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mardi 1 août 2017

Un lagerstroemia en pleine renaissance



Comme beaucoup d'arbustes à floraison estivale, le le lagerstroemia ou lilas des Indes a besoin d'être taillé pour bien fleurir, les bourgeons à fleurs apparaissent en effet sur les rameaux de l'année. Plus elle courte, plus belle est en principe la floraison mais elle est vraiment très généreuse si le temps est suffisamment chaud et ensoleillé sans être trop sec. Dans mon jardin, ces conditions ne sont pas toujours réunies et la floraison de ce très bel arbuste n'est pas toujours opulente.

A la fin de l'hiver dernier, je m'étais astreint à une taille drastique de toutes les pousses  de l'année en ne gardant pratiquement que les branches charpentière, ce que je n'avais jamais vraiment pu ou su faire auparavant. Les bourgeons étaient prometteurs et les jeunes pousses vigoureuses jusqu'à ce que les fortes gelées de la fin avril anéantissent les résultats encourageants de mon intervention. Je n'étais pas inquiet pour la survie de l'arbuste mais j'avais déjà renoncé à sa floraison.

Après les gelées de la fin avril

Pleine de ressource, la nature dément souvent les pronostics du jardinier, fort heureusement quelquefois dans un sens positif. C'est le cas pour le jeune lagerstroemia à fleurs roses du jardin. Ragaillardi par la chaleur qui a régné entre la fin  mai et la mi-juillet et bien arrosé par des précipitations suffisantes, il est insolent de santé et m'offre depuis deux semaines la plus belle de toutes ses floraisons. Il porte un grand nombre de panicules de fleurs rose foncé au pétales frangés d'une grande beauté.


Avec le buddleia Sungold en fleurs lui aussi, il contribue a égayer la partie sud du jardin où les fleurs sont un peu rares en  cette période.


A l'automne, il me faudra transplanter l'autre sujet que je possède pour enfin profiter de ses superbes fleurs mauves, son emplacement actuel, trop ombragé , ne lui convient pas. A eux deux, ils devraient donner un spectacle haut en couleurs.


 © Ma Planète Jardin, 08/2017

mercredi 15 août 2012

Floraisons de l'Assomption


Lorsque arrive la mi-août, on peut commencer à faire un premier bilan de la saison au jardin, comparer l'aspect général des massifs et l'état des floraisons avec ce qu'ils étaient l'an passé. La situation climatique est certes très différente cette année, il n'y a pas eu de pluie depuis le 13 juillet (un mois déficitaire sur le plan de  la pluviométrie), le vent souffle en permanence et les températures sont souvent très élevées. Les dégâts occasionnés par la sécheresse sont plus que visibles: pelouse complètement grillée, arbustes qui penchent la tête à cause du manque d'eau, rosiers qui se défeuillent (j'y consacrerai un post sous peu).

Heureusement, la plupart des plantes du jardin se montrent résistantes. Plantées à bonne exposition, c'est-à-dire à l'abri du soleil brûlant de l'après-midi, vivaces, annuelles ou arbustes fleurissent comme si de rien n'était, quelques arrosages réguliers mais légers (ma terre est un puits sans fond où l'eau disparaît en un éclair) soutiennent les floraisons. Certains me réservent quelques bonnes surprises.

La spirée Anthony Waterer offre une deuxième floraison et le vitex, amateur de chaleur, est déjà bien épanoui.


Mon jeune lagertroemia refusait de fleurir, les boutons floraux avortaient et les feuilles étaient déformées (par l'oïdium?). Un traitement à la bouillie bordelaise lui permet enfin d'afficher sa couleur. L'an prochain, je traiterai au cours du printemps.


Deux  rosiers non remontants que je taille sévèrement fin juin refleurissent un peu, il s'agit de deux hybrides de wichuraiana, City of York et Chaplin's Pink Climber.


 Le rosier mousseux Salet fleurit presque continuellement, ce qui est rare pour un rosier ancien.


 Une vue d'ensemble du trio qu'il forme avec la spirée Anthony Waterer et l'hortensia paniculé.


D'autres rosiers font de leur mieux pour paraître attrayants.

La Giralda
 Westerland
  The Fairy 
 Sally Holmes installé l'hiver dernier. 
 Pink Prosperity

Alister Stella Grey, un Noisette planté il y a trois ans remonte bien pour la première fois. Son parfum est très agréable. Il accompagne le chèvrefeuille qui refleurit lui aussi. En arrière-plan (de l'autre côté de la route) on devine l'état de sécheresse à la couleur brune (très déprimante) de la prairie qui fut si belle au printemps.


Au bout de ce massif se trouve la bignone .


D'année en année l'hortensia paniculé prend davantage d'ampleur. Ses fleurs sont vraiment très grosses cet été.


