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Non serviam
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Non Serviam
Beaucoup de gens aiment se voir plus beaux, rêvent d’un idéal d’eux-mêmes.
Parfois, à force de trop vouloir y croire, ils ne font plus la distinction.
Une fois le regard de l’autre perdu, il ne me reste rien.
Ne pas tourner le dos à ses fantômes, mais les accueillir sans peur
Et les laisser venir s’ils le veulent
Ne fermer les yeux que pour se rapprocher de la Lumière,
Et les ouvrir grand, chaque fois où la peur me ramènera dans les Ténèbres…
Je ne veux blesser personne, et fais souffrir tout le monde
Quels que soient mes phrases, mes silences, ma présence, mon absence
La douleur germe et se répand
Encore cette putain d’envie d’en finir,
Fatigué de soi, des autres, de tout.
L’espace d’un instant ne plus envisager meilleure perspective que mettre un point final à toute cette merde !
Je me suis épuisé à t’aimer, en me contentant de rien en retour
Se protéger de la Lumière, tant celle-ci nous a jadis brûlés
La vision d’un canon froid en métal brillant qui s’introduit au plus profond de moi
Je me vois pleurer, trembler, l’arme s’enfoncer jusqu’à transpercer ma gorge,
Il faut que ça s’arrête, que je me repose.
Emprisonné de moi-même, de mon Enfer intérieur, en proie à des démons qui alimentent mes peurs
S’adapter à l’autre, l’attendre, se mettre entre parenthèses, lui donner le pouvoir du temps suspendu à ses lèvres
Je ne sauverai personne, et personne ne viendra me sauver
En finir, pour de bon, l’envie de mourir… d’aimer.
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2. |
Désirs inertes
05:45
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Désirs inertes
Mon Père ! Ne m’en voulez pas
Je ne vais pas tout vous avouer
La plaie profonde !
Où résonnent mes prières infectées
De haine, de gloire,
De vide et d’inhumanité
Mon Père ! Ne pardonnez pas
Cette infortune
Venues en nombre, laisser une trace dans ma mémoire
Etres sans ombre, vomissent le vide du savoir
Le pied dans ma tombe, elles s’amusent à s’agripper
Amoureuses du Sombre, venez prendre ce que vous voulez
Vous pensiez être la première
L’unique, l’icône dans ma chair
Vous vous trompez,
Vous n’êtes qu’une de plus à le vouloir
Vous sentir vivre, jouissant de cette victoire
Vous entendre dire être belle
Tu me manques, ô toi ma superbe
Laisse-toi rêver, laisse-moi te prendre
Etre encore brisée, et tout recommence
Laisse-toi brûler, laisse-moi te prendre
Et encore aimer, et tout recommence
Croire au bonheur éternel,
A la pureté, à la vie
A la force de nos esprits,
A la liberté des désirs
A l’inertie de nos envies
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3. |
Renaissance satanique
04:34
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Renaissance Satanique
Le cœur lourd, rire à gorge déployée,
Le regard trouble, l’Enfer, tous les jours, dissimulé
Regard bienveillant, gestes secrètement déplacés
Une envie naissante, d’en finir, de se pardonner…
…si par-delà le Mal… une autre vue, un nouveau rayon, éclaire cette âme noire
Punitions divines, principes puritains, au loin est la Terre Sainte
Démons et diables dans l’ère empirique, font figures modernes et chastes
Renaissance satanique, dans l’ombre de son cœur, d’allégeance divine,
Choisir la haine et non la peur
Quitte à être anormal, ne croire plus en rien
Pour toujours instable, devenir Dieu sans lendemain
Etre son propre guide, se juger seul, avancer seul, ou mourir
L’odeur de la poudre, le goût de l’acier, l’image de ses cendres s’envoler
Nulle raison de regretter, la vérité appartient à qui parle en dernier
Choisir la vie ou la mort, le chien, la laisse, le Maître, le Sort…
Et même si l’horizon se veut funeste, accroupis-toi, déploie tes ailes
Je les découperai, délicatement, t’accueillerai dans mon Antre,
Te rendrai heureuse, tu seras libre, d’hurler mon nom ou de le subir…
…nos solitudes nous rapprochent
…tu me manques, même si proche
Toi cette évidence, tu es l’unique, depuis si longtemps, sans même le savoir
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4. |
Misère
03:56
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Misère
Misère de misère !
