16 mai 2026

Eliel et les graines de lumière

Chapitre 1 - Naissance

Il était une fois, au cœur du Paradis, où les nuages flottaient comme des coussins de soie éternelle et où la lumière divine baignait tout d’une douceur infinie, un couple d’anges nommé Séraphiel et Lumina.

Séraphiel était un ange gardien aux cheveux d’or filé, aux yeux couleur de ciel d’été. Lumina, sa compagne, rayonnait d’une grâce paisible, ses plumes d’un blanc nacré scintillant doucement sous la lumière céleste. Ils vivaient sur un nuage tranquille, bordé de fleurs d’étoiles et de ruisseaux de lumière liquide. Depuis des siècles, ils avaient prié pour un enfant, un petit ange à chérir, à élever dans la joie du Très-Haut.

Un matin éternel, alors qu’une brise légère chantait des hymnes doux, ils entendirent un battement d’ailes puissant au-dessus d’eux. Une grande cigogne blanche, aux plumes irisées comme des arcs-en-ciel, descendit lentement en cercles gracieux. Dans son bec, elle tenait délicatement un petit paquet enveloppé de lin fin et de brume dorée.

La cigogne se posa avec une révérence infinie sur le bord de leur nuage. Elle déposa le paquet avec tendresse, inclina la tête en signe de bénédiction, et repartit sans un mot, ses ailes immenses battant silencieusement vers l’horizon lumineux.

Séraphiel et Lumina s’approchèrent, le cœur battant d’une joie si pure qu’elle faisait trembler leurs plumes. Lumina déplia délicatement le lin. À l’intérieur reposait un angelot minuscule, à la peau rosée, aux boucles douces comme des nuages d’aurore. Ses yeux s’ouvrirent : deux petites étoiles d’un bleu profond, pleines d’innocence et de curiosité.

« Un cadeau de Dieu ! » murmura Lumina, des larmes de lumière coulant sur ses joues. Elle le prit dans ses bras avec une infinie douceur. Le petit se blottit contre elle, émettant un gazouillis gracieux.

Séraphiel s’agenouilla à côté d’eux, posant une main tremblante sur la tête du nourrisson. « Nous l’appellerons Éliel, » dit-il, la voix brisée par l’émotion. « Celui que Dieu a choisi pour nous. »

La journée fut un tourbillon de bonheur. Les autres anges du voisinage vinrent féliciter le couple. Des chœurs de séraphins chantaient des berceuses harmonieuses. On offrit des plumes de joie, des gouttes de rosée étoilée, des petits nuages moelleux en guise de berceau. Éliel était curieux, tendant ses petites mains vers les étoiles qui dansaient autour de lui. Séraphiel et Lumina le regardaient avec un amour si vaste qu’il semblait remplir tout le Paradis.

Mais le soir, alors que la lumière du crépuscule peignait le ciel en teintes d’or et de rose, vint le moment du premier bain de lumière.

Lumina déshabilla tendrement l’enfant pour le plonger dans le ruisseau scintillant qui traversait leur nuage. Séraphiel tenait la serviette de brume douce.

C’est alors qu’ils virent.

Le dos d’Éliel était lisse, parfait… et complètement dépourvu d’ailes. Pas même un bourgeon, pas une plume naissante. Rien. Juste une peau douce et rose, comme celle d’un petit humain ordinaire.

Le silence tomba, lourd comme une pierre dans l’éther.

Lumina porta une main à sa bouche, ses yeux s’agrandissant d’horreur et de confusion. « Mais… il n’a pas… »

Séraphiel resta figé, le regard fixé sur ce dos nu. Ses propres ailes, grandes et puissantes, se crispèrent involontairement dans son dos. Un sentiment étrange, inconnu au Paradis, monta en lui : la honte. Une honte brûlante, acide, qui n’avait pas sa place ici.

« Comment est-ce possible ? » murmura-t-il, la voix rauque. « Tous les anges ont des ailes dès la naissance… C’est le signe de notre nature divine, de notre capacité à voler vers la gloire de Dieu. »

Lumina serra l’enfant contre elle, comme pour le protéger de leurs propres regards. Éliel, inconscient du drame, gazouilla joyeusement et attrapa une mèche des cheveux de sa mère. Mais les larmes de Lumina n’étaient plus de joie. Elles étaient mêlées de peur, d’embarras, d’un amour qui se heurtait soudain à une réalité incompréhensible.

« Tout le monde va le savoir ? » demanda-t-elle dans un souffle. « Ils vont le regarder… ils vont se poser des questions. Peut-être même douter de la bénédiction de Dieu. Un ange sans ailes… c’est comme… une étoile qui ne brille pas. »

Séraphiel s’assit lourdement sur le nuage, les épaules voûtées. Pour la première fois de son existence éternelle, il se sentait perdu. « Est-ce une épreuve ? Une punition ? Avons-nous fait quelque chose qui a déplu au Très-Haut ? » Pourtant, au fond de lui, une petite voix, timide, mais persistante, murmurait autre chose. Quand Éliel le regardait avec ses grands yeux confiants, quand il s’endormait paisiblement dans leurs bras, cet amour ne diminuait pas. Il se transformait, peut-être. Il devenait plus profond, plus terrestre, plus fragile… et donc plus précieux.

