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Archive pour mai 2013

MON DICO STAR TREK : E COMME… ENTERPRISE !

Petit délire de trekker, avec toute la subjectivité que cela suppose et la passion parfois aveugle : voilà mon « Dico STAR TREK »… Vous ne serez pas forcément d’accord avec moi, mais qui a dit que je cherchais à être d’accord avec vous, hein ? Ces propos n’engagent que leur auteur, bien sûr, et s’adressent en priorité aux trekkers et trekkies, mais les autres sont aussi les bienvenus… Live long and prosper.

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Ah ben oui ! Vous ne pensiez tout de même pas que j’allais consacrer ce « E » à « Earl Grey tea », « Excelsior », ou « Evek Gul » ! L’Enterprise, fleuron de Starfleet, icône de la saga STAR TREK toute entière, des sixties aux années 2000, demeure et demeurera à jamais l’un des symboles de l’univers de Gene Roddenberry. Mais permettez-moi, et avec tout l’immense respect que j’ai pour ce vaisseau : quel nom horrible ! Parfois d’ailleurs traduit par « l’Entreprise » (!), on peut tout naturellement se demander pourquoi diable « Enterprise » ?…

13051208110815263611179357 dans Star TrekSi je cherche sur Internet une rapide définition du mot « entreprise », je tombe sur : 1 – « Ce que lon met à exécution. », 2 – «  Unité économique de production de biens ou de services à but commercial. Société. » et 3 – (in English) « company, firm » (cf. linternaute.com)… Le mot « entreprise » n’aurait-il pas exactement le même sens en français qu’en anglais ? Apparemment si. Alors quel rapport ?… Par contre, je trouve une jolie citation de Jacques Chardonne : « Aucune entreprise ne prospère sans l’impulsion d’un homme qui a pour vocation de la conduire. » Kirk parviendra à ce but, tout comme Picard ou même Archer. Donc avant que des gauchistes cultivant l’anti-américanisme primaire ne s’emparent de l’affaire, je précise tout de suite que l’Enterprise n’est pas une usine spatiale capitaliste destinée à s’implanter sur d’autres mondes afin d’exporter l’impérialisme américain…

13051208140215263611179360Si l’on remonte vraiment aux origines de l’histoire du légendaire Enterprise, on y trouve d’abord un navire, puis un porte-avions, puis le prototype de la navette spatiale américaine (baptisée à l’époque Enterprise sous l’impulsion des trekkies !), ensuite place à la SF avec un certain USS Enterprise XCV-330 (?), suivi des Enterprise NX-01 (série ENTERPRISE, avec Jonathan Archer aux commandes), USS Enterprise NCC-1701 (le plus célèbre, celui du James T. Kirk des sixties) qui sera modernisé dans STAR TREK, THE MOTION PICTURE (de Robert Wise, 1979), USS Enterprise NCC-1701-A (après la destruction de l’original dans STAR TREK III), USS Enterprise NCC-1701-B (commandé par le capitaine John Harriman), USS Enterprise NCC-1701-C (commandé par le capitaine Rachel Garrett et que l’on voit dans l’épisode de STNG Yesterday’s Enterprise), USS Enterprise NCC-1701-D (commandé par le capitaine français Jean-Luc Picard dans la série STAR TREK, THE NEXT GENERATION), USS Enterprise NCC-1701-D (revu et corrigé dans un futur alternatif, désormais commandé par l’amiral William T. Riker, épisode de STNG All good things…), USS Enterprise NCC-1701-E (toujours commandé par notre Français Jean-Luc Picard dans les films cinématographiques) et enfin USS Enterprise NCC-1701-J (surgi du futur et aperçu brièvement dans la série ENTERPRISE). Je ne compte pas ici le nouvel Enterprise lancé depuis 2009 par JJ Abrams dans ses STAR TREK, d’autant plus qu’ils figurent dans un univers parallèle, sinon on n’a pas fini, STAR TREK adorant les univers parallèles, les boucles temporelles, les voyages dans le temps, les distorsions temporelles et j’en passe…

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Et dans tous ces Enterprise, mon préféré demeure l’Enterprise-D de la série STAR TREK, THE NEXT GENERATION, même si celui des films des années 80 me plaît également beaucoup. Pourquoi celui-ci plutôt qu’un autre ? Sans doute à cause de son design high tech (que certains détestent, certes…), sa passerelle, son confort (il accueille d’innombrables familles car sa mission ne dure pas deux jours mais des années) et sa puissance. Il est vrai que la moquette est partout présente, y compris dans la salle des machines… hum !… Mais bon…