Misère ! Misère !
Sourire figé, pas d’expression,
Brisé je vibre
Décharné, inconsolable
Sans cesse mourir
Mon cœur, un champ de bataille
L’enjeu est de survivre
Rares sont les moments de calme
Sont-ils pires ?
De pudeur ou d’indifférence
Ignorez les cercueils
Sur les rivières de sang
Misère de misère !
Misère ! Misère !
Tu es la seule, l’unique pour l’instant,
Sentiment double, misère permanente,
Tu m’accompagnes, ouvres les abîmes,
Tu es ma reine, ma couronne d’épines,
Aimer fait mal et Misère me détruit,
Retient mes larmes pour ne pas vous faire fuir
Une belle âme recevant vos tourments,
Les yeux hagards s’effondrent en torrents
Quand les Cieux s’éloignent…
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5. |
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Avant que tu ne la prennes
Aussi loin que je me souvienne, encore enfant
L’innocence et l’espoir brûlaient dans mes yeux
Et même si déjà le monde se montrait cruel
Quand les démons étaient proches, on était deux
Je ne savais pas me battre, je n’étais pas comme eux
S’évader dans les nuages était devenu un jeu
Apprendre à serrer les dents, rester sur ses arrières
Dans la bouche le goût du sang quand la haine coule dans mes veines
Crève
Et j’ai grandi, dans la noirceur qui étouffe nos êtres
J’ai trop subi, leur douleur, leur violence, leur défaite
Leur ignorance, leurs faiblesses, leur déchéances,
Leurs vies honteuses, leur médiocrité, leur séduction
Quand ils décident de te baiser
Amour noir de velours,
Sexualité
Se croire condamné pour toujours
Mon Cœur, tu m’as sauvé
Dieu me pardonne, je vais pêcher
De toutes les trahisons,
De celle-ci, je me vengerai
Me croyez vous incapable
Plus timide que sauvage ?
Les phalanges vêtues de rouge
Caressent tendrement le marbre
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6. |
J'aimais cette vie
04:19
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J’aimais cette vie
En cendres ! Te dessiner dans la poussière
Etaler ta noirceur, recouvrir mon sexe et puis mon cœur
Ma sueur se mélange aux reliques de tes chairs
Les miettes de cette peau morte mariées au vivant amer
Là-haut, pas de tourments, le désir charnel est-il absent ?
Aimer l’autre sans le toucher…
Aimer être aimé, sans en douter
Aveugle, tu es chaste, sans l’œil pour te tromper
Plongé au fond de l’âme, oublie le chemin de la…
Peine ! N’aie pas pitié de moi !
Apprécie l’humeur de l’homme qui porte fièrement sa croix
A terre, se relève, plus tard il mourra
Implore encore une fois son père
De le serrer dans ses bras
…j’aimais la vie
…avant que tu me la prennes
…je croyais en l’impossible
…que tu deviennes la mienne
…j’aimais cette vie !
…son goût, son odeur…
La chaleur de ses lèvres, sa sueur,
Ses rires, ses pleurs et sa joie
Ces moments de petits plaisirs,
Les larmes que j’essuyais du bout des doigts
Meurs ! Dans l’indifférence
Meurs ! Finie la souffrance
Les cendres sur le corps,
Le choix est irréversible
Dans ma bouche entre la mort
De mon crâne sera visible
Le trou, le tunnel creusé
Seule option pour s’évader
Les souvenirs et mes regrets
Feront place aux singularités
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7. |
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Jamais, ne tombez amoureuse
Ancrées en moi, leurs vies dans ma tombe
Amour animal
Consommées, brûlantes entre mes murs
Eros abyssal
…insatiable charnier, vil, obsédant et secret
Imprudentes si fières, meurent
Disparaissent, dans l’ombre de ma peur
Reste une trace, cicatrices gravées
Souvenirs écran, des drames refoulés
N’approchez pas, la vitrine est trompeuse
Oh jamais, ne tombez amoureuse
Accroché, malade, sans raison
Ne crois pas me soigner, tu m’abîmeras de toute façon
Je n’ai nul doute, nulle crainte sur tes désirs
M’accueillir en toi, effacer la place pour pouvoir partir
Sentiments… sales… le bonheur… la souffrance… le vide est écrit
Une sève noire visqueuse et âpre s’écoule lentement sur vos visages,
Vous mouille les lèvres, dissout vos chairs,
Imprègne l’être, devenez reines !
