Thursday, September 22, 2011

Dernière soirée Momo - Last Momo night

Non, non, lorsque je parle de Momo je ne parle pas d'un ami qui s'appèlerait Mohammed, mais bien du plat national tibétain, ces sortes de Raviolis cuits à la vapeur qui peuvent être végétariens ou à la viande, ou même au fromage. Le mercredi soir, il y a une tradition de repas Momo à IBA, et ce fut donc mon dernier puisque je quitte le Népal dans deux jours. Admirez les Momos:


Yes, that was my last Momo night. You don't know what Momos are? Ignorant people are so tiring... Momo is the national Tibetan dish: some kind of steamed Chinese dumpling, vegetarian, or with cheese, or with meat. It's a tradition to have Momo night on Wednesdays, and I never missed it, because it's so good (they innovated here by creating a sauce with tomatoes and herbs, and... peanut-butter. As some of you know, I am really not a fan of peanut butter, but this turned out to be extremely tasty!). Since I am leaving in 2 days, this was my last Momo night. Here a sample:




Le bilan de cette année est extrêmement positif: j'ai pratiquement accompli tous les buts que je m'étais fixés. J'ai pu traduire deux chapitres supplémentaire du Trésor de la Logique de Sakya Paṇḍita et révisé un chapitre entier avec un Khenpo. J'ai travaillé ma thèse en comprenant enfin avec plus de précision la structure d'ensemble de l'ouvrage (l'Abhisamayālaṃkāra, ou Ornement des Réalisations) et grâce aux multiples commentaires indiens et tibétains lus avec mon professeur, j'ai pu observer clairement les différences d'interprétations au sein d'une même école. Je suis donc maintenant bien positionné pour rédiger deux ou trois chapitres pour lesquels j'ai accumulé beaucoup de données. J'ai lu d'autres choses sur le côté, progressé encore en tibétain parlé (et même en népali!), donc pour une fois, je peux être content de mon travail.

La clé en a été bien évidemment l'aide si précieuse que j'ai recue de mon professeur, le Vénérable Khenrab Woeser, si patient, si précis (parfois, je reformulais son explication pour être sûr de bien comprendre, et si je m'exprimais mal et conservais une once d'imprécision, il disait simplement que c'était faux - le plus parfait exemple du philosophe à qui on ne la raconte pas), si généreux. Quelle chance de trouver des gens comme cela sur le chemin! L'autre facteur essentiel est sans doute la vie très rythmée que l'on adopte ici avec ses périodes de travail et ses coupures fréquentes. Je vais sans doute m'en inspirer à mon retour.

Comme d'habitude, je pars avec un mélange de tristesse et de bonheur: tristesse de quitter ces lieux avec ses paysages fascinants et ses hommes et femmes si attachants, mais aussi joie de retourner à la maison (de pouvoir cuisiner à nouveau et boire du vin!) chargé de ces enseignements, et de ses souvenirs qui, j'espère, me porteront jusqu'à mon prochain séjour. Car bien entendu, il y aura une prochaine fois.

Ici quelques essais de photos du ciel qui hier soir jouait avec les nuages et la lumière. Comment partir avec de tels spectacles?

It's time for an assessment of my stay in IBA. This year, it has been extremely positive. I have finished translating three chapters of the Treasury of Logic of Sakya Pandita, the project I have with IBA, including checking the first chapter with a Khenpo. For my dissertation, I have worked through many Indian and Tibetan authors and have managed to finally ground my understanding of the structure of the Abhisamayālaṃkāra, the Ornament of Realizations, and I was able to observe the differences of interpretation between authors of the same tradition. This will prove to be extremely useful and interesting to report in my dissertation, and I expect to become rich and famous through it (well, maybe... what am I writing about again? Oh yes, something that is going to be read by 2 people in the world). I improved in Tibetan (and even in Nepali!), read some other things on the side. In brief, for once, I can be satisfy with my work.

The key of this success has been obviously the people who have helped me, and especially my teacher, the Venerable Khenrab Woeser, whose patience, sense of precision, sweetness, and generosity has very little equivalent. How fortunate I have been to meet such people on the way! The other factor has been the extremely structured articulation of the day here, which helped me to concentrate and work efficiently. I will replicate this at home as I can, and I think this will be greatly helpful.

