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dimanche 6 décembre 2015

Les Dossiers secrets du Vatican


Titre : Les Dossiers secrets du Vatican (The Vatican tapes)
Réalisateur : Mark Neveldin
Acteurs : Olivia Taylor Dudley, Michael Peña, Dougray Scott
Date de sortie en France : 29 juillet 2015
Genre : épouvante, horreur

Synopsis :
Angela Holmes, une jeune femme ordinaire de 27 ans, comprend un jour que sa présence a un effet dévastateur sur son entourage, infligeant des blessures, voire la mort, à ceux qui l’approchent. Estimant qu’elle est possédée, le Vatican est sollicité pour pratiquer l’exorcisme. Mais il s’avère que le mal qui ronge Angela est une ancienne force satanique d’une puissance hors du commun. Le père Lozano va tenter d’éliminer le redoutable démon, pas seulement pour sauver l’âme de la jeune femme, mais notre monde...

Avis :
Regarder Les Dossiers secrets du Vatican, c'est un peu la punition de tout cinéphage masochiste qui persiste, malgré un enchaînement de navets, à espérer qu'un film de possession pourra offrir quelque chose d'un peu différent. On sait très bien que le risque de daube atteint 9 points sur l'échelle Jason Blum, mais une curiosité un peu morbide nous pousse, toujours, à vérifier par nous-même.


 Pas de souci en tout cas, nous sommes en territoire connu : Angela est une jeune femme dont le comportement change brutalement, qui voit des choses étranges et qui semble provoquer des catastrophes autour d'elle. Est-elle malade ? Ou est-elle POSSEDEE ? Suspense... Un indice peut-être : elle finira par parler une langue oubliée et faire des acrobaties dignes d'un jeune ado bourré voulant prouver à tout le monde que « si, je peux me tenir sur une jambe et toucher mon genou droit avec mon coude gauche ! ».

Rien de nouveau donc, sauf peut-être une ou deux idées sympathiques, comme cette séquence où Angela pousse d'autres patients à s'entretuer, ou la thématique d'un véritable antéchrist qui ne débouchera que sur une fin cruellement abrupte, comme si les scénaristes n'avaient eu ni l'imagination ni la volonté de développer leur seule idée intéressante. Une impression de bâclage qui touche également l'exorcisme, expédié très rapidement avec une entité surpuissante et des protagonistes totalement incompétents.

On s'étonnera d'ailleurs de voir Michael Peña dans cette galère, lui qui est plus habitué à jouer les seconds rôles dans les blockbusters hollywoodiens (Seul sur Mars, Ant Man, Fury...). On retrouve également Kathleen Robertson (Scary movie 2, Beverly Hills) dans l'improbable rôle d'une psychologue, et Djimon Hounsou. L'interprétation est d'ailleurs au même niveau que le reste du film, prêtant même régulièrement à sourire.

Dieu merci ( !), le calvaire ne dure qu'une heure : Les Dossiers secrets du Vatican (ah oui, il n'y a aucun dossier, et on n'évoque pas spécialement le Vatican, mais bon) ne vaut pas mieux que les autres films de possession qu'on l'on a pu subir ces dernières années. Il a d'ailleurs l'honnêteté de ne même pas essayer, entre idées vite abandonnées et phases horrifiques mises de côté. Un candidat idéal au titre de pire film de l'année s'il n'y avait pas déjà Unfriended...


Note : 1/10


mardi 3 novembre 2015

Seul sur Mars


Titre : Seul sur Mars
Réalisateur : Ridley Scott
Acteurs : Matt Damon, Jessica Chastain, Jeff Daniels
Date de sortie en France : 21 octobre 2015
Genre : science-fiction

Synopsis : 
Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.

Avis :
Après plusieurs échecs (Cartel, Exodus), Ridley Scott revient à son genre de prédilection, la science-fiction. Mais loin des créatures menaçantes d'Alien, le huitième passager ou de Prometheus, loin aussi des replicants de Blade Runner (par ailleurs de nouveau sur les écrans français au moment de la sortie de Seul sur Mars), le réalisateur adapte le roman d'Andy Weir pour une aventure sur Mars misant davantage sur le réalisme que sur le spectaculaire.


