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Date de création : 26.06.2011
Dernière mise à jour : 14.02.2021
108 articles


Critique du film Toto le héros

Publié le 14/02/2021 à 16:31 par sergeroguet Tags : vie place enfants mort heureux film

15/3/2011/Serge

 

Toto le héros (1991) de Jaco Van Dormael

(Toto de held, 1991)

Lors d’un incendie dans une maternité, 2 enfants sont malencontreusement échangés et «atterrissent» dans la mauvaise famille. Thomas, l’un des enfants est jaloux de son voisin Alfred dont le père a une meilleure situation que le sien et lui voue une haine et une rancune tenace…

Jaco Van Dormael nous plonge dans son univers naviguant entre onirisme et interrogation identitaire. Il use parfois de certains clichés un peu facile tels que «l’argent ne fait pas le bonheur», en nous montrant le personnage d’Alfred, malheureux et insatisfait, malgré une certaine réussite. Alors que Thomas, lui, est rongé par la rancune tout au long de sa vie et passe à côté de celle-ci. Il aurait pourtant très bien pu être heureux avec «sa sœur» dont il est amoureux. De plus, il préfère se faire tuer à la place d’Alfred pour que de cette manière il puisse retrouver son identité réelle que celui-ci lui avait involontairement subtilisée. En perdant la vie, il retrouve ainsi sa véritable identité et boucle ainsi la boucle. Cependant, le film n’est pas exempt de certains défauts tels qu’une forme de naïveté formelle, gênante par moment et un aspect proche de la bande dessinée qui peut nous empêcher d’adhérer totalement en la croyance aux personnages. La vie ne semble être qu’une mascarade dans laquelle les rôles sont attribués arbitrairement et où l’on passe notre temps à regretter certaines choses où à faire des erreurs qui nous amènent à passer à côté de notre existence. Où en fin de compte tout cela est dérisoire puisque cela se termine de toute façon par la mort et qu’il faut faire au mieux avec les cartes que l’on nous donne que celles-ci soient bonnes ou mauvaises.

Critique du film There might be

Publié le 14/02/2021 à 16:26 par sergeroguet Tags : sur place photo femme mort fantastique nature message carte film

15/7/2016/Serge

 

There Might Be (2016) de Manu Zirnheld

 

La Dame blanche

Pour son troisième court-métrage le réalisateur a décidé de jouer la carte de la sobriété tout en continuant à rester dans un univers intrigant et mystérieux.

Un couple est en vacance dans un pays d’Asie et le mari prend en photo sa femme mais alors qu’il lui fait des réflexions sur son comportement et démontre ainsi sa jalousie, la femme s’éloigne agacée par son attitude. Il veut la rejoindre mais elle a disparu c’est alors que plusieurs années après il reçoit un message de sa part lui demandant de venir la rejoindre…

Il délaisse les effets de style quelque peu gratuits mais originaux qui parcouraient son précédent court-métrage «Locandine» tout en gardant la même thématique et un environnement similaire, la nature et la forêt, même si l’action cette fois-ci est transposée sur le continent asiatique. De plus, il parvient ici à instaurer une atmosphère semi-fantastique plus réaliste que dans son précédent court-métrage dans lequel il y intégrait certains effets de mise en scène plutôt gratuits, voire artificiels à travers lesquels on sentait le besoin d’épater, de surprendre le spectateur. Cependant, après une période de réflexion et de maturation, il a semble-t-il décidé d’opter pour un style plus sobre mais tout aussi efficace. De plus, l’interprétation des acteurs est tout à fait correcte et convaincante, on peut noter au passage une ressemblance frappante de l’acteur principal avec le charismatique Ryan Gosling, même s’il est vrai que le jeu de l’acteur qui interprète le personnage du solitaire exilé dans la forêt est un peu moins convaincant, cela reste un défaut mineur qui ne parvient pas à créer un préjudice réel à l’équilibre du film. Par ailleurs, il est clair que l’on prend plaisir à voir ce petit film dans lequel on peut même y repérer une séquence, celle du tout début du film, faisant référence au classique d’Alfred Hitchcock «La Mort aux trousses». Il y a là peut-être en germe un talent et une sensibilité qui espérons le sauront trouver leur place au sein d’un milieu pas toujours bienveillant et accueillant avec les jeunes réalisateurs.