Les jours suivants furent teintés d’émoi et de secret. Ils cachèrent l’enfant sous de petites robes amples, inventèrent des excuses pour ne pas le montrer lors des grandes assemblées célestes. La honte rôdait comme une ombre sur leur nuage autrefois si lumineux. Les voisins commençaient à murmurer : pourquoi les nouveaux parents semblaient-ils si inquiets ? Pourquoi ne laissaient-ils pas Éliel voler avec les autres angelots dans les jardins d’étoiles ?

Une nuit, alors que le Paradis dormait sous un voile d’étoiles scintillantes, Lumina veillait Éliel qui dormait. Elle caressa doucement son dos lisse. Et soudain, elle comprit.

« Il n’a pas besoin d’ailes pour être notre fils, » murmura-t-elle. « Peut-être que Dieu nous l’a envoyé ainsi pour nous enseigner quelque chose que nous avions oublié… que l’amour ne dépend pas des plumes, ni de la capacité à voler haut. Peut-être que le vrai vol se fait avec le cœur. »

Séraphiel, qui l’avait entendue, s’approcha et s’agenouilla près d’eux. Il posa sa tête contre celle de Lumina, et pour la première fois depuis la découverte, il sourit vraiment.

« Tu as raison, » dit-il. « Nous allons l’aimer tout simplement. Et si tous les habitants du Paradis trouve cela étrange… eh bien, peut-être que c’est que nous devons tous apprendre à voir différemment. »

Éliel bougea dans son sommeil, un petit sourire aux lèvres, comme s’il avait compris.

Chapitre 2 - Gabriel 

Quelques semaines célestes plus tard, alors que le nuage du petit Éliel restait enveloppé d’un voile discret de brume, un visiteur imposant se présenta.

Ses ailes immenses, d’un blanc teinté d’or ancien, balayaient doucement l’air autour de lui. Sa barbe longue et argentée semblait tissée de rayons de lune, et ses yeux, profonds comme des abîmes de sagesse, portaient le poids de millénaires de messages divins. C’était Gabriel, l’archange annonciateur, le messager fidèle du Très-Haut, celui qui avait parlé à Daniel, Zacharie puis Marie. Il était vieux, non pas de fatigue, mais d’une ancienneté pleine de tendresse et d’autorité.

Séraphiel et Lumina s’inclinèrent respectueusement. Gabriel les salua d’un sourire bienveillant, puis posa son regard sur le petit Éliel, qui jouait avec une plume tombée du ciel, assis sur son petit nuage-berceau. « Je viens de la part du Père, » dit Gabriel d’une voix grave et douce, comme un tonnerre lointain enveloppé de velours. « Il est temps que vous sachiez pourquoi cet enfant vous a été confié… et pourquoi il est différent. »

Lumina serra instinctivement Éliel contre elle. Séraphiel redressa les épaules, prêt à entendre ce qui allait suivre.

Gabriel s’assit sur le bord du nuage, ses grandes ailes repliées avec élégance. Il regarda longuement le dos lisse de l’enfant, sans jugement, seulement avec une infinie compassion. « Éliel n’a pas d’ailes, » commença-t-il, « parce qu’il n’est pas destiné à rester ici, dans la lumière permanente du Paradis. Il est un messager destiné à aller sur terre, à se rendre humble, proche des hommes dans leurs fragilités.

Les humains oublient, toujours et encore. Ils ont reçu le message du Christ, l’ont entouré de dogmes, de rites, de pouvoir, de peur, de divisions. Ils ont élevé des cathédrales magnifiques, mais ont pu, parfois, oublier que le cœur du message était simple, si simple : aimer. Aimer Dieu de tout son être, et aimer son prochain comme soi-même. Rien d’autre. L’amour, rien que l’amour.

Le monde est fatigué. Les cœurs s’endurcissent par la colère, la haine, l’indifférence. Les guerres se multiplient oubliant souvent les paroles de Jésus “Aimez vos ennemis”. Les églises se vident pendant que les hommes se déchirent au nom de la “vérité”. Le Père a décidé d’envoyer un rappel vivant, un rappel qui ne viendra pas du haut des chaires, mais du bas, du milieu d’eux. »

Gabriel posa une main ridée par le temps sur la tête d’Éliel. L’enfant le regarda avec ses grands yeux bleus, sans peur.

« Éliel va grandir ici, parmi nous, le temps de se former. Il apprendra la douceur, la compassion, la patience. Il apprendra à aimer sans condition, même quand on le regardera avec pitié ou moquerie à cause de son dos nu. Il apprendra à marcher là où les autres volent. Et quand il sera prêt, il descendra sur Terre. Pas avec des trompettes. Il sera là simplement, comme n’importe quel enfant, d’une mère et d’un père humains. Il grandira parmi eux, sans ailes visibles, sans pouvoir miraculeux ostentatoire. Juste avec son cœur. Son rôle sera d’aimer.