Nous suivrons donc le parcours de Mark Watney, astronaute oublié sur Mars et qui devra survivre par ses propres moyens sur une planète hostile : il lui faudra évidemment se nourrir, mais aussi tenter de communiquer avec l'extérieur et gérer la solitude. Blockbuster oblige, ce sont surtout les deux premiers aspects qui seront développés, de façon d'ailleurs très efficace, tandis que l'évolution psychologique du personnage n'est qu'effleurée par ses messages vidéos, sa frustration vite évacuée par l'humour et les effets physiques de son isolement à peine évoqués.

On regrettera également une gestion du suspense un peu trop artificielle : le déroulement du film ne réserve aucune surprise, on sait parfaitement ce qui va fonctionner et ce qui va partir en sucettes. La dernière partie du film illustre parfaitement ce défaut, en multipliant les péripéties jusqu'à la nausée. En revanche, on saluera la prestation de Matt Damon, sur les épaules duquel le film repose presque entièrement et qui s'en sort parfaitement, apportant une vraie fraîcheur au personnage, notamment par le biais de quelques notes d'humour bien senties ou de quelques réflexions formidables sur son statut particulier de seul homme sur Mars, tantôt premier colon, tantôt pirate de l'espace.

Retour gagnant à a SF pour Ridley Scott donc, avec un blockbuster très réussi, prenant et spectaculaire, même si l'on regrettera l'absence presque totale de profondeur du film.

Note : 8/10


mardi 21 juillet 2015

Ant-Man


Titre : Ant-Man
Réalisateur : Peyton Reed
Acteurs : Paul Rudd, Michael Douglas, Evangeline Lilly
Date de sortie en France : 14 juillet 2015
Genre : action, super-héros

Synopsis :
Scott Lang, cambrioleur de haut vol, va devoir apprendre à se comporter en héros et aider son mentor, le Dr Hank Pym, à protéger le secret de son spectaculaire costume d’Ant-Man, afin d’affronter une effroyable menace…

Avis :
Pour terminer la seconde vague de films inspirés de l'univers des Avengers, Marvel a choisi de mettre en avant un héros moins connu que les Iron Man ou Captain American : Ant-Man, l'homme-fourmi. Un choix étonnant, et d'autant plus audacieux que le projet a longtemps été confié à Edgar Wright, le réalisateur, entre autres, des excellents Shaun of the dead et Scott Pilgrim. Hélas, à la suite de divergences artistiques (le projet de Wright s'éloignant apparemment trop de l'univers des 11 films précédents), le britannique laisse la réalisation à Peyton Reed, tout en restant crédité au scénario. Dès lors, on pouvait presque craindre le pire : ce ne sera finalement pas le cas, et Ant-Man constitue même, à mes yeux, le film le plus réussi de la saga Avengers au cinéma, davantage même que le premier Iron Man ou que Captain America : le soldat de l'hiver.


Avec Ant-Man, on revient enfin à un héros plus humain, aux motivations plus classiques : plus question de sauver le monde d'une invasion extraterrestre quadridimensionnelle à la recherche d'un énième objet surpuissant : Scott Lang est un cambrioleur souhaitant continuer à voir sa fille malgré son divorce, et Hank Pym souhaite que son invention ne soit pas utilisée à des fins militaires. Une toile de fond plus réaliste qui va convenir à merveille à son héros et à ses caractéristiques.

Grâce à son costume, Ant-Man est donc capable de rapetisser, avec les avantages et les inconvénients que cela entraîne. Bien sûr, le héros, digne hériter de L'Homme qui rétrécit ou de Chérie, j'ai rétréci les gosses ! peut se faufiler presque n'importe où, mais il peut aussi service de petit-déjeuner à une souris, périr noyé dans une baignoire ou risquer sa vie en traversant une piste de danse. Le film va utiliser à la perfection ces situations, entraînant le pauvre Scott Lang dans des péripéties aussi spectaculaires que drôles

La découverte du costume, son entraînement auprès du docteur Pym, ses premières rencontres avec les fourmis donnent ainsi lieu à des passages très réussis, où le film joue parfaitement sur l'aspect ridicule de certaines situations et s'amuse constamment des perspectives visuelles et des lois de la physique. Les scènes d'action sont à ce titre une autre réussite, le mélange entre humour et spectaculaire faisant des merveilles.


