Mes critiques et mon univers cinématographique
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Rechercher Derniers commentairesceci n'est pas une critique c'est tout simplement le massacre d'une oeuvre extraordinaire . n'essayez pas de l
Par thaniel, le 02.01.2015
j'ai bien vu le film mais cependant je concède qu'il s'agit là d'une critique très subjective, ce qui est le p
Par sergeroguet, le 30.11.2014
c'en est à se demander si vous avez regardé ce film.
Par Anonyme, le 30.11.2014
c'est malheureusemen t parce que vous n'avez pas su saisir la symbolique du film, la signification des couleur
Par Anonyme. Non., le 21.04.2014
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Date de création : 26.06.2011
Dernière mise à jour :
14.02.2021
108 articles
15/3/2011/Serge
Toto le héros (1991) de Jaco Van Dormael
(Toto de held, 1991)
Lors d’un incendie dans une maternité, 2 enfants sont malencontreusement échangés et «atterrissent» dans la mauvaise famille. Thomas, l’un des enfants est jaloux de son voisin Alfred dont le père a une meilleure situation que le sien et lui voue une haine et une rancune tenace…
Jaco Van Dormael nous plonge dans son univers naviguant entre onirisme et interrogation identitaire. Il use parfois de certains clichés un peu facile tels que «l’argent ne fait pas le bonheur», en nous montrant le personnage d’Alfred, malheureux et insatisfait, malgré une certaine réussite. Alors que Thomas, lui, est rongé par la rancune tout au long de sa vie et passe à côté de celle-ci. Il aurait pourtant très bien pu être heureux avec «sa sœur» dont il est amoureux. De plus, il préfère se faire tuer à la place d’Alfred pour que de cette manière il puisse retrouver son identité réelle que celui-ci lui avait involontairement subtilisée. En perdant la vie, il retrouve ainsi sa véritable identité et boucle ainsi la boucle. Cependant, le film n’est pas exempt de certains défauts tels qu’une forme de naïveté formelle, gênante par moment et un aspect proche de la bande dessinée qui peut nous empêcher d’adhérer totalement en la croyance aux personnages. La vie ne semble être qu’une mascarade dans laquelle les rôles sont attribués arbitrairement et où l’on passe notre temps à regretter certaines choses où à faire des erreurs qui nous amènent à passer à côté de notre existence. Où en fin de compte tout cela est dérisoire puisque cela se termine de toute façon par la mort et qu’il faut faire au mieux avec les cartes que l’on nous donne que celles-ci soient bonnes ou mauvaises.
15/7/2016/Serge
There Might Be (2016) de Manu Zirnheld
La Dame blanche
Pour son troisième court-métrage le réalisateur a décidé de jouer la carte de la sobriété tout en continuant à rester dans un univers intrigant et mystérieux.
Un couple est en vacance dans un pays d’Asie et le mari prend en photo sa femme mais alors qu’il lui fait des réflexions sur son comportement et démontre ainsi sa jalousie, la femme s’éloigne agacée par son attitude. Il veut la rejoindre mais elle a disparu c’est alors que plusieurs années après il reçoit un message de sa part lui demandant de venir la rejoindre…
Il délaisse les effets de style quelque peu gratuits mais originaux qui parcouraient son précédent court-métrage «Locandine» tout en gardant la même thématique et un environnement similaire, la nature et la forêt, même si l’action cette fois-ci est transposée sur le continent asiatique. De plus, il parvient ici à instaurer une atmosphère semi-fantastique plus réaliste que dans son précédent court-métrage dans lequel il y intégrait certains effets de mise en scène plutôt gratuits, voire artificiels à travers lesquels on sentait le besoin d’épater, de surprendre le spectateur. Cependant, après une période de réflexion et de maturation, il a semble-t-il décidé d’opter pour un style plus sobre mais tout aussi efficace. De plus, l’interprétation des acteurs est tout à fait correcte et convaincante, on peut noter au passage une ressemblance frappante de l’acteur principal avec le charismatique Ryan Gosling, même s’il est vrai que le jeu de l’acteur qui interprète le personnage du solitaire exilé dans la forêt est un peu moins convaincant, cela reste un défaut mineur qui ne parvient pas à créer un préjudice réel à l’équilibre du film. Par ailleurs, il est clair que l’on prend plaisir à voir ce petit film dans lequel on peut même y repérer une séquence, celle du tout début du film, faisant référence au classique d’Alfred Hitchcock «La Mort aux trousses». Il y a là peut-être en germe un talent et une sensibilité qui espérons le sauront trouver leur place au sein d’un milieu pas toujours bienveillant et accueillant avec les jeunes réalisateurs.
