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Par psylle, le 16.02.2021
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Par lejardindedaniel, le 08.10.2020
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Date de création : 02.05.2018
Dernière mise à jour :
11.04.2023
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Caractéristiques générales
Nom scientifique : Urtica.
Famille : Urticacées.
Étymologie : Le nom d'ortie est issu du latin urtica lui-même dérivé d'uro, « brûler », en référence aux poils urticants.
Noms vernaculaires : Artic, Astrigol, Brûlant, Chakesse, Chédyon, Chocotte, Chodrule, Chogrien, Darse, Echôdure, Etrudjon, Etrouge, Étruge, Grindjéta, Itourdzé, Jusca, Linard, Ortive, Ortruge, Otritse, Ourtille, Outric, Strudz
Actions et vertus médicinales : Diurétique, dépurative, antirhumatismale, anti-inflammatoire, antalgique, antimicrobienne, anti-ulcéreuse, anti-anémique, hépatoprotectrice, antioxydante, hypoglycémiante, antiallergique, immunostimulante, hypotensive, tonique, galactogène.
Signification de l'ortie
Dans le langage des fleurs, plusieurs significations sont attachés à l'ortie.
L'ortie est l'emblème de la cruauté en raison de sa piqûre cuisante et douloureuse, semblable à celle d'une brûlure1.
Bouddhisme
Milarépa, le mangeur d'orties
Selon la légende, de retour dans son pays, le yogi-poète tibétain, Jetsün Milarépa (1040-1123) retrouve le squelette abandonné de sa mère gisant au milieu de la maison en ruine.
Bouleversé de chagrin, il médite dans la réclusion, et épuise ses vivres lui contraignant à mendier dans la vallée. Sa tante et son oncle, qui l'avait déposé de ses biens, le chassèrent à coups de pierre, entrainant d'autres personnes en faire autant. Certains s'émeuvent du sort de Milarépa, d'autres sont effrayés au souvenir des sorcelleries du jeune homme lui offrirent des aumônes.
Sa fiancée, s'apercevant qu'il est résolu à être ermite, embrasse une vie religieuse, elle aussi. Sa tante, profite de son détachement des biens du monde et lui propose en échange d'un peu de farine pour sa subsistance dans son ermitage en lui léguant en contrepartie, sa maison et son champ. Mais celle-ci, brise sa promesse de lui livrer la farine, et renonce à la punir.
Ainsi, Milarépa s'isole reclus loin du monde, en tant qu'ascète, vêtu d'une légère robe de coton, au fin d'une grotte d'une haute montagne. Il se nourrissait drastiquement que d'orties d'Himalaya, en bouillie, jusqu'à verdir sa peau et les poils de son corps, et devenu aussi maigre qu'un fantôme.
Son apparence fantomatique effrayait les pilleurs et les chasseurs, qui débusquait dans sa retraite, d'autres le malmènent, mais ils se rendirent compte qu'il n'avait rien en sa possession. Impressionné, ils lui offrirent des vivres et le reste des provisions en échange de leurs prières.
Sa sœur, le retrouve, ayant entendu parler de lui et et de sa vie de méditation, le supplie de revenir parmi les hommes. Milarépa poursuivit sa quête, consent à manger les victuailles que sa sœur lui apportait, inquiète de sa faiblesse.
La souffrance de son corps et l'alternance de jeune et d’alimentation, détournèrent fortement son attention, qu'il ne pouvait plus méditer.
Bibliographie
1. Cortambert, Louise ; Martin, Louis-Aimé, Le langage des fleurs, Bruxelles, Société Belge de Librairie, Hauman & Ce,1842, p.292.