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8 août 2014

Qui m'a volé "L'économie pour les nuls" ?

Le mois d'août est le mois de la torpeur par excellence. Du moins, les 15 premiers jours. Alors que le monde brûle - il brûle tout le temps - on décide de faire une pause, d'aller brûler sa peau sous les sunlights d'un lieu dépaysant. L'actu se ralentit tellement, qu'il me semble de bon ton de faire le point.

Alors, cette situation économique ? Hein ?

Eh bien ce n'est pas terrible, mais ça pourrait être pire.

En effet, certaines personnes ont encore du travail et les prix vont baisser grâce à la déflation qui nous guette. Ceux qui ont encore du travail pourront donc acheter plus de choses.

Cependant, la déflation (la baisse des prix, donc) n'est pas bien vue par les économistes, puisqu'ils craignent que sous prétexte que les prix baissent, les gens se mettent à ne plus acheter. Pourquoi ? Parce que les gens vont se mettre à penser que les prix peuvent encore plus baisser et qu'il faut attendre avant d'acheter. Moins ils achètent, moins il faut fabriquer, donc le chômage augmente et les gens achètent encore moins...C'est un cercle vicieux...

Cependant, il faut bien manger tous les jours...Mais les économistes, ça ne mangent pas.

Bref, je ne comprends rien à l'économie, mais quand c'est les soldes, moi, j'achète plus...Un truc de fille...

Arrêtons de raconter n'importe quoi. C'est la crise et ça fait 40 ans que ça dure. Mais c'est de pire en pire.

On finira bien par toucher le fond...

CC
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6 décembre 2011

Docimologie économique

Ce thermomètre qui nous donne la fièvre...
La docimologie, c'est la science de la note. Quand on est professeur, normalement, on se pose la question de l'évaluation. On se demande si nos notes sont justes. On doit prendre plusieurs choses en compte : on doit évaluer des connaissances que les élèves ont apprises, des compétences que les élèves ont acquises. On doit s'assurer que les élèves savent sur quoi ils vont être évaluer. On doit fixer des objectifs précis et s'y tenir.

Par exemple, si on apprend le passé simple, en sixième, qu'on travaille sur les terminaisons régulières de ce temps, dans les deux premiers groupes, on doit s'en tenir à cela dans l'évaluation : le passé simple pour les verbes réguliers des deux premiers groupes. Si on évalue sur les verbes irréguliers ou sur les verbes du troisième groupe, alors, on aura des mauvaises notes et la note ne signifiera rien.

On doit prendre en compte, aussi, dans la note, la psychologie de l'élève, l'ensemble des élèves et même les données sociologiques propre à l'établissement dans lequel on enseigne. On ne note pas de la même façon à Louis Legrand et dans le 93, on ne note pas pareil un primo-arrivant et un élève qui fait du golf le weekend avec son papa chef d'une entreprise du CAC 40. 

M. Standard and Poor's est une sorte de super professeur. Il évalue des supers élèves : les États.

Mais en fait, M. Standard and Poors est un professeur épouvantable. On ne sait pas ce qu'il note, avec quel critère, avec quel objectif. On ne sait pas s'il note les pays en fonction de leurs différences de surface, de démographie, de hauteur du PIB, ou s'il les note sur des bases identiques.

On ne sait rien, on ne sait pas avec quelles règles il faut jouer. Mais le prof se conduit comme un tyran dans sa classe : il note le comportement et non les compétences, visiblement.

Ce genre de professeurs, en général, ne mettent pas longtemps à se faire lyncher par les élèves...

CC


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1 décembre 2011

Too Long

Cela fait bien trop longtemps que nous subissons cet homme si court. Too Long...


Crise : Les mensonges de Nicolas Sarkozy par TousHollande
 
Il nous avait tenu des discours de gauchiste, il nous avait fait croire qu'il allait moraliser la finance, prendre aux riches pour donner aux pauvres : c'était pour lutter contre la crise. Il nous avait fait son Robin des Bois. C'était un chèque en bois.

Aujourd'hui, il nous refait le coup. Cette fois-ci, c'est pour lutter contre la dette. Dette de bois.

Too Long...



CC
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28 novembre 2011

La volaille qui fait l'opinion...

