"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

vendredi 22 mai 2026

Le charlot TRUMP a-t-il incendié le capitalisme ?

 


« Le poisson commence par puer de la tête » Erasme


DRAME DES GRANDES PUISSANCES : ELLES NE PEUVENT PLUS ENVAHIR LES NATIONS SECONDAIRES


Le principal point vraiment commun entre Néron et Trump est qu'ils ont fait carrière dans l'immobilier, pour le reste Donald ne devrait pas assassiner Mélania et il se vante de vouloir supprimer les guerres, du moins celles qui coûtent cher au capitalisme américain, mais font exploser les profits du complexe militaro-industriel..

Le principal fait révélateur de la chute en cascades de l'empire américain est bien sûr figuré unanimement par l'exhibition de ce personnage égotiste, fantasque et erratique, qui joue au faiseur de roi, contrôlant la marche du monde1. Or rien n'est plus faux. Trump ne contrôle rien, même pas le bouton pour lancer ses troupes kakies, avec son chantage lassant à un nouveau bombardement plus massif, comme cette femme frigide qui vous assure : un jour je finirai par vraiment faire l'amour et plus la guerre. Ceux qui pensaient le contraire peuvent réviser leur jugement avec les baffes que le régime terroriste iranien lui fout sans cesse. Au niveau géopolitique on n'a jamais rien fait cesser en 24 heures (comme le déplore notre pauvre Lecornu). Les financiers et les marchés sont eux les vrais maîtres. Autre constat incontestable de la faiblesse américaine, leur dite Administration obligée de demander l'aide chinoise mais aussi, sous des airs de mépris, celle de l'Europe, dont on examine plus loin les réticences de nature...sociale.

Le make america great again est déjà une faillite complète, depuis longtemps annoncée et confrmée. Ce qui se déroule, ce ne sont pas les caprices d'un Trump dérangé du cigare, ce sont bien les atermoiments du capitalisme mondial pris dans ses contradictions et tergiversations (voir l'article de RI : La guerre au Moyen-Orient précipite l’économie capitaliste dans le chaos2.)

L'impuissance croissante de l'impérialisme américaine

Le souvenir de la défaite au Vietnam est le parfum de celle qui se confirme en Iran3. Le basculement de l'hégémonie américaine, malgré la gloriole au moment de la chute du bloc russe, fût certes progressif ; il n'est pas nouveau mais partie inégrante de la décadence capitaliste depuis un siècle, à ceci près qu'on en subit une phase terminale dont nul ne sait pour l'heure jusqu'où elle va conduire l'humanité. La plupart des journalistes qui insistent sur le fait que la guerre là-bas avec ses destructions massives n'a servi à rien et que la seule porte de sortie serait la négociation, n'ont pas tort mais pas raison non plus parce que la négociation (permanente et douloureuse) n'aboutit pas non plus. L'échec militaire US, avec son barouf sanglant pour les populations civiles (encore iraniennes), permet à une puissance régionale de ridiculiser l'armada américaine dite la plus puissante du monde (et incitatrice pour les autres concurrents), avec un culot sans fard sur deux plans : la paralysie du détroit d'Ormuz si vital pour toute l'économie mondiale et des capacités de nuisance incontestables contre toutes les monarchies de la région et en prime même désormais versus le territoire européen.

La glaciation en nouveaux blocs n'est pas avérée

On exagère la puissance montante de la Chine qui demeure seulement pour l'instant la principale puissance économique du monde, toujours très prudence quant à ses ambitions militaires, et surtout modeste4. Malgré sa possession de l'arme nucléaire, son armée n'est pas au niveau même de l'armée russe. On peut certes considérer que Trump et Poutine sont allés à Canossa en Chine pour cesser de se faire balader en Iran et en Ukraine. En revanche même si l'indifférence a été réservée à Trump et l'amitié à Poutine, tous ces potentats sont perplexes et incapables de prévoir les conséquences du lendemain pour leurs gesticulations et crimes; les navires de guerre chinois qui tournent quotidiennemenyt au large de Taïwan sont des gesticulations, qui certes ridiculiset Trump, mais de même nature que ce que fait le clown: "gaffe je vais t'écraser".

