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The Mill on the Floss

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'If life had no love in it, what else was there for Maggie?'

Brought up at Dorlcote Mill, Maggie Tulliver worships her brother Tom and is desperate to win the approval of her parents, but her passionate, wayward nature and her fierce intelligence bring her into constant conflict with her family. As she reaches adulthood, the clash between their expectations and her desires is painfully played out as she finds herself torn between her relationships with three very different men: her proud and stubborn brother, a close friend who is also the son of her family's worst enemy, and a charismatic but dangerous suitor. With its poignant portrayal of sibling relationships, The Mill on the Floss is considered George Eliot's most autobiographical novel; it is also one of her most powerful and moving.

In this edition writer and critic A.S. Byatt provides full explanatory notes and an introduction relating Mill on the Floss to George Eliot's own life and times.

Edited with an introduction and notes by A.S. BYATT

579 pages, Paperback

First published April 4, 1860

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About the author

George Eliot

3,019 books5,344 followers
Mary Ann Evans, known by her pen name George Eliot, was an English novelist, poet, journalist, translator, and one of the leading writers of the Victorian era. She wrote seven novels: Adam Bede (1859), The Mill on the Floss (1860), Silas Marner (1861), Romola (1862–1863), Felix Holt, the Radical (1866), Middlemarch (1871–1872) and Daniel Deronda (1876). Like Charles Dickens and Thomas Hardy, she emerged from provincial England; most of her works are set there. Her works are known for their realism, psychological insight, sense of place and detailed depiction of the countryside.
Middlemarch was described by the novelist Virginia Woolf as "one of the few English novels written for grown-up people" and by Martin Amis and Julian Barnes as the greatest novel in the English language.

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5 stars
18,401 (30%)
4 stars
21,841 (35%)
3 stars
14,716 (24%)
2 stars
4,216 (6%)
1 star
1,636 (2%)
Displaying 1 - 9 of 9 reviews
Profile Image for Jess Swann.
Author 12 books22 followers
May 19, 2020
Le moulin sur la Floss c'est l'histoire d'un frère et d'une soeur qui s'aiment mais qui ont des caractères tellement opposés qu'ils ne peuvent que se déchirer. Le roman baigne avant tout dans une ambiance familiale avec le père (Mr Tulliver, personnage au final assez faible qui va faire le malheur de sa famille à force d'entêtement), la mère (une pauvre créature effacée) dont la famille (les prodigieux Dobson) est omniprésente... J'ai beaucoup apprécié le personnage de Maggie, attachante, dont on devine l'avenir amoureux au détour d'une conversation avec Philip sur les héroïnes blondes... Maggie est réellement le personnage le mieux construit et le plus développé par l'auteure, même si j'admets ne pas comprendre ses choix notamment celui au sujet de Stephen, même si je comprends la portée dramatique du geste et ce que cela en dit sur le caractère de l'héroïne (qui est au final beaucoup plus forte que son frère de mon point de vue). Sur Tom, j'avoue que je l'ai trouvé trop souvent beaucoup trop dur avec sa soeur et il est sans nul doute responsable de beaucoup des chagrins de Maggie. Et bien sûr, tout au long de l'histoire, il y a la Floss qui coule, omniprésente dans la vie des personnages qui se rencontrent sur ses berges, font de la barque ou exploitent ses ressources pour leur moulin.

La fin est absolument tragique mais magnifique.



Ce que j'aime : tous les petits détails sur les personnages (comme les pastilles à la menthe de l'oncle ou les références à l'esprit Dobson), la façon dont le roman nous met en scène l'évolution des relations entre Maggie et Tom, la relation entre Maggie et Lucy. La fidélité de Philip et la manière dont se noue, délicatement, la relation entre Maggie et Stephen. Et en règle générale, le personnage de Maggie dont j'ai adoré l'ardeur que contrebalance son esprit de renonciation...



Ce que j'aime moins : le choix de Maggie même si je comprends sa portée dramatique...La dureté de Tom



Pour résumer



Un roman puissant et une grande fresque familiale.



