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je te remercie doublement de ton aide. non seulement tu as donné ton appréciation, mais tu m'as mo
Par Paule Di Grézia, le 13.01.2013
salut leeloochatana. merci de tes visites.http:/ /drkaroloth.ce nterblog.net
Par drkaroloth, le 12.01.2013
un,deux,trois. ....... du soleil à la lune on s'endort en mélisse...... ... une journée un, deux, trois.......
Par leeloochatana, le 11.01.2013
"qu'allons nous faire que nous n'aurons pas à regretter ?" : fulgurant.http ://babayaga.ce nterblog.net
Par babayaga, le 05.01.2013
peur de la nuit ? non m, mais je pense qu'une situation comme celle que je décris serait terrifiante.ht tp://d
Par drkaroloth, le 19.12.2012
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Date de création : 19.04.2011
Dernière mise à jour :
10.01.2020
772 articles
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Idées noires...
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C’est l’été, un joli mois de juillet.
Idées noires...
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C’est la nuit et je suis endormi.
Idées noires...
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Quelqu’un sonne.
Idées noires...
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Quelle est donc cette personne qui me tire du sommeil ?
Idées noires...
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« — Ah, c’est toi. Quel bon vent t’amène ? »
Idées noires...
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« — Tu te sens bien ? Prends une chaise car je dois te parler.
Idées noires...
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Assieds-toi, j’ai une chose difficile à te dire.
Idées noires...
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Ben voilà, hier soir vers dix heures, elle s’est suicidée. »
Idées noires...
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« — Mais comment ? Que dis-tu ?
Idées noires...
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Où est-elle ? Que s’est-il passé ? »
Idées noires...
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« — Les pompiers ont tenté, mais elle est décédée.
Idées noires...
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Son garçon surpris par la déflagration,
Idées noires...
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L’a trouvée sur son lit
Idées noires...
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Un trou dans le front. »
Idées noires...
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Dans mes rêves nocturnes, c’est la mort qui toque !
Idées noires...
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Il s’en va. Impuissant, ahuri, je reste seul.
Idées noires...
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Puis je pleure, puis je pleure, puis je pleure et je pleure.
Idées noires...
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Je ne peux pas rester là, je fais le tour de la famille.
Idées noires...
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Passe la semaine, il fait beau, les gens ont le sourire.
Idées noires...
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Rendez-vous au cimetière, c’est ce jour qu’on l’enterre.
Idées noires...
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Inconséquent, comme toujours, je suis en retard.
Idées noires...
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Quand j’arrive, le cercueil est déjà dans la tombe.
Idées noires...
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Ma mère pleure et m’en veut.
Idées noires...
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Je ne suis qu’un imbécile qui mériterait la lanière,
Idées noires...
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Car du fond de ce trou qu’on a fait dans la terre
Idées noires...
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C’est ma sœur chérie qui s’échappe de l’enfer !
Idées noires...
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Cela me brûle aujourd’hui, d’écrire cette histoire,
Idées noires...
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De parler d’un été loin de tant d'années.
Idées noires...
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Je suis seul et j’essuie quelques larmes.
Idées noires...
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Tout est moche, il fait froid.
Idées noires...
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Voilà bientôt l’automne mon ami.
Idées noires...
Idées noires...
Idées noires...
Idées noires...
Idées noires...
Idées noires...
Idées noires..
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D.R.K
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Il rêve
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Installé dans son fauteuil,
Il rêve.
Le sommeil l'a prit,
Par surprise,
Entre deux lignes d'un roman.
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Ses paupières se sont fermées,
Ses muscles se sont détendus,
Ses doigts se sont ouverts et le livre est tombé,
Sur ses genoux.
Alors, des pages,
Sont nés des paysages ensoleillés,
Des personnages enjoués,
Une musique étrange.
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Une image, plus chatoyante,
S'est approchée de son visage,
En virevoltant,
Si près, qu'il est entré dedans.
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Le voici dans un pays de verdure,
Au bord d'une rivière,
Sous un ciel d'azur.
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Sa sœur descend le chemin et vient vers lui.
Il s'entend dire : « où étais-tu ? »
Elle se retourne et, tendant le bras,
Pose son doigt sur l'horizon.