1/4/2011/Serge
The Wrestler (2008) de Darren Aronofsky
Dernier round
A travers le monde du catch et du spectacle, Darren Aronofsky nous montre l’envers du rêve américain, la solitude et la survie. The Wrestler a obtenu le Lion d’Or à Venise en 2008.
«Randy le Bélier», légende du catch sur le retour, survit en participant à des spectacles de catch mais lorsqu’il est victime d’une crise cardiaque, il décide de revoir sa fille avec qui il n’est pas en bon terme…
Vaut-il la peine que l’on souffre dans sa chair et dans son corps pour assurer le spectacle ?
Le spectacle n’est-il pas l’opium du peuple tout comme la religion l’a été à une époque ? Et bien oui, et le parallèle en ce qui concerne le catch, est évident. La passion des spectateurs mais également du catcheur est présente dans l’un comme dans l’autre, de même que le sang, auto-flagellation du catcheur lui-même et les clous, symbolisés par les agrafes qui nous renvoie à la crucifixion de Jésus. Le sacrifice est présent chez «Randy le Bélier», il s’offre à son public. Il y a dans cette expérience une forme d’absolu spirituel et de transcendance qui nous renvoie à la souffrance du Christ, il souffre pour son public qui l’aime et l’admire.
Dans «The Wrestler», l’interprétation de Mickey Rourke est étonnante et remarquable. Il y a d’ailleurs pour lui, tout comme pour son personnage, une forme de rédemption à pouvoir revenir sur le devant de la scène ou plutôt devant les caméras, avec un rôle aussi fort. Sa traversée du désert aura été son chemin de croix personnel. Un film prenant et émouvant qui ne laisse pas insensible avec derrière la caméra un Darren Aronofsky beaucoup moins épileptique et bien plus apaisé si on compare ce long-métrage avec ses premiers films tels que « Py» ou «Requiem for a Dream».
Darren Aronofsky est un réalisateur américain qui est né le 12 février 1969 à New-York, il est également scénariste et producteur.
Classement de mes films préférés par réalisateur_7ème partie
15/2/2011/Serge
Repérages (1977) de Michel Soutter
Victor veut réaliser une adaptation de la pièce de Tchekhov, les 3 sœurs pour le cinéma et cherche un endroit où il pourrait répéter avec ses actrices, Julie, Cecilia et Esther. Parmi elles, il y a son ex-femme, Julie, dont il est encore amoureux et qui est dépressive. Victor part en ballade avec Esther c’est alors que Julie n’ayant plus de médicaments avec elle se sent mal et part à la dérive…
La vie des protagonistes, le réalisateur et ses actrices, prend le pas sur les répétitions du film et passe au premier plan. Les émotions de la vie réelles sont plus importantes que les répétitions pour le film dont d’ailleurs celles-ci se nourrissent. Quelque part donc le théâtre de la vie rejoint de manière substantielle la vie du théâtre. De plus, le choix des actrices par le réalisateur s’avère être judicieux puisque celles-ci représentent l’amour, le travail et la jeunesse et que Julie est amoureuse de Victor, Cecilia est la plus sérieuse et participe la plus régulièrement aux répétitions tandis qu’Esther est jeune et légère et pense plus à s’amuser. Donc on peut dire qu’elles ne jouent pas leurs rôles mais qu’elles les vivent. Le théâtre, ou dans ce cas particulier le cinéma, est donc bien un reflet de la vie et non pas seulement une création de l’esprit d’un homme qui serait dissocié de la réalité. De plus, Esther, la jeunesse, est insatisfaite du regard que le réalisateur porte sur elle. Elle voudrait susciter le désir ou l’amour chez lui mais Victor ne s’intéresse pas à elle car il espère reconquérir Julie. Ce qui finira par arriver et où le théâtre de la vie l’emportera sur la vie du théâtre. Malgré le fait que Julie soit plus âgée qu’Esther et n’ait plus la fraîcheur de la jeunesse, Victor est toujours attiré par elle et démontre ainsi qu’il accorde plus d’importance à la beauté intérieure