Ma note



8/10
12 reviews1 follower
Read
February 1, 2020
Bah Oui, autant le dire tout de suite, c'est un classique anglais de l'époque victorienne, romantique. Certains diront que c'est du roman à l'eau de rose. Pour ma part, je l'avais lu parce que Mona Ozouf, la grande historienne, a écrit un bouquin sur "Les deux George", Sand et Eliott, et conseillait sa lecture. J'ai beaucoup aimé la description de la bourgeoisie anglaise de cette époque en plein bouleversement de la révolution industrielle, avec ses déclassés et ses nouveaux riches, particulièrement les oncles et tantes de la petite Maggie. Analyses psychologiques pertinentes et merveilleuses descriptions de la campagne anglaise, et un petit peu de romantisme, ça fait pas de mal, bien que, précisément, ça ne se termine pas très bien...il n'y a pas d'amour heureux?
Profile Image for DianeBai.
244 reviews54 followers
June 24, 2022
Ce roman adulé par les lecteurs britanniques mériterait d'être plus connu dans le monde francophone!

Moins connu que "Middlemarch", il est digne des plus grands autant par son intrigue riche en rebondissements que par la profondeur psychologique de ses personnages.

On suit le destin d'une famille, les Tulliver, qui possèdent un moulin près du fleuve de la Floss.
Les deux enfants, Tom et Maggie, grandissent dans cet environnement champêtre de l'Angleterre rurale.
Maggie est très attachante et attendrissante: incomprise et très dépendante de l'affection de son grand frère, elle incarne la sensibilité et la passion contrairement à Tom qui est la figure de la raison et du devoir.
Les frangins évoluent naïvement au fil de leurs rencontres jusqu'à ce que leur père, ruiné, se voit contraint de vendre le moulin familial et de se départir de leurs avoirs...

George Eliot aborde également la condition des femmes et les préjugés envers elles à l'ère Victorienne qu'elle n'hésite pas à démonter avec ironie.
Le personnage de Maggie est résolument féministe puisqu'elle refuse de grandir conformément à ce qui est attendu d'une femme à cette époque.
Elle a soif d'instruction, est très curieuse du monde qui l'entoure et n'hésite pas à dire ce qu'elle pense en faisant fi du commérage des voisins et de sa famille.

Sauf que la société patriarcale a du mal à accepter son caractère rebel et affirmé;
"Nous ne demandons pas ce qu'une femme fait, nous demandons à qui elle appartient".

Cette histoire familiale et de fratrie fusionnelle m'a profondément émue, d'autant plus que l'autrice aborde la nostalgie de l'enfance, les difficultés de l'adolescence et d'entrer dans le monde des adultes.
Et surtout, quelle fin magistralement tragique et poignante!
485 reviews
March 12, 2025
Le début m'a semblé laborieux, après l'intensité d'Adam Beede que je venais de terminer.
Mais j'ai bien l'impression que c'est en réalité un des traits qui rendent les romans d'Eliot si prenants : elle pose tout doucement le cadre de son intrigue, précise en mille anecdotes la peinture de ses personnages, si bien que quand ils se trouvent, enfin, pris dans l'engrenage dramatique qui fait le coeur du roman, nous sommes plongés jusqu'au cou dans son univers et notre sensibilité à chaque péripétie est exacerbée.
Je me suis fait la réflexion qu'à la différence de George Sand (du moins dans ce que j'en ai lu) ou de Jane Austen (qui appartient à la génération précédente, il faut dire...), George Eliot accueille dans ses récits la sexualité de ses personnages féminins, ose y faire allusion et montrer les conséquences concrètes et tragiques des conventions sociales qui l'interdisent ou la tyrannisent.
Dans ce roman en particulier, j'ai eu l'impression qu'elle se livrait à une analyse fouillée des différentes formes prises par le sentiment amoureux chez une jeune femme. J'ai souvent pensé qu'elle se penchait avec courage et lucidité sur ses propres expériences (dont je ne sais rien).
Profile Image for Pauline Szulcski.
98 reviews1 follower
February 3, 2026
Je n’aurais pas mis 4 étoiles si la fin ne m’avais pas touchée. Je ne me serais pas rendu compte qu’après quasiment 3 semaines de lecture je m’étais tout de même attachée aux personnages malgré leur défauts bien évident.
D’habitude je trouve que les défauts rendent un personnage vrai. Mais là… c’était un peu chiant. Je trouvais que Maggie se compliquait la vie pour rien alors qu’elle aurait pu avoir une vie super sympa. J’ai bien aimé le tournant que son frère a pris dans la vie mais alors jai détesté comment il prenait sa sœur pour une idiote. Elle lui donne tout l’amour du monde et il lui rend assez bizarrement.
Je n’ai pas non plus aimé la cousine Lucie qui est trop parfaite et un peu naïve. Aucun juste milieu dans ces personnages.
Pour ce qui est du début de l’histoire pour moi une grande partie du texte était inutile. Ce qui m’avait convaincu de pas noter plus de 3 étoiles. Au final la fin m’a émue donc la note s’est rattrapée. C’est dommage car en lisant le titre je m’attendais à tout autre chose. J’ai pourtant beaucoup aimé Middlemarch.

