nounousylvie51 Tags : sur enfants base
Balancements et chutes,  essentiels aux jeunes enfants

Balancements et chutes, deux mouvements primaires essentiels aux jeunes enfants


Avez-vous remarqué comme les petits aiment se balancer sur les genoux d’un adulte, sur une balançoire et aiment balancer les objets…? Tout comme ils prennent plaisir à les faire tomber et même se laisser tomber eux-mêmes. Ils maitrisent l’art de la chute, ils en en besoin (à condition bien sûr qu’ils évoluent d’un environnement sécurisé). Pourquoi ? Parce que ces deux mouvements - le balancement et la chute - sont inscrits dans leur patrimoine génétique.

 

Balancements et chutes, deux mouvements primaires essentiels à la motricité du tout-petit, from Actibloom on Vimeo.

Ancrés dans chaque être humain

Ces mouvements primaires sont inscrits, au même titre que les réflexes archaïques (Moro, marche automatique, grasping, fouissement etc.) qui disparaissent vers 5-6 mois et que les schémas moteurs de base, dans le patrimoine génétique de l’enfant. Ils sont très importants pour son éveil moteur.

Des mouvements indispensables

Le balancement comme la chute sont deux mouvements primaires qu’il faut intégrer à ce que l’on propose aux enfants. Leur faire pratiquer est indispensable. Ils offrent des traces mnésiques sur lesquelles ils construisent leur motricité. L’enfant a besoin véritablement de se balancer et de balancer. Leur proposer des éléments sur lesquels ils peuvent expérimenter le balancement est nécessaire. Pour l’expérimentation de la chute, il est utile de disposer de petites estrades desquelles ils peuvent sauter et se laisser tomber, avec des tapis pour amortir leurs chutes bien sûr!

Assistants maternels : des activités en dehors des RAM !

Publié le 16/01/2019 à 16:43 par nounousylvie51 Tags : vie sur enfants femmes texte cadeau bonne travail heureux 2010 cadre
Assistants maternels :  des activités en dehors des RAM !

Assistants maternels : oui ils peuvent se regrouper en association et organiser des activités en dehors des RAM !


C’est une question récurrente qui n’a semble-t-il pas de réponse unique selon les territoires, les PMI, les municipalités. Des assistants maternels peuvent-ils, dans le cadre d’associations, se regrouper en un lieu, le plus souvent mis à disposition par les collectivités, pour organiser des activités d’éveil, des animations ou spectacles, voire prévoir des sorties avec les enfants qu’ils accueillent ? Nouvelle confirmation que de telles pratiques sont possibles et autorisées.

Pas de texte réglementaire sur le sujet
La réponse d’Agnès Buzyn à une question écrite du député LRM des Pyrénées Orientales, Sébastien Cazenove, publiée au Journal Officiel du 8 janvier, réaffirme que cette pratique n’est pas contraire à la loi. A noter cependant que cette possibilité de regroupement n’est encadrée par aucun texte réglementaire. D’où les problèmes auxquels sont confrontées nombre d’associations d’assistants maternels, ayant pourtant pignon sur rue parfois depuis plus de dix ans !
Un exemple ? Dans le Puy de Dôme, la PMI vient d’envoyer une lettre aux maires interdisant les regroupements d’assistants maternels au motif que leur agrément n’est valable que pour un exercice à leur domicile. Facile d’imaginer que, dans ces conditions, aucune commune ne mettra un local à leur disposition. (Alors même qu’il leur est interdit de se réunir dans un lieu privé)
En réalité la PMI a-t-elle le droit de d’interdire ces ateliers communs hors domicile ? Non. Alors pourquoi certaines PMI ou communes le font ?
Est-ce par excès zèle, par peur de ne pas être en conformité avec les textes de juin 2010 (loi et décrets) ou pour inciter les assistants maternels à fréquenter les RAM ? RAM qui rappelons-le ne sont pas présents sur tout le territoire et ne satisfont pas toujours, faute de temps et de moyens, toutes les aspirations des assistants maternels qui se sentent bien souvent encore très isolés dans leur travail.

Une réponse claire de la ministre des Solidarités et de la Santé
La question du député des Pyrénées Orientales était claire : il s’agissait de savoir « ce que le Gouvernement pourrait envisager afin de permettre aux assistants maternels de participer en groupe à des activités d’éveil et d’épanouissement en-dehors des RAM, ainsi que pour définir clairement le cadre légal en la matière, tant pour le professionnel que pour les collectivités »
La réponse de la Ministre des Solidarités et de la Santé l’est aussi : « (…) Les dispositions du code de l’action sociale et des familles, notamment celles définissant l’assistant maternel indépendant comme étant « la personne qui, moyennant rémunération, accueille habituellement à son domicile et de façon non permanente des mineurs à son domicile », n’ont pas pour effet d’interdire à un assistant maternel de faire bénéficier les enfants qui lui sont confiés d’activités d’éveil et d’épanouissement, y compris des activités collectives, qu’elles se déroulent à son domicile ou hors de son domicile, que ces activités soient organisées par l’assistant maternel concerné, par une association d’assistants maternels, par une collectivité publique, ou par tout autre tiers. » Et la Ministre d’insister même : « En particulier, les associations d’assistants maternels sont susceptibles d’apporter une réponse adaptée aux attentes d’assistants maternels qui cherchent à exercer leur profession de façon moins isolée, ce qui contribue à améliorer leur bien-être, notamment dans les territoires où les RAM sont peu nombreuses ou sont trop éloignés des lieux d’habitation des assistants maternels qui ne disposent pas tous d’un véhicule. De telles associations ne sauraient être assimilées à un accueil collectif de mineurs ou à une MAM, dès lors bien sûr que les activités qu’elles organisent sont occasionnelles et que l’accueil de chaque assistant maternel des enfants qui lui sont confiés reste majoritairement réalisé à son domicile. »
Agnès Buzyn termine sa réponse en rappelant les règles générales qui encadrent la profession d’assistant maternel et régissent son agrément et sur la nécessité que les risques liés aux activités ainsi organisées soient couverts par une assurance.

Une bonne nouvelle pour les assistants maternels
L’Ufnafaam sur sa page Facebook se réjouit : « Enfin ! Espérons que les départements auront cette fois bien compris cette possibilité, de leur côté les professionnels peuvent utiliser cette réponse si elles se voient interdire de se regrouper. Bien entendu on rappelle qu’il faut penser à l’organisation ainsi qu’à la qualité de ces temps avec les enfants et qu’elles se complètent avec la fréquentation des RAM. Aujourd’hui nous sommes heureux de cette nouvelle car nous savons l’intérêt pour les enfants d’aller dans ces lieux ».

Voilà donc de quoi donner des arguments aux assistants maternels qui se verraient brimés dans leur volonté de se regrouper sur leur temps de travail pour organiser sorties ou activités.