qu’aux apparences physiques. Je veux dire par là qu’il ne se laisse pas charmer par Esther et qu’il reste fidèle à Julie. En ce sens il va à l’encontre de l’image de l’homme mûr qui quitte sa femme pour une petite jeune et nous gratifie d’une cohérence dans sa recherche artistique qui s’avère réelle et profonde. Nous sommes en présence d’une œuvre travaillée sur le plan psychologique parfois difficile mais portée par de très bons acteurs. Cela dit notre enthousiasme pour ce film s’avère être mesuré car en dépit de sa mise en scène subtile, il reste un peu trop cérébral et il lui manque une certaine densité.
4/6/2015/Serge
Pasolini (2014) d’Abel Ferrara
Avec «Pasolini», Abel Ferrara nous livre un docu-fiction assez réussi sur les derniers jours du cinéaste Pier Paolo Pasolini.
Pier Paolo Pasolini termine le montage et la post production de son chef-d’œuvre «Salo ou les 120 journées de Sodome». Il va alors ensuite débuter l’écriture d’un nouveau scénario…
Rien d’étonnant à ce que cette figure emblématique du cinéma des années 60-70 qu’a été Pier Paolo Pasolini ait pu intéresser et attirer un cinéaste tel qu’Abel Ferrara, lui-même également très sulfureux et provocant. Cependant, il ne s’agit pas d’un biopic traditionnel comme le cinéma nous en assène trop souvent mais d’une œuvre qui se concentre sur les derniers jours de la vie du cinéaste italien. Par ailleurs, Ferrara parvient très bien à synthétiser tous les domaines et les sujets qui composaient la vie du réalisateur. Ses idéaux politiques, son homosexualité et son cinéma à la fois social, baroque et provoquant. De plus, le choix de Willem Dafoe pour interpréter le rôle principal est une évidence au vu de sa filmographie parsemée régulièrement d’œuvres en rapport avec la religion, le sexe ou la violence. Cela dit cette fois-ci son jeu est très sobre et même assez peu démonstratif, ce qui peut se comprendre car Pasolini était avant tout un intellectuel, l’artiste et le créateur passant au second plan. En cela Willem Dafoe est tout à fait à sa place, en parfaite osmose. Il compose un Pasolini engagé mais qui reste relativement introverti. D’ailleurs on peut noter aussi qu’Abel Ferrara réalise un long-métrage très tenu dans lequel on trouve très peu d’effets si ce n’est dans la scène du Jour de la Fertilité. Il s’agit d’un moment très beau, sensuel et légèrement baroque qui nous renvoie aux dernières œuvres du Maître. Hormis ce passage quelque peu onirique on peut dire qu’Abel Ferrara privilégie plutôt une approche semi-documentaire pour cette réalisation, sans doute au vu de la densité et de la richesse du personnage principal, il a considéré qu’il n’était pas nécessaire d’en rajouter. De plus, il est intéressant de mettre en perspective le rapport qu’entretenaient ces deux réalisateurs avec la religion. Si pour Pasolini il est relativement clair que chez lui l’athéisme dominait, le cas d’Abel Ferrara est un peu plus complexe. Ce dernier semble avoir été imprégné de façon indélébile par la religion chrétienne et ses symboles, il en a très certainement souffert et cela se sent tout au long de la première partie de sa filmographie, la meilleure, le sentiment de culpabilité ainsi que la recherche d’une possible rédemption se trouvent au cœur de tous ses personnages. Alors que dans le cas et l’œuvre de Pasolini la religion y est plus mise à distance et un peu parodiée de façon grotesque. Pour preuve dans le dernier film d’Abel Ferrara, «Pasolini», l’assassinat du cinéaste fait écho à celui inattendu et bref du flic interprété par Harvey Keitel dans «Bad Lieutenant», un de ses chef-d’œuvre, ultime porte de sortie pour des «héros» borderline pour lesquels il s’agit sans doute d’une libération bienvenue. Décidément Abel Ferrara n’en finit pas de traîner sa culpabilité ainsi que ses vieux démons et c’est bien pour ça qu’on l’aime.
