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jeudi 12 juin 2014

Compagnies d'Ordonnance de Charles V à François Ier



J'ai réalisé, pour le prochain Vae Victis (n°117), un gros article sur les Compagnies d'Ordonnance françaises. Du coup, j'en ai profité pour pratiquement terminer mon armée Ordonnance française pour ADG en 28mm.
En voilà un échantillon :



C'est du Perry, vous l'aurez vu. Et il n'y a pas à dire, j'adore les interactions entre personnages qu'autorisent les fabuleuses poses de ces figurines !
Seul regret, la taille disproportionnée des chevaux entre ceux des boites plastiques et les figurines métal (vous pouvez vous rendre compte de verre différence avec les deux arbalétriers à cheval ci-dessus, celui de gauche étant en plomb, celui de droite en plastique).
Par contre, le plastique offre des possibilités fabuleuses, comme la transformation de ces deux cavaliers (un coureur anglais et un gendarme) en arbalétriers montés. Et comme, en plus, les frères Perry annoncent la cavalerie légère (coureurs, demi-lances, arbalétriers montés, archers montés) en boite plastique, les possibilités seront bientôt encore décuplées…

Et pour finir, voici quelques photos du pendant de cette armée en 15mm. Il s'agit aussi d'une armée pour ADG, destinée à servir de noyau pour plusieurs listes, mais qui n'est pas encore terminée.
D'ailleurs, je me disperse, puisque je suis en train de terminer trois phalanges écossaises pour tester une liste d'Irlandais médiévaux…



Les archers à pied sont de marque Essex, les gendarmes et arbalétriers montés sont des figurines Mirliton, les archers montés sont un mix des deux marques.

vendredi 23 août 2013

Test ADG


Pas d'image aujourd'hui... mais test des nouveaux amendements de Hervé Caillé pour ADG. Contre les Carthaginois d'Ostap, j'ai ressorti mes Perses achemenides pour tester les nouvelles troupes mixtes et les lanciers moyens. Rien à redire, les formations mixtes qui tirent mieux et les lanciers moyens qui résistent à la cavalerie changent complètement la donne. Comme Ostap a pu (amèrement...) le constater ! Je vais donc enfin pouvoir ressortir mes Chinois...
Quant aux éléphants, le fait qu'il ne soit pas possible de les rallier ne nous a pas choqué. Ils sont tellement occupés à courir après leurs cibles de prédilection que s'arrêter pour se rallier ne leur traverse pas l'esprit ; )
Et plus prosaïquement, quant on voit la difficulté - ou plutôt l'impossibilité - que les mahouts ont a ramener leurs "montures" à la raison, cela parait des plus logique !

lundi 20 mai 2013

Immortels !


Non, pas Toulon (j'étais pour Clermont-Ferrand !) mais les 10 000 Perses de l'armée permanente. Et en voilà trois unités pour ADG, lanciers moyens mixtes élite. Pour la peinture, je me suis inspiré des travaux de Nick Sekunda (The persian army 560-330 BC, chez Osprey Elite), sauf pour les boucliers qui sont inspirés de l'ouvrage de Duncan Head (The achaemenid persian army, montverd Publications). Les figurines, très réussies, sont des Essex miniatures.
Prochaines unités : quelques sparabara de base...

Here are 3 units of persian immortals for l'Art de la Guerre. Colors are taken from Nick Sekunda's persian army (Osprey Elite serie). Spara colors are from Duncan Head's Achaemenid persian army (Montverd Publications). Figures are Essex miniatures.




lundi 29 avril 2013

Scythes et Sarmates


Préparer mon armée pour les IPO m'a donné envie de terminer la peinture de mes Scythes. Cela tombe bien, j'aime bien jouer sarmate et scythe, même si cette seconde est plus difficile à élaborer. En plus, ce sont des figurines ATF première époque dont j'adore la gravure...
Voilà donc, pour terminer ces deux armées, 4 plaquettes de Cv et 2 de LH supplémentaires.


Prochaine étape, car il me reste encore quelques cavaliers en stock, faire des cavaliers Mèdes en modifiant légèrement la coiffure des Scythes Touller. Cela va me permettre de "morpher" ce coeur d'armée en Perses achemenides (comme à Levallois) et surtout en Mèdes (armée que j'aimais bien jouer en ADG v1). Soit 4 armées possibles autour d'une base de Scythes (voir même six en y ajoutant les Kouchans et les Parthes, armées plus difficiles à jouer).
J'ai acheté à Levallois quelques Perses Essex mais il y a rien à faire, je n'accroche pas avec la gravure. Je vais tout de même peindre les Sparabara (pour faire des immortels ou des sparabaras de base) de façon à avoir une infanterie correcte. J'aime pas la tête des cavaliers mais je les peindrais peut-être, après les avoir montés sur des chevaux Touller pour qu'ils soient compatibles en taille...

J'en ai profité pour faire quelques "beaux" terrains (broussailles ou champs et plantation).


Vae Victis n°110


Le Vae Vicitis n°110 est paru...


Un article sur la bataille de Lauffeld (1747), un autre sur celle de Lescun (1793), un gros article sur la bataille de Stalingrad (1942) et...
... la seconde partie de mon article strategikon sur l'infanterie moyenne à ADG ! 
En plus d'une petite analyse des différents types d'infanterie moyenne et des listes féodales, médiévales et américaines, vous y trouverez la description historique des armées Almogavares et Incas. 

Bonne lecture !

dimanche 24 mars 2013

Complément lagide...