La principale qualité de ce Ant-Man est finalement d'être pleinement conscient des aspects saugrenus de son héros, et d'en assumer pleinement et joyeusement les conséquences, passant même tout près de la meilleure mort de super-vilain de tous les temps. Cela donne un film aussi drôle que spectaculaire, qui fourmille d'idée (puisque tout le monde la fait, moi aussi !) et dont les éléments humoristiques font mouche à chaque fois (même remarque qu'au-dessus). 

Note : 9/10


jeudi 4 décembre 2014

Fury (2014)


Titre : Fury
Réalisateur : David Ayer
Acteurs : Brad Pitt, Shia LaBeouf, Logan Lerman
Date de sortie en France : 22 octobre 2014
Genre : guerre

Synopsis : 
Avril 1945, alors que la Seconde Guerre mondiale touche à sa fin, le sergent Don Collier commande un Char M4 Sherman et son équipage de 5 soldats de la 2e division blindée américaine pour une mission risquée derrière les lignes ennemies durant la campagne d'Allemagne.

Avis : 
Après les 2h15 de Fury, on peut légitimement se demander si le cinéma a encore quelque chose de nouveau sur la Seconde Guerre Mondiale. Car le film de David Ayer (End of watch, Sabotage), évidemment estampillé de l'étiquette "inspiré de faits réels", ressemble à s'y méprendre à de nombreux films du genre, de Il faut sauver le soldat Ryan, avec son jeune soldat qui découvre la guerre, à Le Bateau avec la vie de ce groupe allant au combat dans l'espace réduit d'une machine.


Pas si loin de son personnage de chasseur de nazis d'Inglourious basterds, Brad Pitt incarne donc un Sergent intraitable et courageux, prêt à tout pour tuer des allemands et qui prendra sous son aile le jeune Norman (Logan Lerman, Le Monde de Charlie, Noé, Percy Jackson : la mer des monstres), que rien ne prédestinait à rejoindre le front. On va donc avoir droit aux éternelles premières relations tendues avec le reste de l'équipe, à la découverte des horreurs de la guerre, aux difficultés rencontrées pour tuer le premier ennemi, jusqu'à devenir une "machine" dégommant du boche à la douzaine et étant enfin accepté par le groupe.

Une progression classique donc, que l'on retrouve également dans les diverses péripéties : le Fury échappe à plusieurs guet-apens, surmonte les obstacles coûtant la vie à de nombreuses autres unités, s'accorde même un moment de pause avant de s'offrir un affrontement totalement déséquilibré dans une éternelle relecture du siège de Fort Alamo où les cinq hommes, (Pitt, Lerman, Shia Nymphomaniac LaBeouf, Jon Walking Dead Bernthal et Michael Collision Peña) vont résister à des dizaines d'assaillants.

S'il reste prenant et efficace, Fury ne se démarque donc absolument pas de ses aînés, rappelant largement le chef d'oeuvre de Spielberg. Heureusement, l'interprétation est remarquable (notamment LaBeouf, étonnant !) et les scènes d'action très réussie. Cela suffit à passer un très bon moment, mais sans doute pas à se souvenir de Fury dans quelques mois...

Note : 6/10


mercredi 21 mai 2014

Babel


Titre : Babel
Réalisateur : Alejandro Gonzalez Iñarritu
Acteurs : Brad Pitt, Cate Blanchett, Gael Garcia Bernal
Date de sortie en France : 15 novembre 2006
Genre : drame

Synopsis : 
En plein désert marocain, un coup de feu retentit. Il va déclencher toute une série d'événements qui impliqueront un couple de touristes américains au bord du naufrage, deux jeunes Marocains auteurs d'un crime accidentel, une nourrice qui voyage illégalement avec deux enfants américains, et une adolescente japonaise rebelle dont le père est recherché par la police à Tokyo. Séparés par leurs cultures et leurs modes de vie, chacun de ces quatre groupes de personnes va cependant connaître une même destinée d'isolement et de douleur...