Elle rit, elle est heureuse.
Il est heureux aussi.
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D.R.K
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Soir d'hiver
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Un jour,
Parvenu à un âge,
On découvre que la vieillesse vient vers soi.
À petits pas.
Elle semble inoffensive, pourtant elle inquiète,
Comme un enfant qui cache un couteau
Dans son dos.
Non, on ne s’enfuit pas.
Le voudrait-on que l’on ne le pourrait pas.
Certains essayent et se couvrent de ridicule
En s’aspergeant de crèmes anti-âge,
Le mot même est drôle,
En se faisant poser des implants,
Tirer la peau du visage,
En avalant des quantités de pilules,
En collectionnant les cachets de vitamines,
Les injections d’hormones.
En vain, car ce qu’ils gagnent en parties lisses,
Ils le perdent en humanité.
Les voilà extraterrestres tout à coup,
Affublés de bouches aux lèvres distendues
De sourires figés,
De pommettes saillantes,
De paupières immobiles.
Dès lors, ils exhibent une beauté de matière plastique
Qui ne fait rêver qu’eux.
Cependant, par derrière eux, les autres,
Ceux à qui ils voudraient ressembler encore,
Les plus jeunes, rient de leurs futiles aspirations.
La mort aussi rit, plus fort que tout ce monde,
Mais pour une autre raison.
.
Donc, un jour, s’approche la vieillesse.
Là, le mot inexorable prend tout son sens.
Évidemment, on peine à soutenir son regard,
Quoi qu’en disent les plus vantards.
Alors, on se tourne vers l'arrière,
Peut-être dans l’espoir d’oublier
Ce futur bouffi et raviné,
Cet avenir aux crocs d’acier.
Mais le passé est mort.
Le passé est un cadavre en décomposition.
Il n’y subsiste que des vieux jeunes,
Des ricanements égarés dans les replis du temps,
Des obsessions vitales qui ont perdu leur sens.
Le passé est devenu un lieu où les souvenirs flottent,
Baignent dans une mer de mélancolie,
Un peu comme des étrons à la surface d’un lac.
Ultimes preuves d’une existence antérieure,
Nauséeuses néanmoins et nauséabondes.
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Rester là, sur le fil du temps.
Surtout, ne pas regarder à droite ou à gauche
De peur de se noyer dans l’un ou l’autre de ces infinis.
Peut-être est-ce là l’unique recours,
Avancer, pas à pas, et s’étonner toujours.
Toutes ces choses et tant de vide autour,
Tant de vide !
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DRK
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Jean-Baptiste Valadie
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Solange
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Ton nom est enfermé dans une boîte et il n’en ressortira pas. Je l’ai oublié et même si je souhaitais m’en souvenir, je ne le pourrais pas. Plus personne ne le prononce autour de moi. J’ai chassé de ma vie tous ceux qui auraient été susceptibles de l’invoquer, de me le murmurer. Du coup, ce qui faisait que tu étais toi a disparu aussi : les images de nos jours heureux, les traits de ton visage, de ton rayonnant sourire. Le temps m’a bien aidé à effacer tout ça, il faut le dire. Celui-ci n’est-il pas le précieux complice de la vie ? Comment pourrions-nous continuer à vivre si chaque évènement, chaque émotion demeuraient à jamais imprimés en nous ? Ce serait impossible ! Comment aurais-je pu aimer quelqu’un d’autre après toi dans ces conditions ? Oh, il y a bien quelques réminiscences, je dois l’avouer, mais je les étouffe très vite. D’ailleurs, je les bazarde avec chaque fois un peu plus de désinvolture. Tu as dû beaucoup changer. Vingt ans, ça façonne, ça transforme, ça détruit le beau. Tu dois être restée la même malgré tout. N’est-ce pas étrange ? Saurais-je t’aimer encore ? Non celle que tu étais alors, là-dessus, je n’ai pas de doute, un fou je redeviendrais, un fou d’amour capable du pire, comme de ces choses qui me font honte quand j’y repense, mais celle que tu es devenue à présent, qui est toi sans être toi ? Je ne sais pas. Je ne le crois pas. Peut-être ne le pourrais-tu pas non plus, m'aimer à nouveau, parce que ces vingt années sont également passées sur moi. Je vois bien les traces qu’elles ont gravées dans le tain de mes miroirs, ce qu’elles ont fait de mon corps svelte et énergique autrefois et que je découvre jour après jour un peu plus flasque et adipeux. Et toi donc, aimerais-tu celui que je suis devenu, cet autre, râleur et colérique ? J’en doute. En cela, ma femme a bien du mérite de m’aimer tel que je suis, bien que je me pose la question : ne suis-je pas plutôt pour elle une confortable habitude ?