13051208172815263611179364En tout cas nul ne peut dire que l’Enterprise, tel qu’il apparut pour la première fois à la télé dans la série des sixties, ne possède pas un look unique en son genre ! Avec son assiette flanquée de deux tubes de cigare, le public découvrait enfin autre chose que les sempiternelles fusées à la FLASH GORDON ou CHOC DES MONDES. Il s’agit d’un modèle fort réussi pour l’époque, où une attention toute particulière a été apportée à son apparence fonctionnelle, chose très rare dans les sixties. Il faudra ensuite attendre 2001 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE pour découvrir des vaisseaux d’un réalisme à couper le souffle.

Maintes fois détruit, maintes fois ressuscité, l’Enterprise de STAR TREK (« The Great Bird of the Galaxy » comme il est dit parfois) poursuit son éternelle mission d’exploration des mondes étranges et inconnus, pour aller là où nul homme n’est encore jamais allé !

- Morbius -

Autres articles publiés dans Mon Dico Star Trek :

A comme… Abrams ! / B comme… Bruitage ! / C comme… Critique ! / D comme… Data !

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DRIVE-IN : LA FIANCEE DU MONSTRE (1955)

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13051108223215263611175696 dans Cinéma bis américain

LA FIANCÉE DU MONSTRE (BRIDE OF THE MONSTER)
Année : 1955
Réalisateur : Edward Davis Wood Junior (Ed Wood)
Scénario : Ed Wood & Alex Gordon
Production : Ed Wood, Tony McCoy & Donald E. McCoy (Banner Pictures)
Musique : Frank Worth
Pays : USA
Durée : 68 min
Interprètes : Tony McCoy, Bela Lugosi, Loretta King, Tor Johnson…

Attention nanar ! Et tout spoiler serait inutile ici tellement le script du film est vague ou fin comme une corde à linge : Depuis trois mois, les nuits d’orage sont légion dans une petite région reculée des États-Unis. Depuis trois mois, ce sont aussi des disparitions qui s’additionnent de façon inquiétante. La presse parle d’un monstre qui rôderait dans les environs d’un marais. Non loin de ce marais se dresse une vieille maison que deux promeneurs piégés par l’orage croient abandonnée…

On connaît tous, plus ou moins, le parcours d’Edward Davis Wood Jr., dit Ed Wood, que ce soit par le biais du film de Tim Burton ou par les nombreux écrits à son sujet, autrement dit : sa passion et son acharnement à tourner des nanars, proches du pur amateurisme…Mais surtout dans les années 50, puisque ses longs métrages, à partir des 60′s, beaucoup moins connus, sont nettement plus professionnels et dignes de beaucoup de séries B d’horreur de cette décennie.

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Pour LA FIANCÉE DU MONSTRE (Bride of the Monster), le scénario d’Alex Gordon présentant un MONSTRE ATOMIQUE ne trouva aucun financement lorsqu’il fut présenté à des producteurs, à partir de 1953. Ed Wood, le modela un peu pour le présenter de nouveau, mais sous le titre de LA CRÉATURE DU MARAIS en 1954, mais c’est finalement Donald McCoy, un éleveur de bétail, qui plaça des fonds privés dans le film (ainsi que son fils en tête d’affiche, Tony McCoy) pour que le film d’Ed Wood, devenu accessoirement BRIDE OF THE MONSTER, voit le jour.

On y retrouve Bela Lugosi en faisant des tonnes pour donner une dimension spectaculaire au film, dirigé par son fan, Ed Wood. Mais aussi Tor Johnson, catcheur sur le retour, momentanément débauché par le réalisateur (et qui fera une petite carrière dans le bis, par la suite), et Loretta King, jeune égérie des films d’Ed Wood.