8/2/2014/Serge
Nymphomaniac (2013) de Lars Von Trier
La repentie
Avec son dernier long-métrage, «Nymphomaniac», Lars Von Trier nous plonge dans les souvenirs d’une femme multipliant les aventures de façon obsessionnelle et sans s’investir émotionnellement. Il s’agit là de la première partie d’une œuvre qui dure 4 heures dans son intégralité.
Un homme recueille une femme qu’il a découverte gisant à même le sol. Celle-ci lui confie qu’elle est une mauvaise personne et commence à lui raconter sa jeunesse et sa vie sexuelle débridée…
Après «Melancholia» son avant dernier long-métrage sommet de perfection esthétique, Lars Von Trier continue à nous surprendre en changeant à nouveau de registre en nous livrant une œuvre brute et dépouillée en nous immergeant dans les confessions d’une nymphomane. Il va cette fois-ci se concentrer sur les regrets et les remords de celle-ci et sur les rapports humains des différents protagonistes qui seront brillamment mis en scène et pour lesquels il n’aura pas beaucoup d’indulgence. Il débute par ailleurs en nous présentant une héroïne dénuée de tout sentiment et émotion qui tout en multipliant les aventures sexuelles ne se soucie aucunement des conséquences que cela peut engendrer sur ses partenaires. On peut noter au passage que le réalisateur utilise pour la première fois depuis ses débuts de réalisateur en 1984 le flash-back comme procédé filmique. Ce manque de considération pour les effets que ses aventures érotico-obsessionnelles peuvent avoir sur ses nombreux amants va culminer lors d’une des scènes du film les plus intenses, dérangeantes et tragi-comiques qui est celle lors de laquelle Mme H, interprétée par la superbe Uma Thurman, va apparaître en femme délaissée et abandonnée dans l’appartement de sa rivale où son mari se trouve. Donc Mme H débarquant avec ses trois enfants dans l’appartement de celle-ci et faisant visiter celui-ci à sa progéniture est un grand moment du film d’autant plus que la scène est très intéressante car elle nous replonge un peu au sein de certaines œuvres de John Cassavetes dans sa manière de filmer les visages en gros plan et en captant les émotions profondes des personnages ainsi que leur désarroi et leur gêne. On ressent également une influence bergmanienne lors de la scène de l’hôpital, dans laquelle le père de l’héroïne est gravement malade, l’atmosphère est difficile car sans illusion sur une possible vie après la mort, sur un au-delà dans lequel la souffrance serait bannie. Il y a juste un sentiment de constat d’échec et d’acceptation du néant. On capte bien à ce moment-là le tragique de l’existence humaine, sa détresse et sa solitude profonde. Avec cette œuvre très pessimiste sur le genre humain, Lars Von Trier délaisse ses expérimentations laborieuses (Dogville, Manderlay), son goût de la provocation (Les Idiots) et ces aboutissements esthétiquement parfaits que sont «Antichrist» et «Melancholia» pour nous livrer enfin sans artifice sa vision brute et personnelle du genre humain. Constat assez misérable s’il en est que l’on avait déjà largement pu entrevoir à travers les différents long-métrages qui jalonnent sa filmographie au cours de laquelle peut-on tout au plus y déceler quelques éclaircies blafardes.
