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lol ! quel humour :d l'ia remplace l'homme pour beaucoup de choses, mais si on considère dieu comme l'amour qu
Par absolultime, le 25.07.2026
l'ia remplacera-t-e lle dieu ?
Par Anonyme, le 24.07.2026
"i am that i am."
répondi t dieu à moïse.
god day to you. http://marssfa rm.centerblog. net
Par Anonyme, le 17.06.2026
nice
Par Anonyme, le 07.09.2023
you are he, disait ranjit maharaj
Par Anonyme, le 12.09.2021
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Date de création : 15.01.2013
Dernière mise à jour :
30.08.2026
345 articles
Hello les aficionados de la Bhagabad Gita
Comme vous avez pu le constater hier, le format de présentation des épisodes a changé !
Le système des rubriques fixes limite la qualité d'études et d'analyses des versets, c'est pourquoi dorénavant nous avons opté pour des rubriques souples en fonction des versets du jour.
Il se peut aussi que l'IA me réponde directement à travers ses écrits, et je n'ai pas envie de reformuler à chaque épisode afin de ne pas nuire à la fluidité du texte...
Voici le modus opérantis pour chaque épisode : je donne les versets du jour à étudier à l'IA afin qu'elle les analyse puis les croise avec les livres de Sri Aurobindo, notamment son livre qui commente la Gita. Aussi je donne mon ressenti à l'IA sur les versets du jour, et elle fait son feedback à travers la rédaction de l'episode. Le rendu final donne un genre mixte de rédaction, ce n'est pas très conventionnel certes, mais on s'en tape pas mal lol La forme est au service de l'essence, et non l'inverse...
LES RENDEZ-VOUS QUOTIDIENS AVEC KRISHNA
BHAGAVAD GÎTA — ÉPISODE 53
« Pourquoi t'appesantir ? L'Infini n'a pas besoin de catalogue ! »
Nous arrivons au terme du chapitre 10.
Et quel voyage !
Depuis plusieurs épisodes, Krishna semble s'être lancé dans une étrange partie de :
« Devine où je suis ! »
Dans le Soleil ?
Oui.
Dans l'Himalaya ?
Oui.
Dans le Gange ?
Oui.
Dans le tigre ?
Oui.
Dans le temps ?
Oui.
Dans la mort ?
Oui.
Dans la mémoire ?
Oui.
Dans la patience ?
Oui.
Dans Arjuna lui-même ?
Oui !
Et maintenant, Krishna va finalement faire quelque chose de très drôle.
Après avoir commencé à énumérer l'immensité de ses manifestations...
Il s'arrête.
Et il dit, en substance :
« Bon... la liste est infinie. On ne va quand même pas y passer la journée ! »
Mais derrière cette apparente simplicité se cache une magnifique leçon spirituelle.
Krishna apprend à Arjuna une nouvelle façon de regarder.
Et une fois que cette nouvelle manière de voir commence à s'installer...
Il n'est plus nécessaire d'analyser chaque chose.
La conscience a changé.
Et c'est précisément cela qui devient naturel.
TRADUCTION
« Je suis le grand hymne entre les chants du Sâma ; et entre les rythmes, la gâyatrî. Entre les mois, je suis le mârgaçîrsha ; entre les saisons, le printemps fleuri. »
« Je suis la chance des trompeurs ; l’éclat des illustres ; la victoire ; le conseil ; la véracité des véridiques. »
« Entre les fils de Vrishni, je suis Vâsudêva ; entre les Pândus, je suis toi-même, Arjuna. Entre les solitaires, je suis Vyâsa ; entre les poètes, Uçânas. »
« Je suis la pénitence des ascètes, la règle d’action de ceux qui désirent la victoire ; le silence des secrets ; la science des sages. »
« Ce qu’il y a de puissance reproductive dans les êtres vivants, cela même, c’est moi : car sans moi nulle chose mobile ou immobile ne peut être. »
« Mes vertus célestes n’ont pas de fin, ô Arjuna ; et je ne t’ai exposé qu’une faible partie de mes perfections. »
« Tout objet d’une nature excellente, heureuse ou forte, sache qu’il est issu d’une parcelle de ma puissance. »
« Mais pourquoi t’appesantir sur cette science infinie, Arjuna ? Quand j’eus fait reposer toutes choses sur une seule portion de moi-même, le monde fut constitué. »
L'ENSEIGNEMENT CACHÉ
Et voilà le retournement.