Avis : 
Troisième volet d'une trilogie, après Amours chiennes et 21 grammes, Babel raconte donc le destin de quatre familles que rien, ou presque ne rapproche : Ahmed et Youssef sont deux enfants marocains ; Susan et Richard, un couple d'Américains ; Amélia, une nourrice mexicaine ; Chieko, une adolescente japonaise sourde... Quatre histoires pourtant liées, de façon plus ou moins évidentes, et toutes marquées par les préjugés et l'importance du regard de l'autre...


Avouons-le d'emblée : des quatre itinéraires, seuls les deux les plus étroitement liés, ceux des jeunes marocains et du couple américain, seront vraiment passionnants. On y ressent vraiment cette sensation de hasard malheureux, de petite maladresse aux terribles conséquences, mais aussi le choc des cultures, la force des a priori,  le couple Pitt-Blanchett étant abandonné dans une village perdu au milieu de nulle part par des compagnons craignant d'être pris en otage par des terroristes...

A côté de ces deux histoires passionnantes et tragiques, celles se déroulant au Mexique (avec les deux enfants du couple américain) et au Japon (sans véritable lien avec les autres) manquent clairement d'impact. Les personnages sont beaucoup moins attachants, voire même totalement antipathiques, et on s'ennuie royalement à chacune de leurs apparitions malgré une interprétation de qualité : on retrouve notamment Gael Garcia Bernal (La Mauvaise éducation, No) ou Rinko Kikuchi (Pacific Rim, 47 ronin).

Ces passages allongent considérablement la durée d'un film qui devient ainsi pénible à suivre par moments. 2h15 inégales donc, dont on retiendra surtout tout ce qui se déroule au Maroc à travers deux histoires passionnantes et très fortes, tandis que tout le reste est bien moins réussi, et surtout relié à l'histoire du couple de façon très artificielle, comme si l'ajout avait été forcé...

Note : 7/10




mercredi 5 février 2014

American bluff


Titre : American bluff (American hustle)
Réalisateur : David O. Russell
Acteurs : Christian Bale, Bradley Cooper, Amy Adams
Date de sortie en France : 5 février 2014
Genre : thriller

Synopsis : 
Un escroc particulièrement brillant, Irving Rosenfeld, et sa belle complice, Sydney Prosser, se retrouvent obligés par un agent du FBI, Richie DiMaso, de nager dans les eaux troubles de la mafia et du pouvoir pour piéger un homme politique corrompu, Carmine Polito. Le piège est risqué, d’autant que l’imprévisible épouse d’Irving, Rosalyn, pourrait bien tous les conduire à leur perte…

Avis : 
 Nouveau film réalisé par David O. Russell, American bluff s'inspire de l'affaire Abscam, une opération de la fin des années 1970 dans laquelle des escrocs se sont alliés au FBI pour déterminer l’identité d'hommes politiques aux agissements douteux. Pour l'occasion, le réalisateur regroupe de nombreux acteurs de ses deux précédents films : Bradley Cooper (Very bad trip), Jennifer Lawrence (Hunger games : l'embrasement) et Robert DeNiro (Malavita) avaient joué dans Happiness therapy ; Christian Bale (Les Brasiers de la colère), Amy Adams (The Master) dans Fighter.


Le film nous plonge donc dans les années 70, parfaitement reconstituée, dans cette histoire d'escrocs contraints de s'associer au FBI pour ne pas finir en prison. Magouilles, trahisons, complots sont donc au menu, dans cette histoire qui va rapidement dépasser les protagonistes, qui ont être confrontés à de puissants hommes politiques et à la mafia. Cela donne un scénario assez décousu, assez décomplexé, mais qui tourne également un peu en rond au fil des retournements de situation.