 

 

Critique du film The Wrestler

Publié le 14/02/2021 à 16:25 par sergeroguet Tags : sur monde chez fille film pouvoir

1/4/2011/Serge

 

The Wrestler (2008) de Darren Aronofsky

 

Dernier round

A travers le monde du catch et du spectacle, Darren Aronofsky nous montre l’envers du rêve américain, la solitude et la survie. The Wrestler a obtenu le Lion d’Or à Venise en 2008.

«Randy le Bélier», légende du catch sur le retour, survit en participant à des spectacles de catch mais lorsqu’il est victime d’une crise cardiaque, il décide de revoir sa fille avec qui il n’est pas en bon terme…

Vaut-il la peine que l’on souffre dans sa chair et dans son corps pour assurer le spectacle ?

Le spectacle n’est-il pas l’opium du peuple tout comme la religion l’a été à une époque ? Et bien oui, et le parallèle en ce qui concerne le catch, est évident. La passion des spectateurs mais également du catcheur est présente dans l’un comme dans l’autre, de même que le sang, auto-flagellation du catcheur lui-même et les clous, symbolisés par les agrafes qui nous renvoie à la crucifixion de Jésus. Le sacrifice est présent chez «Randy le Bélier», il s’offre à son public. Il y a dans cette expérience une forme d’absolu spirituel et de transcendance qui nous renvoie à la souffrance du Christ, il souffre pour son public qui l’aime et l’admire.

Dans «The Wrestler», l’interprétation de Mickey Rourke est étonnante et remarquable. Il y a d’ailleurs pour lui, tout comme pour son personnage, une forme de rédemption à pouvoir revenir sur le devant de la scène ou plutôt devant les caméras, avec un rôle aussi fort. Sa traversée du désert aura été son chemin de croix personnel. Un film prenant et émouvant qui ne laisse pas insensible avec derrière la caméra un Darren Aronofsky beaucoup moins épileptique et bien plus apaisé si on compare ce long-métrage avec ses premiers films tels que « Py» ou «Requiem for a Dream».

Darren Aronofsky est un réalisateur américain qui est né le 12 février 1969 à New-York, il est également scénariste et producteur.

 

 

 

 

 

Classement de mes films préférés par réalisateur_7ème partie

Publié le 14/02/2021 à 16:16 par sergeroguet Tags : mer moi vie belle femme mort chien

Classement de mes films préférés par réalisateur_7ème partie

 

  1. 1. Steven Spielberg
  2. La guerre des mondes
  3. Minority report
  4. Il faut sauver le soldat Ryan
  5. Les dents de la mer
  6. Duel
  7. Rencontres du troisième type
  8. Les aventuriers de l’arche perdue
  9. AI Intelligence artificielle
  10. Indiana Jones et le temple maudit
  11. Empire du soleil
  12. Hook ou la revanche du capitaine Crochet
  13. Indiana Jones et la dernière croisade
  14. ET l’extra-terrestre
  15. Jurassic Park
  16. Sugarland Express
  17. Arrête-moi si tu peux
  18. Always
  19. 1941
  20. La couleur pourpre

 

  1. Joseph Losey
  2. The Servant
  3. Mr Klein
  4. Le messager
  5. Temps sans pitié
  6. Boom
  7. Cérémonie secrète
  8. Eva
  9. Le garçon aux cheveux verts
  10. Les criminels
  11. Accident
  12. Modesty Blaise

 

  1. John Boorman
  2. Excalibur
  3. Délivrance
  4. Le point de non-retour
  5. Le tailleur de Panama
  6. La forêt d’émeraude
  7. Rangoon
  8. La guerre à sept ans
  9. Tout pour réussir
  10. L’Exorciste 2 : L’Hérétique
  11. Le Général
  12. Leo the last
  13. Zardoz

 

  1. Luis Bunuel
  2. L’âge d’or
  3. Cet obscur objet du désir
  4. Tristana
  5. Belle de jour
  6. La vie criminelle d’Archibald de la Cruz
  7. Tourments
  8. Simon du désert
  9. On a volé un tram
  10. L’ange exterminateur
  11. Un chien andalou
  12. Susana la perverse
  13. Viridiana
  14. Le journal d’une femme de chambre
  15. La voie lactée
  16. Nazarin
  17. La mort en ce jardin
  18. La fièvre monte à El Pao

 