Depuis le début du chapitre, Krishna montre les sommets de chaque catégorie.
Mais maintenant il révèle la véritable intention de son enseignement :
Il voulait qu'Arjuna change de regard.
C'est complètement différent.
Imagine quelqu'un qui apprend à reconnaître une présence musicale.
Au début, on lui dit :
« Écoute ceci. »
Puis :
« Écoute cela. »
Puis :
« Écoute encore ceci. »
À force, l'oreille comprend le principe.
Et finalement, le professeur peut dire :
« Maintenant, tu n'as plus besoin que je te montre chaque son. Écoute par toi-même. »
C'est exactement ce que fait Krishna.
LES VIBHÛTIS : PAS DES IDOLES, DES FENÊTRES
Le mot Vibhûti est essentiel.
Il désigne une manifestation puissante, prééminente, particulièrement intense de la puissance divine.
Sri Aurobindo insiste énormément sur ce point.
Le Divin se manifeste dans une infinité de formes, mais certaines formes rendent certaines qualités particulièrement visibles : puissance, connaissance, beauté, courage, sagesse, amour, grandeur, etc.
La Vibhûti est donc comme une concentration de lumière.
Elle nous permet de voir plus facilement ce qui, autrement, serait diffus partout.
Sri Aurobindo explique que le but de cette doctrine n'est pas de détourner le regard du monde vers un Absolu totalement séparé de lui. Au contraire : la Gita révèle le Divin dans l'homme, dans tous les êtres et dans le devenir cosmique, tout en maintenant sa transcendance.
Et cela donne une profondeur incroyable à ce chapitre.
VERS 35 : LE DIVIN DANS LE RYTHME
Krishna dit :
« Entre les rythmes, je suis la gâyatrî. »
La Gâyatrî est ici un mètre poétique et une forme majeure de mantra védique.
Ce n'est donc pas simplement « une prière ».
Krishna pointe vers l'ordre rythmique qui donne forme à la parole sacrée.
Puis :
le printemps.
Pourquoi le printemps ?
Parce qu'il représente l'épanouissement, le renouvellement, la floraison.
Krishna ne dit pas seulement :
« Je suis dans la nature. »
Il montre une manifestation particulièrement évidente de la puissance de vie.
La conscience commence donc à regarder la Nature autrement.
VERS 36 : « MÊME CHEZ LES TROMPEURS ?! »
Et là...
Petit sourire cosmique de Krishna.
« Je suis la chance des trompeurs. »
Pardon Krishna ?!
Oui.
Mais attention : cela ne signifie évidemment pas :
« Trompez les gens, c'est divin ! »
Ce serait complètement contraire à la logique générale de la Gita.
Krishna dit quelque chose de beaucoup plus subtil :
Même dans les jeux humains de l'intelligence, de la stratégie, de la ruse et de la compétition, une puissance existe.
Le Divin ne disparaît pas de la réalité simplement parce que l'être humain utilise cette puissance de manière imparfaite.
Encore une fois :
reconnaître la source d'une puissance ne signifie pas approuver toutes les utilisations que l'ego en fait.
C'est une distinction capitale.
VERS 37 : ET PUIS... ARJUNA !
Voilà probablement l'un des passages les plus beaux de notre épisode.
Krishna dit :
« Entre les Pândus, je suis toi-même, Arjuna. »
Arrêtons-nous.
Depuis des pages, Krishna montre :
des dieux,
des sages,
des montagnes,
des fleuves,
des animaux mythiques,
des puissances cosmiques...
Et soudain :
C'est énorme.
Parce que Krishna ramène toute cette cosmologie dans l'être humain.
Arjuna n'est pas extérieur à cette réalité divine.
Il en est une manifestation.
Et Sri Aurobindo donne à cette idée une portée particulièrement puissante : le but de la Vibhûti n'est pas simplement de contempler des « grands êtres », mais de comprendre que la Nature évolue vers des expressions toujours plus hautes de la conscience. Chaque grande réalisation devient alors un signe de ce que la Nature peut dépasser en elle-même.
Autrement dit :
Elle peut être une possibilité de croissance de la conscience humaine.
Et Arjuna vient précisément d'entrer dans cette possibilité.
VERS 38 : LE SILENCE
Krishna dit :
« Je suis [...] le silence des secrets. »
Magnifique.