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Le « Monstre atomique du marais qui a une fiancée » n’est rien d’autre qu’un poulpe géant, filmé dans l’océan, mais dont Ed Wood récupéra de courts rushes dans un studio de montage et les ajouta à son film, en guise de « stock-shots », pour nous faire imaginer un poulpe géant rôdant dangereusement dans un marais brumeux (on se rendra compte dans une scène plus tardive qu’il s’agit d’une flaque d’eau). Néanmoins, LA FIANCÉE DU MONSTRE est un savant mélange du thème du Mad Doctor, avec Bela Lugosi en Dr. Eric Vornoff, contrôlant un être hideux et dénué d’intelligence (Tor Johnson), errant sans fin dans des plans souvent pas « raccordés » les uns aux autres (la majorité du film n’étant d’ailleurs pas « raccord », et par conséquent très peu logique, et je conseille de lire, à ce sujet, tout ce qui concerne les règles de réalisations, et particulièrement celle qui traite des 180° dans un champs-contre-champs. Au-delà de cette intrigue, le Dr. Eric Vornoff nourrit un être plus hideux encore : le poulpe géant en question. À son sujet, la scène la plus culte du film est celle où Bela Lugosi, tombé dans le marécage, se débat avec sa créature tentaculaire géante, pieuvre en caoutchouc, que l’accessoiriste du film a « emprunté en cachette » aux studios de la Republic Pictures, et ayant servi au tournage du RÉVEIL DE LA SORCIÈRE ROUGE (Wake of the Red Witch), dans une autre scène culte où John Wayne lutte avec elle dans une grotte sous-marine immergée au cœur d’une baie d’un île de Polynésie. L’accessoiriste d’Ed Wood n’ayant pas eu le temps, dans l’empressement de son emprunt, de récupérer le moteur qui sert à actionner les tentacules du poulpe, c’est Bela Lugosi, lui-même qui s’étreint et s’étouffe avec les dangereux membres poulpesques en plastique dur.

13051108283815263611175708 dans Science-fiction

Grand fan des Universal Monsters, Ed Wood créé aussi beaucoup de références directes au DRACULA (1931) de Tod Browning, de par le jeu de Lugosi quasiment calqué sur celui qu’il a tenu autrefois pour son comte des Carpathes, et au FRANKENSTEIN (1931), et surtout à LA FIANCÉE DE FRANKENSTEIN (1935) de James Whale, rien que par le titre (LA FIANCÉE DU MONSTRE) et par tout ce qui a attrait ici, à notre Mad Doctor Vornoff. Tor Johnson rappelant même le bossu, serviteur du baron Frankenstein, par certains égards. Un mélange de références presque surréaliste et une réalisation très imparfaite, qui confèrent finalement une certaine poésie de l’irréalité macabre à ce BRIDE OF THE MONSTER.

Pas dépité pour un sou de l’insuccès de son film, Ed Wood engrangera une suite à son BRIDE OF THE MONSTER, en 1957, avec NIGHT OF THE GHOULS, mais par manque de budget le film ne sortira pas en salles, et il faudra attendre 1987, et les VHS en NTSC, pour pouvoir découvrir ce film neuf ans après le décés de son réalisateur.

Le nanar du Drive-in de notre samedi soir, sur les Échos d’Altaïr, bien que très mauvais, reste néanmoins un des classiques de la Zèderie des 50′s, qui possède, de plus ses aficionados, au même titre que PLAN 9 FROM OUTER-SPACE (1959), comme le reste de l’univers passionné et fonctionnant au système D d’Edward D. Wood Jr dans les 50′s, bravant le manque de moyens financiers pour pouvoir réaliser ses rêves.

- Trapard -

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis

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JPP ET MAD : UNE HISTOIRE D’AMOUR

Dans Mad… ma vie !, Jean-Pierre Putters (JPP pour les intimes), fondateur de Mad Movies, nous raconte sa vie et l’histoire de la célèbre revue française consacrée au cinéma fantastique. Mais si ce n’était que ça… Entre ses anecdotes, ses avis bien tranchés, son humour potache et sa passion du ciné bis, JPP nous fout presque le moral à zéro dans cet émouvant retour vers le passé… 

JPP ET MAD : UNE HISTOIRE D'AMOUR dans Cinéma 13051006343515263611172318Mad… ma vie ! est paru en novembre 2012 aux éditions Rouge Profond. Dans ce livre de plus de 220 pages, JPP se confie à nous, et surtout à ses fidèles lecteurs, ceux de Mad Movies. Tout le monde le sait, Mad Movies est, avec L’Écran Fantastique, l’une des deux références incontournables de la presse française en matière de cinéma fantastique. Ce magazine a inspiré plus d’un fantasticophile dans sa volonté de créer un fanzine (ce qu’il fut au départ dans les années 70), avec son ton à part, son franc parler, son équipe de passionnés et d’amateurs éclairés, sa légendaire mauvaise foi (si, si, souvent, mais que serait Mad sans elle…) et ses rubriques cultes tels les Notules Lunaires (ou même les Petites Annonces…) pour ne citer que ça.