Consulter l’intégralité de la question et de la réponse
Lire aussi la chronique de Françoise Näser : La loi et l'esprit de la loi

Les enfants plus apaisés et plus sociables dans la nature

Publié le 16/01/2019 à 16:41 par nounousylvie51 Tags : sur chez enfants nature place
Les enfants plus apaisés et plus sociables dans la nature

Les jeunes enfants plus apaisés et plus sociables au contact de la nature

On sait les bienfaits de se reconnecter à la nature et une nouvelle étude le prouve : en milieu urbain, les tout-petits en contact avec la nature développent moins de difficutés émotionnelles et relationnelles.

En Chine, le Dr Tanja Sobko de la School of Biological Sciences de l’Université de Hong Kong dirige le programme « Play & Grow » (Jouer et Grandir), qui promeut une alimentation saine et une récréation active en permettant aux enfants d’être en contact avec la nature. En effet 90% des habitants de la ville vivent à moins de 400 mètres d’espaces verts, mais ne les utilisent pas pour autant. En cause, des parents qui perçoivent la nature comme sale et dangereuse.
Le Dr Sobko et son collaborateur le Pr Gavin Brown ont donc établi un questionnaire en 16 points à destination des parents pour mesurer les liens de chaque enfant avec la nature. Ceux-ci étaient identifiés en 4 domaines : le plaisir à être dans la nature, l’empathie pour la nature, les responsabilités vis-à-vis de la nature la nature et la connaissance de la nature. Le questionnaire a été soumis à 493 familles comprenant des enfants âgés de 2 à 5 ans.

Selon les résultats obtenus, les parents dont les enfants étaient plus en lien avec la nature ont constaté chez eux moins de détresse, d’hyperactivité, de difficultés émotionnelles et problèmes de comportements, et de meilleures compétences sociales. L’étude montre également que les enfants qui prenaient plus de responsabilités vis-à-vis de la nature avaient moins de problèmes avec les autres enfants.
Les chercheurs comptent maintenant étudier les effets de l’exposition des enfants à la nature sur leur microbiote intestinal.

Face à la problématique d’un environnement de plus en plus urbain, de nombreux programmes environnementaux sont mis en place pour tenter de réduire le « déficit de nature », notamment auprès des enfants. Ainsi la déclaration de Parme de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) engage les Etats à fournir « des espaces verts pour jouer et avoir une activité physique ».

Jeu actif : à privilégier dès la petite enfance

Publié le 16/01/2019 à 16:38 par nounousylvie51 Tags : vie bonne sur france chez enfants base 2010 jeux nature cadre air place pouvoir hiver sport
Jeu actif : à privilégier dès la petite enfance

Jeu actif : à privilégier dès la petite enfance
Pour les enfants, sauf souci de santé, jouer, c’est bouger. Alors, pourquoi faudrait-il vérifier de quelle manière dans leur journée se succèdent jeux calmes et jeux remuants ? Fabienne Agnès Levine, psychopédagogue, fait le point. Et évoque l’importance des jeux actifs dans la petite enfance. Pour l’épanouissement des jeunes enfants mais aussi pour leur faire prendre de bonnes habitudes et préserver leur capital santé !
Istock

Bouger, une composante fondamentale du jeu

On estime à 20% de la journée le temps consacré au jeu par les enfants. L’activité ludique peut être solitaire ou partagée, improvisée ou structurée, silencieuse ou bruyante. Elle peut aussi prendre la forme d’un jeu calme ou d’un jeu physique.
Selon l’âge et le contexte, leur besoin vital de jouer se manifeste par des comportements d’exploration, de manipulation, de langage, d’imagination et bien sûr de grande motricité. Bouger est une composante fondamentale du jeu. Néanmoins on parle de jeu jeu actif lorsque l'enfant utilise tout son corps et est libre de se mouvoir dans l’espace. Le jeu actif se déroule de préférence en pleine nature ou dans un parc aménagé mais aussi dans une grande salle. Les verbes pour le décrire sont évocateurs de grands mouvements : courir, sauter, grimper, se balancer, soulever, lancer, pousser, etc.
A savoir : le jeu actif dans une salle, même si les enfants circulent avec vivacité d’un coin jeu à un autre, déplacent des gros jouets avec roues, bougent et chahutent, ce n’est pas pour autant qu’ils déploient une dépense d’énergie équivalente à celle générée par le jeu actif d’extérieur.

Le jeu actif, une notion anglo-saxonne

L’expression « jeu actif » ou plus exactement « active Play » est apparue d’abord dans des programmes éducatifs en langue anglaise pour répondre aux inquiétudes de plusieurs pays sur le manque d’activité physique des enfants. Depuis plus de quinze ans, en Amérique du Nord, des campagnes d’informations et des projets d’actions concrètes ont été financés, souvent par des fondations privées, autour de la promotion du jeu en plein air. Deux programmes québécois, accessibles en français, s’adressent plus particulièrement aux professionnels de la petite enfance : « Nourrir le développement du jeu actif » et « Un milieu éducatif favorable au jeu libre et actif, pour le développement global des enfants »

Jouer en plein air, une affaire de santé publique !

En France, depuis 2001, la promotion de l’activité physique dès l’enfance est englobée dans un programme national ambitieux, financé par des fonds publics et organisé autour de l’alimentation : le « Plan National Nutrition Santé » , plus connu sous le nom de « Manger Bouger ». Dans d’autres pays d’Europe, des organismes privés ou publics, comme en Suisse l’Office fédéral du sport ou le Bureau de prévention des accidents, font le même constat et mettent en œuvre des incitations, dans les familles et dans les milieux éducatifs, à des activités physiques dès le plus jeune âge. Un congrès européen sur « l’activité physique et la santé des tout-petits » a été organisé en France en 2010, à Épinal, puis en Belgique en 2014, à l’Université de Liège. Les spécialistes rassemblés ont affirmé que « dès le plus jeune âge, c’est la motricité fondamentale et le savoir-faire physique de l’enfant qui doivent être développés » et que « durant l’enfance, la place du jeu et de l'amusement contribue à renforcer la pratique sportive. ».
Selon une étude de l’Institut de Veille sanitaire publiée en 2015, quatre enfants sur dix ne joueraient jamais dehors, alors que « la pratique de jeux en plein air est associée à une moindre sédentarité et à une moindre corpulence chez les enfants de 3 à 10 ans en France ».
Aujourd’hui « près d’un tiers des enfants de 3 à 6 ans ont un niveau d’activité physique faible, 51% ont un niveau d’activité physique modérée et 19% un niveau d’activité élevé. »( Statistiques fournies par l’ONAPS (observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité.

Le jeu actif dès le berceau !