 Aucun des belligérants n'a confiance en l'autre.Autant on ne voit pas les dividendes recueillis par Trump dans l’opération américaine en Iran, autant ceux de la Chine apparaissent clairement, que ce soit diplomatiquement ou financièrement, mais pas au plan militaire, ce qui fonde sa discrétion en Iran. Par ecemple ine intrervention à Taïwan est pour l'heure impossible au niveau d'un abordage très compliqué, voire d'une contribution du Japon5. Cette visite d’État de deux jours du petit Poutine visait à afficher la soit-disant solidité du « partenariat sans limite » scellé face à l’Occident par leursautocrates en 2022, mais consacre aussi l’ascendant du géant chinois face à un Kremlin anxieux du pas de deux sino-américain. Le prétendu "axe" russo chinois n'est jamais qu'un axe de pacotille. Tout, et plus encore, sépare la Russie de la Chine, à commencer par les ambitions territoriales chinoises sur la Sibérie...

Par dessus tout, je le répète, excepté le génocide en Palestine avec un Etat inexistant, le fait marquant est que les grandes puissances ne peuvent plus prétendre envahir un pays inférieur, comme ce fût le cas pour l'Union dite soviétique en 89-91. Autrement dit, le capitalisme dominant ne peut plus envahir mais s'autodétruire !6

UN DANGER INTERIEUR MAINTENU SOUS LA TABLE

Les clichés se sont accumulés : l'Europe serait menacée par la Russie, la Russie marcherait déjà main dans la main avec la Chine, l'Iran aurait renouvelé son armement le plus efficace, missiles et drônes sophistiqués, le pouvoir iranien serait divisé, idem pour Trump et le criminel Netanyahou, etc. etc.

C'est oublier qu'on période de guerre les mensonges ou approximations sont roi et reine. Sans examiner chacun de ses mensonges, force est de considérer que chacun de ces Etats connaît d'énormes problèmes internes inavoués, que nous sommes encore une infime minorité à démontrer ; que le blocage d'internet ne suffit pas à rendiguer.

La Russie n’a aucun intérêt viable à attaquer l’Europe, des journalistes en viennent même à constater que Poutine est le moins foldingue de la bande car les yeux rivés sur son propre prolétariat, au si beau passé. Une agression directe contre un membre de l’OTAN même limitée ou hybride serait stratégiquement suicidaire pour la Russie. Elle dispose déjà d’un front ouvert en Ukraine depuis 2022, avec des pertes humaines et matérielles considérables, une économie entièrement réorientée vers la guerre  (qui coûte tès cher), une démographie en déclin structurel,enfin surtout elle est à la peine, comme la bourgeoisie ukrainienne pour recruter des milliers de prolétaires de souche (allant jusqu'à chercher de la chair à canon en Afrique). L’OTAN représente une alliance militaire et économique supérieure à son PIB, en technologie et en capacité de projection. Même un "test" limité risquerait l’activation de l’article 5, l’escalade conventionnelle puis nucléaire. La Russie n’a ni l’intérêt ni les moyens d’une conquête ou d’une déstabilisation durable de l’Europe de l’Ouest ou du Centre. Son objectif déclaré reste la sécurisation de son voisinage immédiat, pas l’expansion territoriale en Europe.

L'Europe n'a pas dit son dernier mot, elle reste le principal marché du monde, l'amante désiirée par tous les régimes autocratiques et leurs migrants ; plus inquiétant, elle est l'aire géographique où le prolétariat reste le plus dangereux contre tout mobilisation militaire pour le pétrole ou les beaux yeux de la princesse.

De la Chine à l'Iran, l'état d'esprit du prolétariat reste encore au niveau du mystère, mais il n'y a aucune raison ni aucun terrorisme, ou terreur d'Etat, qui empêche de penser que colère et indignation se renforcent souterrainement, en évitant la formule de la taupe de Marx.