Il sera “l’ange sans ailes” au milieu des hommes. Certains le trouveront étrange. D’autres se moqueront. Beaucoup passeront à côté sans comprendre. Mais quelques-uns, ceux dont le cœur est encore capable d’entendre, sentiront une lumière nouvelle. Et peut-être, lentement, très lentement, ce rappel redonnera de l’espoir. Pas un espoir facile, triomphant. Un espoir humble, patient, qui grandit comme une graine dans la terre sèche. »

Lumina avait les larmes aux yeux. Séraphiel demanda d’une voix serrée : « Et nous ? Nous le reverrons plus ? »

Gabriel sourit avec une tendresse infinie. « Vous serez ses premiers maîtres. Vous lui apprendrez ce que vous êtes en train d’apprendre vous-mêmes : que l’amour véritable est au-delà. Et quand viendra le moment de son départ, vous comprendrez que cet enfant vous aura transformés plus que vous ne l’aurez élevé. Et les anges du Paradis eux-mêmes apprendront aussi quelque chose à travers vous trois. »

Il se leva, ses ailes déployant une lumière douce qui enveloppa tout le nuage.

« Prenez soin de lui. Laissez-le être différent. Tous ont besoin de voir que même au Paradis, on peut aimer ce qui ne ressemble pas à ce qu’on attendait. »

Gabriel s’inclina légèrement devant le petit Éliel, qui lui répondit par un grand sourire édenté et un gazouillis joyeux.

Puis l’archange s’éleva lentement, ses ailes battant avec une grâce ancienne, et disparut dans la lumière dorée du ciel céleste.

Ce soir-là, pour la première fois depuis leur découverte, Séraphiel et Lumina ne cachèrent plus le dos d’Éliel. Ils le laissèrent jouer nu dans la lumière, libre.

Et quand les voisins anges passèrent, surpris, ils ne dirent rien. Ils regardèrent simplement cet enfant sans ailes qui riait aux éclats en essayant d’attraper des papillons de lumière. Certains froncèrent les sourcils. D’autres sourirent, touchés sans trop savoir pourquoi.

Sur leur nuage, Séraphiel prit Lumina dans ses bras et murmura : « Nous allons l’élever pour qu’il devienne ce qu’il doit être : pas un ange parfait… mais un être d’amour pur. »

Et Éliel, inconscient de la grandeur de sa mission, s’endormit paisiblement contre la poitrine de sa mère, son petit dos lisse brillant doucement sous les étoiles. La formation avait commencé.

Chapitre Trois – Les leçons silencieuses

Les années passèrent au Paradis comme un seul long matin doux. Éliel grandissait vite, mais sans éclat particulier. Il n’y eut ni miracles, ni visions grandioses. Gabriel ne revint pas. Le Très-Haut ne parla pas directement. Il n’y eut que la vie simple sur le nuage, entre Séraphiel, Lumina et leur enfant sans ailes.

La formation d’Éliel fut tout intérieure, lente et discrète, comme la croissance d’une fleur qui ignore qu’elle deviendra semence.

Chaque jour, Lumina lui apprenait d’abord à écouter. Pas à écouter les chœurs lointains des anges ou les hymnes qui traversaient le ciel, mais à écouter vraiment. Elle s’asseyait avec lui au bord du nuage et lui montrait comment entendre le vent léger qui caressait les pétales des fleurs d’étoiles, le murmure du ruisseau de lumière, le souffle imperceptible d’un papillon qui passait.

« Écoute jusqu’au silence, mon petit, » lui disait-elle doucement. « Derrière chaque bruit, il y a une présence. Apprends à l’entendre avant de parler. »

Éliel, assis bien droit sur ses petites jambes, penchait la tête, les yeux mi-clos. Il ne comprenait pas encore tout, mais quelque chose en lui s’ouvrait. Il apprenait à rester silencieux, à attendre patiemment. Cette écoute devenait peu à peu une forme de respect profond.

Séraphiel, lui, lui enseignait le respect par le geste, sans grands discours. Il prenait simplement la main de l’enfant et l’emmenait aider. Ensemble, ils redressaient les tiges courbées des fleurs qui avaient trop grandi, ils ramassaient les plumes tombées des anges qui passaient au loin pour les rendre à leurs propriétaires, ils partageaient leur nuage avec les angelots égarés qui s’étaient trop éloignés de leurs parents.

Quand un petit ange moqueur pointait parfois du doigt le dos lisse d’Éliel en riant, Séraphiel ne grondait pas. Il posait simplement une main sur l’épaule de son fils et murmurait :
  « Regarde-le dans les yeux. Vois qu’il est comme toi : il cherche à être aimé. Ton dos sans ailes ne change rien à cela. »

Éliel apprenait alors, sans colère, à sourire à celui qui se moquait. Il sentait déjà, au fond de lui, que blesser l’autre, c’était se blesser soi-même.

L’altruisme lui venait naturellement en observant Lumina agir. Quand elle voyait un ange âgé dont les ailes fatiguaient, elle allait lui porter un peu de la lumière liquide qu’ils avaient recueillie. Éliel la suivait. Il tendait ses petites mains et offrait ce qu’il avait : une fleur, un sourire, ou simplement sa présence silencieuse. Il apprenait que donner n’enlevait rien, que partager rendait le cœur plus grand.

Il n’y avait aucune magie dans ces leçons. Éliel ne volait pas, il ne lisait pas dans les pensées, il ne guérissait pas les nuages malades. Il marchait. Il tombait parfois en courant après un papillon de lumière et se relevait seul, sans plainte. Il aidait à porter les choses bien lourdes pour ses petits bras. Il attendait son tour. Il disait « merci », « s’il te plaît » avec une sincérité qui touchait même les anges les plus distraits.