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Je parle, je parle et je m’aperçois que pendant ce temps, la boîte à laquelle je faisais allusion au début de ce monologue s’est ouverte et qu’un mot en est sorti. Un mot qui ranime en moi des émotions que je croyais enfouies à tout jamais. Et toi, t’arrive-t-il de penser à moi ? Te rappelles-tu seulement mon prénom ? Et si tu l’avais enfermé dans une boîte et que tu en avais jeté la clef !
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D.R.K
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La fin des temps
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Il était arrivé, on ne sait d’où,
Il disait être tombé du haut du ciel,
Puis il s’était mis à parcourir la terre
En criant des mots que personne n’entendait.
« — Tremblez les gens, tremblez !
Voici qu’arrive la fin des temps ! »
Bien sûr, on lui avait ri au nez,
Comme l’on rit des fous,
Surtout s’ils ont l’accent étranger.
On n’avait pas ri longtemps,
Car vint un matin qui n’était pas un matin.
Dans la nuit, le soleil s’était éteint.
Il n’y avait plus de soleil,
Plus de soleil…
Même les étoiles au firmament avaient disparu,
En même temps.
Le feu des volcans avait cessé de jaillir de la terre.
La terre d’ailleurs n’avait plus pour cœur
Qu’une boule de fer et de magma solidifiée.
Le Bon Dieu, se disait-on
Quand on avait un peu de religion,
Avait éteint la lumière.
Ainsi, noir était à présent l’univers.
Déboussolés, les gens étaient sortis de leur lit
Puis à tâtons, ils s’étaient habillés,
Comme ils l’avaient pu,
Dans l’obscurité puisque
Tout avait cessé de fonctionner.
Alors, ils avaient quitté leurs maisons
avec l’assurance des aveugles,
En suivant le chemin que leur montraient leurs mains,
Et une fois au-dehors
Ils avaient senti le vent caresser leur peau,
Un vent glacé et mourant.
C’était une sensation très désagréable,
Mais comme elle était la seule preuve de leur réalité,
Ils s’en contentaient,
Et même ils lui trouvaient, tout compte fait, un peu de bon,
Un souffle, c’était déjà quelque chose.
Leurs yeux s’étaient mis à fouiller la nuit,
En vain, car nulle chose ne renvoyait d’éclats
Puisque toute source lumineuse avait cessé de l’être.
Comme ils ne pouvaient plus voir autour d’eux,
Ils prirent peur, craignant d’être morts dans la nuit
Sans s’en être rendu compte,
Ce qui n’aurait peut-être pas été très différent,
Aussi se mirent-ils à lancer des cris.
D’autres revenaient comme des échos,
Mais ils paraissaient si lointains.
Il semblait impossible de remonter à leur source.
Les bruits mouraient étouffés par le froid et les ténèbres,
Même ceux que faisaient habituellement les vivants,
Le bruit de leurs pas, celui de leur respiration.
Puis, par lassitude sans doute,
Ils s’étaient tus.
Alors, ils avaient plongé en eux même,
Chacun à l’intérieur de soi,
Et tous avaient pensé aux mêmes choses,
À tout ce qu’il ne leur serait plus jamais donné de voir.
Au rouge des joues des enfants,
À la couleur de leurs yeux pétillants.
Au vert des prés, des bosquets, des forêts,
Aux fleurs multicolores, aux roses, aux boutons d’or,
Au bleu du ciel, aux nuages cotonneux gris et blanc,
À l’émeraude de la mer, au bleu sombre des océans,
À l’ocre de la terre,
Aux aubes grises, aux champs de neige,
Aux crépuscules flamboyants,
Aux cieux enflammés,
Au rougeoiement du soleil,
Au clin d’œil de la lune,
Au bonheur d’être.