Concernant la conscience du prolétariat européen et américain, je vous laisse lire les articles du CCI, qui n'exagère pas tout le temps concernant l'ampleur des luttes économiques des deux côtés de l'Atlantique. Il faudrait marquer plus l'impuissance de nos « démocraties » à diffuser l'esprit belliciste dans la population et chez les jeunes, donc surtout parmi le prolétariat. Un sympathisant arabe du CCI me disait récemment « les américains sont lâches ». Quelle idiotie ! Le prolétariat américain a assez donné de 1914 au Vietnam, c'est donc lui qui terrorise Trump... et l'empêche d'envoyer au casse-pipe les « boys ». Les plus criminels avec leurs successives flotilles pour Gaza, même s'ils sont victimes du terrorisme juif, sont les populistes nationalistes de la clique à Mélenchon. Ce sont eux les principaux diffuseurs pour l'heure de l'idéologie patriotique.

Le prolétariat français n'est pas prêt à risquer sa vie s'il ne peut plus faire son plein d'essence et n'a plus les moyens de passer des vacances lointaines. Pourra-t-il profiter de la vacance du pouvoir?


NOTES


1J'ai toujours dit au niveau psychologique, car constaté lors de mes rencontres personnelles et sur le plan politique en particulier, que la destinée du pervers narcissique est l'échec et la solitude. Je plains déjà le devenir de Trump.

3 Commencée le 28 février 2026, la guerre contre l’Iran est la quatrième opération militaire américaine de changement de régime en terre d’islam depuis le début du XXIe siècle. Elle a été précédée par celles de l’Afghanistan (2001-2021), de l’Irak (2003-2011) et de la Libye (2011), qui se sont toutes terminées par de cuisants échecs.

4Selon les renseignements américains, l’Iran réussirait notamment à rétablir rapidement ses capacités grâce au soutien de la Russie et de la Chine. Cette dernière, par exemple, aurait continué de fournir à Téhéran des composants utiles à la fabrication de missiles pendant le conflit. Pas terrible comme aide impérialiste !

5La Chine ne peut pas envahir Taïwan. Les satellites détecteraient immédiatement les préparatifs. Souvenez vous du débarquement de Normandie. L'armée taïwanaise serait prête à rejeter à la mer toute tentative. Une flotte est vulnérable aux missiles anti-navire! Article d'amateur ne connaissant rien du sujet. Cette visite à l'empire du milieu, entre terre et centre terre, un vrai bide, un record de nullité, avec un lion édenté et un empereur bedonnant sans charisme ! Oui, les taïwanais ont raison, On peut ajouter cette leçon d'Ukraine et de l'Iran : les grandes puissances ne sont plus assuéres de ganger une guerre contre des puissances inférieures ; les élites bourgeoises chinoises l'ont compris depuis des siècles. Sans oublier l'excelente qallusion de Xi Jinping au piège de Thucydide.

6Voir surr LFI, on lira avec intérêt : De Trump à Poutine, «nous assistons à une crise de la puissance», selon le politologue Bertrand Badie

Donald Trump face à Vladimir Poutine et Xi Jinping : la puissance traditionnelle est-elle de retour ? Et avec elle, des empires prêts à tout pour défendre leur chasse gardée, y compris par la guerre ? Voilà un cliché qu'il faut déconstruire, et c'est justement l'idée du livre Par-delà la puissance et la guerre, la mystérieuse énergie sociale, de Bertrand Badie, professeur émérite des universités à Sciences Po Paris. Selon lui, une énergie sociale très diverse et des mobilisations « empathiques » aux mouvements de colère ont recomposé les relations internationales.




mardi 19 mai 2026

LA GAUCHE SOURNOISE AVEC MELENCHON

 

Rodrigo Arenas

UN POPULISME PATELIN, SOURNOIS ET IMPOSTEUR

(par pitié pour « les pauvres » contre les riches)


« Le mensonge n'est un vice que quand il fait du mal ; c'est une très grande vertu quand il fait du bienoyez donc plus vertueux que jamais. Il faut mentir comme un diable, non pas timidement, non pas pour un temps, mais hardment et toujours ». Voltaire (1736)