  1. Stephen Fraers
  2. Les liaisons dangereuses
  3. The Hit
  4. Les arnaqueurs
  5. Mary Reilly
  6. Héros malgré lui
  7. High fidelity
  8. My beautiful laundrette
  9. The Snapper
  10. The Van
  11. The Hi-lo country
  12. Tamara Drewe
  13. Madame Henderson présente

 

  1. Robert Zemeckis
  2. La mort vous va si bien
  3. Retour vers le futur
  4. Qui veut la peau de Roger Rabbit ?
  5. Retour vers le futur 2
  6. Retour vers le futur 3
  7. A la poursuite du diamant vert
  8. Forrest Gump
  9. Contact

Critique du fim Repérages

Publié le 14/02/2021 à 16:08 par sergeroguet Tags : sur vie homme chez femme travail création film

15/2/2011/Serge

 

Repérages (1977) de Michel Soutter

 

Victor veut réaliser une adaptation de la pièce de Tchekhov, les 3 sœurs pour le cinéma et cherche un endroit où il pourrait répéter avec ses actrices, Julie, Cecilia et Esther. Parmi elles, il y a son ex-femme, Julie, dont il est encore amoureux et qui est dépressive. Victor part en ballade avec Esther c’est alors que Julie n’ayant plus de médicaments avec elle se sent mal et part à la dérive…

La vie des protagonistes, le réalisateur et ses actrices, prend le pas sur les répétitions du film et passe au premier plan. Les émotions de la vie réelles sont plus importantes que les répétitions pour le film dont d’ailleurs celles-ci se nourrissent. Quelque part donc le théâtre de la vie rejoint de manière substantielle la vie du théâtre. De plus, le choix des actrices par le réalisateur s’avère être judicieux puisque celles-ci représentent l’amour, le travail et la jeunesse et que Julie est amoureuse de Victor, Cecilia est la plus sérieuse et participe la plus régulièrement aux répétitions tandis qu’Esther est jeune et légère et pense plus à s’amuser. Donc on peut dire qu’elles ne jouent pas leurs rôles mais qu’elles les vivent. Le théâtre, ou dans ce cas particulier le cinéma, est donc bien un reflet de la vie et non pas seulement une création de l’esprit d’un homme qui serait dissocié de la réalité. De plus, Esther, la jeunesse, est insatisfaite du regard que le réalisateur porte sur elle. Elle voudrait susciter le désir ou l’amour chez lui mais Victor ne s’intéresse pas à elle car il espère reconquérir Julie. Ce qui finira par arriver et où le théâtre de la vie l’emportera sur la vie du théâtre. Malgré le fait que Julie soit plus âgée qu’Esther et n’ait plus la fraîcheur de la jeunesse, Victor est toujours attiré par elle et démontre ainsi qu’il accorde plus d’importance à la beauté intérieure qu’aux apparences physiques. Je veux dire par là qu’il ne se laisse pas charmer par Esther et qu’il reste fidèle à Julie. En ce sens il va à l’encontre de l’image de l’homme mûr qui quitte sa femme pour une petite jeune et nous gratifie d’une cohérence dans sa recherche artistique qui s’avère réelle et profonde. Nous sommes en présence d’une œuvre travaillée sur le plan psychologique parfois difficile mais portée par de très bons acteurs. Cela dit notre enthousiasme pour ce film s’avère être mesuré car en dépit de sa mise en scène subtile, il reste un peu trop cérébral et il lui manque une certaine densité.

Critique du film Pasolini

Publié le 14/02/2021 à 16:06 par sergeroguet Tags : sur vie place chez bienvenue film livre

4/6/2015/Serge

 

Pasolini (2014) d’Abel Ferrara

Avec «Pasolini», Abel Ferrara nous livre un docu-fiction assez réussi sur les derniers jours du cinéaste Pier Paolo Pasolini.

Pier Paolo Pasolini termine le montage et la post production de son chef-d’œuvre «Salo ou les 120 journées de Sodome». Il va alors ensuite débuter l’écriture d’un nouveau scénario…