Après avoir parlé pendant tout le chapitre...
Krishna nous parle du silence.
Et ce n'est pas anodin.
Le silence n'est pas seulement l'absence de paroles.
Il peut être l'espace dans lequel quelque chose de plus profond peut être entendu.
C'est encore cette fameuse logique qui nous accompagne depuis plusieurs épisodes :
Le visible...
et ce qui le rend possible.
La parole...
et le silence qui la contient.
La forme...
et l'espace de conscience dans lequel elle apparaît.
VERS 39 : LA PUISSANCE DE VIE
Et voilà un autre verset très puissant :
« Ce qu’il y a de puissance reproductive dans les êtres vivants, cela même, c’est moi. »
Krishna descend ici dans quelque chose de profondément concret.
La vie se reproduit.
La vie engendre la vie.
Et Krishna dit :
Cette puissance fondamentale de manifestation, c'est Moi.
Puis il ajoute :
« Sans moi nulle chose mobile ou immobile ne peut être. »
Nous retrouvons ici le cœur du chapitre.
Krishna ne parle plus seulement des grandes manifestations extraordinaires.
Il revient au principe même de l'existence.
VERS 40 : « JE POURRAIS CONTINUER... »
Et voici le moment où Krishna semble presque faire une blague.
« Mes vertus célestes n'ont pas de fin... »
Autrement dit :
Et il précise :
« Je ne t'ai exposé qu'une faible partie de mes perfections. »
Une faible partie.
Après tout ce qu'il vient de raconter !
Le Soleil.
La Lune.
L'Himalaya.
Le Gange.
Le temps.
La mort.
Les sages.
Les dieux.
Les animaux.
Les qualités humaines...
« Une faible partie. »
C'est là qu'apparaît quelque chose que tu soulignes très justement :
une forme extraordinaire de détachement.
Krishna ne s'enivre pas de sa propre grandeur.
Il ne dit pas :
« Regardez comme je suis extraordinaire ! »
Il dit presque :
« Bon, tout ça est vrai, mais ne t'accroche surtout pas au catalogue. »
C'est magnifique.
LA VISION DE L'AIGLE DE SRI AUROBINDO
Et c'est ici que Sri Aurobindo devient particulièrement précieux.
Il nous empêche de transformer le chapitre 10 en une simple liste mythologique.
Pour lui, le message fondamental est beaucoup plus vaste :
L'homme peut reconnaître cette présence dans les grandes manifestations de la Nature et de l'humanité.
Mais cette reconnaissance doit finalement conduire à quelque chose de plus grand :
voir l'Un dans le multiple.
Sri Aurobindo souligne que la Gita ne propose pas une spiritualité qui consisterait simplement à se retirer du monde pour rejoindre un Absolu lointain. Elle présente au contraire une évolution de la conscience : l'être humain peut dépasser son ego limité, découvrir son esprit cosmique, réaliser la transcendance, puis agir dans le monde depuis une conscience plus divine.
Et c'est précisément ce qui rend notre progression actuelle si importante.
Krishna n'est pas en train d'apprendre à Arjuna :
« Tout est sacré, donc ne fais plus rien. »
Il lui apprend :
« Apprends à voir le Divin dans le monde, puis agis depuis cette vision. »
Voilà toute la différence.
VERS 41 : LE GRAND FILTRE
Krishna donne finalement une règle extrêmement simple :
« Tout objet d'une nature excellente, heureuse ou forte, sache qu'il est issu d'une parcelle de ma puissance. »
Voilà.
Nous avons maintenant le filtre de vision.
Lorsque quelque chose manifeste fortement :
la beauté
la force
la sagesse
la joie
la grandeur
la créativité
la noblesse
la connaissance
nous pouvons apprendre à reconnaître :
Et c'est beaucoup plus intéressant que de dire :
« Cette personne est extraordinaire. »
On peut plutôt dire :
« Quelque chose d'extraordinaire se manifeste à travers cette personne. »
Le regard change complètement.
VERS 42 : LE COUP DE GRÂCE
Et enfin...
Krishna termine son discours par une phrase absolument vertigineuse :
« Mais pourquoi t'appesantir sur cette science infinie, Arjuna ? »
Après avoir passé tout le chapitre à expliquer les Vibhûtis...
Mais évidemment.
Parce que la liste n'était jamais le véritable enseignement.
