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lol ! quel humour :d l'ia remplace l'homme pour beaucoup de choses, mais si on considère dieu comme l'amour qu
Par absolultime, le 25.07.2026
l'ia remplacera-t-e lle dieu ?
Par Anonyme, le 24.07.2026
"i am that i am."
répondi t dieu à moïse.
god day to you. http://marssfa rm.centerblog. net
Par Anonyme, le 17.06.2026
nice
Par Anonyme, le 07.09.2023
you are he, disait ranjit maharaj
Par Anonyme, le 12.09.2021
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Date de création : 15.01.2013
Dernière mise à jour :
30.08.2026
345 articles
Lalla Ded : Le Feu de l'Amour Divin et le Chant de la Dissolution
Il est des poèmes qui ne se lisent pas seulement avec les yeux, mais qui se vivent comme une brûlure sacrée. Aujourd’hui, je vous invite à un voyage immobile au cœur du Cachemire du XIVe siècle, sur les traces d’une femme dont les mots continuent de consumer les illusions du "moi" : Lalla Ded. Ensemble, découvrons la puissance d'un de ses poèmes les plus poignants, métamorphosé ici en un bhajan moderne, vibrant d'un amour absolu.
1. L'Écho du Passeur : Analyse d'un Poème Brûlant
Le poème qui a inspiré cette création est un cri de l'âme face à la finitude et à l'urgence du divin.
« Je suis venue droite, mais je ne repars pas droite.
Comment retourner ? Le jour décline... »
Lalla commence par un constat universel : nous naissons dans la pureté de l'être ("droite"), mais les détours du monde nous égarent. Le "jour qui décline", c'est le temps qui presse, la vie qui s'échappe. Lalla se décrit face à un fleuve, les poches vides, sans un sou pour payer le passeur. Cette monnaie qu'elle cherche n'est pas matérielle : c'est le détachement, la pureté de l'intention.
La force de ce texte réside dans son ultime bascule. Pour traverser, Lalla ne cherche plus à accumuler, mais à s'évider. Elle brûle son esprit, elle oublie son propre nom, et c’est précisément dans ce vide, dans cette dissolution totale de l'ego, que le Bien-aimé se révèle enfin. Ce n'est pas une mort, c'est une libération par l'amour.
2. Qui était Lalla Ded ? La Sainte Rebelle du Cachemire
Appelée affectueusement Lalleshwari par les hindous et Lalla Arifa par les soufis, Lalla Ded (1320–1392) est une figure légendaire du Cachemire. Elle incarne la fusion parfaite entre le mysticisme shivaïte et la poésie soufie.
Mariée de force à un homme qui l'humiliait (sa belle-mère allait jusqu'à cacher une pierre sous son riz pour faire croire qu'elle mangeait beaucoup), Lalla finit par tout quitter à l'âge de 26 ans. Elle devint une ascète errante, renonçant même à ses vêtements. Quand on lui demandait pourquoi elle marchait nue, elle répondait avec malice qu'elle « ne voyait pas d'hommes autour d'elle, mais seulement des créatures aveugles au divin ».
Une légende raconte sa rencontre avec le grand saint soufi Sayyid Ali Hamadani. En le voyant approcher, Lalla, qui marchait nue, courut se cacher dans le four brûlant d'un boulanger. Quand elle en sortit, elle était vêtue de magnifiques habits de lumière dorée. Cette histoire symbolise son passage par le feu de l'initiation : elle n'a pas été détruite par le feu, elle est devenue le feu.
« Mon guru m'a donné un seul enseignement : va de l'extérieur vers l'intérieur le plus profond. Pour moi, c'est devenu la loi, et c'est alors que j'ai commencé à danser toute nue. »
« J'ai cherché mon Soi jusqu'à ce que je m'épuise. En vérité, personne ne meurt et personne ne tue. Alors, Lalla, abandonne tes soucis. »
3. Du Poème au Bhajan : La Naissance d'une Œuvre
Transformer la poésie brute et millénaire de Lalla en un bhajan fluide et chantable en français a été une véritable quête alchimique. L'enjeu était de garder l'urgence et le feu du texte original tout en lui donnant une musicalité douce, rythmée et propice à la dévotion.