Le jeu actif accompagne le développement musculaire, la croissance osseuse et le fonctionnement cérébral. Il aide aussi à prendre conscience de son corps et à développer des habiletés motrices. Incontestablement, jouer avec un rythme d’activité physique intense contribue à l’épanouissement global de l’enfant.
Dès ses premiers mois, du point de vue de sa mobilité à lui, rien de tel, pour un bébé, qu’un tapis au milieu de la pièce ou un drap posé sur l’herbe. Cette surface, pas trop encombrée par les jouets au sol, lui offre un meilleur espace de motricité qu’un transat ou que tout autre siège. C’est installé confortablement sur le dos que le bébé peut se mouvoir librement, agiter ses membres et répéter à loisir les nouvelles actions dont il se découvre capable. Il est toujours bon de rappeler aux parents que tenir le bébé sous les bras pour l'inciter à marcher ou l'asseoir dans un trotteur appelé aussi "youpala" sont des actes contraires à la liberté motrice et au jeu actif. Rappelons d’ailleurs que pour Liesbeth Verhoeven, thérapeute par le mouvement aux Pays-Bas, il faut un minimum de huit cents rampements, complétés par un grand nombre de déplacements à quatre pattes, pour préparer la conquête de la marche.

De 1 à 3 ans, du matériel de motricité en libre service !

Entre un et trois ans, les enfants sont prêts à vivre, à leur échelle, de grandes expéditions motrices au delà de leur environnement immédiat. Dès qu’ils marchent, ils ont besoin de mettre tout leur corps en action et fournir une grande décharge motrice. Les sorties quotidiennes sont essentielles, été comme hiver ! De plus, les expériences que l'enfant peut faire en jouant dans la nature sont irremplaçables car, comme l’écrit Elise Mareuil, "La nature est le lieu privilégié où le tout-petit va pouvoir expérimenter et acquérir pleinement sa motricité : il va courir au milieu des feuilles, sauter dans les flaques, faire glisser l'herbe entre ses doigts…"

À l’âge de la marche, les jouets qui suscitent une grande activité physique sont équipés de roues pour se déplacer. Dedans ou dehors, dans les modes d’accueil ou dans le cadre familial, porteurs, tricycles, draisiennes (ou vélos sans pédales), trottinettes et autres engins roulants garantissent une grande dépense d’énergie, à condition que ce soit l’enfant lui-même qui fournisse l’effort pour avancer, freiner, changer de direction, contrôler son équilibre, pousser, tirer, pédaler. Le tricycle avec canne directionnelle ne fait pas partie des jeux actifs car, non seulement l’enfant est conduit par l’adulte mais il reste assis, les pieds calés et sans bouger. En effet, malgré l’effet bénéfique des sorties, il ne suffit pas d’être en plein air pour que le jeu actif commence !
Offrir un bel espace de jeu moteur avec de quoi se dépenser physiquement fait partie des missions des lieux d’accueil. Dans l'idéal, les sportifs en herbe y trouvent une grande structure à grimper et une variété de jouets moteurs à utiliser, en toute sécurité, sous la surveillance de professionnels attentionnés. Plus les enfants ont accès librement au matériel de motricité, plus ils sont en pleine activité. Toboggans, autres pentes, filets d’escalade, parcours avec blocs de mousse, tunnels en tissu, cerceaux, plots et autres accessoires sont des supports de grande motricité, qu’ils soient proposés en accès libre ou de manière plus encadrée (à condition que chaque enfant n’attende pas trop longtemps son tour !). À Lambersart, dans la région des Hauts-de-France depuis 2002, la bougeothèque reçoit les enfants des crèches et ceux accueillis par les assistantes maternelles. Ce lieu est un magnifique atelier de motricité où le jeu actif est roi.

Les pays nordiques et leurs jardins d’enfants à la Robinson Crusoe !

Une fois les habiletés motrices de base installées, les enfants de plus de 3 ans développent progressivement des compétences diversifiées au niveau de la coordination, la souplesse, l’équilibre et l’endurance. En France, la partie du programme intitulé « Agir, s’exprimer et comprendre avec son corps » incite les enfants d’école maternelle à fournir des efforts et les prépare aux cours d’éducation physique et sportive du cycle suivant, entre 6 et 10 ans.
Dans d’autres pays européens, une idée plus audacieuse est celle des jardins d’enfants situés en pleine forêt, les « Waldkindergarten ». Ils ont d’abord vu le jour au Danemark dans les années 1950 mais existent aussi en Norvège, en Suède, en Allemagne et en Suisse. Encadrés par des éducateurs formés aux premiers soins, les enfants jouent avec les éléments de la nature par tous les temps ou presque (une zone de refuge est prévue systématiquement). Ils y développent une bonne motricité globale et sont moins souvent malades que d’autres enfants de 3 à 6 ans. Cette démarche reste marginale mais est un exemple d’éducation reconnaissant le besoin vital de bouger, sans surprotection.

L'essentiel, sur le plan corporel et moteur, est d'offrir aux enfants des occasions de dépense énergétique en lien avec leur âge et leur développement, que ce soit au travers du jeu, du sport ou d’une tâche de la vie quotidienne.

Les jeunes enfants aussi, ont de l’humour !

Publié le 16/01/2019 à 16:34 par nounousylvie51 Tags : vie moi bonne monde sur chez enfants histoire coup jeux air sourire humour papier
Les jeunes enfants aussi, ont de l’humour !

Les jeunes enfants aussi, ont de l’humour !

L’humour, ce n’est pas qu’une histoire d’adultes ! Présent dès les premiers mois de vie de l’enfant, il s’affine et se peaufine tout au long de son développement cognitif et de sa compréhension du monde. On ne rit pas des mêmes plaisanteries selon si on a 1 an, 2 ans, 15 ans ou 40 ans ! Qu’est-ce qui fait rire - et ne fait pas rire - les jeunes enfants ? Comment aiguiser leur sens de l’humour ? Héloïse Junier, psychologue, vous dit tout !
iStock

C’est l’incongruité d’une situation, l’effet de surprise, le conflit entre l’attendu et l’inattendu qui nous fait sourire. Et ce, quel que soit notre âge. Vous remarquerez d’ailleurs que toutes les plaisanteries, de la plus élémentaire à la plus sophistiquée, sont construites sur le même modèle. En réalité, si la composition de ce qui nous fait rire est identique tout au long de notre vie, le contenu de la plaisanterie, lui, évolue en même temps que nous !

Qu’est-ce qui fait rire les tout-petits ?

Ce qui fait rire l’enfant va largement évoluer au cours de son développement, de son raisonnement, des connaissances qu’il aura acquises sur le monde, de sa compréhension des pensées des autres. De même que l’on pourrait dire « Dis-moi ce qui te fait rire et je te dirai qui tu es », nous pourrions dire « Dis-moi ce qui te fait rire et je te dirai quel âge tu as » (un constat qui fonctionne essentiellement pour les enfants…). L’humour est en effet la partie visible du développement cognitif de l’enfant.