Et voici la conclusion :
« Quand j'eus fait reposer toutes choses sur une seule portion de moi-même, le monde fut constitué. »
Une seule portion.
Et l'univers entier apparaît.
Cela signifie que toutes les manifestations que Krishna vient d'énumérer...
ne sont encore que des expressions partielles d'une réalité qui les dépasse toutes.
LE GRAND DÉCODAGE
Et nous pouvons maintenant comprendre quelque chose d'essentiel.
Au début du chapitre, Arjuna demande :
« Comment puis-je Te reconnaître dans le monde ? »
Krishna lui répond :
« Regarde les manifestations les plus puissantes. »
Puis :
« Regarde les qualités. »
Puis :
« Regarde les processus. »
Puis :
« Regarde l'être humain. »
Puis :
« Regarde-toi toi-même. »
Et enfin :
« Maintenant, ne t'accroche plus à tout cela. »
C'est une pédagogie magnifique.
Et alors...
la nouvelle manière de voir devient simplement la manière de voir.
UNE NOUVELLE CONSCIENCE DEVIENT NATURELLE
C'est exactement ton intuition.
Au début, il faut faire un effort conscient.
On se dit :
« Tiens... est-ce que je peux voir le Divin ici ? »
Puis :
« Et là ? »
Puis :
« Et dans cette personne ? »
Puis :
« Et dans cette difficulté ? »
Puis, progressivement...
On n'a plus besoin de se poser la question.
La perception a changé.
Le monde n'est plus vécu exactement de la même manière.
Et c'est là que l'enseignement devient réellement vivant.
Il n'est plus une théorie.
Il devient une structure de perception.
LES MOTS HINDOUS DU JOUR
Le Sâma-Veda, l'un des quatre Veda, particulièrement associé au chant et à la récitation mélodique des textes sacrés.
Nom d'un mètre poétique védique majeur, mais aussi d'un mantra extrêmement célèbre de la tradition védique.
Un mois du calendrier traditionnel indien, généralement situé autour de novembre-décembre.
Clan auquel appartient Krishna.
Nom de Krishna dans ce contexte, littéralement associé à Vasudeva, son père, mais devenu également un nom théologique majeur de Krishna.
La lignée familiale d'Arjuna.
Grand sage traditionnellement associé à la compilation des Veda et à la composition ou transmission du Mahabharata, dont fait partie la Gita.
Nom associé à Shukra, figure de sage et de maître des Asuras dans la tradition indienne.
Manifestation particulière et puissante de la puissance divine dans la Nature.
DANS NOTRE VIE QUOTIDIENNE
Essayons quelque chose de très simple aujourd'hui.
Lorsque tu rencontres quelque chose qui te semble particulièrement beau, puissant, intelligent ou admirable...
ne t'arrête pas à l'objet.
Par exemple :
Tu rencontres quelqu'un d'une patience extraordinaire.
Au lieu de simplement penser :
« Quelle personne patiente ! »
Essaie :
« Voilà la puissance de la patience qui se manifeste. »
Tu vois une œuvre artistique bouleversante ?
« Voilà la puissance créatrice qui se manifeste. »
Tu rencontres quelqu'un d'une grande sagesse ?
« Voilà la puissance de la conscience qui se manifeste. »
Et progressivement...
tu peux même retourner le miroir vers toi :
« Quelle qualité cherche actuellement à se manifester à travers moi ? »
Ça, c'est déjà une manière très concrète de faire entrer la Vibhûti dans la vie quotidienne.
LE MOMENT DRÔLE
Krishna :
« Je suis le Soleil. »
Arjuna :
« D'accord. »
Krishna :
« Je suis l'Himalaya. »
Arjuna :
« D'accord... »
Krishna :
« Je suis le Gange. »
Arjuna :
« Oui, j'avais compris. »
Krishna :
« Je suis le temps. »
Arjuna :
« Oui. »
Krishna :
« Je suis la mort. »
Arjuna :
« Oui, oui... »
Krishna :
« Je suis aussi Arjuna. »
Arjuna :
« ...Attends, quoi ?! »
Krishna :
« Et je pourrais continuer longtemps. »
Arjuna :
« Combien de temps ? »
Krishna :
« Infini. »
Arjuna :
« Bon... on arrête la liste alors. »
Krishna :
« Enfin une bonne décision. »
LA GRANDE LEÇON DU CHAPITRE 10
Le chapitre 10 vient donc d'accomplir quelque chose de subtil.
