| Henri Gervex (1852-1929), Jeune femme au bouquet de violettes sous la neige |
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| Frederik Hendrik Kaemmerer (1839-1902), Swept away |
L’importante collection de peinture européenne du XIVe au XXe siècle, se déploie sur les trois étages du musée selon une présentation par école et par période. Les œuvres françaises des XVIIe et XVIIIe siècles sont particulièrement bien représentées et s’accordent parfaitement avec l’architecture du lieu. L’autre point fort de la collection est sans conteste l’exceptionnel fonds de Primitifs italiens qui offre un panorama des divers centres artistiques de la Péninsule et met en valeur les joyaux que sont les panneaux d’Andrea Mantegna.
François Boucher, Apollon révélant sa divinité à la bergère Issé
Caravage 1571-1610, La Sainte Famille avec saint Jean-Baptiste enfant
Rembrandt 1606-1669, La Fuite en Egypte
Dans le cadre d’un jardin à la française où se dresse un cèdre classé « arbre remarquable », l’ancien palais des archevêques de Tours abrite le musée des Beaux-Arts, l’un des tout premiers de province pour la richesse et la variété de ses collections. Celles-ci, rassemblées à la Révolution et provenant des grandes propriétés de Touraine, complétées d’envois du Musée du Louvre et de l’Etat, de dons, legs, acquisitions, ne cessent de s’accroître. Présentées notamment dans les magnifiques salons de réception de l’aile du XVIIIème siècle, ces collections comptent des chefs-d’œuvre insignes, Primitifs italiens, panneaux de Mantegna, peinture et de mobilier du XVIIIème siècle. Elles s’ouvrent aussi sur l’art moderne et contemporain.
Les saisies révolutionnaires dans les abbayes (Marmoutier, Bourgueil, La Riche) et les châteaux ( Chanteloup, Richelieu) regroupent sculptures antiques, peintures de Blanchard, Boucher, Boulogne, Houël, La Fosse, Lamy, Le Sueur, Parrocel, Restout, et des meubles d'exception... Créé en 1801 par décret consulaire, le musée reçoit du Muséum Central trente peintures : morceaux de réception à l'Académie Royale de peinture datant du XVIIIe siècle, tableaux de Rubens et de Mantegna. Au XIXe siècle, la ville de Tours acquiert des peintures où le XVIIIe siècle français et italien est de nouveau bien représenté. Dépôts de l'Etat, legs et dons enrichissent les collections de meubles, tableaux, sculptures, objets d'art de diverses époques : citons les tableaux de Champaigne, Corneille, Coypel, Lagrenée, Nattier, Perronneau, Rembrandt. En 1963, grâce au legs Linet, le musée reçoit la plus grande collection de Primitifs italiens en France après le musée du Louvre. Le XIXe siècle est également bien représenté avec des œuvres néo-classiques (David), romantiques (Vinchon, Boulanger), orientalistes (Chassériau, Delacroix), réalistes, impressionnistes (Monet, Degas), symbolistes. La collection du XXe siècle regroupe Maurice Denis, Davidson, Calder, Debré, Asse, Zao Wou-Ki,. Les enrichissements se poursuivent : achats de peintures de Veneziano et Largillière, dépôts de tableaux de Debré, Vieira da Silva, sculpture de Giacometti. FRAME
François Boucher 1703-1770, Sylvie fuyant le loup qu'elle a blessé