... ou plutôt séleucide devrais-je dire !
En attendant mes Moldo-Valaques, j'ai fais quelques socles supplémentaires pour mes armées hellénistiques 28mm pour ADG. Au cas où, pour Antika (en octobre), je n'aurais pas eu le temps de terminer mes Moldaves.
Voici des archers à cheval parthes pour transformer mon armée lagide en séleucide (au moins un LH scythe obligatoire). Les figurines sont petites mais superbes, avec une gravure fine et irréprochable. Elles avaient été à l'époque gravées pour la marque Vendel qui n'existe plus. La gamme avait été reprise par Stafford Miniatures mais... je ne les vois plus à leur catalogue !
Mais que sont ces superbes Parthes devenus ?



 Et un char à faux bricolé avec 4 chevaux parthes en rab' (vous allez vite comprendre pourquoi...). Comme je n'aurais jamais eu le courage de bricoler un vrai char à faux, et qu'il n'aurait de toutes façons pas tenu sur un socle, en voilà un qui a perdu sa caisse après avoir explosé son essieu sur une pierre... le conducteur s'est retrouvé entraîné dans l'élan et je ne donne pas cher de sa peau maintenant ! En même temps, même avant l'accident, je n'aurais pas donné cher de sa peau... Bref une petite pièce bricolée qui fera parfaitement l'affaire pour une unité qui n'a pas vocation à rester longtemps sur une table de jeu.



Et "on the workbench", enfin le pourquoi de ces chevaux en rab' : voilà deux unités de Chameaux légers arcs (théoriquement bédouins, même si les miens ont plus des têtes d'Iraniens !), chameaux que l'on trouve aussi bien dans les listes Lagide que Séleucide. Les chameaux sont des Alain Touller et les archers... vous les avez reconnus, des Parthes ex-Vendel !


Allez, une fois les chameaux terminés, je me remets à mes Moldaves...

mardi 5 février 2013

Troupes légères ADG


Quelques troupes légères pour l'armée espagnole féodale que je jouerais à Bourgoin :
4 LI javelots que je pourrais reconvertir en bidaux navarrais ou en javeliniers valaques dans d'autres armées ;
et 2 arbalétriers montés omniprésents dans les armées féodales (quoique bizarrement ils ont été oubliés dans la liste Français féodaux, alors même que tous les Rois de France, de Philippe Auguste à Philippe le Bel en recrutaient !!!).



Encore et toujours des figurines ATF.

samedi 2 février 2013

Chevaliers en route pour le Dauphiné


J'en avais envie, je l'avais promis à Moreï et c'est maintenant fait, je suis inscris : je serais donc présent au tournoi ADG de Bourgoin 2013, en double avec Ostap Bender. Le thème de ce tournoi porte sur les Croisades. Ostap ayant une armée Compagnies Catalanes mais... cette liste était déjà prise (par les Nîmois Alain et Gilles que j'aurais plaisir à retrouver...). Nous nous sommes donc rabattus sur les Espagnols féodaux.
Le coeur de notre armée sera formée par les figurines d'Ostap mais il fallait compléter tout cela avec du Chevalier, du LH et autres. 
C'est l'occasion pour moi d'attaquer une armée médiévale qui dormait dans mes tiroirs, quitte à laisser tous mes autres projets de côté (nouvelle priorité oblige !).

J'ai donc commencé à peindre quelques chevaliers languedociens (qui ne dépareront pas dans une armée espagnole, en tant que vassaux ou croisés) et des turcopoles (pour faire office de jinetes). Oui, à terme, je n'ai pas prévu de faire des Espagnols : il faut donc que mes figurines soient réutilisables pour de futures armées... Ce sont des Alain Touller.

Voilà donc 3 socles de chevaliers (aux armes de Foix, de Toulouse et de Comminges) et un général monté (aux armes du comte de Foix) :


Plus deux socles de turcopoles (accompagnant des Almogavares peints il y a quelques temps):

Enfin, j'en ai profité pour terminer un général pour mes Français Ordonnances en 28mm... Figurine Perry bien sûr.


mardi 29 janvier 2013

Un samedi à Fronton


Pour varier les plaisirs, un petit compte rendu d'une séance au club de Fronton. Avec désormais 17 adhérents, la relève ADG semble assurée !
Ce samedi, partie ADG en 100 points mais à l'échelle 28mm. Mes désormais classiques Lagides contre les inévitables Ibères de Salvador. Et une fois n'est pas coutume, ses Ibères sont passés sur ma phalange (dont une partie était médiocre). Voir les photos ci-dessous.
Puis nous avons fait une seconde partie mais avec des dés de moyenne cette fois-ci. J'ai maintenant joué  4 ou 5 fois mes Lagides contre ses Ibères et systématiquement les Ibères ont ventilé ma phalange. Du coup, pour cette seconde partie, je joue prudent. Salvador a placé un rivage et j'ai ajouté, de ce côté-là, un infranchissable en biais. Mon plan est d'envoyer mon éléphant et mes troupes moyennes / légères dans le terrain accidenté sur ma gauche et de positionner ma phalange en aile refusée appuyée sur sa droite à l'infranchissable, le tout formant un V dans lequel, je l'espère, les Ibères s'engouffreront.
Salvador essaye d'éviter la nasse et les combats se déroulent uniquement sur l'aile gauche. Je perds toute mon aile gauche mais en infligeant beaucoup de pertes aux Ibères. Sur ma droite, je finis par attirer les impétueux sur ma phalange. Et là, avec mes lignes brisées et les débords, je parviens enfin à briser l'infanterie lourde ibère. Ce qui fait ma première victoire contre ces satanés impétueux d'Ostap...