Je ne vous cacherai pas que, dans les années 80, c’est un peu Mad qui m’a donné envie de créer CosmoFiction Fanzine. Avec les potes, on commentait toujours le dernier numéro que l’on venait d’acheter fébrilement à la librairie du coin et, même si on n’était pas toujours d’accord avec les critiques des films, on savourait notre dose sacrée de « films cinglés » ! J’utilisais même ses photos pour illustrer les pages de Cosmo ! Mais comme j’aimais trop Mad, je l’achetais en double afin d’en garder un exemplaire intact…

13051006441115263611172320 dans LittératureDe même, et très modestement, les robots-cools et craignos de LEA ont un petit côté volontairement Ze Craignos Monsters !

Avec Mad… ma vie !, on plonge d’abord dans un grand chapitre consacré à la vie de JPP, son enfance, ses études, son service militaire. On y apprend même qu’il fut un temps pâtissier. Cet homme autodidacte et pluridisciplinaire nous étonne par la force de son caractère et par son énergie à en faire pâlir plus d’un aujourd’hui. On a presque l’impression qu’avec lui rien n’est impossible si on a la volonté de travailler dur. Mais ce qui était valable à une époque ne l’est peut-être plus aujourd’hui, les temps ont changé. JPP nous promène également de ciné en ciné, parmi les salles les plus légendaires de Paris en bon Parigot qu’il est. Il nous raconte ses premiers émois face à des productions de la Hammer ou d’autres. On le suit dans ce fascinant voyage dans le passé des années 60 et 70.

13051006472515263611172321La seconde partie du bouquin, la plus conséquente, est bien sûr consacrée à Mad Movies. Tous les numéros sont répertoriés (du numéro 1 de juin 1972 au dernier auquel JPP a participé, c’est-à-dire le numéro 130 de mars 2001) avec leur contenu commenté. J’y ai bien sûr croisé le premier Mad que j’ai acheté, le numéro 28 d’octobre 1983 avec STAR WARS en couverture. C’était d’ailleurs le premier numéro vendu à Nouméa. Je suis instantanément devenu un fidèle lecteur, sans renier pour autant L’Écran Fantastique auquel j’étais déjà abonné depuis 1982 et qui demeure toujours, pour moi, la meilleure des deux revues (désolé JPP !). Après m’être séparé de Mad pendant deux ou trois ans (suite un article qui m’avait révolté…), j’y suis finalement revenu il y a un peu plus de deux ans. Bien entendu, et cela fait déjà longtemps, le ton de la revue a changé, en partie parce que l’équipe a elle-même changé, et peut-être aussi parce que JPP a quitté Mad

Dans cette seconde partie, on trouve également l’avis de nombreux anciens et nouveaux journalistes de la rédac de Mad (Christophe Lemaire, Marc Toullec, Gilles Gressard, Vincent Guignebert, Gilles Esposito, Didier Allouch…),  ce qu’ils pensent du magazine d’hier et d’aujourd’hui, et leurs préférences cinéphiliques.

13051006492715263611172322Aujourd’hui JPP s’occupe de la revue Metaluna dont il est le rédacteur en chef avec Rurik Sallé. Il ne faut pas oublier qu’il est également l’auteur de différents ouvrages (dont les célèbres Ze Craignos Monsters) et producteur de documentaires et de films. Non, JPP n’a pas dit son dernier mot, et c’est tant mieux pour nous !

Si j’ai eu la chance d’entrapercevoir JPP à la librairie Movies 2000 en 1983, je me suis senti bien trop timide pour aller le saluer… Dommage ! Par contre, l’ami Trapard avait réalisé, il y a deux ans, une interview vidéo en deux parties de l’homme. Vous pouvez la voir ici et ici.