Et comme ils ne savaient ni que faire, ni où se rendre,
Incapable de retrouver leur chemin,
Leurs mains n’ayant aucune mémoire,
Pour aller où d’ailleurs,
Ils s’asseyaient là et attendaient,
Sans savoir ni qui, ni quoi.
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D.R.K
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?
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Les lignes de la main
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Les mensonges s’abattent en pluie, en trombes
Et se répandent comme la boue qui recouvre les tombes.
Des requins aux dents longues, longues,
Longues comme l’ennui,
Précipitent le monde dans la misère et la nuit,
Alors que, dans les cœurs,
Grandissent la défiance et la peur.
.
Comment tout cela va-t-il finir ?
Dans la haine et le pire ?
Avec les mêmes chansons ?
Les mêmes slogans à la con ?
Les mêmes « hardis compagnons ! »,
Avec du sang plein les poumons ?
Renaitrait-il le temps de la mort à tous les prix ?
Le temps des pendus, des tueries,
Des gens qu’on aligne et qu’on fusille,
Pour un rien, pour une mine ?
Pour se faire un peu plus de place
Quitte à se sentir un peu plus dégueulasse ?
.
Que poussent donc de terre
Les tours de métal et de verre,
Phallus dressés vers le ciel crépusculaire !
Que fleurissent les constructions mégalomanes !
Les flèches où pointent les oriflammes !
Les ministères, les palais de justice !
Les prisons, les camps de sévices !
Au pas, on marche droit !
Que nous importe vers quoi...
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D.R.K
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Il fera beau
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Je n’ai pas le goût du mélo
Il fera chaud, il fera chaud
Quand on me sortira de l’eau
Tir'ra de l’eau, tir'ra de l’eau
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Pompier, sirène et gyrophare
Colin-maillard, colin-maillard
Sous le regard des banlieusards
Des banlieusards, des banlieusards
.
Dans une morgue à coups de couteau
C’est leur boulot, c’est leur boulot
On me tranchera en morceaux
Rat en morceaux, rat en morceaux
.
On me taillera des lamelles
Jus de caramel, jus de caramel
Pour un dernier plaisir charnel
Plaisir charnel, plaisir charnel
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Avant de me rendre idéal
C’est proverbial, c’est proverbial
Par un petit toucher rectal
Toucher rectal, toucher rectal
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J’ai consulté la météo
Il fera beau, il fera beau
Le jour qui me mènera au tombeau
Rat au tombeau, rat au tombeau
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Ils seront quinze plus ou moins
Comme des pingouins, comme des pingouins
Au-dessus d' ma bière en contrepoint
En contrepoint, en contrepoint
.
Alors dans une nuit de brume
Frappe l’enclume, frappe l’enclume
J’entendrai mes louanges posthumes
Louanges posthumes, louanges posthumes
.
Puis un à un, ils s’en iront
Sonne carillon, sonne carillon
En fredonnant une p'tite chanson
Petite chanson, petite chanson
.
On m’abandonnera à mon trou
Adieu l' Pérou, adieu l' Pérou
Mais à jamais plus de courroux
Plus de courroux, plus de courroux
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Adieu le monde, adieu les fous
Sauce barbecue, sauce barbecue
Sans rancune et plus de dégoût
Plus de dégoût, plus de dégoût
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Oh Dieu, Allah ou Jéhovah
Qui que tu sois, quoi que tu sois
Je t’en supplie laisse-moi là
Laisse-moi là, laisse-moi là
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Que je m' repose dans les draps
Bout d' sparadrap, bout d' sparadrap
De la mort en grand apparat
Grand apparat, grand apparat
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Ton ennemi
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Ô toi qui viens de tuer ton ennemi,
Empresse-toi de t’en inventer un autre
Pour donner un sens à ta vie,
Car la joie que te procure ton acte est éphémère,
Et alors, de quoi te réjouiras-tu,
Lorsque les jours auront passé ?
De quelle haine nourriras-tu ton âme ?