Dans les poulaillers d'acajou
Les belles basses-cours à bijoux
On entend la conversation
De la volaille qui fait l'opinion
Travailler plus pour gagner plus. Oui, mais le chômage est encore en hausse, ce mois-ci.

Mais comprenez-moi...Du travail, y'en a pas...

Je sais, c'est facile. C'est pas joli-joli de tirer sur une ambulance. C'est vrai : les promesses de campagne, c'est juste pour de rire. C'est pour les naïfs, ça n'engage que ceux qui les croient. Et après tout, dans "Travailler plus pour gagner plus", on ne dit pas quand. Demain peut-être. Certes, "ensemble, tout est possible". Mais ensemble, avec qui ? Et où ? On ne sait pas.

Mais comprenez-moi...C'est la faute au 35h.

C'est fou, par exemple, le gouvernement dit depuis 2002 que les 35h, c'est le drame qui plombe la France. Que c'est la cause de tous nos drames. Oui, M'dame, même de vos cors au pied. Même de votre calvitie, Monsieur. Puisqu'on vous le dit. C'est la faute à la gauche qui nous a pondu ces 35h. Depuis 2002, il n'y a plus eu de gauche au gouvernement. Mais personne n'a retiré les 35h. On a une épine dans le pied, on s'en plaint, mais on ne l'enlève pas. Étonnant. Il paraît que ce ne serait pas payant d'un point de vue électoral. Pourtant, ce gouvernement a modifié l'âge de la retraite. Ce n'est pas tellement populaire. Et ce gouvernement a créé des taxes, autant que le Bon Dieu peut en bénir. Pas cool. Mais les 35h, pas touche. Alors ?

Alors en fait, c'est parce que les Français font déjà plus que 35h par semaine, dans les faits. Et ce ne serait pas aussi parce qu'il n'y a pas de travail ? A force d'avoir désindustrialisé, d'avoir ruiné l'agriculture, d'avoir arrêté d'embaucher dans les services publics...Forcément. Y'a plus de travail. Alors 35h, c'est encore trop. C'est 30 heures qu'il faudrait faire, pour créer un appel d'air...Avec de vraies contreparties pour les entreprises jouant le jeu et embauchant des gens...

(Mais comprenez-moi... Si l'argument des 35h ne marche plus, on dira que c'est de la faute à la crise.)

CC


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14 novembre 2011

Crise en thème

La crise est le thème principal de toutes les informations, de tous les commentaires, de tous les billets de blogs, ces derniers jours.

La crise et la dette.

Comme s'il n'y avait rien d'autre. Ou plutôt comme si tout le reste n'était que la conséquence de ce fait premier.

Est-ce la poule ou l'oeuf ? Est-ce la crise qui est la cause de la désindustrialisation, du chômage, de la précarité et de la misère qui grandit pour une part importante de la population ? Ou est-ce le contraire ?

Ou est-ce que parler de la crise est un bon moyen pour ne plus parler du reste ? Avez-vous remarquez que si l'on dit "chômage, pauvreté, misère", on nous répond "dette, dette, dette"? La dette est celle des États qui ont emprunté de l'argent, tant et plus et à taux variables, aux banques, après s'être interdit d'utiliser leur planche à billets. La crise est due aux entreprises avides d'actionnariat qui ont délocalisé pour faire plus de bénéfices sans avoir à les redistribuer aux travailleurs. La crise n'est pas celle de ceux qui ont voté non au référendum de 2005.

Il serait bon aussi de se demander à qui profite la crise. La crise, c'est le moment, en bourse, où il faut acheter : les prix sont au plus bas. La crise profite à ceux qui peuvent acheter.

Et ce n'est pas vous et moi qui avons le pouvoir d'achat pour acheter, non ?

CC

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5 octobre 2011

Dexia : pour les Belges, ça craint...Et pour nous ?

Image.
Ce matin, j'entendais des nouvelles de Dexia à la radio. Le journaliste se voulait rassurant : oui, pour les particuliers belges ayant leurs économies dans cette banque, ça craint un peu, même si l'Etat Belge et l'Europe renfloueront les caisses, sans doute. Et sans contrepartie, juste pour le plaisir de donner de l'argent public à une banque privée qui fait n'importe quoi avec...