0-18 mois : il s’amuse de nos comportements inhabituels
Qu’est-ce qui fait sourire et rire les plus jeunes enfants ? Ou plutôt pourrait-on se demander, avec une casquette de chercheur : quel type d’incongruité provoque chez eux une réaction de plaisir ? Dès 5 semaines de vie, on aperçoit les premiers signes de plaisir chez un enfant à la vue d’un visage humain qui se met à tirer la langue à travers un masque. Ok, c’est un peu rudimentaire comme humour. En même temps, à cet âge, leur développement cognitif l’est tout autant ! Après 6 mois de vie, l’enfant a déjà une petite connaissance du comportement des personnes qui l’entourent. Aussi, ce qui relève de l’inhabituel va le faire sourire. Ce peut être son papa qui va bondir dans le salon comme un kangourou, vous qui lui faites une grimace ou encore un enfant plus âgé qui fait de drôles de sons avec sa bouche. Le plus universel et le plus légendaire jeu qui provoque une réaction de plaisir chez les enfants est bien entendu le coucou-caché !
Quel que soit l’âge de l’enfant, n’oublions pas que c’est surtout le rire de l’adulte qui accompagne la plaisanterie, ou qui la succède, qui va apporter la dimension humoristique à la scène. Un exemple : si l’adulte joue au coucou-caché avec l’air le plus sérieux du monde, il ne risque pas de faire rire l’enfant, mais au contraire de lui faire peur !

18-24 mois : il s’amuse à détourner les objets
Voilà que l’enfant commence à se mouvoir, à déambuler dans l’espace, à explorer l’environnement. C’est à cette occasion qu’il découvre, par ses propres moyens, l’univers des objets. Au fur et à mesure de son observation des adultes, il sait comment tel ou tel objet est habituellement utilisé au quotidien. Il va développer une connaissance de l’usage des objets. Ainsi, tout usage inhabituel d’un objet qu’il connaît va susciter chez lui un effet de surprise et peut induire une réaction de plaisir : un parapluie qui devient un bateau, une feuille de papier qui devient un chapeau ou encore un stylo qui devient un téléphone. Au début, il rira des drôleries de l’adulte (tiens, maman a mis son sac sur la tête, c’est rigolo !). Puis, il sera lui-même à l’initiative des plaisanteries (tiens, quand je mets moi-même un sac sur la tête, ça fait rire les adultes ! C’est génial !).

A partir de 24 mois : il s’amuse à détourner les mots
Aux alentours des 2 ans, l’entrée de l’enfant dans le monde du langage ouvre la porte à un nouveau terrain de blagues : les jeux de mots et de sonorités. Au début, ils sont basiques car la maîtrise du langage de l’enfant est elle-même basique. « Papa, je veux un gâtA ! Hi hi hi ! » (gâtA au lieu de gâteau), « Au clair de la Luuuuune, mon ami Croco ! ». Plus son expertise du langage évolue, plus ses blagues se perfectionnent : il peut se mettre à faire des rimes, à inventer de nouveaux mots puis, quand il sera plus grand, à jouer du double sens des mots : « tu veux un verre… de terre ? Ah ah ah ! Quelle bonne blague ! ».

A 3 ans débarque l’humour scato (âmes sensibles, s’abstenir)
L’humour pipi-caca, qui a le chic pour mettre l’ambiance aux repas de famille dominicaux, émerge avec l’acquisition de la propreté. C’est à dire aux alentours des trois ans. « Ah ah, j’ai fait un PROUUUUT ! », « Papa il a fait CACA, ça sent pas bon du tout du tout du tout, hi hi hi hi ! ». Logiquement, cette élégante phase scatologique décline vers l’âge de 5-6 ans. Normalement. Car on est parfois étonné de constater à quel point les adolescents brutalement retombent dedans, sans crier gare !

Qu’est-ce qui ne fait pas rire les tout-petits ?

Les clowns…
Invitez un clown à faire un spectacle au sein de votre crèche et observez le comportement des petits spectateurs. Vous verrez que seuls les plus grands sourient à la vue d’un clown (et encore…). Les plus jeunes se mettront à pleurer en proie à une émotion de peur. Pourquoi ? Car, aux yeux d’un jeune enfant, un clown, c’est terrifiant. Prenez un visage humain facilement identifiable par l’enfant. Mettez-y tellement de maquillage qu’il brouille les pistes. Le visage du clown s’écarte du visage humain tout en conservant son architecture. C’est précisément cette ambigüité qui fait peur aux jeunes enfants (et à de nombreux adultes, aussi !). Qui se cache donc sous ce teint blanc et ce gros nez rouge ? Ce mi-humain, mi-monstre est-il dangereux ou non ? Les équipes de clowns qui interviennent à l’hôpital au chevet des enfants malades connaissent bien le problème. C’est pourquoi ils conservent généralement le nez rouge mais, en revanche, se maquillent très légèrement. Aussi, dans le cas des fêtes de fin d’année, veillez à rester légers sur le maquillage et les déguisements. Rappelez-vous que les jeunes enfants n’ont pas votre capacité à prendre du recul. Ce qui nous fait plaisir à nous, adultes, peut tout à fait les inquiéter.

Les blagues d’adultes !
Au quotidien, nous tentons souvent de faire rire les jeunes enfants avec des blagues d’enfants plus grands. On oublie que certaines plaisanteries requièrent un développement cognitif plus avancé que celui d’un enfant de moins de trois ans.
Véronique, assistante maternelle, s’approche doucement derrière Mathis, un petit garçon de 18 mois. Tout à coup, le plus discrètement du monde, elle lui prend son chapeau. Elle lui demande alors avec un air enjoué accompagné d’une forte expression faciale de surprise : « Ben alors, Mathis, il est où ton chapeau ?! ». Le petit garçon se met à pleurer « chapeauuuuuuu chapeauuuuuuu ! ». Dès lors, Véronique rétorque : « Mais c’était pour rire ! ». A un âge où l’on éprouve un fort sentiment d’appropriation des objets et une difficulté à décoder l’intention de l’adulte, ce genre de plaisanterie ne passe pas toujours. Il en est de même pour le « Je vais te voler ton nez ! » avec un enfant d’un an. Ce n’est pas certain que vous le fassiez rire. Pourquoi ? Car il tient à son nez, pardi ! Contrairement aux enfants plus âgés, les tout-petits prennent tout ce qu’on leur dit au pied de la lettre. Le second degré, l’ironie, le sarcasme, ils ne sont pas encore en âge de le comprendre. De même, si vous taquinez des enfants en leur disant : « Les enfants, si vous ne mettez pas vos chaussons assez vite le loup qui est caché dans l’armoire va vous les voler et les mettre lui-même à ses pattes ! Ah ah ah ! ». Ce genre de plaisanterie ne risque pas de provoquer l’hilarité générale. Certains enfants vous regarderont avec un visage interloqué, les yeux grands ouverts : « Heu… Il y a un loup dans l’armoire ? ».
Prudence aussi lorsque, en tant qu’adulte, vous êtes plié en deux après avoir fait une bonne vanne de Blanche Gardin à votre collègue. Un enfant de deux ou trois ans qui observe les adultes rire à s’en décrocher la mâchoire, sans parvenir à saisir le sens de la fameuse plaisanterie, peut éprouver un sentiment de malaise. Il se sent en marge, en retrait d’une interaction a priori fort plaisante. Certains enfants, plus âgés, pourraient même penser que l’on rit d’eux…