Séraphiel et Lumina ne cherchaient pas à le rendre savant. Ils ne lui parlaient presque jamais de sa future mission sur Terre. Ils savaient que le savoir trop tôt aurait risqué de le charger d’un poids inutile. Ils préféraient qu’il grandisse d’abord dans l’être plutôt que dans le savoir.

Un soir, alors qu’Éliel avait déjà la taille d’un enfant de sept ou huit ans terrestres, il vint s’asseoir entre ses parents. Il posa sa tête contre l’épaule de Lumina et demanda simplement : « Pourquoi je n’ai pas d’ailes comme tout le monde ? »

Lumina caressa ses boucles douces et répondit avec tendresse : « Parce que tu apprendras à aller vers les autres autrement. Pas en descendant du ciel, mais en marchant à leurs côtés. Tes pieds toucheront la terre, et ton cœur saura ce que c’est que d’être lourd, d’être lent, d’être parfois seul. C’est peut-être cela que tu devras apporter. »

Séraphiel ajouta, la voix calme : « Et nous-mêmes, nous cheminons avec toi. Chaque fois que tu tends la main sans qu’on te le demande, chaque fois que tu écoutes sans juger, nous découvrons ce que signifie vraiment aimer. »

Éliel resta silencieux un long moment. Puis il sourit, ce sourire tranquille qui commençait déjà à ressembler à une lumière discrète.

« Alors je vais continuer à écouter, » dit-il. « Et à aider. Même sans ailes. »

Ce soir-là, pour la première fois, il s’endormit sans qu’on ait besoin de lui chanter une berceuse. Il avait simplement fermé les yeux, le cœur plein d’une paix qu’il ne savait pas encore nommer.

La formation continuait, invisible aux yeux du Paradis. Toute simple, sans enseignement particulier. Pas de savoir accumulé. Seulement un enfant qui apprenait, jour après jour, à devenir une présence d’amour : attentive, respectueuse, donnée.

Et quelque part, très loin, dans le silence éternel, le Père souriait.

Découvrez chaque jour sur sous ce lien, la suite  des premiers chapitres de ce nouveau conte…




10 novembre 2025

Dinah de Samarie

 Gaza, nouvelle Samarie ?

Peut-on trouver dans l’histoire de Samarie un chemin d’interpellation sur l’actualité récente ?

Et si la force symbolique de l’histoire était de creuser ce qui fait naître la haine, le refus de la différence et ouvre un chemin de réconciliation. 

Le théologien protestant Gottfried Hammann disait que « L’Ancien Testament n’est pas derrière nous, il est sous nos pieds. (1)» suggérant que la contemplation des violences de l’Ancien Testament doivent réveiller en nous une interpellation, car les drames du passé sont aussi notre histoire d’aujourd’hui. Percevoir l’inhumain peut-il ouvrir à l’humanité ? 

C’est peut-être le projet initié dans mon dernier roman : Dinah de Samarie, se positionner comme témoin dans une histoire fragile, celle d’une Samaritaine rejetée pour bien des raisons et devenue première apôtre du Christ… (2) 



(1) « En chemin d’unité, 2018 » 

Voir sur Facebook dans mes pages d’écriture, mes premiers extraits et 

Acces à la première édition possible en téléchargement libre et gratuit sur Kobo/Fnac de Dinah de Samarie sur Amazon à prix coutant  


15 septembre 2025

Rome, ville éternelle ? - le roman de la rentrée

 Je l’avais annoncé il y a quelques semaines.

Plus de 10 ans depuis la parution de mon dernier roman « D’une perle à l’autre », voici l’ébauche d’une nouvelle saga.

En 1974, sur la colline romaine de l’Esquilin, une rencontre improbable unit deux âmes marquées par l’Histoire. Max Simon, porteur des cicatrices d’une enfance fracturée par la Seconde Guerre mondiale et Ziya Khalil, archéologue palestinienne passionnée, s’affrontent avant de construire une complicité profonde, nourrie par des découvertes archéologiques extraordinaires qui réécrivent l’histoire de Rome.

Au fil de leurs échanges, Max, Ziya, Athanase, un prêtre melkite et Judith, la mère de Max, violoniste hantée par la perte de son mari en 1940 explorent la résilience de l’amour face aux ruines du passé, dans une Rome où chaque pierre murmure une promesse.

Au croisement de l’histoire et de sensibilités religieuses, l’espérance est-elle possible ? 

Au delà  de la nouvelle déjà présentée il y a quelques semaines sous le titre « Anna Porteuse de lumière »… voici maintenant un roman de 300 pages. 



Gratuit sur Kobo

https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/rome-ville-eternelle


À prix coutant sur  https://amzn.eu/d/3wGM74v

14 septembre 2025

57 ans de lecture et d'écriture ? 132 romans, essais ou nouvelles ?