Vous noterez la couleur de belle pelouse frontonnaise sur laquelle ce sont déroulées nos joyeuses empoignades... vert pétard qui pique un peu les yeux...

Alors que j'accroche pas avec le format 100 points, j'avoue que c'est tout de même intéressant de pouvoir jouer deux parties en une après-midi pour tester des tactiques !

Enfin, pour finir, Brice testait son adaptation ADG dans le monde Warhammer. Il a fait un superbe travail d'adaptation des règles et des listes WFB, mises en forme par JP. Voilà quelques photos de cette partie test...

mercredi 30 mars 2011

Le désert des Tartares

Hier soir, nouvelle partie de l'Art de la Guerre contre Canis & ses Byzantins Nicéphores. Face à eux, j'aligne mes Mongols que je souhaite affiner.
Malgré ma faible agressivité, j'attaque. Je n'ai donc pas le droit à la steppe et je choisis plaine. Canis souhaite un terrain dégagé (ça me va bien) mais aussi une protection pour ses flancs. Il ne parvient pas à placer un rivage mais peut placer un village sur un flanc et un terrain infranchissable de l'autre (étang), ainsi que le champ obligatoire de ce même côté (mais de mon côté). Je place une colline douce et un tout petit champ. Enfin, je parviens à faire pivoter son étang pour réduire son front et m'aménager un passage entre lui et le bord de table...
Nous déployons nos corps. L'aile droite de Canis, devant ses bagages, est constitué d'un petit corps de 2 cavaliers lourds impact arc élite plus 2 LC arc, son centre comprend 2 LC arc élite et 3 skoutatoï mixte (avec arc) et sa (grosse) aile gauche, de 3 varangues lance élite, de 6 cavaliers lourds impacts (3 de chaque côté des Varegues), les cavaliers étant masqués par les LI arc ou javelot.
Face à lui, je ne place rien sur mon aile gauche, mais deux LC arc élite de mon centre vont tenter de freiner son petit corps de cavalerie. le reste de mon centre est composé de 4 otages sacrifiables, 4 cavaliers lourds arc élite et 1 cavalier moyen arc élite. Mon aile droite se compose de 5 cavaliers moyens arc élite, de 4 LC arc et de 2 LI arc (embusqués dans les champs). Enfin, mon troisième corps (3 LC arc) est placé en marche de flanc (du côté de ses bagages).

Premier tour, Canis gagne l'initiative et essaye de me "sauter à la gorge". mais ces corps peu manoeuvrables (disposés chacun cavalerie-infanterie-cavalerie) se trainent... Je vais donc pouvoir, à mon tour, envoyer mes LC et mes otages en avant pour ralentir tout ça. Ma marche de flanc n'entrera pas dans les premiers tours et je tente une manœuvre inutile et sans aucun intérêt (sur le moment je voulais renforcer mon aile gauche qui se retrouve en position délicate), qui consiste à "roquer" ma cavalerie lourde avec ma cavalerie moyenne. La suite des évènements confirmera que cette manœuvre n'était pas utile et allait me mettre un sacré bordel dans mes lignes de commandement...
Ma stratégie est simple : ralentir l'ennemi en reculant, l'attirer dans mes lignes pour frapper le plus tard possible, c'est à dire lorsque ma marche de flanc sera entrée et lorsque la ligne ennemie aura au moins in flanc découvert (du côté de mes tirailleurs embusqués ou du côté des otages si ils résistent assez longtemps...).

Canis a compris que la montre joue pour moi. Mais les Dieux ne vont pas être de son côté... Ses deux LCs Pechenegs qui se ruent pour scotcher mes LC mongols se prennent tous les deux une perte de cohésion dès mon premier tir (LC arc élite). Il va donc être obligé par la suite, de les retirer du front et de faire faire le boulot par sa cavalerie d'élite... Un Pecheneg va rapidement repartir pour le purgatoire ...


Au centre, mes otages, après avoir bien progressé, font leur boulot. Les lanciers/archers byzantins ne peuvent les charger et ils les abreuvent donc d'une pluie de flèches. A ce rythme-là, il lui faudra bien 3 tours pour se débarrasser d'eux. Je ne peux plus guère les manœuvrer, leur général étant hors de portée après mon "roque" malheureux. La cavalerie moyenne mongole est venue se placer en protection de cet aile, flanc refusé (hors les otages pour lesquels nous n'avons pour l'instant reçu aucune plainte des associations humanitaires...).

Sur l'autre aile, j'avance trop ma ligne de cavalerie lourde... Du coup, je ne parviens pas à faire ce que j'avais prévu : je ne peux décaler ma ligne plus à droite pour faire face à son aile gauche de cavalerie. Je parviens par contre sans problème à placer les LC de l'autre corps face à ses Varegues...

Le cavalier moyen du corps lourd s'est pris un tir par les LI byzantins et décident de retraiter...
... ainsi que la Garde du Khan qui s'était trop avancée. Par ce repli qui suit mon avance idiote, je perds un tir. Mais il est trop tôt pour engager ma ligne !

Enfin, ma marche de flanc va finir par arriver pour piller ses bagages dès le tour suivant... C'est toujours ça de pris... Et cet évènement va me permettre de reprendre l'initiative...