Après ma review je dirais même que ce livre tournerait autour du 3.5 étoiles au vu de tous les défauts que je lui trouve 😅
Profile Image for mino.
186 reviews2 followers
September 27, 2023
3.25 - à chaque fois que j’ouvrais le livre je m’endormais devant mais après 10 jours de dur travail j’ai réussi à finir l’histoire et c’était pas si mal que ça lol. ça fait penser à de la télé-réalité un peu
Profile Image for Louise Boutelliez.
5 reviews
July 3, 2024
Maggie Tulliver rejoint Molly Gibson, Dorothea Brooke et Elisabeth Bennet dans mon cœur. Je n’oublierai jamais le moulin sur la floss, ce livre est magnifique.
Profile Image for Steven Báthory.
824 reviews15 followers
September 17, 2021
C’est avec Middlemarch que j’ai fait la découverte de George Eliot. J’avais fortement apprécié cette lecture grâce à son héroïne assez anticonformiste – aux idées et au caractère bien arrêtés ainsi qu’à l’altruisme et la bonté sincères et profonds – et je dois dire que si j’ai aimé découvrir cette œuvre c’est à nouveau grâce à Maggie, cette nouvelle héroïne à l’amour pur et inconditionnel que cette dernière porte à son frère ainsi qu’à sa famille.

J’ai vraiment été touché et subjugué par l’incroyable et importante dimension sentimentale conférée à l’œuvre de George Eliot. Le Moulin sur la Floss est une véritable hymne et ode à l’amour dans son plus simple appareil et dans toutes ses formes. Cette dernière le sublime et l’affute autant qu’elle le déprave et l’abaisse. J’ai vraiment trouvé fascinante cette juste et nuancée analyse des relations réalisée au cours de ce long et beau roman. Et bien qu’il est avant tout question d’amour fraternel, j’ai apprécié que l’auteure dévoile d’autres de ses formes le concernant tels que celui maternel par exemple. La force des sentiments de notre héroïne est vraiment palpable et offre une dimension puissante à cette œuvre et ce jusqu’à la dernière page qui m’a laissé sans voix. Ainsi, j’ai vraiment pris plaisir à suivre la relation intime et étroite qu’entretiennent Maggie et Tom. Faisant moi-même partie d’une fratrie, je me suis très souvent identifié à chacun d’eux ce qui m’a permis de très vite m’attacher à ce duo qui semble autant s’adorer que se détester. Les relations fraternelles sont bien souvent houleuses mais se dévoilent aussi les plus sincères, ce que George Eliot est parvenue avec force et brio à retranscrire avec cet étrange sentiment de ‘je t’aime moi non plus’.

Il faut dire que nos deux héros devront traverser énormément de crises et même si certains sujets ne sont plus vraiment d’actualité, d’autres – comme le décès d’un parent – le sont encore fortement. Cela permet à cette œuvre de ne pas souffrir de son vieillissement et de lui apporter un certain pan fortement initiatique. Grâce à la douceur de sa plume et la beauté de son style, l’auteure dévoile cette initiation avec acrimonie et affection. Bien entendu et malgré toute la bienveillance de ce dernier, Le Moulin sur La Floss se dévoile mélancolique et un fort élan d’amertume rythme ce dernier. Cette ambiance cafardeuse offre un contraste vivement éloquent que j’ai totalement adoré et qui colle parfaitement à l’atmosphère que je me suis fait des lieux dévoilés. Sans pour autant être expert comme peut l’être celui de Thomas Hardy, le style de George Eliot se démontre vivement visuel et je n’ai eu aucune difficulté à m’évader aux abords de ce moulin ou dans les autres lieux dévoilés. Cependant et malgré la très belle impression que me fait cette histoire, je dois bien reconnaître quelques longueurs et autres redondances qui sont parfois venus alourdir ma lecture. Sans pour autant être un réel pavé, ce livre est assez dense et certaines parties manquaient réellement d’intérêt et d’utilité à l’avancée de l’intrigue.

Néanmoins et avec Le Moulin sur la Floss j’ai passé un très doux et agréable moment de lecture en compagnie de personnages attachants, aux sentiments pures et sincères. George Eliot n’hésite pas à écorcher et à mettre à nu ces derniers afin d’offrir à son lectorat un hymne à l’amour dans toutes ses formes d’une magnifique douceur et mélancolie.
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