As always, I am both sad and happy to leave: I am sad to leave this lovely country, these attaching people, but I am happy to come back home (and cook! and have wine and cocktails!), but happy also to come back loaded with those precious teachings, emotions, understanding (yes, loaded with understanding). Thanks to those, I feel I can be the bridge I aim to be. May they carry me until the next time! Because of course, there will be a next time.

Yesterday, the sky was playing with the clouds and the light. Here are some attempts, that reproduce so poorly the magic of that moment:






Monday, September 19, 2011

What the fudge!?!? Singulière journée



Quel jour étrange que la journée d'hier! Vous avez peut-être entendu qu'un tremblement de terre d'une intensité significative s'est produit dans le nord de l'Inde, touchant le Népal et même le Tibet. 12 personnes seraient mortes. Ce fut donc le premier tremblement de terre de ma vie. Je ne dis pas que c'est la première fois que j'en ressens un, car en fait je n'ai rien senti du tout. J'étais à ce moment-là dans un quartier bondé de Kathmandu, là où les gens viennent chercher les bus pour rentrer chez eux. La nuit commencait à tomber et je tâchais de trouver rapidement mon bus. Mais il y avait foule comme je n'avais jamais vu, et la pluie commenca à tomber en même temps que les éclairs et le tonnerre firent leur apparition. Puis tout à coup, les gens commencèrent à crier, les vendeurs de rue à remballer leur marchandise, et les gens à courir de dans tous les sens. Je dois dire qu'expérimenter la panique au milieu d'une foule népalaise n'est pas la chose la plus plaisante au monde. Je crus que le feu s'était déclaré quelque part (ils regardaient tous un immeuble), ou que la foudre avait frappé un immeuble. Bref, cela rendit la situation totalement chaotique, et je dus patienter une heure et demie sous une pluie intermittente avant de trouver finalement un bus. C'est seulement à mon retour à IBA que les moines me demandèrent si j'avais eu peur durant le tremblement de terre, et que fièrement je pus leur dire que non. Je ne l'avais tout simplement pas ressenti.

Mais la journée avait été plutôt riche jusque-là. J'avais rencontré le matin un Lama tibétain que je voulais rencontrer depuis quelque temps, puis je m'étais rendu au monastère de Trulshik Rinpoche, décédé il y a 2 semaines, pour lui rendre un dernier hommage. Au sortir de son monastère, un arc-en-ciel dansait au-dessus d'un autre monastère. C'est généralement interprété comme un bon signe par les Tibétains... puis il y eut le tremblement de terre. Quelques photos de la journée (la dernière laisse à peine voir l'arc-en-ciel):


Yes, yesterday was something. So you may have heard that a significant earthquake happened in North India yesterday, shaking the earth up to Nepal and Tibet. Apparently it killed 12 people. That was the first earthquake of my life. I am saying it was, and not "I experienced", because in fact I did not feel anything. It was very strange because I was right in the middle of the busiest street where a lot of people get their buses to go back home, and it started raining with lightning and thunder. All of a sudden, the people waiting, the vendors on the street started to flee and shout, and I thought it was due to the lightning, that it had stricken something close - they all seemed to look at the big building behind me. I even thought some fire had started. The situation went chaotic, and I waited in the rain for 1:30 before finally finding a bus (even cabs were just assaulted). It is only when I was back at IBA that the monks asked me how I felt after the earthquake, and I told them I felt nothing because I did not feel it - but the reaction of the crowd became finally clear to me.

It was a strange day because that same day I had the good fortune to meet a Tibetan master I wanted to meet for some time, and then I went to pay my respects to the body of a Lama who recently passed away. He was very important, the head of one of the four Tibetan schools, and I had met him years ago in Paris. As I left his monastery, a rainbow was nicely floating above another monastery - a very good sign for Tibetans. And then the earthquake happened...