Vous trouverez ici petit récapitulatif mis à jour de mes publications sous ma signature*
(Le numéro correspondant plus ou moins à l'ordre approximatif de publication, chez Lulu.com / Createspaces / Kindle / Amazon ou Kobo, voire Googleplay et Itunes).
Sachant que je bascule progressivement toutes mes « lectures pastorales » et la plupart de mes romans en téléchargement gratuit sur kobo (cf.lien) et  sur Fnac.com.

A - Conjugalités

2. Bonheur dans le couple, tome 1, 2004
3. Bonheur dans le couple, tome 2, 2005
30. Couple en crise, des pistes pour rebondir (2ème édition, avec le 29 en bonus)
52. A deux vers le mariage, un résumé du 2 et du 3
53. Marions-nous, Editions de l'Atelier
54. Sposiamoci! Editions Paoline (traduction italienne du n°53)
55. Nos Casamos... Editions CCS (traduction espagnole du n°53)
61. Chemins vers le mariage (collectif, Bayard, dir. S. Kerrien)
90. Aimer pour la vie, Essai de spiritualité conjugale, réédition de Bonheur dans le couple, tome 2, 2015


B - Recherches théologique et pastorale
1. Le troisième arbre, 1996
4. Pastorale du seuil, 2006
5. Retire tes sandales, une lecture de la trilogie de Balthasar, 2007
7. La voix d'un fin silence, études sur les théophanies, 2009
9. Chemins d'humanité, chemins vers Dieu (Recueil des n°2, 3, 4)
10. J'ai soif, tome 1, 2009
11. J'ai soif, tome 2
12. Chemins de prière
14. Les mains vides
15. Chemins de liberté
18. Dieu de faiblesse
19. L'amphore et le fleuve (Recueil contient les n° 5, 10 à 15, 18)
21. La danse trinitaire
22. Symphonie trinitaire, complément du 21
23. Le dernier pont, une première lecture de l'évangile de Jean
24. Cette église que je cherche à aimer
25. A genoux devant l'homme, reprise des 21 à 23
62. Chemins de miséricorde, une lecture de Luc - epub gratuit...
63. Chemins d'Église..., une lecture pastorale des Actes, septembre 2014 - epub gratuit...
64. Way of humanity, ways toward God (traduction du n°4)
48. Mort pour nous
49. La course infinie, sur Grégoire de Nysse
50. Quelle espérance pour l'homme souffrant ?, mon mémoire de licence...
51. Réflexions sur l'engagement, reprise d'une conférence à Nice
87. Évangile de Marc, version Crampon commentée, 2000-2014
88. Serviteur de l'homme, une lecture commentée des lettres de Paul - epub gratuit, 2014
91. Chemins croisés, une lecture commentée de Matthieu (lecture synoptique et transversale), 2015
92. Chemins d'Évangile, une lecture commentée des quatre évangiles (ce livre rassemble les n° 25, 62, 87 et 91), 2015
93. Où es-tu mon Dieu, Souffrance et création, un complément des travaux publiés au n° 8 et 50
96. Le chemin du désert, un itinéraire spirituel (version Kindle à prix très réduit)
97. Sur les pas de marc, une lecture commentée de l'évangile de Marc (version Kindle, petit prix)
98. La dynamique sacramentelle, une réflexion intra-synodale sur le mariage. (Version Kindle)
99. Sur les pas de Jean, une nouvelle lecture commentée de l'évangile de Jean (cf. n° 25)
108. Nouveau testament commenté, tome 3 (Les lettres attribuées à Paul
109. Humilité et miséricorde - Tome 1 : L'humilité de Dieu (qui reprend "Sur les pas de Jean")
110. Humilité et Miséricorde - Tome 2 : Décentrement et communion
111. Humilité et Miséricorde - Tome 3 : Miséricorde, un chemin en Eglise
112. Lire l'Ancien Testament, tome 1 - une lecture pastorale des livres d'Osée et de la Genèse (Os, Gn)
113. La dynamique sacramentelle - nouvelle édition (98 - largement revue et corrigée)
114. Nouvelle édition de "Le chemin du désert"
115. Dieu n'est pas violent,  lire l'Ancien Testament, tome 2 (à partir des travaux publiés en 10,11 et 19)
119.  Pédagogie divine - Chemin de lecture  pastorale (Osée, Genèse, Exode, Théophanies, Év. Marc)
120. Le Rideau déchiré 
121. Dieu dépouillé 
122. Danse avec ton Dieu (cf. plus bas)
124 et 125. Danse avec ton Dieu, tome 2 et 3
127 Christ est lumière (122, 124 à 126)