« Un mensonge répété mille fois finit par devenir une vérité » Goebbels


Ce ne sont pas des insoumis qui saluent le maire musulman de New York pour sa prétendue politique sociale révolutionnaire mais des soumis à la république bourgeoise si elle en venait à les laisser se servir du manche et prpagateurs d'un patriotisme de gauche et de solutions nationales populistes. La clique mélenchonesque a célébré avec ferveur la victoire de Zohran Mamdani, nouveau maire de New York, non pas pour son projet démagogique d'instaurer une soi-disant « véritable justice sociale » mais comme un clin d'oeil sournois pour « en même temps » signifier qu'un politique musulman est aussi capable de gérer n'importe quelle institution bourgeoise comme un vulgaire laïc, principale voie d'intégration « républicaine » pour une nouvelle élite bobo quand la majorité des derniers arrivés va rester dans la merde et l'incertitude du lendemain. Acte radical et « insoumis » par excellence le nouvel édile a prêté serment sur le Coran, cette religion « anti-capitaliste ». Il a aussi fait cette déclaration aussi foudroyante que communiste : « il ne devrait pas y avoir de milliardaire ». J'en ai rougi.

Débauche de visuels, des mélenchoniens-niennes apparaissent en plus gros plan que Zohran Mamdani lui-même, semblant de fait reléguer le New-Yorkais à la place d’un suppléant. C'esr à crever de rire de voir ces sectateurs, jamais avares de critiques sur l’impérialisme américain, s’approprier les promesses très locales d’une campagne spécifiquement conçue pour New York, par un parti pas spécialement socialiste. Politiquement, cette récupération grossière s’inscrit chez les insoumis dans la mise en scène de leur absence de tout véritable internationalisme, sauf, pour la galerie, dans la complainte racialiste.. L’eurodéputée insoumise Manon Aubry n’avait pas manqué de publiciser son passage à New York où elle était allée s'exhiber tractant avec les affidées voilées et pas de Zohran Mamdani.

Le copier-coller photogénique et égotiste a ravi lesdéputés Anaïs Belaoussa, François Piquemal, et on a vu, sans rire, que le compte officiel « La France Insoumise Paris », faisait figurer également Sophia Chikirou, Danièle Obono, et Sarah Legrain. On lira avec amusement une des meileures démonstrations du ridicule de Mélenchon sur le site Plateforme jaune1.

Un mélenchonien pur jus Rodrigo Arenas a même ressorti le slogan de Barack Obama à sa façon : « yes we can again ». valeureux prix nobel de la paix en ayant continué la guerre en Irak et provoqué la guerre civile en Lybie, premier grand promoteur des drones, n'ayant en outre nullment apaisé les tensions raciales malgré la morale antiraciste2. La promotion de la lignée Obama- Mamdani est pourtant d'une bizarre insoumission comme on le rappelera plus loin.

Le cinéma de LFI, sous l'étiquette dite insoumise n'est pas du tout insoumise à l'idéologie de la traditionnelle gauche bourgeoise, on peut résumer son obscurantisme anti-marxiste : pour le gros des troupes excitées, une petite bourgeoisie éclairée soucieuse de justice sociale pour « les pauvres contre les riches » ; sournoisement, pour accompagner la misère sur fond communautariste, morale anti-raciste (patriotique pour ne pas dire nationaliste) et...fédéralisme anarchiste. En gros c'est son simple programme attrape-immigré. On ne peut s'empêcher de faire l'analogie inquiétante, en notre actuelle dangereuse période de guerres incessantes avec la démagogie pacifiste et sociale du Front popu de 1936 qui a su si bien désarmer la classe ouvrière à la veille de la Seconde boucherie mondiale.. Les promesses électorales n'engagent que ceux qui en sont dupes.

Mamdani promet ce que n'importe quel parti bourgeois freançais peut proposer ou a déjà proposé il y a des lustres : gratuits les transports, gel des tickets de métro, taxer davantage les riches, définancer la police et de décriminaliser la prostitution. Et la messe en plus : débanaliser la bascule fasciste et dénoncer le racisme.


La substitution

La victoire du maire musulman est exhibée comme une leçon pour une capacité de la gauche populiste tout azimut à gouverner sans renoncer à «sa radicalité» (poil au nez!), comme le déclare Mathilde qui veut nous faire tomber dans le panneau :. «Cette victoire porte en elle une leçon : seule la gauche de rupture peut battre l’extrême droite», cheffe des députés mélanchonfiles.

