Je vous invite à connaitre la poesie de Francisco Rodrigues Lobo, (1580-1622), écrivain et poète portugais né à Leiria.
Étudiant en droit à l'université de Coimbra, Rodrigues Lobo a été l'un des principaux auteurs représentant le maniérisme au Portugal, un mouvement artistique européen, qui correspond à la période entre la Renaissance et le Baroque.
Le maniérisme se développe dans un climat d'incertitude et d'inquiétude qui sévit en Europe, que l'on situe entre 1530 et 1610, et marque une rupture avec l'esprit et l'idéal d'harmonie de la Renaissance. C'est un art de l'émotion et du sentiment. Le maniérisme cherche à provoquer l'effet de surprise et toutes sortes de sensations.
Rodrigues Lobo, n'a pas vécu une longue vie; il se noya dans le Tage, lors du naufrage d'un bateau dans lequel il voyageait entre Santarém et Lisbonne.
En amateur, j'ai préparé la traduction du poème, sonnet bucolique:
"Fermoso rio Lis..." / La belle rivière LisLa belle rivière Lis, qui entre les bosquets
Avances en freinant tes eaux lentes,
Jusqu'à ce que les unes sur les autres, envieuses,
Elles couvrent l'embrasure de ces rochers;
Vertes patelles, qui au pied de hautes falaises
Tu es la maison des nymphes les plus belles,
Fontaines, arbres, herbes, lis, roses,
Dans ceux qui cachent l'amour, tant de secrets;
Si tu es libre de tout sentiment humain,
Où il n'existe ni le choix ni la volonté,
Mais où par toi les lois de l'amour sont respectées.
Comment ma pensée pourra-t-elle se libérer?
De rendre l'âme, la vie et la liberté,
Si elle connait la raison d'être asservie?
Image de la rivière Lis qui baigne la ville de Leiria (Wikipedia)
Et voici les vers du poème original:
Fermoso rio Lis
Fermoso rio Lis, que entre arvoredos
Ides detendo as águas vagarosas,
Até que umas sobre outras, de invejosas,
Ficam cobrindo o vão destes penedos;
Verdes lapas, que ao pé de altos rochedos
Sois morada das Ninfas mais fermosas,
Fontes, árvores, ervas, lírios, rosas,
Em quem esconde Amor tantos segredos;
Se vós, livres de humano sentimento,
Em quem não cabe escolha nem vontade,
Também às leis de Amor guardais respeito.
Como se há-de livrar meu pensamento
De render alma, vida e liberdade,
Se conhece a razão de estar sujeito?
- excerto de Primavera, Vales e Montes..., Floresta Undécima,
de Francisco Rodrigues Lobo.
Para terminar: o convite da nossa querida Prof. Lourdes não está esquecido ! Trata-se da 55ª edição do Poetizando e Encantando, que tanto nos encanta, e de onde copio as duas imagens ! Aqui vai o meu contributo para a brincadeira das palavras mágicas ! Espero que gostem:
Mulher anjoMulher anjo, mulher ninfa, mulher lua,
Carregas em ti o peso da dor e do amor
Entregas ao vento, a tua alma nua,
Com bênçãos de harmonia e resplendor!
Diz o vento, que maçada: na ramagem,
Não te posso levar comigo !
Mulher natura te embrenhas na folhagem,
Diz o sol, com seu calor: sou teu amigo!
Plantam-se sementes embriagantes de paixão,
Mulher deusa, respira de liberdade o coração,
E corres pela encostas da serrania!
Levanta-se o perfume da erva que crescia,
Mulher flor, da terra dourada e sedenta,
Brota o luar que tudo contenta!