Date de création : 11.10.2010
Dernière mise à jour :
26.01.2018
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"Il avait le vice des intellectuels, il était futile. Il savait trop de choses, ce garçon-là et ces choses l'embrouillaient. Il avait besoin de tas de trucs pour l'exciter, se décider."
Céline_Le Voyage au bout de la nuit
Et puis le lendemain matin, le courage est sous ton oreiller, quelque part près de la lune de miel. Au coeur d'une petite aube où les intérêts n'y sont plus, plus longtemps: trop tard. Je n'avance pas, je marche. C'est un autre jour, la vie. Pas le temps, la potence au cou, on marche: les princesses et les crapauds à pustules: faire taire les misères. Quitte à mourir un jour ou deux: les collines au loin: on doit avancer: mais on marche, c'est tout. Faire taire les fenêtres. Le jour n'est pas beau: une ville vieille au coeur d'un coeur délabré. Séquelle d'une nuit d'éclipse, où la lune était chez elle. "C'est de l'autre côté la vie". Reprends tout. On ramasse par terre, les mornes bribes de mots nécrophiles: des séquelles fiancées aux vapeurs éternelles de quelques drogues puantes, éphémères. C'est pas le jour, c'est la nuit et tout ce qu'elle implique: la misère, le vol, le meurtre, la peur... Un cauchemar éveillé: cauchemarder.
Mais, vraiment, les aubes sont navrantes, vraiment, irrémédiablement! C'était tout ce qu'on ne pouvait comprendre: les évidences sont si difficiles.
Fallait-il que j'aimasse cette nuit,
Et que tranquille, l'aube s'installât
Fallait-il que l'insomnie me trouvât
Et qu'on criât puis sonnât minuit
Le lendemain, le jour était chez lui, et le sommeil au rendez-vous sur le seuil.
Noctambules_ Edward Hopper
alors, j'ai rien dit, jamais rien dit. Oui, oui, je lui ai jamais rien dit. Le manque de courage, ça se traîne: au fond, on y pense pas tout le temps. Le banc était vide, la berge de la rivière ici, l'air monotone n'avait plus la saveur de ces cris enjoués des parcs pas loin de l'immeuble. C'était pas des barreaux, c'était une liberté autre, un flôt qui partait, revenait, repartait: c'était autre chose: plus authentique, plus roturière, plus. Un instant, rien qu'un instant qui n'avait pas de borne; à l'horizon rien, on y voyait rien que le soleil... Le bien en perspective, on y croit un peu: mais c'est encore plus beau. Le coeur, rien que le coeur... Le raison raisonnante, ça va qu'un moment. Il faut profiter du vent qu'on a dans le dos.
C'est comment qu'on freine? ??
Monet_ _____IMPRESSION SUNRISE
Imaginons juste un instant: J'ai placé mon rendez-vous. Une seule chose pourra me faire changer d'avis: un sens absolu. Mais c'est tout, tout de suite et que cela soit encore plus beau ou mourir!
ça dormait profondément.
L'ange, appuyé sur le coude, regarda le visage décomposé et obscur de cette entité: le Néant.
Ainsi, il avait passé sa vie sans se soucier de cette aventure... Bien sûr, non, ça ne pouvait pas être cela: la Mort. Un mensonge de plus: un rien qui fait toute la différence. NON. La différence, elle est facile à faire maintenant. Jamais; comment considérer ce jour? Un début d'aurore fragile aprèsune nuit tapageuse, sûrement la survie n'était pas appropriée, elle ne l'est pas complétement: sans compréhension réelle, la vie peut-elle avoir la saveur d'un air printanier? Sûrement, non. C'est qu'un crétin, mourir pour lui: plutôt mourir. Et quel combat? épuisant, ce ne fut qu'épuisant, impuissant, gueule ouverte, jamais entendue; c'est une voix de justice: la procédure est lancée ; la poursuite d'huissier sera envoyée demain matin à la petite aube: elle est proclamée au nom du Peuple. Les vertiges, c'est les souvenirs qui hantent, et rien de plus/ L'angoisse: finité; là le sentiment est coulé, dégouline, suinte le long des murs gris, l'écho des pieds conscience, un grand oui à la vie, mais ça ne fait que deux minutes, la capitulation est vive ailleurs ou autre part. La résistance, un grand mot tout juste bon pour faire causer dans les salons de quelques déterrés: il faut chercher les spasmes élémentaires: Là sur les plages de galets; six milliards, c'est beaucoup, très... complexe, taré, même. C'est non.
Non mon cher Pascal: Plutôt le dieu des philosophes que les dieux d'Abraham, d'Isaac ou de Jacob.(?)