Vite ! Vite ! Découvre-toi un autre homme à détester,
Un qui n’aimera pas la façon dont tu pilles son champ,
Celui de ses amis,
Un qui sera différent,
De qui tu n’apprécieras pas l’attitude,
Dont tu pointeras les défauts,
Dont tu condamneras les gestes,
L’apparence, le port de cheveux, la taille de barbe !
Ô toi qui as mis à bas celui que toisait ton œil noir,
À présent que ta vengeance l’a terrassé,
Monte la voix, haut dans le soir
Et crie son nom !
Ainsi tous ceux qui seraient tentés de te maudire,
De te repousser à défaut de te nuire,
Sauront quel sort sera le leur
S’ils aboient trop fort.
Si donc ton cœur ne sait battre qu’au son du tonnerre,
Pioche parmi la foule de ceux qui t’ignorent,
Eprouvent envers ton être un mince ressentiment,
Et choisis le plus laid ! Le bossu ! Le borgne !
Ou laisse au hasard le soin d’en sortir un du nombre
Et fais de celui-ci ton nouvel adversaire !
Dépêche-toi ! Avant qu’à force d’hésitation
Et à ton immense déception,
Tu en viennes à le connaître.
Quelle folie ce serait s’il devenait ton ami !
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D.R.K
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Peintre haïtien (?)
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Rêve naïf
.??
Adieu le gris et l’hiver,
Les cinglés, les incendiaires !
Oubliés les gardes-barrières !
Voici la route de lumière.
Pas un regard vers l’arrière !
.??
Un grand train pour le voyage.
Défilement des paysages,
Champs de blé et pâturages
Et coucous pour enfants sages.
Enfin un jour sans ombrage !
.??
Un vieux bateau dans un port.
Un passage contre deux pièces d’or.
Embarquement à l’aurore !
Destination tropique nord
Et les îles multicolores !
. ??
Une montagne surgie de l’eau,
De blancs nuages pour chapeau,
Un végétal et vert manteau
Le bonheur dans son berceau !
.??
Un huis rose toujours ouvert,
Sur ton cœur et tes yeux clairs,
Sur la vie et sur la mer,
Sous le soleil d’outremer
À jamais pour nous en l’air !
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D.R.K
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Pablo Picasso
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Les femmes pleurent
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Les femmes pleurent
Parce qu’elles ont un petit cœur
Et nous les hommes,
Devant ces rivières de larmes,
Nous trouvons tout désemparés,
Comme des enfants
Tenant dans leur main un oiseau blessé.
Alors nous les prenons dans nos bras
Pour les consoler,
Comme ça,
Tout simplement.
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Les femmes pleurent,
Parfois pour trop de bonheur
Au moment de retrouvailles
Ou par tristesse
Les jours de départ,
Dans un aéroport,
Sur le quai d’une gare.
Elles pleurent aussi devant la télévision,
Une comédie sentimentale,
Ou plus gravement
Lorsque des fantômes les poursuivent,
Des fantômes qui, la nuit,
Forçant la porte de leurs rêves
Surgissent en hurlant des
« Tu es à moi ! »
.
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Les femmes pleurent,
Pour nous les hommes,
Quand nous peinons à survivre;
Pour leurs enfants
Quand l’avenir s’assombrit,
Devient effrayant.
Elles pleurent aussi parfois
A cause d'un fils parti,
Dans un autre pays
Ou pour le Paradis.
.
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Les femmes pleurent,
Pour des petits riens,
Pour un mot qui s’ajoute à d’autres,
Un petit mot de reproche où perce le mépris.
Elles nous regardent,
Nous, les hommes
Et fondent en larmes.
Et nous voilà tout étonnés
De découvrir notre pouvoir sur elles.
Souvent nous en abusons,
Alors elles pleurent
Quand elles ne supportent plus les sarcasmes,
Les railleries, les invectives.
C’est un jeu étrange et cruel
Dans lequel nous croyons affirmer une personnalité,
Mais c’est autre chose,
Une attitude animale.
Les femmes pleurent
Parce qu’elles ne savent pas toujours rugir.
.
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Les femmes pleurent,
Parce qu’elles ont un cœur
Et nous, les hommes,
Ne savons que les prendre dans nos bras
En lorgnant du côté du matelas.
.
D.R.K
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