Vous l’aurez compris, si l’humour est présent chez le tout-petit, il se développe pas à pas, au fil de son développement cognitif. Et aussi de la réaction des adultes qui l’entourent. Vous souhaitez aiguiser leur sens de l’humour ? Très bonne initiative ! Pour cela, rien de plus simple : il suffit de leur montrer l’exemple. Riez des situations du quotidien, même des plus banales. Montrez aux enfants que la dérision (et non la moquerie) est un précieux remède contre les maux. Prenez la vie avec recul et légèreté. Et surtout, n’oubliez pas de rire à leurs plaisanteries pour les encourager à les réitérer. C’est à vous de jouer !
Comment savoir quand naît l’humour ?
Le repérage des premiers signes d’humour chez le très jeune enfant relève du parcours du combattant pour les chercheurs en psychologie du développement. Car comment parler d’humour sans tomber dans une projection de l’adulte ? C’est rapidement un casse-tête. C’est donc sur le sourire et le rire de l’enfant que l’on va se focaliser. Si une situation incongrue (aux yeux de l’enfant) suscite chez lui une réaction de plaisir (sourire ou rire), bingo ! Alors c’est qu’il s’agit là d’une situation humoristique pour lui. Attention, il ne s’agit pas du sourire réflexe que l’on peut observer dans les premiers jours de vie de l’enfant. Mais bel et bien d’un sourire « cognitif », témoin d’un traitement supérieur de l’information.

 

les clés pour une bonne hygiène dans votre cuisine

Publié le 11/12/2018 à 16:12 par nounousylvie51 Tags : vie bonne sur france chez enfants base papier

Assistante maternelle : les clés pour une bonne hygiène dans votre cuisine


Les endroits et les objets humides comme les éponges de cuisine, les torchons à vaisselle, les renvois d’éviers et les robinets sont les éléments où l’on trouve le taux de contamination le plus élevé : des enquêtes chez les particuliers ont mis en évidence la présence de listéria dans les torchons mais aussi sur les brosses à dents ! Quelques précautions sont donc à prendre pour réduire les risques de contamination des enfants que vous gardez.



Tenir sa cuisine propre

3 principes de base : respecter les conditions d’emploi (temps de pose, dosage) ; entreposer hors de portée des enfants les produits d’entretien ; ne jamais mélanger les produits entre eux.
Le but du nettoyage est d’éliminer les salissures qui sont la nourriture des microorganismes. Il faut nettoyer correctement les planches à découper après utilisation et il est recommandé de les passer à la machine. Lavez la vaisselle dans les 2 heures qui suivent son utilisation, puis laissez-la sécher à l’air libre : mieux vaut éviter de la manipuler quand elle est mouillée.
Pour les renvois d’évier, la tuyauterie et l’entretien de l’électroménager, préférez le vinaigre blanc. Celui-ci fait d’ailleurs son grand retour dans les maisons, tout comme le bicarbonate de soude et le savon noir ; résultat : les surfaces sont plus propres, le budget et la santé des humains respectés!
A bannir : les torchons humides et sales qui sont un milieu trop favorable au développement bactérien, et les éponges qui sont des nids à microbes. Privilégiez la microfibre qui lave les surfaces sans liquide vaisselle la plupart du temps ! Il faut changer régulièrement les essuie-mains et les torchons à vaisselle et les laver à au moins 60°C pour éliminer les bactéries potentielles.

Ne pas choisir à la légère ses ustensiles

L’hygiène passe aussi par le choix des matériaux utilisés en cuisine. Il est aussi important de limiter les risques chimiques que les agents biologiques : les effets sont certes moins visibles mais garantir une bonne santé tout au long de la vie est primordiale. L’espérance de vie en bonne santé, en France, commence à baisser : les perturbateurs endocriniens sont pointés du doigt.
• Les poêles en téflon doivent être impeccables : en cas de rayures, des particules cancérigènes migrent dans les aliments.
• Les ustensiles en « alu » sont à éviter par précaution, tout comme la confection de papillotes en contact avec des denrées acides. En effet, l’aluminium s’accumule dans les tissus et les os, il peut pénétrer dans le cerveau, et atteindre le placenta et le fœtus.
• Le silicone de mauvaise qualité peut céder des constituants présentant des risques pour la santé. Les moules supportant des températures de l’ordre de 260-280°C sont corrects.

Les dangers du Bisphénol A

Depuis 2015, l’utilisation du Bisphénol A (BPA) est interdite dans tout contenant alimentaire. Mais on vous conseille de vérifier vos produits en regardant les chiffres et les symboles notés, car vous pourriez en avoir dans vos placards. Il y a du BPA si les numéros suivants sont marqués : N°3 (PVC – Polyvinyl Chloride) ; N°6 (polystyrène) ; N°7 (PC – Polycarbonate entre autre). Cette interdiction vaut seulement pour les industriels français. Ceux-ci indiquent la présence de Bisphénol A dans le plastique utilisé lors de la fabrication. Ce composé est un perturbateur endocrinien, cancérigène et neurotoxique pour les organismes, favorisant entre autre le diabète.
Il faut donc choisir :
• Le verre car il est inerte
• L’inox pour les casseroles et poêles, la fonte, la céramique
• Le papier sulfurisé en remplacement de l’aluminium
• Les récipients en plastique en : N°1 (PET- polyéthylène terephtalate) ; N°2 (HDPE – Hight density polyéthylène) ; N°4 (LDPE – low density polyéthylène) ; N°5 (PP – polypropylène)
Ces produits ne contiennent pas de BPA. Attention quand même au plastique à base de polyéther sulfones (PES), qui est un dérivé du bisphénol : les premiers résultats issus des recherches montrent que ce BPS est un perturbateur plus puissant que le BPA ! Prudence également avec les assiettes en mélamine : celles-ci ne supportent pas le micro-onde, et des particules chimiques peuvent migrer dans les plats des enfants. Il en est de même lorsque la puissance du micro-ondes est trop forte pour les plats infantiles réchauffés directement dans leur emballage d’origine. Conseil : mieux vaut diminuer la puissance et augmenter le temps de chauffage.

les clés pour une bonne hygiène dans votre cuisine

Publié le 11/12/2018 à 16:12 par nounousylvie51 Tags : vie bonne sur france chez enfants base papier
les clés pour une bonne hygiène dans votre cuisine

Assistante maternelle : les clés pour une bonne hygiène dans votre cuisine


Les endroits et les objets humides comme les éponges de cuisine, les torchons à vaisselle, les renvois d’éviers et les robinets sont les éléments où l’on trouve le taux de contamination le plus élevé : des enquêtes chez les particuliers ont mis en évidence la présence de listéria dans les torchons mais aussi sur les brosses à dents ! Quelques précautions sont donc à prendre pour réduire les risques de contamination des enfants que vous gardez.