- Morbius -



CULT OF THE COBRA (1955)

CULT OF THE COBRA (1955) de Francis D. Lyon

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Petit classique de la Universal Pictures, sorti à peu près en même temps que deux autres très bons produits de la firme, tous les deux réalisés par Jack Arnold : TARANTULA et L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR.

Réalisé par Francis D. Lyon, surtout connu pour ses talents de monteur (il a remporté un Oscar en 1947 pour son travail sur le film de Robert Rossen, BODY AND SOUL), CULT OF THE COBRA est un très bon film, bien réalisé et prenant. L’intrigue : Des G.I. en séjour en Asie réussissent à monnayer une intrusion dans une cérémonie hindoue interdite et sont traqués sans relâche par une belle femme et ses disciples qui ont le pouvoir de se métamorphoser en serpents…

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CULT OF THE COBRA étant une série B de qualité, nous avons le plaisir, en plus d’une intrigue horrifique et mystérieuse, d’y retrouver de belles têtes d’affiche comme la jolie Faith Domergue (IT CAME FROM BENEATH THE SEA, 1955, VOYAGE TO THE PREHISTORIC PLANET, 1965) et Richard Long, une des “belles gueules” du cinéma américain qui fit les belles années des foyers américains dans de nombreuses séries des années 50 et 60.

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CULT OF THE COBRA est aussi un très bon film d’épouvante, au sujet d’horreur exotique qui inspirera forcément indirectement la Hammer Films, le scénariste Anthony Hinds et le réalisateur John Gilling, pour LA FEMME REPTILE (The Reptile) en 1966.

CULT OF THE COBRA n’a malheureusement pas les faveurs des éditeurs français, mais il existe dans des éditions en Zone 1, ce qui permet de redécouvrir et d’apprécier ce petit classique des « Universal Monsters ».

- Trapard -



ADIEU RAY HARRYHAUSEN

ADIEU RAY HARRYHAUSEN dans Cinéma 13050809141515263611165401

C‘est avec une grande tristesse que Les Échos d’Altaïr ont appris aujourd’hui le décès, à l’âge de 92 ans, du magicien de l’animation image par image : Ray Harryhausen. Ce géant de la stop motion, que tout fantasticophile connaît, est à l’origine de scènes d’anthologie et de quelques-uns des chefs-d’œuvre du cinéma Fantastique et de Science-Fiction avec JASON ET LES ARGONAUTES, LE SEPTIÈME VOYAGE DE SINBAD, LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD, SINBAD ET L’ŒIL DU TIGRE, LE CHOC DES TITANS (1981), À DES MILLIONS DE KILOMETRES DE LA TERRE, LES PREMIERS HOMMES DANS LA LUNE, LA VALLÉE DE GWANGI, EARTH Vs THE FLYING SAUCERS…

Les Échos d’Altaïr possédaient même une catégorie à son nom et j’avais déjà présenté ici l’œuvre de cet homme fabuleux, véritable artiste du 7e Art, dont les films accompagnent les plus beaux souvenirs de mon enfance.

Merci à vous, M. Ray Harryhausen, de m’avoir offert tant de moments inoubliables dans les contrées du rêve. Je vous serai à jamais reconnaissant.

- Morbius -



LE JEDI S’AFFICHE ENCORE

Comme chaque semaine, notre rendez-vous consacré aux 30 ans du RETOUR DU JEDI (1983 – 2013). Suite de notre série d’affiches avec, cette fois-ci, en vrac, quelques affiches officielles de différents pays et de superbes versions réalisées par des fans.

LE JEDI S'AFFICHE ENCORE dans Les 30 ans du Retour du Jedi 13050808291415263611165314

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Autres articles publiés dans la catégorie Les 30 Ans du RETOUR DU JEDI :

Le retour d’un Jedi / Ewok contre E.T. / Richard Marquand, le choix du Jedi / Quand Luke parle… / Jedi Express / Un Jedi et des jouets / Paroles de princesse / Retour du Jedi : l’avis d’un expert / Jedi burger / Le Jedi s’affiche / Le Jedi et Starfix / SFX Jedi / Humour Jedi / La sortie du Jedi / Du Jedi chez soi / Peintures Jedi / Jedi music

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DOCTEUR CYCLOPE (1940)

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DOCTEUR CYCLOPE (1940) d’Ernest B. Schoedsack