C'est aussi la période où les rudbeckias vivaces, moyens ou géants comme le rudbeckia  nitida, illuminent les massifs.


 Un bilan somme toute pas si négatif au jardin d'ornement. 

© Ma Planète Jardin, 08/2012

mercredi 4 juillet 2012

Floraisons du début juillet


Le temps très sec qui règne dans ma région depuis trois semaines retarde la croissance des plantes annuelles qui végètent et repousse la floraison de certaines vivaces estivales. Au potager non plus ce n'est pas l'opulence. Le vent fort et les températures élevées de ces derniers jours rendent nécessaire l'arrosage. Le jardin n'est pas très fleuri mais certaines plantes sont au mieux, sans que je sache pourquoi.

Ainsi, les hémérocalles m'ont surpris cette année par la générosité de leur floraison. Celle du rosier 'The Fairy' dure depuis des semaines, sans doute en raison de l'absence de pluie. Je n'ai jamais vu les phlox paniculés dont je n'ai que deux sujets si beaux que cette année (il me prend l'envie d'en adopter un blanc, bien que ma terre ne leur convienne guère).

Autre satisfaction, les agapanthes acceptent de fleurir pour la première fois dans ce jardin. Le grimpant 'Mme Alfred Carrière' se montre très remontant, tout comme cet autre non identifié  mais qui ressemble beaucoup à 'New Dawn'. Quant aux valeurs sûres de mon jardin, le chèvrefeuille, les grandes achillées ou les lavandes, elles donnent le meilleur d'elles-mêmes.

Voici donc en images la vie du jardin en ce début juillet.


Floraisons du début juillet - diaporama flash

© Ma Planète Jardin, 07/2012

jeudi 21 juin 2012

L'été en bleu

Nous sommes en été, pourtant c'est difficile à croire. Les températures sont tout juste de saison l'ensoleillement est en berne, en fait le temps médiocre que nous connaissons depuis plus deux mois, exception faite de quelques journées chaudes, continue.  La tendance peut encore s'inverser et rien ne dit qu'une période durable de temps beau et chaud ne puisse s'installer.

 Le bon côté de la chose, c'est qu'il pleut régulièrement et beaucoup. En fin de nuit, un orage a encore apporté 25 mm de pluie, une aubaine pour mon jardin dont la terre se dessèche toujours si vite. Les massifs sont foisonnants, les vivaces n'ont jamais été aussi belles. Les annuelles qui ont été plantées il y a peu ont déjà bel aspect. Pour l'heure, plus question de sécheresse, une première depuis  cinq ans.

Le bleu, c'est plus au jardin que dans le ciel qu'on peut le trouver. De gros nuages noirs à peine troués par de timides éclaircies y roulent en permanence. Le vent  qui souffle  très fort ne donne guère envie de s'attarder devant les massifs pourtant bien  fournis.

Dans les grands massifs de vivaces, la véronique spicata est en pleine floraison et cette année, elle ne souffre pas de la sécheresse. Elle aime ma terre drainée et s'y ressème souvent. Ses épis colorés donnent du relief.



 La verveine de Buenos-Aires se fait  rare cette année, heureusement quelques semis spontanés de l'an dernier commencent à fleurir parmi les rosiers anciens qui marquent une pause.


Je ne m'explique pas que la sauge sclarée à l'odeur aromatique si particulière soit si belle cette année. J'apprécie sa haute silhouette si graphique.


 Nigelles et campanules à fleurs de pêcher finissent leur floraison.

  
'Brookside' est (avec  'Rozanne' pas encore fleuri) un des rares geraniums à fleurs bleues à supporter ma terre ingrate mais il reste toujours un peu malingre.


Les lavandes sont précieuses dans un jardin comme le mien, elles sont toutes fleuries sauf la lavande angustifolia qui n'est pas encore épanouie. Il me reste encore un peu de place pour caser quelques variétés hautes de lavandin que j'aime beaucoup comme 'Grappenhall', 'Hidcote Giant', 'Walberton Silver Hedge' ou le  très célèbre 'Dutch' que je n'ai pas.

  
Seul le nepeta  'Six Hills Giant' ne peut rivaliser avec les lavandes, sa  floraison est massive et d'un bleu intense. 


Les fleurs des épiaires laineuses que certains jardiniers suppriment ne manquent pas de charme, elles sont plus mauves que bleues.


Même constat pour la coronille variée qui habille la base des sédums encore verts.


Peu importe qu'il fasse un temps impossible car les couleurs du jardin offrent une compensation de taille. D'ici quelques jours, ce seront les fleurs jaunes qui illumineront les massifs: achillées, heliopsis, coreopsis et surtout hémérocalles, incroyablement fleuries cette année grâce à la fraîcheur du sol. Elles apporteront un vrai rayon de soleil.

© Ma Planète Jarrdin, 06/2012