C - Romans et nouvelles
6. Le cheval d'écume, première nouvelle, 2008
8. Les enfants de l'Avre, roman historique, 2009
13. Les amants de l'Avre, nouvelle
16. La perle, nouvelle
17. Simon le Vieux, complément précédant le n°8
20. Le collier de Blanche (Recueil contient les n°2, 3, 4, 60)
26. Le vieil homme et la perle, tome 1, une pastorale des divorcés remariés
27. Le vieil homme et la perle, tome 2
28. Le désir brisé, le vieil homme et la perle, tome 4
29. Au coeur du silence, nouvelle.
31. La barque de Solwenn, tome 1 - Variation romanesque du n°50
32. Maria la Rousse, tome 2
33. La souffrance d'Elena, tome 3
34. La Marie-Jeanne, tome 4
35. Magda la douce, tome 5
36. Renaissance, tome 5
37. Le chant du large (Recueil des n°31 à 36)
45. La Mulotière
56. Les deux fils
57. Au coeur de la vallée (Recueil : n°13 et 56)
60. Les enfants de Lanville
65. Papillons de feu, recueil des n°20, 45 et 57...
89. La dernière valse, nouvelle, epub gratuit sous Kobo/Fnac
94. Le pont des planches, nouvelle
95. Les tisseuses de l'Avre, nouvelle
101. La caresse de l'ange, roman
103. La danse des anges, roman et bonus (101 + 93)
104. D'une perle à l'autre, roman fleuve en 2 tomes (dont 94, 6, 26, 16) puis  (28, 101, 103)
107. Histoires en vallée d'Avre (recueil dont 8, 17, 20, 95)
117. Le mendiant et la brise - Dialogue avec Yasmina, essai de dialogue interreligieux (Variation sur la perle - n.16)
Intégré dans le n. 104
129. Anna, porteuse de lumière 
131. Dinah de Samarie apocryphe du XXIe siècle 
132. Yann le Marin - nouvelle 




D - Contes pour enfants
38. Léo l'écureuil, premier conte pour enfant
39. Jeannot du Bec, 2ème conte "pastoral"
40. Samuel, le lièvre dans la vallée, septembre 2014
116. Silo le berger, un conte de Palestine, décembre 2017

E - Thrillers à contenu progressivement théologique
41. La danse de l'espionne
42. La danse tragique (suite du 41)
43. Le choix de Léa (suite du 42)
44. La danse fragile (41 et 42)
58. Fragilités, suite du n°43
59. Léa (Recueil : n° 43 et 58) - Variation romanesque du n°53
Sous un autre nom de plume : 66 à 86, 100, 102, 105, 106, 118, 128.*

* Il est de notoriété publique que j'ai une bonne vingtaine "d'enfants" illégitimes, parus sous nom d'emprunt car trop différents de la série présentée ici :-)


Si vous n'avez pas toute la collection, n'hésitez pas à demander des e-pubs...

Précisions sur la mise à jour de mai 2017 :
La trilogie des "Lectures pastorales" est devenu une longue saga qui compte maintenant :
1- A genoux devant l'homme, (Jean) 2012 - troisième édition en 2020.
2- Chemins de miséricorde, (Luc) 2013
3 - Chemins d'Eglise (actes des apôtres)

4 - Serviteur de l'homme, kénose et diaconie (lettres de Paul) 2014
5 - Sur les pas de Marc, 2015
6 - Sur les pas de Jean, 2015
7 - Chemins croisés (Matthieu), 2015
8 - Chemins d’Évangile (Les 4), 2015
9 - Le chemin du désert (de Gn et Ex à Mat 4 et Jn 21)
10 - Nouveau testament commenté, tome 3 (autres lettres)
Elle intègre dans la même collection la trilogie "Humilité et miséricorde", 2016
11. L'humilité de Dieu, tome 1
12. Décentrement et communion, tome 2
13. Miséricorde, un chemin en Église, tome 3
14 - Lire l'Ancien Testament, tome 1 - une lecture pastorale des livres d'Osée et de la Genèse, 2016
15 - Dieu n'est pas violent,  lire l'Ancien Testament, tome 2 (à partir des travaux publiés en 10,11 et 19)
16 - Chemins de prière, nouvelle édition - lire l'Ancien Testament, tome 3 (les psaumes)
17 - Pédagogie divine - Chemin de lecture  pastorale (une version synthétique des tomes 14, 15 et une relecture du n°5).
18. Le rideau déchiré - nouvelle édition revue de Sur les pas de Marc (extrait du tome 17)
19. Dieu dépouillé sur kobo (cf.lien) qui reprend en un volume gratuit, les numéros 14, 15, 17, 18, 2 et 5
20. Danse avec ton Dieu qui reprend la plupart des billets publiés ici de mai 2020 à juin 2022
21. En route vers la Galilée - un résumé des deux premiers tomes de ma grande trilogie (cf. 19)
22. J’ai joué de la flûte, Danse avec ton Dieu, tome 2
23. Voulez vous danser, tome 3
24. Lumière du Christ, tome 4, La résurrection selon saint Jean.




En lisant les tomes 17, 8, 3, 4, 10, 11, 12, 13, 9, 15, 16 vous avez aussi plus ou moins l’intégrale.
Mais l’orde est volontairement non imposé...
Vous pouvez aussi commencer par le 5, le 9, le 14 ou le 18 et voir ensuite...
Chacun de ces tomes est disponible gratuitement sur kobo (cf.lien) et  sur Fnac.com  ou à petit prix sur Kindle. Les versions brochées sont vendues à prix coutant ou presque (actuellement surtout disponibles pour une raison qui échappe à l’auteur sur le site anglais et non français d’Amazon).