Toujours sur cette aile, énervé par cette foule hurlante qui bloque son infanterie, Canis envoie une LH sur les otages affaiblis par les tirs. Mais il lui faudra à peine 2 tours pour détruire toute la ligne car cette superbe unité de turcs va gagner tous ces combats (suite à une erreur de ma part qui vaut pour les deux joueurs, on a jouer les poursuites pour chaque mêlée, alors que normalement seul le joueur en phase peut poursuivre.. Il aurait donc fallu, théoriquement, 3 tours de jeu pour détruire 3 unités, et non 3 phases de mêlée... mais ce fut sans conséquence sur la partie).
Derrière, sa cavalerie d'élite va réussir à détruire un LC mongols mais va devoir pivoter pour affronter ma ligne de cavalerie moyenne. Le surnombre est pour moi et je finirais par les détruire.

Sur l'aile droite, je vais parvenir à ralentir les Varegues qui ne combattront pas de la partie. Sa ligne étant maintenant assez avancée, la Garde du Khan affaiblit sa cavalerie lourde par les tirs puis encaisse la charge. je vais parvenir à le prendre de flanc par une unité de cavalerie en retraite et une unité de LI va amener un débord de l'autre côté (mais là, j'ai triché me semble t-il... à l'insu de mon plein gré bien sûr ! mes corps étant mélangés, il me semble après coup que j'ai bougé ce LI avec des PC d'un autre corps...). Enfin, je vais réussir à faire en sorte que les 3 autres cavaliers lourds byzantins engagent le reste de ma cavalerie moyenne (élite tout de même !) dans de bonnes conditions : une partie a été affaiblie par les tirs et j'ai un débord de l'autre côté... A mon extrême droite, je vais charger ses LI javelot avec un LC que j'avais laissé pour contourner l'étang mes celui-ci va aller retrouver ses aïeux dès le premier choc !

Et pour finir cette histoire, j'engage les combats dans une situation plutôt favorable, les dés ne vont pas m'être défavorables (ou plutôt Canis aura plusieurs dés défavorables en mêlée alors que de mon côté, mes petits dés ont plutôt été réalisés sur les tirs ou lorsqu'il ne pouvait en résulter des conséquences néfastes pour moi (gros surnombre). Enfin, la prise des bagages, la destruction du général de son petit corps de cavalerie et les pertes accumulés vont avoir raison de l'armée Byzantins.
Encore une fois, je me suis régalé dans la manœuvre même si je me suis, cette fois-ci un peu pris les pieds dans le tapis. Canis prend chaque jour un peu d'expérience et sera bientôt redoutable. Il a cette fois-ci, à mon sens, pêcher dans la façon de déployer ses corps (cavalerie - infanterie - cavalerie) qui s'est révélée un vrai gouffre à PC ! J'ai de mon côté fait de même puisque mon inversion de corps de cavalerie s'est avérée catastrophique en terme d'optimisation de PC (unités souvent hors de portée)...
Mais comme toujours à ce jeu, partie vraiment agréable, adversaire encore plus agréable (en dehors du fait qu'il m'ait laissé gagné... si ,si, Canis, je t'assure, le café est gratuit, tu ne me dois rien !) sur une excellente règle de jeu !

samedi 26 mars 2011

Les méfaits de Ti-Mur-ze-low


Yé-liu Song-kiu, fils de Yé-Liu King, le célèbre roi des Khitan Leao, admirait son père. Celui-ci venait d'infliger une cinglante défaite aux Chinois. Persuadé de posséder les mêmes dispositions militaires que ses aïeux, il décida de partir vers l'occident, à la tête de 5000 guerriers Khitans, dans l'espoir d'acquérir une réputation de vaillant général. Rien ne pu arrêter sa progression et il parvint donc, en cette année 980, aux frontières de l'Empire romain d'Orient... Byzance était en danger !

Et une petite partie supplémentaire, hier à la Ludothèque. J'y affrontais les superbes Byzantins d'El Francès. C'était sa première partie en budget 200 points. Vous trouverez son compte rendu (et une photo !) sur son blog, ici.
C'était donc la première partie de Philippe sur une grande table. Et malheureusement, il a oublié qu'il avait une petite armée (petit mais costaud !). Son armée Byzantine Nicéphore, en un corps de 2 cataphractes, 2 cavaliers lourds impact élite arc et 2 chevaliers normands, un corps d'infanterie lourde de 2 gardes Varegues, 2 skoutatoï lance/arc et un tirailleur, et un corps de deux cavaliers lourds impact, 2 cavaliers légers et un tirailleur, le tout démoralisant à... 17 éléments !
Cet "oubli" eu lieu lors de la phase fondamentale de mise en place du terrain. Non seulement il n'a pas essayé de poser un rivage, mais il n'a choisi que deux éléments dont une route (il était attaquant et avait choisi "Plaine"). De mon côté, je pris une colline douce et deux tous petits champs. Résultat : un beau champ de bataille complètement dégagé, avec, en plus, un bonus pour moi : une colline dans ma zone de déploiement...
Je déploie mes Khitans et Philippe ses Byzantins. Je suis tout de même impressionné : que du lourd et du costaud en face... Mais nos déploiements sont inversés : Sur mon aile gauche, je déploie 3 petits archers à cheval qui se retrouvent face à sa (première) force de frappe (cataphractes chevaliers et cavaliers couteau suisse). Sur mon aile gauche, je place 5 cavaliers lourds arc et 2 otages (levées sacrifiables) face à son petit corps (2 LC et 2 cavaliers lourds impact). Enfin, mon centre est constitué de ma cavalerie lourde Khitan (cavaliers lourds impact élite) que je place derrière la crête de la colline (ils passeront rapidement sur l'autre pente), le tout masqué par un rideau de 5 archers à cheval. Face à eux, l'infanterie lourde byzantine.