Here some photos of the monastery where many rituals are executed for the deceased (in the last photo, you can see the very faint rainbow):



Trulshik Rinpoche's residence, with a legion of monks chanting in front:

La maison de Trulshik Rinpoche où une pléthore de moines psalmodient les rituels:



And then, to lighten up the atmosphere a little bit, just a photo dedicated especially to Tinesh (like the title of the post, my favorite Tina's phrase):

Une dédicace à Tinesh:

Thursday, September 15, 2011

We made it! Well only half way... De haut en bas



So we left you when we were at the peak of our journey. Now we had to get back. That night in Tengboche, we stayed at a guest house facing the monastery that night:

Nous vous avions laissés en suspens tout en haut de notre aventure. Il nous fallait maintenant redescendre. Après une bonne nuit de sommeil dans une petite chambre toute simple qui donnait directement sur le monastère:



We had a good night sleep and were in good spirits but it was to be expected since there were Gods all around looking after us that night. Some photos from within the monastery:

On avait bien dormi, comme on pouvait s'y attendre vu les voisins qui étaient les nôtres cette nuit-là:



That night was the coldest we went through so we paid the extra rupees for a hot shower the night before and in the morning we just quickly cleaned up at the sink. Well, their version of the sink:

nous commençâmes fraîchement... Tengpoche n'est pas Kathmandu et il devait faire ce matin-là quelque chose comme 5-10 degrés. Nous avions payé les 300 rupies supplémentaires pour prendre une douche chaude la veille, mais cette fois-ci, il fallut rapidement se débarbouiller à l'évier... enfin, "l'évier":



As were were hiking down, the landscapes never ceased to marvel us:

Au fur et à mesure que nous revenions sur nos pas, les paysages se dévoilaient à nous d'une manière nouvelle, car le jour précédents, ils nous étaient cachés par le brouillard et les nuages:










As we continued down, the air was getting easier to breath and our pace better and better. We felt stronger like we could move mountains, and some took the expression literally:

À mesure que nous redescendions, la respiration se fit plus aisée et nos pas plus assurés. Nous pouvions maintenant déplacer les montagnes, et certains prirent l'expression au pied de la lettre:

Throughout our hike up and down there were countless religious monuments scattered through the trail. Most of these included stone tablets inscribed with religious text/mantras and prayer wheels. These prayer wheels contained long rolled up pieces of paper with good blessings written on them. So when rotated, the good fortune would come to that person. Some photos of those monuments through the trek:

Tout au long de notre chemin, les signes et monuments religieux se comptaient littéralement par milliers. Ils y en avaient de différentes sortes: les blocs de pierres sculptés avec des mantras (des formules sanskrites qui, répétées des milliers et milliers de fois, sont censées "protéger" l'esprit), des moulins à prières (de différentes tailles, certains à tourner vous-mêmes, certains actionnés par les ruisseaux), des stupas, etc. Nous ne manquâmes pas de tourner autour d'eux par la gauche (dans le sens des aiguilles d'une montre) et de les faire tourner à chaque fois que c'était possible:








We also passed by this area that was hit by a landslide only a few weeks before we got there. As we carefully crossed the wreckage, we hoped that no one was hurt, however we knew that rebuilding was going to take a lot of time and effort since any material needed was to be carried on a porter's back. See a photo of the landslide and a porter caring an LG fridge on his back:

Nous passâmes plusieurs endroits où il y avait manifestement eu des glissements de terrain, dont le plus terrible sans doute fut cette maison entièrement emportée. Le panneau n'indiquait pas s'il y avait eu des blessés ou pire, mais cela nous rappelait que tout ces paysages n'étaient pas seulement des spectacles pour l'oeil du touriste, mais aussi des lieux de vie et de mort, où les hommes portent sur leur dos des frigos et des vivres sur des kilomètres:




As we trekked in the rain for the whole day we finally arrived in Lukla. We were lucky since as soon as we were inside a guest house it started to rain quite a bit that the locals were surprised. That night we learned how to play snookers at a pool hall and drank Chang, a home-made local beer that taste buds weren't very happy with but it was strong and part of the experience.

Lukla is a mid-size town adjacent to the airport, so their shops catered to the trekkers passing through (an average of 2,000 foreigners go on this trek in September only and it jumps to 9,000 in October after the monsoon season ends). Here are some funny photos of the shops at Lukla:

La dernière partie du voyage fut le seul moment où nos projets furent compromis. D'abord il nous fallut terminer la randonnée par 2h de marche sous la pluie. Trempés jusqu'aux os, nous changeâmes de vêtements et allèrent chercher ce que depuis des années je voulais essayer: le chang. Il s'agit d'un alcool tibétain à base de riz ou d'orge. Et bien je peux maintenant vous dire que c'est la dernière fois que j'en bois. Vive le vin! La soirée fut brève car nous étions fatigués, mais nous avons quand même appris à jouer au snooker (le billiard anglais). Oui, ces endroits perdus ne sont pas si perdus que ca, et on trouve toutes sortes de lieux pour faire la fête ou se relaxer, depuis un bar reggae jusqu'au café Starbucks qui décidément est vraiment partout:



Yes, corporation reaches the Himalayas... Still, best hot chocolate of the trek:



On our last leg back from Monjo to Lukla, we had acquired a new trekking buddy, Tommy. He didn't talk much but kept us company even as we fell behind or passed him up. He even found us through multiple tea breaks and even met up with us after staying the night somewhere. After not seeing him for a couple of hours, we found him waiting for us at the main entrance of the airport. It seemed like he wanted to make sure we returned safely:

La dernière journée, nous trouvâmes un nouveau compagnon, ou plutôt il nous trouva. Un chien, qu'Amit bapitsa Tommy, nous suiva sur des kilomètres, parfois nous laissant puis nous retrouvant ici sur un pont, là dans un "tea shop". Le plus curieux, c'est qu'alors que nous ne l'avions pas vu de toute la soirée, il apparut le lendemain matin comme pour nous dire au revoir à l'aéroport. Et non, nous ne l'avons pas mis dans la valise, même si nous fûmes tristes de le quitter:


Unfortunately, we had no idea the skies were not in our favor since that morning the fog came and didn't want to leave. The airport closed in the early morning indicated that no planes were flying in or out of Lukla the whole day. According to some locals, they have seen fog like this stay for days:

Enfin, le quitter... pas exactement. En effet en nous levant ce matin-là, nous n'avions aucune idée que le ciel allait ressembler à ca:



So, we did what anyone else would do stranded in the Himalayas....drank Mt. Everest Whiskey and enjoyed the night with new friends! Through multiple language translations, we played cards with two Spainards and a Brit and luckily managed to fly out on the first flight the next morning since the skies started to clear up.

Bref, étant donné la petite piste d'atterrissage, aucun avion ne put arriver ou repartir ce jour-là et nous restâmes bloqués pendant un jour. Prenant notre mal en patience et nous retrouvant avec un petit groupe comprenant des Espagnols et une jeune anglaise hilarante, nous avons fait la fête (merci au Whisky "Mount Everest"), et finalement pûment retourner à Kathmandu le lendemain. Nous laissâmes derrière nous les ciels changeants des hauteurs pour retrouver le bruit et la pollution de la capitale...



Tuesday, September 13, 2011

Up Up and Away! De bas en haut

We came back safely from the trek, and here is the narrative of the first part. So landing at the Lukla airport was an adventure in itself! With the History Channel naming it the "most extreme" airport in the world, we were glad when we arrived safetly and started our trek as soon as we got off. Photo of the unique uphill runway and inside the plane:

Nous sommes donc revenus de notre randonnée dans l'Himalaya, et voici le récit circonstancié de nos aventures... L'arrivée à Lukla fut en elle-même un événement: baptisée la piste d'atterrissage la plus dangereuse au monde, l'avion émerge des nuages et a quelques instants pour se positionner devant la piste qui est dans une montée (et donc ralentit l'avion qui attérit - ou aide l'avion à accélérer quand il part). La preuve:




The first day's hike wasn't that bad since we were still in amazement of the scenic views and relaxing atmosphere. Here are some examples of the charming landscape:

Le premier jour fut assez agréable. Les montées étaient contrebalancées par des descentes, donc cela ne demanda pas trop d'effort. Quelques exemples des paysages magiques de ces hautes vallées (2800-3000m) où la vie semble si simple pour l'oeil étranger:









At regular intervals, PJ was harassing me to stop for tea:


Bien évidemment, il fallait récompenser l'effort avec le réconfort du thé:




The typical late afternoon rain prevented us from continuing further so we stayed at a guest house in Benkar, which is one of many along the path. Photo of a typical guest house:


L'après-midi après 2-3h la pluie faisait son apparition, et cela nous empêcha d'aller plus loin, donc nous nous arrêtâmes dans la charmante auberge du village de Benkar:




After playing card games with some other trekkers (one French guy and two Kazagh girls), we went to sleep since it was very late (9 pm...yeah we are crazy). The hardest part of the trek was the last leg to Namche Bazaar since it was a continuous incline of 600 meters which took us about 4 hours to complete with quite a few stops since breathing was noticibly getting harder. Photo of me "resting":


Le deuxième jour fut le plus difficile avec une ascension de près de 600m. Il fallait faire attention au mal des montagnes et ne pas aller trop vite, mais le chemin devint si abrupt qu'il n'y avait guère de risque que nous tentions de battre le record du 100m!