15 août 2025

Anna - Porteuse de lumière

 Anna - Porteuse de lumière - Rome 2125 Vient de paraître, gratuit / Kobo

Dans un monde ravagé par les catastrophes climatiques, où Rome a sombré sous les eaux et les terres gelées ont disparu, une lueur d’espoir naît sur une île isolée, dominée par une montagne imposante, bordée de criques escarpées et d’une longue plage de sable fin. Sous la lumière iridescente des oiseaux et les rayons d’un soleil couchant, Anna, une jeune femme marquée par les drames de son passé, mais guidée par une foi inébranlable, mène une communauté de survivants vers un renouveau spirituel et matériel. Avec son mari Carlo, elle transforme cette île en un refuge où l’amour du Christ triomphe des épreuves : sécheresses dévastatrices, tempêtes violentes, famines cruelles et hivers rigoureux. De l’arrivée des étrangers nordiques, comme Silas, Astrid et Bjorg, à la reconstruction de maisons de pierre et à la constitution de réserves grâce à une pêche revitalisée, la communauté s’unifie face à la violence du monde. 

Anna, inspirée par l’exemple de Marie Madeleine, enseigne à ses compagnons – dont le curieux Gabriel – à répondre à la souffrance par la solidarité et la prière. Entre les tombes de Matteo et de Sœur Clara, qui rappellent les drames, et la maison ouverte de Carlo et d’Anna, un havre d’hospitalité, l’île devient un phare d’espérance. Ce récit poignant explore la résilience humaine, la force de la foi et la promesse d’un renouveau, où chaque pierre taillée et chaque poisson séché témoigne de la lumière éternelle du Christ. 

La première édition de ce livre dont je vous ait partagé les premiers extraits est maintenant disponible gratuitement sous ce lien sur Kobo (ou en pdf sur demande)

Conte théologique, il explore « l’utopie » d’une vie évangélique et des rites plus accessibles quand tout est remis à zéro…





Preneur de vos remarques et commentaires avant l’édition papier (à prix coutant) en septembre…

12 août 2025

Christ et lumière - le recueil

 Christ et lumière » https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/christ-est-lumiere

Le recueil en un tome numérique qui rassemble toutes mes publications spirituelles depuis 7 ans.

Plutôt éditée pour mon usage personnel car une recherche textuelle permet de retrouver des réflexions personnelles et leur évolution :) 

Mais journal d’un diacre de campagne libre d’accès 

27 mai 2025

Fils de Dieu ? - L15


En route vers l’ascension et la Pentecôte 

Le baptême de Jésus, chez Luc, peut conduire à plusieurs considérations, qu’il faut analyser l’une après l’autre. 

« 03,21 Il advint, tandis que le peuple tout-entier a été baptisé, alors que Jésus a été baptisé et prie, que fut ouvert le ciel 03,22 et que descendit le souffle, le saint, à aspect corporel comme une colombe sur lui, et’qu'une voix issue du ciel advint : « Toi tu es mon fils, le bien-aimé, en toi j'ai bien discerné*. »

La première question soulevée par Aletti(1), porte sur la dénomination de « Fils de Dieu ». Était-il fils avant que Dieu le confirme par cette affirmation en forme de théophanie le jour de son baptême ? 

Visiblement plusieurs manuscrits laissent ouvrir ce doute. Et certains théologiens modernes reposent la question, en interpellant le mystère même de la véritable nature humaine du Christ. S’il est vrai homme, quand devient-il Dieu ? 

C’est peut-être au sein de notre foi dans le Fils unique qu’il faut trouver la réponse, pour rejoindre ce qu’affirme le credo.

Luc, déjà, dans les chapitres un à trois donne des traces de cette filiation, et sa généalogie, précise Aletti lui donne une double origine - divine car fils d’Adam et très humaine à la fois, quand les autres synoptiques, de leur côté, apportent d’autres interprétations. 

Laissons les exégètes statuer sur la réalité historique et posons-nous peut-être la question qui compte : quand devenons-nous fils ?

Que faisons-nous du don originel, de ce souffle donné par Dieu à l’origine qui nous lie à Dieu et que l’on ravive dans le baptême avant qu’il devienne lumière par un « feu » venu d’en haut ?

Comment le Christ, par son incarnation, est-il médiateur de cette transformation à laquelle nous nous préparons à la Pentecôte ?

En quoi l’ascension soulève notre regard ? 

La réponse est peut-être dans notre capacité à se laisser justement renouveler et transformer par l’Esprit, à entrer dans une dynamique filiale, celle dont rêve Dieu.  


En lien avec ce à quoi nous appelle Léon XIV relisons ce commentaire de saint Cyrille d’Alexandrie sur  le mystère de l'unité.

« Nous bénéficions d'une union même corporelle avec le Christ, nous qui participons à sa chair sacrée. Saint Paul en témoigne lorsqu'il dit à propos du mystère de la piété : « Ce mystère, Dieu ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints apôtres et à ses prophètes. Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse dans le Christ ».

Si nous formons tous entre nous un même corps dans le Christ, et non pas seulement entre nous, mais avec lui, puisque évidemment il est en nous par sa propre chair, comment donc notre unité entre nous et dans le Christ n'est-elle pas déjà visible ? Car le Christ est le lien de l'unité, étant en lui-même Dieu et homme.