Rien d’étonnant à ce que cette figure emblématique du cinéma des années 60-70 qu’a été Pier Paolo Pasolini ait pu intéresser et attirer un cinéaste tel qu’Abel Ferrara, lui-même également très sulfureux et provocant. Cependant, il ne s’agit pas d’un biopic traditionnel comme le cinéma nous en assène trop souvent mais d’une œuvre qui se concentre sur les derniers jours de la vie du cinéaste italien. Par ailleurs, Ferrara parvient très bien à synthétiser tous les domaines et les sujets qui composaient la vie du réalisateur. Ses idéaux politiques, son homosexualité et son cinéma à la fois social, baroque et provoquant. De plus, le choix de Willem Dafoe pour interpréter le rôle principal est une évidence au vu de sa filmographie parsemée régulièrement d’œuvres en rapport avec la religion, le sexe ou la violence. Cela dit cette fois-ci son jeu est très sobre et même assez peu démonstratif, ce qui peut se comprendre car Pasolini était avant tout un intellectuel, l’artiste et le créateur passant au second plan. En cela Willem Dafoe est tout à fait à sa place, en parfaite osmose. Il compose un Pasolini engagé mais qui reste relativement introverti. D’ailleurs on peut noter aussi qu’Abel Ferrara réalise un long-métrage très tenu dans lequel on trouve très peu d’effets si ce n’est dans la scène du Jour de la Fertilité. Il s’agit d’un moment très beau, sensuel et légèrement baroque qui nous renvoie aux dernières œuvres du Maître. Hormis ce passage quelque peu onirique on peut dire qu’Abel Ferrara privilégie plutôt une approche semi-documentaire pour cette réalisation, sans doute au vu de la densité et de la richesse du personnage principal, il a considéré qu’il n’était pas nécessaire d’en rajouter. De plus, il est intéressant de mettre en perspective le rapport qu’entretenaient ces deux réalisateurs avec la religion. Si pour Pasolini il est relativement clair que chez lui l’athéisme dominait, le cas d’Abel Ferrara est un peu plus complexe. Ce dernier semble avoir été imprégné de façon indélébile par la religion chrétienne et ses symboles, il en a très certainement souffert et cela se sent tout au long de la première partie de sa filmographie, la meilleure, le sentiment de culpabilité ainsi que la recherche d’une possible rédemption se trouvent au cœur de tous ses personnages. Alors que dans le cas et l’œuvre de Pasolini la religion y est plus mise à distance et un peu parodiée de façon grotesque. Pour preuve dans le dernier film d’Abel Ferrara, «Pasolini», l’assassinat du cinéaste fait écho à celui inattendu et bref du flic interprété par Harvey Keitel dans «Bad Lieutenant», un de ses chef-d’œuvre, ultime porte de sortie pour des «héros» borderline pour lesquels il s’agit sans doute d’une libération bienvenue. Décidément Abel Ferrara n’en finit pas de traîner sa culpabilité ainsi que ses vieux démons et c’est bien pour ça qu’on l’aime.

 

 

Critique du film Nymphomaniac

Publié le 14/02/2021 à 15:59 par sergeroguet Tags : sur vie homme enfants femme mort film

8/2/2014/Serge

Nymphomaniac (2013) de Lars Von Trier

La repentie

Avec son dernier long-métrage, «Nymphomaniac», Lars Von Trier nous plonge dans les souvenirs d’une femme multipliant les aventures de façon obsessionnelle et sans s’investir émotionnellement. Il s’agit là de la première partie d’une œuvre qui dure 4 heures dans son intégralité.

Un homme recueille une femme qu’il a découverte gisant à même le sol. Celle-ci lui confie qu’elle est une mauvaise personne et commence à lui raconter sa jeunesse et sa vie sexuelle débridée…