La banque est donc pourrie par les actifs toxiques. C'est à dire qu'elle a joué avec des actions complétement nazes, qui planquaient des emprunts de gens qui ne pouvaient pas rembourser, par exemple. La bourse, c'est comme le casino : on joue et on perd. Tout le temps. The house always wins.

Mais en France, il n'y a pas de comptes de particuliers chez Dexia.

Chez nous, c'est seulement une banque qui prête aux collectivités locales. Publiques. A nos communes, à nos communautés d'agglomérations, à nos départements ?

Bref, à tout ce qui gère notre argent. L'argent public. Celui de nos impôts.

Bon. Alors ? Pas de souci ?

CC
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12 août 2011

Consommez en vous serrant la ceinture...

"Consommez !"

"Serrez-vous la ceinture !"

"Oui, mais consommez !"

"Tout en vous serrant la ceinture !"

Qu'est ce qu'on fait, alors ? On consomme ? On se sert la ceinture ? Les deux ? Mais on ne peut pas, c'est con...

L'austérité, on est obligé d'y passer : salaires qui stagnent, coût de la vie en constante augmentation...On ne peut pas consommer et subir l'austérité.

Ils s'en rendent compte, là-haut, qu'ils sont entrain de nous farcir la tête avec des injonctions contradictoires qui vont finir par nous rendre fous ?

Sinon, bonne nouvelle : on a interdit les ventes à découvert, sur les marchés financiers. Nicolas explique ça bien mieux que je ne pourrais le faire, mais en gros ça consistait à avoir le droit de vendre quelque chose qu'on ne possédait pas encore.

C'est con, je voulais vendre une voiture que je n'avais pas encore achetée et maintenant, elle me reste sur les bras. Virtuellement...

J'adore l'économie. C'est tellement logique, tellement carré, tout ces chiffres, c'est forcément scientifique...

Je vous conseille aussi le billet de Frédéric Lordon qui explique bien le mécanisme de la crise...Et pourquoi ça sent vraiment le roussi.

CC
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15 mai 2010

Frédéric Lordon au Grand Journal ?


Vous connaissez Frédéric Lordon ? C'est un économiste. Il a une vision vraiment pertinente de la situation actuelle.

Le problème, c'est qu'il ne passe pas à la télé.

C'est dommage, mais bien compréhensible, à vrai dire.

S'il passait, par exemple, chez Denisot, au Grand Journal de Canal+, il y a fort à parier qu'entre une star du porno et un chanteur pour ado, il ait un peu de mal à expliquer ce qu'il veut dire. Surtout qu'il est beaucoup plus à gauche qu'Apathie. C'est bien peu de le dire.

En fait, on peut imaginer la situation : un assistant aurait préparé les questions en regardant cette vidéo sur le site Arrêt sur im@ges. En regardant le titre, d'ailleurs. L'émission dure 1h30, faut pas déconner.

Donc, Denisot lancerait la première question : "Alors, Frédéric Lordon, pour sortir de la crise économique mondiale, ce que vous proposez, c'est une nationalisation des banques ?"

Là, Lordon, qui est un magnifique orateur, mais qui serait quand même coincé, répondrait oui et tenterait d'en dire plus.

Mais il est probable qu'avant qu'il puisse expliquer la chronologie de la crise, les erreurs des médias qui font preuve d'euphorie trop rapidement quand le CAC 40 fait des bonds, quand ils se trompent en ne regardant que cet indicateur, au lieu de regarder à quel taux les banques se prêtent de l'argent...

Bref...

Apathie lui couperait la parole : "Ce que vous dites est absurde ! Nationaliser les banques ? Alors que les Etats sont endettés ? Vous n'y pensez pas ?"

Alors, en deux mots, il faudrait expliquer que les Etats ont mené une politique absurde en défiscalisant les riches tout en étant incapables de réduire les frais sociaux à la même vitesse, par exemple.

Il faudrait aussi dire que les banques courent de toute façon à la faillite, dans ce système absurde dans lequel on bouche des trous avec d'autres trous, mais que dans un cas, en les renflouant bêtement comme on fait là, les actionnaires et les simples péquins qui ont leurs économies à la banque (vous et moi, quoi) vont crever. Mais quand dans l'autre cas, celui où on nationaliserait les banques seuls les actionnaires y laisseraient leur chemise...