Quant à l'unité dans l'Esprit, nous suivrons le même chemin et nous dirons encore qu'ayant tous reçu un seul et même Esprit, je veux dire l'Esprit Saint, nous sommes en quelque sorte mêlés intimement les uns avec les autres et avec Dieu. En effet, bien que nous soyons une multitude d'individus, et que le Christ fasse demeurer en chacun de nous l'Esprit de son Père qui est le sien, il n'y a cependant qu'un seul Esprit indivisible, qui rassemble en lui-même des esprits distincts les uns des autres du fait de leur existence individuelle, et qui les fait apparaître pour ainsi dire comme ayant tous une seule existence en lui.

De même que la vertu de la chair sacrée fait un seul corps de tous ceux en qui elle est venue, de la même manière, à mon avis, l'Esprit de Dieu un et indivisible qui nous habite nous conduit tous à l'unité spirituelle. C'est pourquoi saint Paul nous exhortait ainsi : Supportez-vous les uns les autres avec amour ; rassemblés dans la paix, ayez à cœur de garder l'unité dans un même Esprit, comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance. Il n'y a qu'un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, parmi tous, et en tous. Si l'unique Esprit habite en nous, le Dieu unique, Père de tous, sera en nous, et il conduira par son Fils à l'union mutuelle et à l'union avec lui tout ce qui participe de l'Esprit.

Que nous soyons unis au Saint-Esprit par une participation, cela aussi est visible, et voici comment. Si nous abandonnons une vie purement naturelle pour obéir une bonne fois aux lois de l'Esprit, ne sera-t-il pas évident pour tous qu'après avoir pour ainsi dire renoncé à notre vie propre, et réalisé l'union avec l'Esprit, nous avons obtenu une condition céleste, si bien que nous avons comme changé de nature ? Nous ne sommes plus seulement des hommes, mais en outre nous sommes des fils de Dieu, des hommes célestes, puisque nous sommes devenus participants de la nature divine.

Tous, nous sommes donc un seul être dans le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Un seul être, dis-je, dans une identité d'état, ~ un seul être dans un progrès conforme à la piété, par notre communion à la chair sacrée du Christ, par notre communion à l'unique Esprit Saint »(2).


Du baptême à la Pentecôte se joue une même dynamique qui dépasse l’historicité et la symbolique donnée par Luc à l’ascension. Il s’agit de notre attachement au « corps », à notre vie « en Christ »


* traduction Eric Regent originale annotée : https://evangiles-traduction-colle-au-grec-er.com

(1) Jean-Noël Aletti, L’Évangile selon saint Luc, Commentaire, Lessius, Bruxelles, 2022 p. 113

(2) Source : #Office_des_lectures d’aujourd’hui

Pour aller plus loin : voir mes travaux plus bas, mon dernier livre « Christ et lumière » https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/christ-est-lumiere? et sur mon mur, la nouvelle web-série sur Luc dont c’est le 15eme billet.


15 avril 2025

3eme édition de « Lumière du Christ, la résurrection selon saint Jean… »

 Lumière pour tous ?

Il est presque étonnant que Jean évoque peu les 12, sauf à un passage considéré comme tardif (Jn 6, 67) puis 20,24.

L’enjeu n’est plus là. Christ est lumière, une lumière accessible par un acte de foi, d’ouverture intérieure au souffle qui éclaire l’âme.

Il ne s’agit plus d’un épisode réservé à des personnes distinguées par Jésus lors de l’épisode de la Transfiguration chez les synoptiques,  mais de la révélation ouverte à TOUS les chercheurs de Dieu (cf. Jn 1,7).

Au terme de la lecture de Jean, nous  pouvons conclure que le Jésus décrit par Jean n’est plus le guérisseur de Galilée qui convertit par des miracles ordinaires. Jean nous livre une série de « signes » qui préparent à « l’heure », celle du vin nouveau (Jn 2), de l’élévation (Jn 3), de la source vive(Jn 4) et du relèvement (Jn 5) jusqu’à la vision bienheureuse (Jn 9).

Le repas décrit en Jn 6 présente l’eucharistie comme un sommet, mais Jn 6,61 ouvre plus largement au travail de l’Esprit, alors que Jn 13 dépasse le risque rituel, par celui d’un agir. Au terme du voyage, que voyons nous ? 

L’enjeu pour Jean n’est pas les rites, mais bien une intimité particulière qui nous aide à rejoindre le Père et entrer dans cette danse évoquée dès le prologue, cette transformation intérieure et lumineuse qui jaillit d’une rencontre, d’une soif partagée et devient une amitié (Jn 15,15) aidée par le don du corps, mais aussi du souffle, qui nous invite à marcher à la suite de celui qui est porte, berger, sauveur…

Ce texte pourrait servir de conclusion au livre que je viens de publier en version beta.

Quatrième tome de ma série, danse avec ton Dieu et 24eme lecture pastorale il reprend et commente la traduction de l’Evangile selon saint Jean d’Eric Régent, au plus près du grec et analyse ce texte métaphorique sous un angle nouveau.

Après ma sixième édition de « À genoux devant l’homme » qui étudiait Jean sous l’angle de l’humilité, je reprends à zéro mon travail pour étudier ce que Jean nous dit de la résurrection. A suivre. 

Je viens de mettre en ligne en avril 2025 une 3eme édition (encore en « affinage ») de 309 pages  disponible ici :

- en version numérique gratuite sur Kobo/ Fnac.com 

- au format papier au prix coûtant  de 9,5 euros TTC sur Amazon