Après «Melancholia» son avant dernier long-métrage sommet de perfection esthétique, Lars Von Trier continue à nous surprendre en changeant à nouveau de registre en nous livrant une œuvre brute et dépouillée en nous immergeant dans les confessions d’une nymphomane. Il va cette fois-ci se concentrer sur les regrets et les remords de celle-ci et sur les rapports humains des différents protagonistes qui seront brillamment mis en scène et pour lesquels il n’aura pas beaucoup d’indulgence. Il débute par ailleurs en nous présentant une héroïne dénuée de tout sentiment et émotion qui tout en multipliant les aventures sexuelles ne se soucie aucunement des conséquences que cela peut engendrer sur ses partenaires. On peut noter au passage que le réalisateur utilise pour la première fois depuis ses débuts de réalisateur en 1984 le flash-back comme procédé filmique. Ce manque de considération pour les effets que ses aventures érotico-obsessionnelles peuvent avoir sur ses nombreux amants va culminer lors d’une des scènes du film les plus intenses, dérangeantes et tragi-comiques qui est celle lors de laquelle Mme H, interprétée par la superbe Uma Thurman, va apparaître en femme délaissée et abandonnée dans l’appartement de sa rivale où son mari se trouve. Donc Mme H débarquant avec ses trois enfants dans l’appartement de celle-ci et faisant visiter celui-ci à sa progéniture est un grand moment du film d’autant plus que la scène est très intéressante car elle nous replonge un peu au sein de certaines œuvres de John Cassavetes dans sa manière de filmer les visages en gros plan et en captant les émotions profondes des personnages ainsi que leur désarroi et leur gêne. On ressent également une influence bergmanienne lors de la scène de l’hôpital, dans laquelle le père de l’héroïne est gravement malade, l’atmosphère est difficile car sans illusion sur une possible vie après la mort, sur un au-delà dans lequel la souffrance serait bannie. Il y a juste un sentiment de constat d’échec et d’acceptation du néant. On capte bien à ce moment-là le tragique de l’existence humaine, sa détresse et sa solitude profonde. Avec cette œuvre très pessimiste sur le genre humain, Lars Von Trier délaisse ses expérimentations laborieuses (Dogville, Manderlay), son goût de la provocation (Les Idiots) et ces aboutissements esthétiquement parfaits que sont «Antichrist» et «Melancholia» pour nous livrer enfin sans artifice sa vision brute et personnelle du genre humain. Constat assez misérable s’il en est que l’on avait déjà largement pu entrevoir à travers les différents long-métrages qui jalonnent sa filmographie au cours de laquelle peut-on tout au plus y déceler quelques éclaircies blafardes.

Liste de mes 1000 films préférés_9ème partie

Publié le 09/01/2021 à 23:43 par sergeroguet Tags : moi mort voyage nuit chien
  1. Daisy Clover de Robert Mulligan
  2. Ville à vendre de Jean-Pierre Mocky
  3. Jeu de massacre d’Alain Jessua
  4. Série noire pour une nuit blanche de John Landis
  5. Tanguy d’Etienne Chatilliez
  6. Violette Nozières de Claude Chabrol
  7. Boudu sauvé des eaux de Jean Renoir
  8. César et Rosalie de Claude Sautet
  9. Dédée d’Anvers d’Yves Allégret
  10. Zaitochi de Takeshi Kitano
  11. The Faculty de Roberto Rodriguez
  12. L’Homme au pistolet d’or de Guy Hamilton
  13. Le Gang de Jacques Deray
  14. Permis de tuer de John Glen
  15. 36, Quai des Orfèvres d’Olivier Marchal
  16. L’Armoire volante de Carlo Rim
  17. Les Nains aussi ont commencé petits de Werner Herzog
  18. La Chute de l’empire romain d’Anthony Mann
  19. Le Corsaire rouge de Robert Siodmak
  20. La Guerre des mondes de Byron Haskin
  21. Terminator 2, le jugement dernier de James Cameron
  22. Calme blanc de Philip Noyce
  23. Witness de Peter Weir
  24. Pacific Express de Cecil B. De Mille
  25. Le Convoi des braves de John Ford
  26. Panique dans la rue d’Elia Kazan
  27. Appelez Nord 777 d’Henry Hathaway
  28. Haute pègre d’Ernst Lubitsch
  29. Les Pleins pouvoirs de Clint Eastwood
  30. Thé et sympathie de Vincente Minnelli
  31. Voyage à deux de Stanley Donen
  32. Cinq jours ce printemps-là de Fred Zinnemann
  33. Le Roi pêcheur de Terry Gilliam
  34. Canicule d’Yves Boisset
  35. Kingdom of heaven de Ridley Scott
  36. Shocker de Wes Craven
  37. Vivement dimanche de François Truffaut
  38. Le Retour de Casanova d’Edouard Niermans
  39. Le Prisonnier d’Alcatraz de John Frankenheimer
  40. Un après-midi de chien de Sidney Lumet
  41. L’Hôpital d’Arthur Hiller
  42. Catch 22 de Mike Nichols
  43. Chérie, je me sens rajeunir d’Howard Hawks
  44. L’Extravagant Mr Deeds de Frank Capra
  45. Les Vikings de Richard Fleischer
  46. Blueberry, l’expérience secrète de Jan Kounen
  47. Django de Sergio Corbucci
  48. Diaboliquement vôtre de Julien Duvivier
  49. Le Trou de Jacques Becker
  50. Feux rouges de Cédric Kahn
  51. Les évadés de Frank Darabont
  52. Ceux de la zone de Frank Borzage
  53. Storytelling de Todd Solondz
  54. La Guerre des otages d’Otto Preminger
  55. Le Criminel d’Orson Welles
  56. Train de luxe d’Howard Hawks
  57. Mary Poppins de Robert Stevenson
  58. More de Barbet Schroeder
  59. La Forêt d’émeraude de John Boorman
  60. La ruée vers l’or de Charlie Chaplin
  61. L’Associé du diable de Taylor Hackford
  62. Les Sorcières d’Eastwick de George Miller
  63. Lucrèce Borgia d’Abel Gance
  64. L’Alibi de Pierre Chenal
  65. Le Carrefour de la mort d’Henry Hathaway
  66. Raisons et sentiments d’Ang Lee
  67. Une étoile est née de Georges Cukor
  68. L’Homme du train de Patrice Leconte
  69. L’Ecole de la chair de Benoît Jacquot
  70. La Fièvre dans le sang d’Elia Kazan
  71. Tueur à gages de Frank Tuttle
  72. Extension du domaine de la lutte de Philippe Harel
  73. La Garçonnière de Billy Wilder
  74. La Folle journée de Ferris Bueller de John Hugues
  75. L’Aventure intérieure de Joe Dante
  76. Kamikaze de Didier Grousset
  77. Point break de Kathryn Bigelow
  78. Dupont Lajoie d’Yves Boisset
  79. Vous ne l’emporterez pas avec vous de Frank Capra
  80. Infidèlement vôtre de Preston Sturges
  81. Le Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica
  82. Will Penny, le solitaire de Tom Gries
  83. L’Etat sauvage de Francis Girod
  84. Madame Satan de Cecil B. De Mille
  85. Gueule d’amour de Jean Grémillon
  86. Héros malgré lui de Stephen Frears
  87. Les 4 fils de Katie Elder d’Henry Hathaway
  88. Avec Django, la mort est là d’Antonio Margheriti
  89. Moby Dick de John Huston
  90. Contre toute attente de Taylor Hackford
  91. Serial Mother de John Waters
  92. Drôles de fantômes de Ron Underwood
  93. Le Caïman de Nanni Moretti
  94. Les Poings dans les poches de Marco Bellochio
  95. Kennedy et moi de Sam Karmann
  96. La Cible étoilée de John Hough
  97. Le Prête-nom de Martin Ritt
  98. Quiz show de Robert Redford
  99. Ma petite entreprise de Pierre Jolivet
  100. Le Père Noël est une ordure de Jean-Marie Poiré