El Francès gagne l'initiative. Mais il avance lentement. C'est mon tour : je m'empresse de "scotcher" son gros corps monté avec mes 3 petits LC. Au centre, j'avance ma ligne de LC pour ralentir son infanterie, pendant que ma cavalerie d'élite reste tranquillement sur sa colline. Puis je prends les choses en main sur mon aile droite : 5 cavaliers lourds arc contre 2 LC et 2 cavaliers impact cela doit pouvoir passer. Et ça va bien se passer : Philippe recule devant moi ses LC et essaye d'envoyer ses cavaliers lourds en colonne ailleurs... Catastrophe pour lui : je charge ses LC et, pour une seconde fois (cela ne m'arrive que contre lui !), je fais 6 au dé de poursuite, ce qui me permet de prendre ses cavaliers lourds de flanc. Tout va aller maintenant très vite sur cette aile ce qui va me permettre de me rabattre sur son centre. Celui-ci progresse lentement, son général essayant au fur et à mesure de sa progression de rallier ses troupes qui perdent de la cohésion face aux tirs de mes archers à cheval. Ceux-ci essuient aussi des pertes et leur général est aussi très actif, en ralliant certains, en perdant d'autres. Mais mon objectif est atteint, son infanterie ne parviendra jamais au pied de la colline...
Enfin sur mon aile gauche, je scinde mon petit corps en deux : un archer à cheval parvient sans problème à contourner la cavalerie byzantine et va tranquillement aller piller le (superbe) camp ennemi. Pendant ce temps, les deux unités restantes vont parvenir à détacher les deux impétueux normands du groupe, les entrainant à l'autre bout de la table. Le reste de la cavalerie byzantine, cataphractes et cavaliers d'élite, parviendra tout de même à se joindre à l'infanterie, au pied de la colline, pour préparer une attaque coordonnée contre l'élite de la cavalerie Khitan... Mais il est trop tard : l'armée byzantine, ayant beaucoup souffert de mes tirs (plus le pillage du camp), démoralise avant cette attaque générale.

Rappelons-le, c'était une partie d'initiation et sans enjeu. J'ai donc regretté de ne pas avoir pu conseiller Philippe lors de la phase de pose du terrain : j'ai été surpris de son choix, mais ne connaissant pas sa composition, je ne m'attendais pas à le voir déployer une si petite armée sur un terrain aussi dégagé et donc, avec aucun de ses deux flancs suffisamment protégé. J'espère donc avant tout qu'il aura profité de cette partie pour bien intégrer son schéma de terrain, en vue des prochaines parties. L'objectif de telles parties, c'est justement de tenter des choses, de prendre des risques, puis de capitaliser rapidement sur les résultats de cette prise de risque ! Euh... ce n'est peut-être pas clair pour tout le monde (surtout Siaba ui n'écoute pas au fond de la classe, à côté du radiateur) mais je me comprends...
De mon côté, moi qui adore la manœuvre (j'avais pris un risque en ne jouant que de la cavalerie, à l'exception de 2 LI et 2 levées sacrifiables) je me suis régalé à faire virevolter mes cavaliers !

jeudi 17 mars 2011

Un peu de Pau

Ce Week-end il y avait le tournoi Art de la Guerre au château de Pau, en format 100 points. J'ai choisi d'y participer avec une armée "moyenne". En l'occurence, pour tester un format un peu différent de mes Tamouls, j'ai aligné des Siamois (ou Thaïs).
La composition était basique : 2 éléphants, 6 bandes guerrières (5 fantassins moyens impétueux, support plus une sans la capacité support), un archer (médiocre), une unité de la garde (fantassins moyens impact support élite), 2 tirailleurs (LI arc et LI arme à feu) et une levée sacrifiable médiocre. Soit 12 socles plus un qui ne compte pas dans la démoralisation.

Cette composition, plutôt nombreuse (13 unités à aligner) m'amène à une première réflexion : le format était en 100 points soit une table de 60x60 cm. Avec 3 UD de zone de flanc de chaque côté, ce format permet d'aligner 9 unités de front (plus du LI ou LC sur les flancs). Le problème, c'est qu'il n'y a pas de place pour la manoeuvre et toutes mes parties se sont limitées à une avance directe avec choc frontal. L'intérêt est des plus limités et il faudrait mieux, pour ce type de tournoi, opter pour une surface de 80x60 cm, comme le suggère la règle : "Il est aussi possible de joueur sur une table un peu plus large (5 UD de plus par exemple) pour permettre un peu plus de manœuvre." Cela me parait carrément indispensable !