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Tourné pour la Paramount Pictures, ce DOCTEUR CYCLOPE (Dr. Cyclops) est un avant goût de la finalité atomique de 1945 qui engendrera, tout au long des années 50, de nombreuses séries B de SF horrifiques basées sur la crainte de l’armement nucléaire et ses déviances sur la population. DOCTEUR CYCLOPE n’est encore qu’un pur film de SF et de savant fou du début des années 40, comme un prolongement d’un cinéma de genre et distraction, basé sur les méfaits néfastes de la science, et particulièrement sur la domination de l’Homme par l’Homme, et sur la miniaturisation de celui-ci. Un prolongement de LA FIANCÉE DE 13050709054315263611161616 dans Science-fictionFRANKENSTEIN (1935, Bride of Frankenstein) de James Whale, qui effleurait le sujet lors d’une scène mémorable où le maléfique Docteur Pretorius (Ernest Thesiger) faisait danser, à son gré, trois humains miniaturisés et enfermés dans des flacons. L’année suivante, Tod Browning fera de ce thème la trame de son excellent film LES POUPÉES DU DIABLE (1936, The Devil Dolls), dans lequel un homme accusé injustement (l’excellent Lionel Barrymore !) s’échappe de prison et manipule la veuve d’un scientifique qui miniaturise des humains dans un but humanitaire face à la démographie croissante, l’évadé utilisant celles-ci à des fins moins honnêtes mais dans un but de vengeance meurtrière. L’histoire du DOCTEUR CYCLOPE, très différente et plus exotique, est la suivante : Depuis deux ans, le docteur Thorkel mène de mystérieuses recherches sur la structure moléculaire, dans un laboratoire au fond de la jungle amazonienne. Un collègue, le docteur Bulfinch, arrive des États-Unis pour le seconder, assisté du docteur Mary Robinson et de l’ingénieur des mines Bill Stockton. Le mineur, Steve Baker, les guide jusqu’au laboratoire de Thorkel. Celui-ci, réticent à livrer le résultat de ses travaux, leur révèle néanmoins la découverte sur place d’un riche gisement d’uranium dont il a pu extraire du radium indispensable au fonctionnement de son invention, une machine destinée à réduire la taille des êtres vivants. Après plusieurs tests sur des animaux, reste à expérimenter l’engin sur des humains…

13050709075415263611161617 dans TrapardOn se retrouve donc dans beaucoup de scènes où des êtres humains miniaturisés sont en proie à des dangers les plus communs en soi (enfin, pour nous…), des scènes qui ne sont pas sans rappeler l’ambiance de L’HOMME QUI RÉTRÉCIT (1957, The Incredible Shrinking Man) de Jack Arnold, ou, bien entendu, les récents MAMAN, J’AI RÉTRÉCI LES GOSSES… On se souvient aussi des explorateurs (guidés par James Mason dans le rôle du Professeur Lindenbrook), à la fin du VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE (1959, Journey to the Center of the Earth) d’Henry Levin, pourchassés par des lézards gigantesques, dans un film au thème du gigantisme inversé, et dans un très beau Technicolor. DOCTEUR CYCLOPE est d’ailleurs le tout premier film de science-fiction américain à avoir été réalisé en Technicolor.

Rappelons qu’à la barre du DOCTEUR CYCLOPE, le réalisateur Ernest B. Schoedsack s’en était déjà donné longtemps à cœur joie de jouer de la superposition entre des différences de tailles, puisqu’il est à l’origine (avec Merian C. Cooper à la co-réalisation pour les scènes de jungle, et Willis O’ Brien pour les effets de stop-motion des créatures préhistoriques) du KING KONG de 1933, ce qu’il récidivera en 1935 avec LE FILS DE KONG (The Son of Kong) et en 1949 avec MONSIEUR JOE (Mighty Joe Young)… Le Docteur Thorkel/Cyclope est incarné par le comédien Albert Dekker, affublé pour ce film de minuscules lunettes rondes et du crâne rasé, filmé de manière à ce que lui-même semble démesuré (autant que ses affabulations scientifiques).

DOCTEUR CYCLOPE est un très bon film de science-fiction à l’ancienne, bourré d’action et de rebondissements, qui intégrera tout naturellement la rubrique du Grenier du Ciné SF des Échos d’Altaïr.