6ème partie
Classement de mes films préférés par réalisateur
1/5/2015/Serge
Le Journal d’une femme de chambre (2015) de Benoît Jacquot
Avec «Le Journal d’une femme de chambre» Benoît Jacquot réalise une adaptation proche du roman d’Octave Mirbeau mais en la faisant entrer en résonance avec le contexte social et politique actuel d’où il ressort une modernité de cette œuvre qui transparaît dans le fond et sur la forme. Benoît Jacquot confirme ainsi sa prédominance au sein du paysage cinématographique hexagonal actuel.
Célestine, une jeune fille qui travaille comme domestique va trouver une place dans une famille bourgeoise. La jeune fille devra supporter les exigences de sa patronne ainsi que les avances du mari de celle-ci…
Avec son nouveau long-métrage, «Le Journal d’une femme de chambre», Benoît Jacquot se lance dans la quatrième adaptation cinématographique de ce roman écrit par Octave Mirbeau à la fin du 19ème siècle. Après Renoir et Bunuel il fallait oser s’emparer de cette œuvre une nouvelle fois pour en livrer sa propre version d’autant plus que le réalisateur est celui qui reste le plus proche du roman original. Malgré cette difficulté il évite de tomber dans une reconstitution ennuyeuse, corsetée ou encore poussiéreuse mais au contraire nous offre sa vision personnelle du roman à l’aide d’une mise en scène moderne et efficace. Il s’agit une fois de plus pour le réalisateur de mettre en lumière dans cette œuvre les inégalités sociales et une forme d’esclavagisme soft dont on peut constater l’existence en France à la fin du 19ème siècle. Cela dit la forte personnalité de Célestine, interprétée par une admirable voire étonnante Léa Seydoux, lui permet d’affronter une vie difficile qui se résume à une patronne acariâtre et exigeante, aux harcèlements et aux avances de son patron frustré et à la compagnie de Joseph, le jardinier bourru et antisémite. A travers Célestine, son esprit rebelle et légèrement manipulateur ainsi que sa vision malgré tout plutôt juste de son environnement, le réalisateur nous livre une belle étude de caractères et des rapports des classes sociales qui étaient la norme de l’époque avec en prime une mise en avant des privilèges écrasant dont jouissaient la bourgeoisie avec un égoïsme et un manque de compassion sidérant. Par ailleurs, il dénonce aussi une hypocrisie qui existe dans les deux milieux, la bourgeoisie et le prolétariat, avec l’attitude du mari à l’égard de sa femme et de Joseph vis-à-vis de ses patrons, ce qui nous rappelle que la bassesse humaine n’est pas une affaire de hiérarchie sociale. Sans oublier que le jardinier n’hésite pas à déclarer son antisémitisme virulent et sa haine des juifs, celui-ci malgré son apparente irréprochabilité et sa droiture cache en fait beaucoup de pulsions très sombres à l’intérieur de son âme. De plus, on pourrait tout de même inclure une certaine réserve concernant la crédibilité de l’attirance de Célestine pour Joseph si l’on considère qu’il y a un écart important entre leur sensibilité et leur psychologie, le fait sans doute que ce sont deux fortes personnalités peut expliquer cela. Cette légère incohérence reste malgré tout assez mineure au sein d’une œuvre dont la réalisation à la fois moderne, efficace et subtile est un des atouts majeurs de ce long-métrage. La façon de filmer de Benoît Jacquot à l’intérieur des corridors de la maison bourgeoise nous renvoie aux couloirs d’hôtels de «La Fille seule» avec Virginie Ledoyen, cette dernière tenant déjà le rôle d’une femme de chambre, l’un de ses premiers longs-métrages. De plus, Benoît Jacquot avec son dernier film, «Le Journal d’une femme de chambre», entre en résonance avec des thèmes sociaux et politiques très actuels tels que l’antisémitisme, l’exploitation des êtres humains et l’abandon des classes sociales modestes ou défavorisées par la classe dirigeante au pouvoir. Par ailleurs, la fin du métrage est un retournement de situation plutôt jouissif en ces temps d’écrasement du peuple et du mépris des masses. En tous les cas Benoît Jacquot a lui choisit son camp…