Ainsi, même si le casting est impeccable et campe des personnages réjouissants, on finit par se perdre un peu, entre les rebondissements prévisibles et les passages qui semblent parfois tomber un peu du ciel. Cela devient un véritable défaut au regard de la durée du film, plus de 2 heures, pendant lesquelles on décroche souvent sans avoir vraiment l'impression de louper quelque chose.

Après Happiness therapy et Fighter, David O. Russell déçoit un peu avec cet American bluff, qui compte néanmoins 10 nominations aux prochains Oscars. Et c'est peut-être là la plus grande escroquerie d'un film qui, s'il n'est pas désagréable, n'en méritait clairement pas tant !

Note : 6,5/10


mardi 9 avril 2013

Gangster Squad

 

Titre : Gangster Squad
Réalisateur : Ruben Fleischer
Acteurs : Josh Brolin, Ryan Gosling, Sean Penn, Emma Stone
Date de sortie en France : 6 février 2013
Genre : policier, gangsters

Synopsis : 
Los Angeles, 1949. Mickey Cohen, originaire de Brooklyn, est un parrain impitoyable de la mafia qui dirige la ville et récolte les biens mal acquis de la drogue, des armes, des prostituées et – s’il arrive à ses fins – de tous les paris à l’ouest de Chicago. Tout ceci est rendu possible par la protection, non seulement des hommes de mains à sa solde, mais également de la police et des hommes politiques qui sont sous sa coupe. Cela suffit à intimider les policiers les plus courageux et les plus endurcis… sauf, peut-être, les membres de la petite brigade officieuse de la LAPD dirigée par les Sergents John O’Mara et Jerry Wooters qui, ensemble, vont tenter de détruire l’empire de Cohen. 

Note : 
Un gros casting, une bande-annonce efficace : Gangster Squad s'annonçait comme l'une des grosses sorties de ce début d'année. Repoussé de plusieurs mois après la fusillade d'Aurora lors de la première de The Dark Knight Rises, le film réalisé par Ruben Fleischer (Bienvenue à Zombieland) part d'une base plutôt classique : la lutte d'un petit groupe de policier marginaux contre le roi de la pègre locale. Un synopsis qui fait immanquablement penser à Les Incorruptibles de Brian De Palma ou à L.A. Confidential.

Ce sera d'ailleurs le principal défaut du film : l'impression d'avoir déjà vu chaque minute, chaque défaut, chaque qualité. Les membres de la brigade spéciale sont ainsi les figures classiques du genre, du sergent incorruptible prêt à tout pour lutter contre les brigands et se moquant des accords passés entre ses supérieurs et les gangsters, le jeune séducteur se ralliant à la cause par intérêt personnel plutôt que par conviction, le vieux cowboy irascible, le cerveau et les minorités ethniques. De l'autre côté, un chef des truands vraiment très méchant, un homme de main à l'air patibulaire et une flopée de sous-fifres incapables de toucher leur cible.


Une galerie de personnages bien banale, qui ne bénéficient par ailleurs d'aucun développement en dehors de Josh Brolin. On a un peu l'impression que Fleischer s'en fout, ce qui entraîne forcément un manque total d'empathie pour les héros : ils peuvent bien mourir, on ne ressentira rien, d'autant qu'on sait déjà comment tout cela va finir. Un aspect franchement regrettable au vu de la brochette d'acteurs à l'affiche, qui méritaient clairement mieux : outre Josh Brolin (No country for old men), le casting est ainsi composé de Ryan Gosling (Drive, Les Marches du pouvoir), la très séduisante Emma Stone (Bienvenue à Zombieland, The Amazing Spider-Man) ou encore Sean Penn qui, pour une fois, est franchement à la ramasse, en faisant des tonnes dans le rôle de Mickey Cohen.

Bien sûr, le film remplit parfaitement son contrat lors des fusillades et des scènes d'action, souvent très spectaculaires et violentes, et le film se laisse suivre avec un plaisir certain. Mais en se contentant de présenter un film de gangsters sans originalité, Ruben Fleischer ne nous offre finalement qu'un film certes divertissant, que l'on oubliera sans doute rapidement...

Note : 6,5/10