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dans nos députés beaucoup ne servent à rien ,qu il soit de droite d'extrême droite ou la bande à mélenchon
Par Anonyme, le 28.08.2025
le"systême" s'est mis en place il y a logtemps à sept-fonds. deux "jeunes"moines , vers les années 7o, s'étaie
Par Yon, le 21.07.2025
merci frère de votre courage à nous partager votre souffrance. je vous prends dans la prière.
pers onnellemen
Par Anonyme, le 17.07.2025
ouedraogo,jose ph
Par Anonyme, le 31.08.2024
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Par lutter-contre-coro, le 18.08.2024
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Date de création : 30.11.2013
Dernière mise à jour :
14.07.2026
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Quand les candidats s’invitent chez vous
Opération « Devine qui vient prendre l’apéro ce soir ? » Édouard Philippe avait lancé l’invitation, le 10 mai, à Reims, lors d’une réunion de mobilisation des élus et cadres de son parti Horizons. « Le 25 juin, nous tiendrons la plus grande réunion d’appartements jamais organisée dans le pays. Quinze mille Français reçus – pas chez moi, ça risque de faire un peu petit – mais chez vous et chez nos militants, dans le cadre de mille réunions d’appartement en simultané. » L’ancien premier ministre adore ce format de discussion avec dix, quinze ou vingt personnes rassemblées autour d’une bière ou d’un café. Il le pratique depuis 2011, après que le maire du Havre Antoine Rufenacht, démissionnaire en cours de mandat, lui a passé les commandes de l’hôtel de ville. Il en tient d’ailleurs une comptabilité minutieuse : 132 réunions pour sa première campagne municipale en 2014, 110 lors de la dernière menée en mars 2026.
« On y parle de choses sérieuses, de santé, d’école, de sécurité, mais sans se prendre au sérieux. On rencontre des gens qui ne pensent pas comme nous. On prend le temps du débat, sans chichis, sans caméras »,expliquait-il en mai. La plupart des candidats aux élections locales ont recours à cette méthode de campagne, dans un cadre restreint, pour augmenter leur notoriété, fidéliser des soutiens, mais aussi convaincre des électeurs plus éloignés. « On l’utilise pour toutes les élections. C’est le principe du bouche-à-oreille. Cela va crédibiliser le candidat, le rendre accessible, créer de la sympathie, ce qui est un plus », explique Amélie Salmon, conseillère en communication politique.
Si Édouard Philippe est convaincu que la réunion d’appartement est « le b.a.-ba de la politique locale », il pense qu’elle peut aussi être un instrument utile pour capter l’attention des Français dans le cadre de l’élection présidentielle, à un moment où l’échéance se rapproche tout en semblant encore lointaine pour eux. « Je veux conquérir la France comme j’ai conquis Le Havre, en proximité », a-t-il lancé en privé à son équipe.
Ce jeudi 25 juin 2026, entre 20 heures et 21 h 30, il prévoit donc d’être en visioconférence, depuis chez lui au Havre, où il a invité des amis, pour écouter les participants, répondre aux questions et tenter de les convaincre. « Édouard Philippe a conscience que la campagne se gagne sur le terrain. Il en a retiré une expérience, il sait l’intérêt de la gratification par l’échange », souligne Amélie Salmon.
Cette façon de faire de la politique fait sourire les soutiens de ses adversaires. « Il réinvente les réunions Tupperware en visio », « c’est ringard »et « pas efficace », ironisent des députés du Rassemblement national. « Cet exercice, qui a été raillé, a une extraordinaire puissance de mobilisation », estime au contraire Clément Tonon, à la tête du pôle « projet » du candidat Horizons, le but étant de « récidiver et d’en faire une marque » pour accroître la base militante et nourrir le programme. « C’est un peu notre “grande marche“ à nous », affirme le conseiller. Une allusion à la vaste opération de porte-à-porte lancée par Emmanuel Macron en 2016 afin de dresser un diagnostic du pays.
« C’est une super idée, assez originale dans sa forme dans une époque où les façons de faire campagne se renouvellent peu »,approuve Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication du président François Hollande. Avec le grand meeting, la réunion publique, le porte-à-porte et le tractage, la réunion d’appartement fait partie de la panoplie classique de communication politique. Elle était à la mode dans les années 1990, avant de connaître des innovations, par exemple, quand le socialiste Julien Dray, en campagne pour les régionales de 2015, retransmettait ses réunions en petit comité en direct sur sa page Facebook afin d’étendre son audience.
Jean-Luc Mélenchon a lui aussi testé la réunion d’appartement dès sa première candidature présidentielle en 2012 et théorisé les effets de ce format. « Ceux qui auront été convaincus garderont en eux la capacité de s’en souvenir, d’en convaincre d’autres et de faire de cette manière circuler la parole et enraciner le mouvement » car « le premier média, c’est nous-mêmes »,déclarait-il alors. Le dispositif est d’ailleurs toujours en place pour 2027 mais se décline désormais sur le propre réseau social de LFI, « Action populaire », où les militants peuvent créer un petit événement, par exemple « organiser un apéro ou une réunion d’appartement ».
Mais mille réunions simultanées autour d’un candidat présidentiel, c’est un changement d’échelle. D’une certaine façon, cela rappelle la multitude de petites réunions publiques dans de petites salles qui ont contribué au succès de François Fillon lors de la primaire de la droite et du centre en 2016. Le maire du Havre pourrait lui aussi tirer partie de cette opération, où il compte parler de lui et de son programme, selon son entourage.
« Cela peut permettre de réintroduire de la proximité. Car il a un problème d’image. Il a un profil d’homme d’État, compétent, mais il paraît aussi distant, arrogant, froid. Il a compris ce risque de juppéisation », note Gaspard Gantzer, en référence à l’échec d’Alain Juppé à la primaire de 2016, après en avoir été le favori. « Auprès des Français, Édouard Philippe arrive à bien combiner une proximité identificatoire – “un homme politique qui me ressemble” – et une proximité admirative – “l’homme politique qu’il me faut”. Une visio géante peut accroître cette proximité admirative, alors qu’il est actuellement en compétition avec Gabriel Attal », estime Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’Ifop. De là à le choisir comme président de la République ?
Les enquêtes électorales menées par Ipsos pour le Cevipof en 2022 montrent que ce sont en premier lieu les convictions personnelles (valeurs, situation sociale) et les enjeux politiques (pouvoir d’achat, immigration, santé) qui structurent directement un choix électoral. Pour autant, la famille, puis les amis et les collègues peuvent avoir une influence pour s’informer, mais aussi mobiliser pour voter.
« Il est très dur de dire le déterminant du vote, mais l’idée est de faire tache d’huile et d’aller convaincre des gens qui ne sont pas des militants », reconnaît Clément Tonon, ajoutant qu’un sondage « maison » sera réalisé le soir même auprès des participants pour avoir leur appréciation de l’événement. « C’est un très bon format pour Édouard Philippe mais, attention avec 1 000 visios, c’est risqué parce qu’il va être vu, nuance Frédéric Dabi. Si c’est bien réussi, ce sera une étape de plus. S’il y a un loupé de fond ou de forme, il sera démultiplié. »
Corinne Laurent