Pour toujours, dans le noir, sans partage,
Mon amour, mon voyage, sans retour, mon miroir
…insatiable charnier, vil, obsédant et secret
Imprudentes si fières, meurent
Disparaissent, dans l’ombre de ma peur
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8. |
Ne plus exister
04:24
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Ne plus exister
Pardonnez-moi mes rêves, mes désirs
Une errance souterraine dévore mes racines
Pardonnez-moi ces espoirs, adorables succubes
L’illusion et vos charmes eurent raison de ma vertu
Pardonnez-moi d’avoir écouté ma fierté
Pardonnez-moi de ne jamais rien regretter
Invente-toi un abysse pour m’y égarer
Inscris-moi sur une liste que je puisse la brûler
…j’ai laissé le temps au temps
…de me prouver qu’il était temps
C’est maintenant que s’arrête
Tout espoir de revenir
Pas seulement que ça cesse
Mais vraiment en finir
…j’ai laissé le temps au temps
…de me prouver qu’il était temps
Vous chercherez des raisons,
Vous voudrez comprendre
Le cœur préfère les mensonges
L’esprit réclame du sens
Aucun mot ne pourrait, traduire ce tel désir
A l’instant où tu pleures, je serai en exil
…ne plus… être
…ne plus… exister !
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9. |
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Lévitation dans le cauchemar
L’empreinte s’efface de sa mémoire
L’emprise de sa proie se desserre
Les images, l’excitation, le miroir
Qui jadis lui renvoyait la lumière
Sombre dans l’inconnu, accueilli par sa part de ténèbres
Succulentes brûlures, nostalgique de ses lèvres
Dans le noir elles susurrent la magie d’une montée de sève
Entendre en soi, puissants les murmures, de son désir charnel
Bestialité, le sauvage, la furie, présents à l’appel de cette chienne
Chevalier servant voué à l’oubli, ferme les yeux, retient sa haine
Lévitation dans le cauchemar
Les nuages recouverts d’épines
Etouffante montée d’orgasme
Prier que tout cela se termine
Je te rends folle…
Mon ange, mon venin,
Ma proie, mon Cœur,
Petite sotte, ma douleur
Mon refuge et ma foi,
Le poignard, les clous, la croix
L’épitaphe que jamais personne ne lira
Un peu plus loin dans le péché,
Se faire mal à ressentir
Celle que tu serres fort, l’abîmée
Dépossédée d’envie de vivre
Ta beauté, ton âme me subliment
Ta fragilité me donne des ailes
Qu’en est-il de nos blessures ?
Cette violence dans nos chairs
Entrelacées nos âmes se rassurent, se consomment, se consument
Si singulier, est leur chemin,
Leur destinée, leur demeure finale
Condamnés, à toujours mourir
Sans arrêt renaître
Nous sommes ces veines
Notre sang le chemin
Qui de nous deux se libère ?
Et retourne vers le Divin
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10. |
S'il te plaît
04:15
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S’il te plaît…
S’il te plaît, agenouille-toi, tu le sais…
Celui qui t’aime, celui qui te ressemble,
Comme un être mal fait recherchant son essence
Son deuil, sans armes
Est-ce la justice ? Qui me condamne à vivre dans les bas-fonds de l’Homme,
Misérable, sans personne
Mille efforts, mille regrets, multiples effondrements, mille secrets
De nombreuses parts d’ombre, dans mon cœur enchaîné
Tu es l’indicible, ma force,
La beauté, le bonheur loin d’ici,
L’avenir, le futur malgré lui
A genoux, là
Nous n’avons pas le choix
Tu le sais
Tu es à moi
S’il te plaît… agenouille-toi
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INERTE Lille, France
« Inerte », inanimé, sans mouvement, sans réaction, qui semble mort… N’y a t il réellement plus rien
?
INERTE est un projet de Dark Métal qui s’origine vers la fin 2019.
Ce premier EP sobrement intitulé « S/C... » a pour thématique principale l’effondrement de la psyché humaine... point de départ ou finalité ?
À vous de décider.
... more
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