Pourquoi une armée Siamoise ? Tout simplement parce que j'aime jouer ds armées mobiles. Cela signifie principalement des armées de cavalerie ou d'infanterie moyenne. Et pour changer, je voulais faire un tournoi avec une armée moyenne. Mais pour éviter de se battre pour la dernière place, parce que jouer de l'infanterie moyenne est une gageure, sauf si on a la chance - probabilité infime - de parvenir à pourrir le terrain, il faut pouvoir parer aux menaces les plus dangereuses. Et pour l'infanterie moyenne, le principal danger vient des chevaliers et cavaliers, surtout si ils ont l'impact. Pour ce deux parades : j'ai choisi les siamois pour leur capacité "support", que n'ont pas les Tamouls, utile contre les montés, et surtout parce qu'ils ont le droit à quelques éléphants (jusqu'à 3 en budget 200 points ce qui fait 2 en format 100 points).
La stratégie est ensuite simple : pourrir le terrain (avec du terrain accidenté), élaborer une ligne de bataille en intercalant infanterie et éléphants, en terrain découvert (pour infliger la peur à toute une ligne de montés), et infanterie seule en terrain accidenté. Tout ce qui est lancier et archers devrait voler face à mes impétueux, et tout ce qui est monté devrait y réfléchir à deux fois avant d'engager mes éléphants, protégés des tirs par les tirailleurs. La chance ou malchance aux dés fera le reste...

- Première partie, je tombe sur du Français médiéval ou croisés (il s'agit de Thierry me semble t-il). Et je gagne l'avantage psychologique ! Il déploie, après moi, une première ligne de lanciers médiocres et d'arbalétriers médiocres en planquant ses chevaliers et cavaliers lourds derrière ! Ensuite, tout va aller très vite. Ma ligne fonce tout droit ; mon adversaire essaye d'entrouvrir sa ligne pour laisser passer ses chevaliers alors qu'il croit mes éléphants engagés mais l'effet destructeur de la charge percutante (toute ma ligne, guerriers impétueux et éléphants en bénéficie face à son infanterie), libère rapidement mes babars et fantassins. Sa ligne d'infanterie explose très vite. Victoire pour moi.
- Seconde partie : je suis opposé à Michel et ses Chinois Yuan, futur vainqueur du tournois. Nous connaissons réciproquement nos armées parce que nous nous sommes échauffés ensemble la veille, partie terminée sur une victoire pour moi. Là ce sera plus difficile : il parvient à placer une grosse plantation au centre où il place ses troupes les moins résistantes (archers et infanterie moyenne), les protégeant ainsi de mes éléphants. Et il place sa cavalerie face à un terrain accidenté où se trouve mon second bloc d'infanterie. Bref, j'ai du mal à engager au mieux mes éléphants. Un des deux parviendra en fin de partie à engager sa cavalerie lourde mais ce sera trop tard... double K.O 13 pertes pour 12 de démo pour moi et 12 pertes pour 11 de démo pour lui... match nul.
- Troisième partie : après avoir affronté deux Pallois, me voici enfin face à un de mes "associés" des Tigres de Rabastens, Philippe dit El-Francès. Sans conteste la partie la plus agréable pour deux raisons (en dehors de mes affinités avec le général ennemi...) : une armée superbement peinte et une composition intelligente. Il va juste lui manquer un peu d'expérience (et de pratique de son armée). Il s'agit en effet de Byzantins Nicéphore Khurassan miniatures. La composition est la suivante : 2 lanciers mixtes, 1 garde varangue, 3 cavalerie impact arc (dont une élite me semble t-il, 2 cavaliers légers, 2 LI arc et 2 LI javelot (de mémoire). El-Francès va, heureusement pour moi, faire 3 erreurs. La première est dans la composition "globale" de la liste: je ne parle pas des choix de troupes mais du terrain. Avec une telle composition, qui entraîne un déploiement sur deux lignes, il aurait fallu, à mon humble avis, essayer de réduire le terrain et de placer du terrain difficile (il a du léger et du lourd, j'ai du moyen). Une côte maritime ou une rivière ou un village sur un flanc m'auraient obligé de réduire mon front au niveau du sien, et des terrains difficiles lui auraient permis de placer ses javeliniers pour bloquer cette zone. Ma seconde chance vient d'une erreur de déploiement (le stress ?) : il se déploie avec pertinence sur 2 lignes : tirailleurs en première ligne infanterie lourde et cavalerie en seconde ligne. Parade efficace contre mes éléphants mais, parce qu'il y a un "mais", il fait une erreur dans le déploiement de sa ligne de tirailleurs : il place ses LH devant ses lanciers mixtes et les LI devant les Varegues et les cavaliers. Or, il aurait fallu placer ses LH devant ses cavaliers (les LC pouvant interpénétrer les montés mais pas l'infanterie) et éviter de masquer ses tireurs. Enfin, il fera lors de la partie une troisième erreur : voulant dégager sa cavalerie de devant mes éléphants, il la fait partir en colonne entre sa ligne de tirailleurs et son infanterie lourde. Pas de chance pour lui, je vais réussir un jet de dé (que je ne réussis en général jamais) : ayant décidé de charger sa ligne de tirailleurs, je réussis un 6 à mon jet de poursuite... c'est la catastrophe pour lui. Une partie de ma ligne prend sa colonne de flanc et les tirailleurs ne parviennent pas à traverser la masse constituée de sa cavalerie en colonne et de son infanterie, elle doit dégager vers l'aile que sa cavalerie a laissé vacante. Sa cavalerie lourde s'en tirera plutôt bien (une unité sur 3 sera engagée) mais c'est le bordel dans ses lignes et j'ai l'initiative. Mes bandes guerrières vont détruire ou poursuivre hors de table tous ses LI et ses LH ne pouvant refluer à travers son infanterie lourde va devoir encaisser ma ligne après avoir été affaiblis par mes tirs. En conclusion, sa ligne de tirailleurs qui aurait dû pouvoir se replier saine et sauve derrière ses unités lourdes va être entièrement détruite ce qui me donne la victoire. J'espère que Philippe va continuer à jouer cette armée, fort de l'expérience de ce tournoi, parce que lui et son armée ont du potentiel !
- Dernière partie : je suis 3 ou 4e et je me bat donc pour la 3e ou 2nd place. Jusqu'à maintenant, je n'ai pas eu à me plaindre des dés. Quelques parties (la première notamment) avec de belles séries mais globalement j'ai le droit à une bonne répartition. Ce tour-ci, je suis de nouveau opposé à un pallois : Fred et ses Chams. Intéressant ! Il a l'avantage côté éléphants (2 éléphants supérieurs alors que les miens ne le sont pas et 1 éléphant avec artillerie) mais j'ai l'avantage côté infanterie (Fantassins Impétueux vs lanciers moyens). Il a en plus de tout ça, de la cavalerie médiocre. La partie va encore se résumer à un choc frontal. Mais je vais me retrouver avec un léger avantage par rapport à lui : mes éléphants sont protégés par un rideau de LI, ce qu'il n'a pas lui. Cela va me permettre de détruire son éléphant avec artillerie. Ensuite, mes impétueux vont enfoncer ses lanciers et mon infanterie va tenir le temps nécessaires face à ses éléphants indiens. Et la partie se terminera par une victoire.