On peut noter, cocassement, que ce n'est pas le capitalisme qui est à abattre mais cette mouvance de types peu recommandables (certes) l'effroyable extrême droite, les fascistes quoi. On remarquera aussi cette nouvelle tentative de recréer, à la place de l'antique opposition gauche/droite, un même dualisme simpliste (si bénéfique électoralement jadis) aclassiste binaire des extrêmes qui écraserait tout désormais, y inclus tous les pachydermes socialos, centristes et droitards ; avec une once néo-stalinienne de culpabilisation des abstentionnistes.

C'est d'ailleurs ce radotage pour lycéens trotskiens infantiles dont se fait le porte-bagage le nouveau maire de la banlieue nord, Bally Bagayoko. L'homme émacié, à tête de mort, est visiblement très intelligent, ne s'énerve jamais (contrairement à son guru) discours avec ce français impeccable d'apparatchik formé pendant vingt ans au langage municipal. Le cancer de la vie politique française serait donc la « normalisation du RN », aussi Tête de mort opine du bonnet et déclare, sentencieux : « il ne faut pas banaliser le RN », sûr de son effet devant des journalistes stupéfiés de tant d'aisance dans la simplicité.

Sera-t-il l' Obama français qui remisera cruellement, par une insurrection intra-secte, papy Mélenchon au rouet et à l'EPHAD ? Quoiqu'il en soit du devenir de la secte , l'édile, pourtant simplement municipal de New York, lui, résume tout le programme insoumis (éventuel) au ras des pâquerettes...locales : justice fiscale, gel des loyers, etc. Toutes choses inapplicables sur le long terme et aussi au niveau national. Là où le bât blesse plus gravement, c'est sur le positionnement politique de ce brave musulman. Il est précisé dans le langage mélenchonien que celui-ci a des «  positions fortes sur la guerre à Gaza ». Le genre d'argument électoral qui séduit d'abord l'électorat musulman, les antisémites et la noria des gogols islamo-gauchistes ensuite ; au point que « Les leçons sont nombreuses pour le camp de la rupture dans le monde entier » dixit la mélenchonette Clémence Guetté . Rupture ? Surtout pas avec le capitalisme !

Autrement dit le populisme peut se muer en soutien à un nationalisme rêvé, d'ailleurs le plus improbable ; il y faudrait la destruction du principal porteur du terrorisme juif, l'Etat d'Israël, ce que les souteneurs du terrorisme arabe refusent évidemment de reconnaître. Je ne développerai pas ici ce que devrait être la véritable prise de position internationaliste, sauf si on me le demande.

La confluence entre le maire de New York et celui de Saint-Denis concerne leur volonté électorale, initiale, de supprimer la police. Une fois en place, pfuit ! Mamdani a été reçu pour une amicale discussion avec l'anti-police Trump, à la suite de laquelle il déclara : « La police a un rôle crucial à jouer, mais à l’heure actuelle, on compte sur elle pour pallier les échecs du filet de sécurité sociale, ce qui l'empêche de remplir ses véritables fonctions », du Mélenchon pur jus une fois en place. Bayagoko a changé d'avis sans le laisser paraître car « il faut renforcer la police de proximité. Qui l'eût cru ?

Evoquons la filiation politique de «l'insoumis » newyorkais. Tout honnête homme juge un parti sur son histoire passé et présente. Mais certains mentent effrontément ou esquivent totalement. Par exemple un mélenchonien moyen pourrait-il nous prouver la filiation entre Bardella et le parti nazi ? Quand moi je peux prouver la filiation trotskienne d'un Jospin avec un poste gouvernemental bourgeois. Quand je peux également démontrer que le parti démocrate US était à l'origine un parti esclavagiste ; ensuite, modernisé, c'est le parti qui a été le principal fauteur ou poursuiveur des guerres impérialistesdu XXème siècle : Wilson 1917, Roosevelt 1941, TRUMAN 1950, Kennedy (suivant Eisenhowwer 1965) suivi par JOHNSON, CLINTON 1999 (les deux conflits en Irak et en Afghanistan avaient commencé sous la présidence du républicain Bush mais poursuivis sans honte par Obama.

Drôle de parti insoumis me direz-vous. Voire ennemi du prolétariat, sauf quand ce dernier est pauvre et soumis politiquement.