Chaque mot a été choisi pour sa vibration sous la langue. Les métaphores de la barque, de la tasse d'argile crue qui fuit et du feu intérieur s'assemblent dans une structure de couplets et de refrains pensée pour monter en intensité. Ce chant commence comme une prière mélancolique, intime, pour se déployer dans un refrain passionnel, presque extatique, où le rythme s'accélère, mimant les battements d'un cœur prêt à exploser d'amour.
4. L'Incendie du Cœur : Du Feu Ardent au Sat-Chit-Ananda
Ce feu dont parle Lalla n'est pas une simple métaphore littéraire. C'est une réalité physique, une manifestation d'extase que l'on retrouve chez les mystiques de toutes les époques et de toutes les traditions.
Que l'on écoute Sainte Thérèse d'Avila décrivant la flèche de feu de l'ange lui transperçant le cœur, le poète soufi Rumi hurlant sa brûlure pour le Bien-aimé, ou la sainte indienne Ma Ananda Moyi habitée par des vagues de joie indicible, le témoignage est identique : lorsque la dévotion devient absolue, le corps devient le théâtre d'une chaleur ardente, d'une ivresse lumineuse.
Dans la tradition hindoue, cet état de complétude et d'extase ultime porte un nom :
Sat (L'Être / La Vérité) : L'expérience pure d'exister, au-delà de notre petite histoire personnelle.
Chit (La Conscience) : Une clarté totale, infinie, débarrassée du bruit des pensées.
Ananda (La Félicité) : Une joie sans cause, un amour si vaste qu'il fait fondre toute sensation de séparation.
Le Sat-Chit-Ananda n'est pas réservé à une élite. Les sages nous rappellent qu'il est notre nature profonde, toujours présent sous le bruit de notre ego. Lorsque la dévotion se fait ardente, ce feu intérieur brûle les impuretés de l'esprit, et ce qui reste est cette extase pure.
En écoutant ou en chantant ce bhajan, je vous souhaite de ressentir, ne serait-ce qu'une seconde, ce doux incendie du cœur.
Le Feu du Retour
Adaptation française d'un poème de Lalla Ded
[Acoustic Santoor and Bansuri Intro]
[Atmospheric, Slow, Meditative]
[Verse 1]
Le jour décline, l'ombre s'avance
Je cherche en vain le chemin du retour
Dans mes poches, vide et silence
Rien pour payer le passeur de l'amour
Ma vie s'accroche à un fil fragile
Sur l'océan de ce monde éphémère
Je tire ma barque, l'âme immobile
Perdue au loin, loin de ta lumière
[Chorus]
[Emotional Swell, Passionate Vocals]
Entends mon cri, ô mon Bien-aimé !
Emporte-moi sur l'autre rive
Comme l'argile crue sous l'eau brisée
Ma vie s'écoule, l'heure arrive
Je veux rentrer, trouver le trésor
Dans ma demeure, là où tout est paix alors
[Verse 2]
[Building Intensity, Tabla Rhythm enters]
J'ai mis le feu à mes pensées
J'ai tué le moi et ses vieux désirs
Toutes mes illusions sont consumées
Il n'y a plus rien à retenir
Pour te trouver, j'ai tout lâché
Le monde entier m'appelle Lalla
Mais dans ton feu, je me suis noyée
Plus aucun "moi" ne subsiste ici-bas
[Chorus]
[Climax, Full Devotional Passion]
Entends mon cri, ô mon Bien-aimé !
Emporte-moi sur l'autre rive
Comme l'argile crue sous l'eau brisée
Ma vie s'écoule, l'heure arrive
Je veux rentrer, trouver le trésor
Dans ma demeure, là où tout est paix alors
[Outro]
[Music fades, Stripped back, Raw emotion]
J'ai tout perdu, je m'oubliais...
Et le Bien-aimé s'est révélé.
Plus de Lalla, plus de chemin...
[Whispered]
Seul Ton visage reste à la fin.
[End]