Tenir sa cuisine propre

3 principes de base : respecter les conditions d’emploi (temps de pose, dosage) ; entreposer hors de portée des enfants les produits d’entretien ; ne jamais mélanger les produits entre eux.
Le but du nettoyage est d’éliminer les salissures qui sont la nourriture des microorganismes. Il faut nettoyer correctement les planches à découper après utilisation et il est recommandé de les passer à la machine. Lavez la vaisselle dans les 2 heures qui suivent son utilisation, puis laissez-la sécher à l’air libre : mieux vaut éviter de la manipuler quand elle est mouillée.
Pour les renvois d’évier, la tuyauterie et l’entretien de l’électroménager, préférez le vinaigre blanc. Celui-ci fait d’ailleurs son grand retour dans les maisons, tout comme le bicarbonate de soude et le savon noir ; résultat : les surfaces sont plus propres, le budget et la santé des humains respectés!
A bannir : les torchons humides et sales qui sont un milieu trop favorable au développement bactérien, et les éponges qui sont des nids à microbes. Privilégiez la microfibre qui lave les surfaces sans liquide vaisselle la plupart du temps ! Il faut changer régulièrement les essuie-mains et les torchons à vaisselle et les laver à au moins 60°C pour éliminer les bactéries potentielles.

Ne pas choisir à la légère ses ustensiles

L’hygiène passe aussi par le choix des matériaux utilisés en cuisine. Il est aussi important de limiter les risques chimiques que les agents biologiques : les effets sont certes moins visibles mais garantir une bonne santé tout au long de la vie est primordiale. L’espérance de vie en bonne santé, en France, commence à baisser : les perturbateurs endocriniens sont pointés du doigt.
• Les poêles en téflon doivent être impeccables : en cas de rayures, des particules cancérigènes migrent dans les aliments.
• Les ustensiles en « alu » sont à éviter par précaution, tout comme la confection de papillotes en contact avec des denrées acides. En effet, l’aluminium s’accumule dans les tissus et les os, il peut pénétrer dans le cerveau, et atteindre le placenta et le fœtus.
• Le silicone de mauvaise qualité peut céder des constituants présentant des risques pour la santé. Les moules supportant des températures de l’ordre de 260-280°C sont corrects.

Les dangers du Bisphénol A

Depuis 2015, l’utilisation du Bisphénol A (BPA) est interdite dans tout contenant alimentaire. Mais on vous conseille de vérifier vos produits en regardant les chiffres et les symboles notés, car vous pourriez en avoir dans vos placards. Il y a du BPA si les numéros suivants sont marqués : N°3 (PVC – Polyvinyl Chloride) ; N°6 (polystyrène) ; N°7 (PC – Polycarbonate entre autre). Cette interdiction vaut seulement pour les industriels français. Ceux-ci indiquent la présence de Bisphénol A dans le plastique utilisé lors de la fabrication. Ce composé est un perturbateur endocrinien, cancérigène et neurotoxique pour les organismes, favorisant entre autre le diabète.
Il faut donc choisir :
• Le verre car il est inerte
• L’inox pour les casseroles et poêles, la fonte, la céramique
• Le papier sulfurisé en remplacement de l’aluminium
• Les récipients en plastique en : N°1 (PET- polyéthylène terephtalate) ; N°2 (HDPE – Hight density polyéthylène) ; N°4 (LDPE – low density polyéthylène) ; N°5 (PP – polypropylène)
Ces produits ne contiennent pas de BPA. Attention quand même au plastique à base de polyéther sulfones (PES), qui est un dérivé du bisphénol : les premiers résultats issus des recherches montrent que ce BPS est un perturbateur plus puissant que le BPA ! Prudence également avec les assiettes en mélamine : celles-ci ne supportent pas le micro-onde, et des particules chimiques peuvent migrer dans les plats des enfants. Il en est de même lorsque la puissance du micro-ondes est trop forte pour les plats infantiles réchauffés directement dans leur emballage d’origine. Conseil : mieux vaut diminuer la puissance et augmenter le temps de chauffage.

les règles de base de la conservation des aliments

Publié le 11/12/2018 à 16:07 par nounousylvie51 Tags : bonne sur travail base nuit cadre maison
les règles de base de la conservation des aliments

Assistante maternelle : les règles de base de la conservation des aliments
Les intoxications alimentaires qui surviennent dans le cadre familial ne sont pas médiatisées, mais elles représentent quand même plus d’un tiers du nombre total des intoxications alimentaires. L’hygiène alimentaire commence par une bonne connaissance des règles de conservation.




Bien régler son réfrigérateur

Le réfrigérateur est un maillon important de la chaîne du froid. La réglementation prévoit que le réfrigérateur domestique soit équipé d'un indicateur de mesure dans la zone la plus froide (0°C à 4°C). A défaut, il convient d’équiper le réfrigérateur d'un thermomètre, qui permet de repérer la zone froide et ainsi éviter les erreurs de conservation. Il existe un gradient de température dans un réfrigérateur non ventilé : la partie la plus froide doit être comprise entre 0 et 4 °C ; la partie la plus chaude se situe vers 7-8°C. Il vous faut donc se reporter à la notice de l’appareil et régler le thermostat pour obtenir entre 0 et 4°C dans la partie la plus froide du « frigo ». Dans un réfrigérateur ventilé, la température est identique en tout point.

Respecter les principes de congélation

Le congélateur est réglé à -18°C minimum par habitude. Une fermeture efficace des sacs est nécessaire afin d’éviter d’emprisonner de l’air durant la congélation, pour limiter la déshydratation des aliments. Bien entendu, il ne faut pas recongeler une denrée décongelée, à moins de l’avoir cuisinée entre temps.
Les durées de conservation moyennes :
• 8 à 12 mois : les fruits et légumes
• 8 à 10 mois : les viandes maigres, le beurre, les fromages fermentés cuits
• 4 à 6 mois : les viandes grasses, la charcuterie, les poissons maigres, les crustacés
• 2 à 3 mois : les poissons gras, la crème fraîche, le fromage frais, les yaourts, les sorbets, les pâtes à pâtisserie
• 1 à 2 mois : les plats cuisinés, les crèmes glacées, les pâtisseries, les entremets, le pain
Pour la décongélation, il vaut mieux mettre les produits la veille dans le réfrigérateur ou les cuire directement, mais ne jamais les laisser sur le plan de travail pour la nuit !

Ranger de manière efficace

Un bon rangement compte aussi dans la garantie de l’hygiène des aliments. Quelques astuces : rangez les produits en fonction de leur température de conservation (notée sur l’emballage) et mettez à vue ceux dont les dates limites de consommation sont les plus proches. Il est bon aussi d’enlever les cartonnages qui sont source de contamination et de couvrir toutes les denrées pour éviter la déshydratation et les contaminations croisées. Respectez la chaîne du froid et la chaîne du chaud qui limitent la multiplication des microorganismes.
Concernant l’épicerie sèche, elle doit être rangée dans les placards en décartonnant au maximum. Une fois entamé, le produit doit être fermé hermétiquement - les pinces à linge sont bien pratiques pour cela - et consommé rapidement (dans les 6 mois idéalement). Il faut vérifier les dates limites d’utilisation optimale et les dates de durabilité minimale.