The entrance into the hidden-holy land of Khumbu:

L'entrée dans le "pays caché" de Khumbu:


Those guys (porters) were doing the same journey as us, except with many more kilos on their backs!

Les porteurs faisaient le même chemin que nous, sauf qu'ils avaient beaucoup plus de kilos sur le dos! On se croyait encore dans Tintin au Tibet...


We crossed a handful of steel suspension bridges over the Dudh Kosi River. Some of these were quite high and we had to be careful we were not on the bridge the same time as the cows and porters.

On traversa plusieurs ponts d'acier suspendus (les ponts en bois furent détruits par des innondations il y a 10-20 ans):





After staying the night at Namche to acclimate to the altitude, we wandered around the town and ate some Apfelstrudel at the Everest Bakery. Every store in town catered to trekkers since they were almost all of their business (on average 3,000 trekkers come through here in Sept and it jumps to about 9,000 in October).

On arriva finalement au village de Namche Bazaar, une sorte de village pour touristes cinglés qui veulent se faire souffrir en allant se promener autour des neiges éternelles. Je n'oublierai jamais les patisseries là-bas, surtout allemandes (décidément, ils sont partout). Déguster un Apfelstrudel et une part d'Apple Pie à 3400m au milieu de l'Himalaya, ce n'est pas rien!







The last leg of the hike was to Tengboche a monastary at 3,800 m / 12,500 ft! After going through some switchbacks through the forest and mist, we finally arrived and were ehilirated that we finally reached the peak of our trip. We dropped off our things at another guest house and headed to the monastary where we sat through a unique ceremony since one of the lamas recently passed away. We then quickly ate some delicious dal bhaat (lentils and rice) because PJ was able to get a private meeting with the Tengboche Lama. We sat in his room drinking some tea, while PJ recieved a special trasmission of a religious text. Here are some photos of the of our stay there:

Enfin le troisième jour, on s'est levé tôt pour aller contempler enfin les sommets tant désirés (et par chance le ciel fut clément pendant 3 heures). Nous entreprîmes l'ascension finale jusqu'au monastère de Tangpoche (3800m) qui couronna vértiablement notre parcours. Il fallut faire un dernier effort, mais cela en valut la peine: un monastère totalement perdu au milieu de rien (avec quand même 3 ou 4 auberges qui l'entourraient, un cyber-café, et une patisserie allemande -encore!). Ce fut vraiment un moment particulier pour moi. Cela faisait en effet quelques mois que je recherchais le lung d'un texte important (un "lung" est une transmission orale, un Lama qui a lui-même reçu cette transmission lit le texte et vous "autorise" ainsi à le lire vous même ou à pratiquer le rituel si c'en est un), et je me suis dis que je pourrais demander au Rinpoche (l'abbé) du monastère. Ce jour-là, un rituel étendu de protection avait lieu, car un Lama très important (Trulshik Rinpoche), que j'avais rencontré par ailleurs il y a plusieurs années, était décédé quelques jours auparavant, et comme il était lié au monastère de Tangpoche, les moines exécutaient un rituel pour son trépas. Après bien des circonvolutions pour parvenir à un rendez-vous avec le Rinpoche, je parvins à arracher un entretien privé. Et nous voilà reçus à 7h du soir, sous un ciel himalayen que la nuit épaisse peinait à laisser contempler, dans sa chambre, pour recevoir la transmission attendue et son hospitalité toute simple. Ici un apercu de la porte d'entrée de Tangpoche, du monastère et de ses alentours, et enfin une photo du maître dejà avancé en âge, et gardé par son féroce companion (non, vraiment, il était chiant, le chien, à aboyer comme ça!):









Ce fut vraiment un moment intense, et comme couronnant notre ascension vers Everest et ses copains et copines. Jusque-là, tout s'étaient bien passé, nous avions rempli notre programme, et la chance nous avait souri.