UN REPORT DES PAIEMENTS PAR L'ETAT CONTRE LA BASCULE FASCISTE

Toute la mélenchonerie et pas que, à la queue suivent socialos, verts et gauchistes, pour saluer un « changement de la vie »3. Leur nouveau héros Mamdani s'était félicité le 12 mai d’avoir bouclé son premier budget pour 2027, de 125 milliards de dollars, comblant le trou de 12 milliards de dollars laissé par son prédécesseur. «Nous ne l’avons pas fait sur le dos des gens qui travaillent, s’est vanté l’édile. Nous l’avons fait tout en finançant les parcs, les bibliothèques, des rues plus sûres et des investissements historiques dans le logement social.» Il est, paraît-il, parvenu à réaliser quelques milliards de dollars d’économies dans le fonctionnement de la tentaculaire administration municipale. Mais ses détracteurs avancent qu’une bonne partie des 12 milliards de dollars comblés dans le budget viendraient de gestes de l’État de New York. Le budget de celui-ci prévoit effectivement 7,6 milliards de dollars de gestes supplémentaires pour la ville, selon le Time, dont 4 milliards de dollars concédés dans la dernière ligne droite. Une nouvelle taxe était prévue pour les résidences. Mamdani a en revanche renoncé à augmenter la taxe foncière après une grogne des propriétaires car il ne faut pas oublier que le populisme électoral ne vise pas que les immigrés mais surtout la petite bourgeoisie.

La plus grosse partie de ces 4 milliards de dollars obtenus auprès de l’État vient de l’autorisation de celui-ci à une opération comptable permettant d’économiser 2,3 milliards de dollars sur deux ans, selon le New York Times . Concrètement, la ville va reporter jusqu’en 2032 des paiements qu’elle doit faire aux fonds de retraite municipaux, dont bénéficient notamment les pompiers, les policiers, les professeurs et d’autres fonctionnaires new-yorkais.

Un tel report n’aura pas d’incidence sur les pensions versées dans l’immédiat. Mais il «équilibre le budget sur le dos des futurs new-yorkais», qui devront bien payer un jour, a notamment taclé dans un communiqué la Citizens Budget Commission, un think thank citoyen non-partisan qui analyse les finances de la ville. Dénonçant «des manœuvres déjà vues dans le passé», l’organisation regrette «un coup unique qui laisse le problème à résoudre l’an prochain». En gros il a augmenté les taxes, reporté des dettes et quémandé de l'aide budgétaire; Bravo le subterfuge et bon vent à l'outrecuidance mélenchonienne !

Enfin, outre que ce cinéma sur la gloriole du démagogue de New York est incrédible, la véritable faille et carence de LFI est de vouloir nous faire croire, pas vraiment que le capitalisme serait complètement soluble au niveau national, mais qu'il existerait une solution réformiste, dans le sens de son Tonton de 1981 qui s'y est cassé le nez, du « quoiqu'il en coûte » macronien, avec des retraites généreuses pour tous. Néantissime, non seulement parce que cela mènerait à l'effondrement et à la misère généralisée, mais surtout parce qu'il n'y a pas de solution à la crise au niveau national dans la décadence capittaliste accélérée.. L'Europe avait été aussi conçue pour sauver les meubles et elle est aussi en faillite. Le nationalisme économiste populiste est très bien, mais pour la clownerie oppositionnelle. Et je tiens à terminer avec une prévision pessimiste, contre ces faux révolutionnaires qui promettent la lune (« y a de l'argent »...) dans un régime capitaliste en décomposition. Il y a 50 ans notre camarade Raoul Victor avait dit ceci en réunion de section :  « La révolution c'est pas une partie de plaisir, on y connaitra aussi la misère et le malheur ». Au début...




UN FILM ADMIRABLE : L'ABANDON

Les derniers jours de Samuel Paty


ou la défense mélenchonesque des crimes terroristes


« L’Abandon ne se mouille jamais en ce qui concerne le débat de la laïcité à l’école et les moyens de ralliement d’un islamisme radical. Ses pistes les plus pertinentes sont toujours laissées à l’état d’esquisses. Comment expliquer le pouvoir toxique pris par les parents d’élèves face aux représentants de l’éducation nationale ?