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné SF :

Flash Gordon, de la BD aux serials / Croisières Sidérales / Aelita / Man Made Monster / Metropolis / Things to come

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CITATION CELEBRE : TOUT AU FOND

CITATION CELEBRE : TOUT AU FOND dans Citation célèbre 13050610362915263611158228« Ce n’est pas tellement l’aspect de ces Choses, ni même ce qu’elles mangent… nous avons un stock inépuisable de ça à la morgue, et pour quiconque a passé la moitié de sa vie dans des salles de dissection, comme moi, ça pourrait être bien pire. Mais il émane des Choses une sorte d’horreur cosmique qui… eh bien cela défie toute description. On ne peut tout simplement pas respirer le même air que ces créatures, vivre ensemble dans le même monde sensé ! Et à la fin, nous devions les abattre, les mitrailler et les renvoyer sous terre à leurs amis et voisins… qui les attendaient, apparemment. Du moins, nous avons ouvert ces tombes peu profondes quelques jours plus tard et il n’y avait plus qu’un os rongé ou deux… »

(Tout au Fond / Robert Barbour Johnson / Les Meilleurs Récits de Weird Tales 3)



THE ROBINSONS : LOST IN SPACE

LOST IN SPACE (Perdu dans l’Espace), série télévisée de science-fiction créée par Irwin Allen, a connu dans les années 60 son heure de gloire, bien avant STAR TREK. Celle qui fit les beaux jours des gamins de cette époque eut même droit, en 1998, à son long métrage tourné pour le cinéma avec, dans les rôles principaux, William Hurt, Gary Oldman et Matt Leblanc. Mais saviez-vous qu’en 2004 une nouvelle série télévisée devait relancer LOST IN SPACE ? Voici l’épisode pilote jamais diffusé à la télévision de ce qui devait s’appeler : THE ROBINSONS : LOST IN SPACE…

THE ROBINSONS : LOST IN SPACE dans Science-fiction 13050507593615263611154162

Pourquoi cet épisode ne fut-il jamais diffusé à la télévision américaine ? Et pourquoi se donner autant de mal si c’est finalement pour annuler une série avant même son baptême télévisuel ?… Voilà une énigme de plus à ajouter à la longue liste des séries américaines mort-nées ou abandonnées en plein cours de diffusion… Peut-être est-ce dû à la fin mouvementée d’une autre série de space opera diffusée à l’époque : ENTERPRISE… Fox Television Studios, Warner Bros. Television et Regency Television préférèrent larguer définitivement la famille Robinson dans l’espace. Les décors du Jupiter 2 seront cependant récupérés pour le Pegasus dans BATTLESTAR GALACTICA…

Et pourtant, cela s’annonçait plutôt intéressant : En l’an 2082, la Terre a connu une invasion extraterrestre qui a détruit la plupart des capitales des pays monde. Mais le Colonel John Robinson est néanmoins parvenu à repousser l’envahisseur grâce à des forces armées déterminées. Devenu un héros, on parle désormais du raid John Robinson. 15 ans plus tard, John Robinson a quitté l’armée pour se consacrer pleinement à sa famille et ses enfants. Un jour, celle-ci est choisie parmi d’autres pour un programme spatial destiné à installer les premiers colons sur une planète appelée Nova. Au cours du long voyage interstellaire, le gigantesque vaisseau abritant les familles est attaqué par des aliens reptiliens. Les Robinson parviennent à quitter à temps le vaisseau à bord du Jupiter 2 avant de s’engouffrer dans un vortex. Ils sont désormais… perdus dans l’espace.

L’épisode pilote, présenté ici en cinq parties (en V.O.), fut réalisé par le célèbre John Woo (PAYCHECK, MISSION IMPOSSIBLE 2, BROKEN ARROW…), sur une histoire écrite par Douglas Petrie. Dans les rôles principaux nous trouvons Brad Johnson (John Robinson), Jayne Brook (Maureen Robinson), Ryan Malgarini (Will Robinson), Adrianne Palicki (Judy Robinson) et Mike Erwin (Don West). Point de Professeur Smith. Le robot est par contre bien présent, mais en cours de finition (et l’on ne peut pas dire qu’il soit réussi sur le plan du design). En outre, l’épisode semble quelque peu inachevé, notamment dans la scène où le jeune Will tente de ne pas être propulsé dans l’espace : des cables parfaitement visibles le maintiennent… Enfin, si la qualité de l’image laisse à désirer, profitez malgré tout de l’opportunité de découvrir cet épisode inédit car je ne garantis pas que l’internaute qui l’a mis en ligne sur YouTube ait payé les droits de diffusion… cela devrait donc vite disparaître…