Rappel : les températures de conservation selon les catégories d’aliments

Les températures des denrées alimentaires périssables sont fixées par la réglementation sous la responsabilité du professionnel. Il convient, dans tous les cas, de respecter la température indiquée sur l'étiquette. A titre indicatif, ces températures sont les suivantes pour les différentes catégories de denrées alimentaires :
• entre 0°C + 4°C : les poissons, crustacés et mollusques cuits, viandes cuites, produits en cours de décongélation, produits frais entamés, plats cuisinés maison élaborés à l’avance, etc….
• + 4°C maximum : les viandes crues, poissons non cuits, charcuteries, pâtisseries à la crème, produits frais au lait cru, fromages découpés, etc…
• + 4°C : les fruits et légumes prêts à l'emploi
• entre + 6°C à + 8°C : les produits laitiers frais, œufs, desserts lactés, beurres et matières grasses, etc…
• - 12°C minimum : tout aliment congelé
• - 18°C minimum : tout aliment surgelé, les glaces, crèmes glacées et sorbets
Les sigles et marquages utilisés par les industriels
DLC = date limite de consommation : au-delà de cette date, la vente est interdite
DDM = date de durabilité minimale : la vente est autorisée, les denrées ne sont pas périssables
N° AGREMENT pour les produits d’origine animale. Exemple : F 07.198.08 CEE
F = pays de provenance / 07.198.08 = N° département, N° INSEE de la commune, N° de l’établissement / CEE = sigle de l’Union Européenne

Denrées alimentaires : bien lire les étiquettes

Publié le 11/12/2018 à 16:05 par nounousylvie51 Tags : sur enfants mode rose jeune extra centre maison lecture
Denrées alimentaires : bien lire les étiquettes

Denrées alimentaires : bien lire les étiquettes
Lors du choix des denrées alimentaires qui composeront les menus, il est indispensable de lire les étiquettes apposées sur les emballages car tous les aliments ne sont pas les bienvenus pour les jeunes enfants. Conseils pour décrypter ces informations qui en disent long sur la composition des aliments.

Sur les étiquettes ou emballages, on trouve toutes les informations indispensables pour garantir les bonnes conditions de conservation, la sécurité des enfants souffrant d’allergies ou d’intolérance alimentaire mais également la composition nutritionnelle pour un grand nombre de produits. Parmi les informations présentes il faut distinguer les mentions obligatoires et les facultatives.

Les mentions obligatoires

Elles concernent la composition des produits, les OGM et les valeurs nutritionnelles. Revue de détails.
La dénomination de vente qui définit le produit (ex. : confiture extra de fraises).
L’origine, si son omission risque d’induire le consommateur en erreur.
La liste des ingrédients mis en œuvre par ordre d’importance décroissante (y compris additifs et arômes). Une lecture rapide devant permettre de connaitre la qualité du produit en fonction du pourcentage indiqué et de son emplacement dans la liste !
La présence d’allergène, l'ingrédient doit figurer sur l'étiquetage dans la liste des ingrédients de la denrée par une référence claire au nom de l'allergène. Par exemple, si la recette d'une denrée met en œuvre de la lécithine issue de soja en tant qu'émulsifiant (dans du chocolat par exemple), celle-ci devra être mentionnée en tant que telle dans la liste des ingrédients : "émulsifiant : lécithine de soja", et non "émulsifiant : lécithine" ou "émulsifiant : E322". L’étiquetage du type peut contenir des traces de... ou susceptible de contenir des... ne constitue qu'un dernier recours dans le cas où il n'est pas possible de maîtriser le risque de contamination fortuite.
La quantité de certains ingrédients, par exemple ceux mis en valeur sur l’étiquetage ou dans la dénomination de vente (ex. : gâteau aux fraises, pizza au jambon)
La quantité nette du produit en volume (produit liquide) ou masse (autres produits). Si le produit est présenté dans un liquide, indication du poids net égoutté.
La date de consommation pour les denrées périssables : Date Limite de Consommation (DLC) « à consommer jusqu’au… » ou pour les produits non périssables une date de durabilité minimale (DDM), anciennement dénommée date limite d’utilisation optimale (DLUO). La DDM est exprimée sur les conditionnements par la mention : A consommer de préférence avant le…, complétée par l'indication suivante : jour et mois pour les produits d'une durabilité inférieure à 3 mois/mois et année pour les produits d'une durabilité comprise entre 3 et 18 mois/année pour les produits d'une durabilité supérieure à 18 mois.
Ces mentions doivent figurer en toutes lettres. Lors de la réception ces dates doivent être les plus lointaines afin d’assurer une rotation des stocks sereine.
L’identification du fabricant : nom, adresse. Si le conditionnement est réalisé par un prestataire, les coordonnées du centre d’emballage doivent apparaitre (précédé de « emb » (ex. : EMB bzh29800)). Ici, vous pouvez privilégier les fabricants nationaux ou locaux si votre établissement adhère à l’agenda 21 par exemple.
Le numéro du lot de fabrication. Cette mention est obligatoire, elle permet en cas d’alerte sanitaire de remonter à l’historique de la fabrication. Ce N° sera conservé de même que la DLUO ou DLC accompagnés de la désignation du produit sur les fiches Traçabilité dans votre établissement.
Le mode d’emploi, si la denrée nécessite un usage approprié ou une conservation spécifique (ex. : à consommer cuit à cœur, à conserver au réfrigérateur après ouverture 3 semaines maximum). Vous devez respecter ses recommandations, elles sont garantes de la qualité sanitaire des denrées car en cas d’intoxication, votre responsabilité risque d’être engagée.
La marque de salubrité (ou estampille sanitaire), qui identifie les établissements préparant, traitant, transformant, manipulant ou entreposant des denrées animales ou d’origine animale (marque obtenue auprès de la DDPP)
L’étiquetage des OGM (organismes génétiquement modifiés) ainsi que des produits obtenus à partir de tels organismes (encore appelés dérivés d'OGM) est obligatoire depuis 2003
La déclaration nutritionnelle est rendue obligatoire à compter du 13/12/2016, elle vise à permettre aux consommateurs de comparer les denrées entre elles et à choisir les aliments adaptés. Pour le moment, elles ne sont obligatoires que lorsqu’une allégation nutritionnelle (exemple « riche en vitamine C ») ou relative à la santé (exemple : « la vitamine D est nécessaire pour la croissance et le développement normal des os des enfants ») figure sur l’étiquetage ou dans la publicité d’une denrée alimentaire. Vous devez, dans ce cas, être également informé de la quantité de substance faisant l’objet de l’allégation. Mais depuis qu’il faut apporter la preuve d’un réel effet sur la santé, les industriels se font plus discrets. L’étiquetage nutritionnel donne une information sur les teneurs des aliments en énergie, en protéines, glucides, lipides et parfois aussi en fibres alimentaires, en sodium ainsi qu’en vitamines et sels minéraux. Il complète utilement les informations fournies par la liste des ingrédients présente obligatoirement sur l’étiquette des aliments et permet de respecter les recommandations nutritionnelles du jeune enfant.