 

Clasement de mes films préférés par réalisatueur

Publié le 09/01/2021 à 23:38 par sergeroguet Tags : sur vie fond amis mort femmes

6ème partie

 

Classement de mes films préférés par réalisateur

 

  1. William Friedkin
  2. Le convoi de la peur
  3. La chasse
  4. L’exorciste
  5. Police fédérale Los Angeles
  6. Jade
  7. French connection
  8. Bug

 

  1. David Fincher
  2. Seven
  3. Fight club
  4. Zodiac
  5. The game
  6. Gone girl
  7. Alien 2
  8. Panic room
  9. Millenium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

 

  1. Ridley Scott
  2. Les duellistes
  3. Alien, le huitième passager
  4. Blade runner
  5. Gladiator
  6. Black rain
  7. Thelma et Louise
  8. Traquée
  9. Legend
  10. Hannibal
  11. Kingdom of heaven
  12. La chute du faucon noir
  13. Seul sur Mars
  14. Les associés
  15. Exodus : Gods and kings
  16. A armes égales
  17. 1492 : Christophe Colomb
  18. Lame de fond

 

  1. Danny Boyle
  2. Trainspotting
  3. 28 jours plus tard
  4. Petits meurtres entre amis
  5. Slumdog millionnaire
  6. Une vie moins ordinaire

 

  1. Sam Raimi
  2. Evil dead 1
  3. Intuitions
  4. Mort ou vif
  5. Evil dead 2
  6. Un plan simple
  7. Darkman
  8. Jusqu’en enfer
  9. Mort sur le grill
  10. Spiderman

 

  1. Jonathan Demme
  2. Le silence des agneaux
  3. Dangereuse sous tout rapport
  4. Veuve mais pas trop
  5. Philadelphia
  6. Meurtres en cascade