Je termine donc ce tournoi à la seconde place, à la différence de pertes. Michel termine à 344 points et moi à 332.
Belle organisation, site superbe (malgré le manque de lumière), accueil exceptionnel, des retrouvailles agréables, bref, que du bonheur ! Avec mes félicitations à l'organisation...

mardi 15 mars 2011

14 mars 1411 : Timur le lent sauve la Transoxiane


Ce 18 Dhou Al-Qi'da de l'année 813 de l'Hegire (lundi 14 mars 1411), Timur le lent, fils du grand Timur-i-lenk rassemble en catastrophe les débris de son armée pour faire face à une invasion japonaise... La Transoxiane et le Khorassan sont encore une fois menacés ! Et Timur le lent n'avait plus le droit à l'erreur... Pour une fois, il allait devoir agir rapidement !
Une semaine plus tôt, son armée avait été détruite alors qu'il tentait de défendre l'empire de son père contre une invasion du terrible condottiere bourguignon, Canis Latrans. La Transoxiane et le Khorassan formaient un morceau de choix pour tous ces peuples aussi éloignés qu'étranges.
Mais sa bonne étoile lui permit de présenter la bataille sur le terrain qu'il avait choisi...

Nous avons tenté, sur cette illustration, une reconstitution du déploiement de l'armée de Timur. Son aile droite est composée de 2 unités de valeureux archers timourides, 2 unités d'alliés afghans et 2 éléphants protégés par quelques tirailleurs.

Son centre est composé de ses solides régiments Djagataï et Khorassaniens.

Son aile gauche, point faible du dispositif, est composée de quelques levées d'archers perses, en embuscade dans une plantation, de quelques archers à cheval turcomans, de quelques hordes d'otages destinées à boucher le trou et de 2 troupeaux de bœufs, pour l'instant embusqués derrière une crête, mais qui seront enflammés pour les affoler au moment le plus propice...

L'armée de Ludo Ashikaga débouche en ce matin de l'an 813 de l'Hegire sur le champ de bataille. Son aile droite, faisant face au point faible de Timur, est composée de quelques cavaliers qui vont rapidement s'élancer en avant pour découvrir si la plantation est occupée, et de quelques unités de suivants armées de yaris, prudemment laissées en retrait. Son centre et son aile gauche sont formées de ses troupes de chocs, Samouraïs montés ou démontés, certains, parmi ces derniers, armés d'arcs. Nous n'avons malheureusement retrouvé, lors de nos recherches, aucune représentation de cette superbe armée.
Ludo Ashikaga va donc prendre l'initiative, axant son offensive sur l'aile droite timouride, malgré l'aspect terrible de ses éléphants. Son centre appuie son offensive. L'armée Samouraï arrive rapidement à portée alors que Timur décide de camper sur ses positions. Puis quelques tirs bien ajustés des japonais sur les tirailleurs protégeant les éléphants décident Timur à avancer légèrement son dispositif pour abreuver l'ennemi d'une pluie de flèches. Les Tarkhans turcs mènent leurs régiments de cavaliers d'élite à portée d'arc alors que l'aile droite fait de même. Sur l'aile gauche, les samouraïs montés ont débusqué les archers perses qui peuvent alors déclencher un tir nourri. Les turcomans se sont avancés pour harceler le centre ennemi, suivis lentement par les hordes réticentes d'otages...
Le centre et la gauche des Ashikagas se sont maintenant suffisamment avancées: Timur met le feu à ses boeufs qui s'élancent vers le centre ennemi, composé de Samouraïs lourdement armés. Une manœuvre désespérée des Samouraïs, rendue possible par la réticence des otages à s'avancer pour combattre, leur permet de détruire un des deux troupeaux, pourtant protégé des tirs par les archers à cheval turcomans. Seul un troupeau parviendra au contact, semant le trouble dans la ligne ennemie. Une unité est sérieusement ébranlée et perd une bonne partie de sa cohésion mais la ligne japonaise, quoiqu'en désordre, parviendra à détruire le troupeau. Cette action a permis à Timur de gagner un léger répit : le centre-droit ennemi est maintenant désorganisé et il lui faudra toute l'attention de ses généraux avant de pouvoir reprendre l'offensive !
Pendant ce temps, archers perses et timourides, ainsi que les cavaliers d'élites continuent leurs tirs destructeurs sur le centre-droit japonais. Les lignes ennemies vacillent, les seigneurs samouraïs tentant vainement de garder de la cohésion dans leur ligne. Ludo a trop temporisé espérant rallier ses troupes. Timur va maintenant reprendre l'initiative...
L'héritier du grand Tamerlan avait auparavant envoyé deux régiments de cavalerie à l'extrême droite de sa ligne d'infanterie et Ludo avait répondu de la même façon, envoyant deux unités de samouraïs montés parer à la menace. Les deux lignes se faisaient face mais les Timourides avaient l'avantage du nombre de tireurs. Profitant de l'inaction japonaise, il engage une manœuvre difficile : il avance toute sa ligne et parvient à dégager un éléphant sur son extrême droite, face à la cavalerie samouraï. Alors que l'éléphant parvient à résister aux tirs ennemis, les Samouraïs se lancent à l'assaut de la ligne d'infanterie timouride. Mais celle-ci va résister : archers et lanciers afghans vont héroïquement soutenir l'assaut des Samouraïs armés de terribles sabres qu'ils tiennent à deux mains, pendant que l'éléphant qui restait au milieu de la ligne de bataille va faire un trou dans la piétaille ennemie... Puis l'extrême droite timouride, éléphant et cavaliers réunis, va enfoncer la cavalerie japonaise.
Le centre ennemi avait fait l'erreur d'attendre, sous les tirs terribles des archers d'élites sur leurs montures toutes caparaçonnées. Il devenait maintenant urgent de soutenir son aile gauche qui résistait mais qui avait échoué dans ses objectifs. L'offensive générale japonaise qui suivra sera trop tardive... Face à ces cavaliers d'élite en formation irréprochable, l'attaque de guerriers Samouraïs fatigués, ayant perdu de leur cohésion, échouera. Et les Samouraïs repartiront, démoralisés, vers leur île. De terribles nouvelles vont alors leur parvenir, un Tsunami sans précédent ayant ravagé leur pays. Mais la Transoxiane et le Khorassan seront, cette fois-ci, sauvés.