Les mentions facultatives

Elles sont encadrées réglementairement et concernent les signes officiels de qualité : Appellation d’Origine Contrôlée, Label Rouge, Agriculture Biologique etc. Mais elles ont trait aussi aux procédés de fabrication artisanaux comme :
« Artisanal » : produit qui doit être fabriqué par un artisan, inscrit au registre des métiers
« Maison » ou « fait maison » : que si le produit est préparé de manière non industrielle, sur le lieu de vente
« À l’ancienne », « traditionnel » : seulement si produits fabriqués selon des usages anciens répertoriés, les d’additifs sont absents.
Ces mentions apportent un complément d’informations sur la qualité des produits proposés et permet de choisir entre plusieurs références.

Vigilance lors des achats

Les emballages des denrées alimentaires sont très colorés, les spécialistes « packagings » de l’industrie agro- alimentaire déroulent tout leur savoir faire pour attirer les acheteurs. Les gousses de vanille fleurissent sur les pots de yaourt ou de glace, les fruits mûrissent sur les paquets de gâteaux…Un regard et le choix est rapide pour qui ne lit pas les étiquettes mais lors de l’utilisation le pot au rose peut être découvert, le sucre est en fait du sirop de glucose fructose et le chocolat au lait habituel est à l’aspartame !Pour que les déjeuners et les gouters à la crèche soient un vrai régal au naturel pour les enfants prenez l’habitude de lire la composition des aliments, faite une liste positive des denrées à acheter et discuter avec le prestataire le cas échéant afin qu’il vous propose les meilleurs ingrédients pour la confection des repas.

7 questions sur le titre « assistant maternel

Publié le 11/12/2018 à 15:59 par nounousylvie51 Tags : vie sur place
7 questions sur le titre « assistant maternel

7 questions sur le titre « assistant maternel / garde d’enfants »
Pas de diplôme pour les assistants maternels. Juste une formation initiale de 120h obligatoire et un agrément délivré par le Conseil départemental via leur PMI. On le sait, le CAP accompagnant éducatif petite enfance (AEPE ex PE) n’est pas nécessaire, même si les professionnels sont de plus en plus nombreux à le passer. Néanmoins, il y a une dizaine d’années, la profession via ses représentants et les représentants des employeurs s’est organisée pour créer une formation qualifiante spécifique et un titre d’assistant maternel / garde d’enfants. A quoi correspond vraiment cette certification ? Est-ce un plus ? Le point en 7 questions / réponses.


1. Quelle est la différence entre titre et diplôme ?

Un diplôme est délivré par un ministère. Le CAP l’est par le ministère de l’Éducation nationale, et les diplômes d’état de puéricultrice ou d’auxiliaire de puériculture par exemple, par celui de la Santé. Un titre lui est délivré par une branche professionnelle. Le titre assistant maternel / garde d’enfants l’est par la Branche des Assistants maternels du particulier employeur. Donc le titre n’est pas un diplôme mais a valeur de diplôme - en l’occurrence de niveau V comme le CAP AEPE à partir du moment où il est inscrit au Registre National des Certifications Professionnelles (RNCP). Néanmoins s’il bénéficie de cette reconnaissance nationale, il n’a de valeur que dans la Branche professionnelle dont il est issu. Ainsi un titulaire du titre ne pourra pas postuler dans une crèche comme un titulaire de CAP AEPE. En revanche, il pourra avoir une équivalence avec tout autre titre de la Branche comme par exemple celui d'Assistant de Vie.

2. A quoi correspond exactement la certification Assistant maternel / garde d’enfants ?

Ce titre a été créé en 2009 par la Branche des Assistants maternels du particulier employeur. C’est avant tout un titre à finalité professionnelle et une première étape pour rentrer dans la filière petite enfance. En effet, la formation est accessible à des personnes non qualifiées, sans prérequis trop exigeants.

3. Est-ce qu’il se substitue à la formation initiale obligatoire de 120h et ouvre droit à une demande d’agrément ?

Non, le titre est complémentaire aux formations mises en place par les Conseils Départementaux (CD). Mais ne s’y substitue en aucun cas. Seules, les formations des CD peuvent permettre de présenter une demande d’agrément. Les formations pour le titre peuvent débuter avant ou après la formation obligatoire, avant ou après l’obtention de l’agrément.

4. Dès 2019, le titre permettra d’être dispensé d’une partie de la formation obligatoire ?

En effet. Les nouveaux textes (décret et arrêtés) sur la formation professionnelle des assistants maternels, prévoient une dispense des modules de formation des blocs 1 (les besoins fondamentaux de l’enfant) et 2 (les spécificités du métier d’assistant maternel). Au même titre que les titulaires du CAP PE ou AEPE. A noter : c’est le régime maximal de dispense.

5. Comment s’organise la formation ?

C’est une formation de 571h dont 406h de formation théorique organisée en 7 blocs (comportant de 2 à 5 modules soit de 36h à 107h de formation) et donnant lieu à 7 évaluations et à 7 certificats. L’ensemble de ces certificats obtenus, un examen oral final évaluant des compétences transversales devant un jury professionnel permet l’obtention du titre. Ce système de certificats correspondant à des blocs différents permet au professionnel d’étaler sa formation dans le temps. A cette formation théorique s’ajoutent 105 heures de stages s’effectuant soit en collectivité soit auprès d’un assistant maternel / garde d’enfant ayant déjà obtenu le titre.

6. Sur quoi porte la formation ?

Comme le CAP AEP, le titre assistant maternel / garde d’enfants permet d’acquérir de solides connaissances sur le développement de l’enfant, les soins et les activités d’éveil. Mais très pragmatique, il propose aussi d’acquérir des compétences adaptées aux situations professionnelles rencontrées par les assistantes maternelles. La formation tient compte de la spécificité du métier : il prend en compte que l’assistant maternel crée son activité, doit rechercher des contrats et donc lui donne des outils pour faire face à toutes ces démarches. Il va l’aider à la recherche d’activité, la gestion de ses plannings, etc. N’oublions pas, une assistante maternelle peut avoir jusqu’à 6 ou 7 employeurs parfois. Elle sera aussi formée aux usages du numérique. L’ idée est vraiment d’apporter des outils concrets de gestion des situation : la sécurité, l’aménagement des locaux, la prévention des accidents domestiques, les déplacements et activités hors du domicile, etc. Et nouveauté, dès le printemps prochain, 3 blocs supplémentaires seront proposés aux titulaires du titre (ou pas) pour une spécialisation sur l’accueil d’enfants en situation de handicap.

7. Comment est financée la formation ?

Pour le moment, le titre se prépare en formation continue. La formation est financée par la formation professionnelle continue des du particulier employeur via les ex OPCA ( Organismes Paritaires Collecteurs Agréés) et futurs OPCO (Opérateurs de Compétences). Les demandeurs d’emploi peuvent aussi faire financer la formation. A partir de janvier elle pourra l’être grâce au Compte Personnel de Formation ( CPF) de 120 h par an. En fonction du nombred’heures acquises, il y a un budget correspondant.