"On reste Dieu merci à la merci
De l'amour crasse
D'un simple démenti
D'une mauvaise vie
D"une mauvaise passe
Le silence est aussi pesant
qu'un porte-avion qui passe
Quelle aventure! Quelle aventure!"
LA SUPERBE_Biolay
Une mauvaise passe, mon frère!
Plus pesant qu'un silence dans une chambre close, plus timide qu'un frisson d'aile dans la forêt idyllique. Accroupie sur un canapé crasseux, elle s'enfuit peu-à peu; la flamme s'expose à tous les regards dans le vieil entrepôt: le système sismique.
Elle crée l'ombre dans la lumière, le calme dans la tempête. A genoux dans sa propre existence, elle se réveille d'une longue nuit de sommeil: la tête encore lourde. Du moins, je l'espère! La péninsule s'approche, la côte paraît ruisselante jusqu'à l'autre bout du ciel! Les maelstroms, le leviathan n'ont pas eu raison de sa Vie. Elle est l'aube d'un crépuscule; EllE est calme, pesante comme un regard accusateur. Elle est turbulente, négative, elle est trop primitive car son tourment est plus fort que celui d'une épitaphe.
On jongle avec, d'un ton plaintif. Soumise, une jeune fille, bien rangée, morte ou vive, puisque tout fout le camp, s'enivre. Une crise pas loin du parthénon, du panthéon, de wall street, de tout. Pourtant, on se dit que c'est une erreur, une renaissance est aux portes. Mais, c'est la déchéance: ces salauds de nihislistes: laissons la place au sur-homme et à sa volonté de puissance!: LE soleil est parti: la neige tombe sur les dalles!
Ce qui n'est pas donné est perdu! On pleure les champs de coton, les marrons, les servitudes, les bombes, la guerre. On reste à la merci d'un pauv' con , d'une mélancolie, d'un malaise civilisationnel, d'un désespoir collectif: les ongles et les coeurs rongés. Que faire que de suivre son étoile? _ on s'assied dans un de ses assommoirs de pauvres: on comate, on vit l'instant présent avec dégoût et passion pour la destruction: le futurisme n'est pas mort! un instinct primitif.?
Il n'y a de servitude que volontaire? OUI mais dés 20h00 je n'ai plus de cerveau. J'aimerai tant fixer ses vertiges pour la nuit prochaine, pour le prochain vol de nuit.
Au-delà de tout, pauvres ou riches, nobles ou roturières, en haillons ou en satin, les amours se font pressantes. A travers des rideaux mal-fermés, quelques yeux aiment s'y perdre dans le vague de la volupté.
Mes amours moroses, le soir noir, se dissimulent; on n'entend plus qu'eux dans l'alcôve sombre gorgée de poussière, où se détachent souples soupirs, gémissements mélancoliques et cris purs. Chéres amoures, flattez-vous: les délices ne seront que plus beaux.
Des ombres aux postures révoltantes et languissantes traversent de part et d'autre les murs de la petite salle suante de plaisir jusqu'à l'aube pauvre de sommeil. Des cris masculins et féminins brisent le silence de la nuit divine. Des chevauchements aux rythmes lents, ,accélérés donnent la cadence à cette danse endiablée, envoûtante. Des morceaux de chair blanche, comme de la porcelaine, se révèlent peu-à-peu dans les ténèbres aveuglantes. Le dévoilement est plus mystérieux dans l'obscurité; des morsures, des griffures cadrillent les corps vaporeux, diaphanes: La Reine danse,reste à la merci d'une mort à crédit, flâne et gagne les esprits en les perdant. Elle ne se laissera jamais plus enfermée, jamais capturée par son double, la lumière conquérante. Elle ne sera plus jamais enfermée par Un Nécessaire, son principe même de son existence dans l'univers. Elle refuse. Elle ne veut plus que cela souffre; elle ne veut plus rien de sérieux. Elle veut expirer puis mourir. Ces contingences seront là et participeront à sa glaciale existence.; perdre en quelque sorte, sa raison de vivre et creuser le vide s'initiant dans son esprit, sa vie, sa chambre.
On ne doit jamais se perdre " pour" quelque chose mais vivre "avec". Avec ses fantômes, passant, s'arrêtant, fuyant.
Plus rien ne retiendra ce coeur qui dans le plaisir se trempe. Le bonheur est une petite chose: il participe à ces prisons dorées.