- Morbius -

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Autres séries télévisées présentées dans Les Échos d’Altaïr :

Supernatural / Cosmos 1999 / Legend of the Seeker / Star Trek remasterisé / Le Prisonnier, nouvelle série / Les séries d’Irwin Allen / Trois épisodes de Cosmos 1999 / Les Envahisseurs / Ce que la nouvelle série Battlestar Galactica aurait dû être… / Enterprise / Stargate Universe / Night Gallery / Dossiers Brûlants (Kolchak, the Night Stalker) / The Starlost / Scream Show / Voyage au Fond des Mers / Star Maidens ou Les Filles du Ciel / Space Command / Space Academy / Belphégor / La Brigade des Maléfices / Jason of Star Command / Métal Hurlant Chronicles / Spectreman / Vampire Diaries



DRIVE-IN : THE DEADLY MANTIS (1957)

DRIVE-IN : THE DEADLY MANTIS (1957) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

13050408260315263611151001 dans Cinéma bis américain

THE DEADLY MANTIS
Année : 1957
Réalisateur : Nathan H. Juran
Scénario : William Alland & Martin Berkeley
Production : William Alland (Universal Pictures)
Musique : Irving Gerts, William Lava
Pays : USA
Durée : 79 min
Interprètes : Craig Stevens, William Hopper, Alix Talton, Donald Randolph, Pat Conway, Florenz Ames…

13050408282615263611151004 dans Drive-in

Ce DEADLY MANTIS a été produit par William Alland pour la Universal International Pictures, dans la lignée des premiers GODZILLA et de THEM ! (1954) qui engendrèrent, d’un côté, les nombreux kaiju japonais et, de l’autre, une longue lignée de séries B américaines basées sur l’hybridation atomique et le gigantisme d’insectes (TARANTULA, 1955, EARTH VS THE SPIDER, 1958) ou d’êtres humains (THE AMAZING COLOSSAL MAN, 1957, ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN, tourné par Nathan Juran lui-même), ou même d’animaux démesurés de tous poils (THE KILLER SHREWS, 1959) ou de toutes plumes (THE GIANT CLAW, 1957).

13050408304515263611151008 dans Fifties SF

Après les fourmis et les araignées géantes, nous avons affaire maintenant à une mante religieuse démesurée (déjà minuscule, cet insecte n’est pas spécialement attrayant, alors imaginez-la deux fois plus grosse qu’un avion…) : Dans les mers du Sud, un volcan explose, causant le gel d’icebergs jusqu’au pôle Nord. La fonte des calottes glaciaires libère une mante religieuse immense prise au piège dans la glace depuis des millions d’années…

Un monstre, des doutes, un soupçon d’humour et de séduction, et l’armée américaine des années 50 toujours triomphante, sont au programme de ce très bon film, aux effets visuels, pour les attaques de la mante religieuse, assez réussis (certaines scènes rappellent souvent TARANTULA de Jack Arnold, que je considère comme le meilleur des films d’insectes géants des 50′s avec THEM !, bien entendu).

13050408324815263611151010 dans Science-fiction

THE DEADLY MANTIS a été réalisé par Nathan Juran, un très bon artisan de la série B, œuvrant très souvent dans le cinéma fantastique ou de SF (THE BRAIN FROM PLANET AROUS, 1957,  ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN, 1958, LE SEPTIÈME VOYAGE DE SINBAD, 1958, JACK, LE TUEUR DE GÉANTS, 1962, LES PREMIERS HOMMES DANS LA LUNE, 1965), mais aussi sur de nombreux épisodes de classiques de la série télévisée (MEN INTO SPACE, 1959, VOYAGE TO THE BOTTOM OF THE SEA, 1965, LOST IN SPACE, 1965, THE TIME TUNNEL, 1966, LAND OF THE GIANTS, 1968).

THE DEADLY MANTIS est aussi un de ces petits films destinés aux Drive-in, très au-dessus de la moyenne de la production horrifique de ces 50′s, qui se laisse revoir avec simplicité encore aujourd’hui.

- Trapard -

THE DEADLY MANTIS : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

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