Le portrait de Brahim Chnina est à vrai dire la clé de voûte que le film n’assume pas. Il y a pourtant beaucoup à dire de ce père, dont l’expérience régulière du racisme et de l’islamophobie en France l’amène à ne pas douter du discours diffamant de sa fille. La racine du mal est pourtant là, dans ce contexte abrasif de méfiance générale et de haine larvée ».

Quels parents d'élèves ? Ce mélenchonien noit le poission. Faut aller aux réunions de ceux-ci pour découvrir l'agressivité, confirmée par des faits divers, des parents arabes. Oui il faut le voiler pour le plumitif bobo. L'immigré, quel qu'il soit est un saint. Le père salaud, taré islamisé n'a rien à voir avec l'islam, c'est la faute au racisme français et à l'islamophobie.

Dans les rangs de LFI (la folie intégrale) et de sa galaxie de YouTubers, streamers « décoloniaux » et influenceurs de la gauche radicale, c’est l’hystérie collective. Le film est qualifié de « dangereux », de « machine à préjugés », et accusé de faire le jeu du Rassemblement National à l’aube des échéances électorales de 2027.« Tous les musulmans sont méchants, la scène de la mort le mec crie “Allah Akbar”… Ils font un film pour le RN. » On croit rêver. Un influenceur majeur caricature ainsi un drame national, réduisant la reconstitution fidèle d'un attentat islamiste à un simple tract électoral. C’est le degré zéro de la pensée, mais le degré maximum de la complaisance.

Totalement d'accord avec ce commentaire suivant :

« Un film sobre, clinique, rigoureusement adossé aux enquêtes de police, aux rapports de l'Inspection générale et aux procès fleuves qui ont mis la France face à ses démons. Ce film retrace l’engrenage infernal que tout le monde connaît, mais que certains feignent d'oublier : une rumeur mensongère initiée par une élève absente, l'emballement d'un parent d'élève et d'un militant islamiste sur les réseaux, la faillite d'une institution prompte à s'ouvrir le parapluie, la lâcheté ordinaire et, au bout du chemin, la barbarie terroriste. Un film qui rend un hommage nécessaire à un hussard noir de la République, décapité pour avoir commis le « crime » d’enseigner la liberté d’expression. Un pur devoir de mémoire.


Et pour une fois je suis d'accord avec Goldnadel

« Le premier abandon, il est l’œuvre de l’État qui n’a pas protégé un professeur. Le second c’est aujourd’hui cette gauche radicale politique et médiatique qui refuse de protéger la mémoire du professeur. Pourquoi ? Parce que défendre Samuel Paty jusqu’au bout et sans condition c’est reconnaître trois choses : Que l’islamisme existe , qu’il tue, et qu’il ne se combat pas en parlant de «racisme systémique».

Pire, il est alimenté par l’immigration invasive et irrésistible. Et reconnaître cela, c’est faire exploser l’alliance politique construite depuis 10 ans entre une partie de l’extrême gauche et les mouvances de l’islam politique. Alors on préfère attaquer le film. On préfère insulter le RN et la droite. Un pays qui ne peut plus faire un film sur un professeur assassiné pour avoir enseigné la liberté d’expression sans déclencher une tempête de haine et de mépris est un pays en péril de mort cérébrale puis physique.

Samuel Paty n’appartenait à aucun parti. Il appartenait à l’école de la république. Ou de ce qu’il en restait. En refusant de le défendre, l’islamo-gauchisme ne défend pas les musulmans"






NOTES

1https://www.plateformejaune.com/post/la-gauche-bourgeoise-a-la-toujours-a-remorque-de-l-extreme-droite-islamiste-youssef-brakni-une-cr

2Barack Obama, prix Nobel de la guerre ! | Courant Communiste International Comme quoi Trump peut légalement et sournoisement revendiquer le prix ou...se l'attribuer.

3La Tondelier secrétaire nationale des Ecologistes, fait la même analyse : «Dans la bascule fasciste en cours aux Etats-Unis, cette victoire est une source d’espoir incroyable et une inspiration pour la gauche qui ne renonce ni à ses valeurs, ni à gouverner pour changer la vie des gens maintenant», juge-t-elle. Ce profil «franchement de gauche, avec des propositions radicales et concrètes» doit être «une source d’inspiration pour notre gauche française», renchérit la députée Clémentine Autain qui siège au sein du groupe écologiste.