Le désir avant tout et la liberté sera, sûrement, au rendez-vous, au point du jour. Comme si, elle était partie hier. Un temps partiel. Faire en sorte de perdre sa trace quand arrive le printemps. Aimer la mauvaise vie, préférer le vide aux vertiges, le tumulte aux ondes. Ce n'est pas ta faute, il te laisse en plan; la foule est insupportable, les regards le sont aussi, une pierre qui roule dans les âges troubles de la forêt.
Lui, sera ton nécéssaire ou peut-être ta contingence. Prés de toi tout le temps, fleurissant les tombes des ombres. Vagabond INONDE la plaine.
"Sans une liberté vraie et sans un certain honneur, je ne puis vivre" A.Camus
photographie: Guy Le Querrec
En ce jour, tout est de ma faute. Les pauvres amoures, moroses et mélancoliques. Des "non", des absences , des abstinences: je reste morne et je me suis donnée à Hermès pour toujours. Je garde tout: c'est une règle. Les longs silences qui ressemblent à ceux de Beckett ( même si j'ai fini par ne plus attendre GODot). Dans la scène complètement nue, des âmes esseulées ("Il demande si j'ai mal"), mon coeur lourd comme une falaise de granit. Rien à faire, je ne fais rien! Et je ne sais rien faire. J'ai comme un regret, une langueur. Six milliards de paumés ou de fantoches! On tombe dans les abîmes même si les étoiles se lèvent, pendant que je te promets de ne plus être moi. Je me rassure: ils sont plus seuls que moi!
"Seraient-ils neuf cent quatre-vingt -quinze millions et moi tout seul, c'est eux qui ont tord et c'est moi qui ai raison parce que je suis le seu à savoir ce que je veux: je ne veux plus mourir."
-La révolution se fait déjà chez soi. Le ménage doit se faire dans la tête avant de le faire dans la rue. Les gens sont propres de l'extérieur; ils ont le costume-cravate, la peur du qu'en dira t'on, les stupides convenances: mais quoi il faut respecter la loi!
Mais combien d'hommes veulent giffler leur patron?
Roulera 200 kilomètres/heures?
Combienveulent briser les vitrines de leurs super-super marchés?
- "sale Nausée lâche-moi! lâche-moi!" les produits, les images, les idéologies, moi, je les vomis. Ce cri, cette aliénation: on s'enchaîne à un rocher: le prométhée moderne= enchaîné à sa télévision et à son ignoble travail! Ce n'est que de l'horreur civile! cette agitation politique: un coup à gauche, un coup à droite, un coup à l'extrême limite: GIROUETTES qui vont finir par avoir mal à la tête! Et votre sainte liberté: niaiserie pour gamin de 30 ans. La seule véritable preuve du libre-arbitre: choisir le coca plutôt que le pepsi, les experts Miami plutôt que les experts New-York.
"Le Bourgeois, c'est celui qui pense bassement." Flaubert
*Comme s' il suffisait de se rappeler les tristes regards d'un ami.
*Pour me comprendre: ne pas juger.
*Le hasard ne fait pas bien les choses.
*La voix au loin, haut perchée, la mélancolie d'un poème, d'une chanson.
*J'aurais pu ne pas être là
*Pourtant je n'ai plus le coeur à la philosophie épicurienne.
*La voix inflexible des riches pensées, des autorités: disparues!
-"Seras-tu là pour les futures gloires, défaites de l'enfant qui apprend tout seul. Pourras -tu vivre la solitude,l'habitude, et le temps qui passe? Quand nos secrets n'auront plus de sens.
Pourras-tu ne plus te taire? Pourras-tu ne plus me dire que c'est un pur déterminisme qui a fait cela? POURRAS-TU ME LE DIRE? Trouve-moi un sens. Trouve-moi une raison, un espoir, une musique, un rien auquel je pourrais le raccrocher.
Tu m'entends; plus de silence, plus de silence, plus de silence, silence, silence, silence.
J'ouvre le Livre_ pas de réponse: juste des bêtises et des condamnations. Le monde sans rêve, sans mère, sans père, sans frère.
Ni espoir: le lyrisme est ridicule et le pathétique découline; il fait sourire.
Vaudrait, un jour, apprendre à se détester. Dans ce silence, le monde est inerte, absurde. Le silence est le plus difficile, le silence de ce monde. La surdité, d'une autre part.
On n'a plus rien à faire, perdu dans les éternels rayons. "Pour me comprendre, il faudrait connaître ma vie"
*VOUS: Jouets de la fatalité et équilibre instable
Image: Le Silence- Victor Rattin
"A vingt ans, deuil et solitude!
Mes yeux baissés vers le gazon,
Perdirent la douce habitude
De voir ma mère à la maison."
Victor Hugo_ Trois ans après