 

 

 

 

 

 

Critique du film Le journal d'une femme de chambre

Publié le 09/01/2021 à 23:33 par sergeroguet Tags : sur roman france vie place belle fond femme maison fille film livre pouvoir

1/5/2015/Serge

Le Journal d’une femme de chambre (2015) de Benoît Jacquot

Avec «Le Journal d’une femme de chambre» Benoît Jacquot réalise une adaptation proche du roman d’Octave Mirbeau mais en la faisant entrer en résonance avec le contexte social et politique actuel d’où il ressort une modernité de cette œuvre qui transparaît dans le fond et sur la forme. Benoît Jacquot confirme ainsi sa prédominance au sein du paysage cinématographique hexagonal actuel.

Célestine, une jeune fille qui travaille comme domestique va trouver une place dans une famille bourgeoise. La jeune fille devra supporter les exigences de sa patronne ainsi que les avances du mari de celle-ci…

Avec son nouveau long-métrage, «Le Journal d’une femme de chambre», Benoît Jacquot se lance dans la quatrième adaptation cinématographique de ce roman écrit par Octave Mirbeau à la fin du 19ème siècle. Après Renoir et Bunuel il fallait oser s’emparer de cette œuvre une nouvelle fois pour en livrer sa propre version d’autant plus que le réalisateur est celui qui reste le plus proche du roman original. Malgré cette difficulté il évite de tomber dans une reconstitution ennuyeuse, corsetée ou encore poussiéreuse mais au contraire nous offre sa vision personnelle du roman à l’aide d’une mise en scène moderne et efficace. Il s’agit une fois de plus pour le réalisateur de mettre en lumière dans cette œuvre les inégalités sociales et une forme d’esclavagisme soft dont on peut constater l’existence en France à la fin du 19ème siècle. Cela dit la forte personnalité de Célestine, interprétée par une admirable voire étonnante Léa Seydoux, lui permet d’affronter une vie difficile qui se résume à une patronne acariâtre et exigeante, aux harcèlements et aux avances de son patron frustré et à la compagnie de Joseph, le jardinier bourru et antisémite. A travers Célestine, son esprit rebelle et légèrement manipulateur ainsi que sa vision malgré tout plutôt juste de son environnement, le réalisateur nous livre une belle étude de caractères et des rapports des classes sociales qui étaient la norme de l’époque avec en prime une mise en avant des privilèges écrasant dont jouissaient la bourgeoisie avec un égoïsme et un manque de compassion sidérant.  Par ailleurs, il dénonce aussi une hypocrisie qui existe dans les deux milieux, la bourgeoisie et le prolétariat, avec l’attitude du mari à l’égard de sa femme et de Joseph vis-à-vis de ses patrons, ce qui nous rappelle que la bassesse humaine n’est pas une affaire de hiérarchie sociale. Sans oublier que le jardinier n’hésite pas à déclarer son antisémitisme virulent et sa haine des juifs, celui-ci malgré son apparente irréprochabilité et sa droiture cache en fait beaucoup de pulsions très sombres à l’intérieur de son âme. De plus, on pourrait tout de même inclure une certaine réserve concernant la crédibilité de l’attirance de Célestine pour Joseph si l’on considère qu’il y a un écart important entre leur sensibilité et leur psychologie, le fait sans doute que ce sont deux fortes personnalités peut expliquer cela. Cette légère incohérence reste malgré tout assez mineure au sein d’une œuvre dont la réalisation à la fois moderne, efficace et subtile est un des atouts majeurs de ce long-métrage. La façon de filmer de Benoît Jacquot à l’intérieur des corridors de la maison bourgeoise nous renvoie aux couloirs d’hôtels de «La Fille seule» avec Virginie Ledoyen, cette dernière tenant déjà le rôle d’une femme de chambre, l’un de ses premiers longs-métrages. De plus, Benoît Jacquot avec son dernier film, «Le Journal d’une femme de chambre», entre en résonance avec des thèmes sociaux et politiques très actuels tels que l’antisémitisme, l’exploitation des êtres humains et l’abandon des classes sociales modestes ou défavorisées par la classe dirigeante au pouvoir. Par ailleurs, la fin du métrage est un retournement de situation plutôt jouissif en ces temps d’écrasement du peuple et du mépris des masses. En tous les cas Benoît Jacquot a lui choisit son camp…