C'est ma seconde partie avec mon armée timouride, qui n'est pas encore terminée : les lanciers afghans sont en fait des birmans et mes otages ne sont pas les réelles figurines, représentant de vrais otages, qu'il me reste aussi à peindre. Mais ça va viendre ! Les premiers tests contre Canis Latrans n'avaient pas été concluants, même si, contrairement à cette seconde partie, le terrain m'avait été totalement défavorable (et Canis avait su brillamment en tirer parti !). La difficulté qu'il me faut régler, dans la composition, c'est la difficulté de bien utiliser les gadgets de cette armée.
Pour les otages réticents (levées médiocres sacrifiables), c'est maintenant bon. Je les utilise aussi bien pour les Mongols que pour les Timourides et c'est un investissement vraiment rentable. Pour un 1 point de budget et ne comptant pas dans la demo, cette unité, même si elle est médiocre, a point de protection et 3 points de cohésion. C'est un rapport qualité-budget exceptionnel qui permet de "scotcher" assez longtemps un corps ennemi, le temps de manœuvrer. Je l'utilise donc comme un bouclier, qui a pour mission de me donner le temps d'agir ailleurs.
Par contre, les troupeaux affolés (assimilés à des chars à faux sacrifiables) sont beaucoup plus délicats à utiliser. Pour 3 points (donc 6 points les deux), ils ont 0 de protection et 1 point de cohésion. Il faut donc absolument les protéger des tirs pour qu'ils puissent parvenir au contact de l'ennemi. Sur les deux parties, un seul est parvenu à chaque fois au contact. Et avec une chance sur deux qu'ils réussissent leur attaque, ce n'est pas suffisant. Cette fois-ci, je les ai donc protégés par un rideau de 2 cavaliers légers turcomans qui pourront, au moment de la charge, se laisser traverser par les troupeaux (qui sont considérés comme montés). Mais les turcomans sont obligatoirement élite, pour cette liste d'armée, ce qui est cher payé pour un rideau protecteur. En contrepartie, ces archers à cheval sont efficaces et permettent d'affaiblir l'ennemi, juste avant le choc des troupeaux affolés.. un plus réel ! Ces unités restent néanmoins très difficiles à bien jouer. Par contre, avantage notable, dès qu'elles sont dévoilées, elles font apparaître des sueurs froides sur le front de votre adversaire et mobilise une bonne partie de ses neurones jusqu'à ce qu'il les ait détruites !

Bref, une armée réellement fun à jouer, et dont les gadgets sont un plus qui, en plus d'ennuyer l'adversaire, vous permettent d'utiliser à plein les autres unités timourides, dont l'élite, les cavaliers lourds arc élites qui restent des troupes très résistantes (qui craignent essentiellement les archers longs en masse, ou des unités de chevaliers bien manœuvrées).

Je n'ai pas encore parlé du tournoi de Pau, ce sera pour le prochain post !

Pour terminer, je profite de ce compte rendu pour vous faire partager ma peine provoquée par les évènements terribles qui se sont abattus sur l'admirable nation japonaise. Toutes mes pensées accompagnent les familles touchées par cette catastrophe.

mercredi 16 février 2011

L'armée Lagide (ou Achéenne) au complet... enfin, presque !

Les recrues sont presque achevées, voilà donc la ligne de bataille...