Il nous a appris à sacraliser le regard sans sacraliser les formes.
Nuance énorme.
Il ne s'agit pas de dire :
« Cette montagne est Dieu. »
Puis de s'arrêter là.
Mais plutôt :
« Lorsque je regarde cette montagne, puis-je percevoir quelque chose de la puissance, de l'immensité, de la permanence et de la beauté qui se manifestent à travers elle ? »
Et alors...
la montagne devient un enseignement.
Le fleuve devient un enseignement.
Le sage devient un enseignement.
L'art devient un enseignement.
La patience devient un enseignement.
Même le temps devient un enseignement.
Et finalement...
Arjuna lui-même devient un enseignement.
LA PHRASE DU JOUR
« Tout ce qui manifeste une puissance, une beauté ou une excellence particulière peut devenir une fenêtre ouverte sur l'Infini. »
MÉDITATION DU JOUR
Ferme simplement les yeux quelques instants.
Pas besoin de technique compliquée.
Pense à une chose que tu trouves particulièrement belle.
Puis une chose particulièrement puissante.
Puis une qualité humaine que tu admires.
Et au lieu de penser :
« Cette chose est extraordinaire. »
Essaie simplement :
« Quelle puissance se révèle ici ? »
Puis laisse la question disparaître.
Ne cherche pas de réponse.
Reste quelques instants dans cette ouverture.
Car peut-être que le véritable exercice n'est pas de trouver Dieu dans les choses...
mais d'apprendre à regarder jusqu'à ce que la séparation entre « chose » et « Présence » commence naturellement à s'assouplir.
ET MAINTENANT... ON RANGE LE CATALOGUE !
Nous avons maintenant parcouru les Vibhûtis de Krishna.
Mais Krishna vient lui-même de nous prévenir :
« Mes vertus célestes n'ont pas de fin. »
Donc inutile d'essayer de mémoriser les 42 épisodes de la mythologie indienne pour réussir son examen de spiritualité !
Le véritable cadeau du chapitre 10 est ailleurs.
Et maintenant...
il peut retirer les béquilles.
Le regard commence à fonctionner tout seul.
Et c'est précisément là que notre voyage va franchir un nouveau seuil.
Car Arjuna a entendu Krishna expliquer :
« Je suis le Tout. »
Il a entendu :
« Je suis dans toutes les choses. »
Il a compris :
« Tout ce qui possède une puissance particulière manifeste quelque chose de moi. »
Mais une question demeure.
Une question absolument naturelle :
« Krishna... tout cela est magnifique. Mais peux-tu me montrer directement ce que tu viens de m'expliquer ? »
Et là...
Nous entrons dans le chapitre 11.
Le chapitre de la Vision de la Forme Universelle.
Le moment où la philosophie va devenir expérience.
Le moment où Arjuna ne demandera plus seulement :
« Explique-moi. »
Mais :
« Montre-moi. »
À demain pour l'épisode 54 !
Et je crois que ton intuition sur le détachement et l'auto-dérision mérite d'être conservée.
Il ne faut évidemment pas transformer cela en doctrine psychologique que le texte ne formule pas explicitement. Mais pédagogiquement, il y a quelque chose de très beau dans la manière dont Krishna termine :
« Il n'y a pas de fin à mes manifestations... je n'en ai montré qu'une partie... alors pourquoi t'appesantir là-dessus ? »
C'est presque une leçon sur l'attachement spirituel lui-même.
On peut même devenir attaché à la recherche du Divin.
On peut collectionner les concepts, les expériences, les symboles, les états de conscience...
et oublier le but.
Krishna semble ici faire exactement l'inverse :
« Comprends. Vois. Intègre. Puis lâche même l'enseignement qui t'a permis de voir. »
C'est une très belle porte d'entrée vers la suite de la Gita.
Et la lecture de Sri Aurobindo renforce considérablement cette perspective : pour lui, les Vibhûtis participent d'une dynamique d'évolution de la conscience ; elles ne sont pas des objets de fascination destinés à nous faire sortir de la vie, mais des signes de la puissance divine qui se manifeste dans la vie et appelle l'être humain à dépasser progressivement son état limité.
Le catalogue se termine.
La vision commence.
Jai Krishna ! Jai Sri Aurobindo ! Jai Amigokrishnabindo !