Mais bien sûr, sur le plateau de télé, on en serait déjà aux adolescentes boutonneuses qui hurleraient de bonheur devant un beau gosse avec une guitare et Lordon serait passé pour un con, à cause de la suffisance d'Apathie...

Lordon, on le retrouve sur son site, souvent dans Là-bas, si j'y suis, sur France Inter, et dans le Monde Diplomatique ou encore dans des blogs de gauche. Bref, dans des médias où il a le temps de parler.

CC
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14 mai 2010

Les milliards ! Les milliards !


Et voilà ! Y'en a déjà plus, des milliards...Les bourses et les banques ont déjà tout mangé. De véritables ogresses...

Gros "#fail" comme on dit sur l'Internet...Une belle faillite, quoi, ce plan de relance...

Du coup, il en faudrait encore un peu...

On pourrait baisser les revenus des fonctionnaires dans tous les pays de la zone Euro. Le Smic pour tous ces salauds de fainéants, ce serait bien suffisant. On pourrait augmenter les taxes, supprimer les jours de congés, supprimer les remboursements de médicaments et de frais médicaux...

On pourrait faire tout ça, pour nourrir la Bête...

Il faut du flouze, de la fraîche, du blé, de la caillasse, de l'oseille...

Tout de suite.

Prenons exemple sur la Grèce, sur l'Espagne, bradons les capitaux, utilisons les PIB pour faire tourner la machine à spéculer, parions sur le vide, sur les énergies non renouvelable, sur les technologies du futur, même sur celles qui n'existent pas encore, sur ce que les gens n'auront plus les moyens de se payer.

Jouons à fond la carte de l'absurdité, qui a laissé mourir ceux qui payent : ils peuvent crever, mais avant, il faut qu'ils aient tout donné, tout craché, jusqu'aux dernier centimes...C'est encore mieux s'ils crèvent en ayant endetté leurs enfants sur plusieurs générations.

Soyons riches d'autre chose que d'argent, pour les faire chier...

CC
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11 mai 2010

Tony Musulin vs le système

Faire cracher les pauvres, c'est une bonne technique : ils sont plus nombreux. Le problème, c'est qu'en cas de révolution...ils sont plus nombreux...

Évidemment, c'est une stratégie d'avocat, une défense comme une autre, plutôt bien vue. Et rien n'excuse le forfait de l'homme...Mais quand même...

Tony Musulin déclare : "C'est toujours les petits qui reçoivent, alors je me suis révolté"

Les petits contre les gros. Le peuple contre les riches, la vengeance de ceux qui n'ont rien, rien à perdre contre ceux qui ont tout.

Le lendemain de cette gabegie de 750 milliards d'Euros, forcément, les quelques petits millions de Tony passent pour une belle rigolade.

Comment garder une échelle de valeur raisonnable, quand de tels chiffres se bousculent à la une...

Comment raison garder, quand on gagne le SMIC, soit 1.056 euros net mensuel, quand on doit se payer un loyer, subvenir aux besoins d'une famille...et qu'on transporte chaque jour des millions d'euros pour des banques qui jouent avec des milliards en bourse, il y a de quoi avoir le tournis.

Surtout quand on prend en compte les risques du métier...

"J't'en trouverais moi des jobs d'été, transport de fond, c'est mal payé
Tant qu'il s'passe rien, tout va très bien mais c'est un boulot qui tue bien
En connais-tu toi des (boulots) où t'emmerder te sauve la vie?", comme dit Sanseverino dans Frida...


Quand les différences entre richesse et pauvreté s'accroissent trop, ça finit par énerver.

Nous ne serons bientôt pas du tout étonnés de voir des actes violent commis pour prendre une part du gros gâteau. D'ailleurs, je ne voudrais pas travailler derrière un guichet de banque, en ce moment. Je l'ai fait, il y a quelques années, quand j'étais étudiante : job d'été...

J'ai vu les rapports étonnants que certaines personnes entretiennent avec l'argent. J'ai vu combien les gens peuvent être agressifs, quand on touche à ce nerf...

Quand on travaille pour RIEN ou quand on ne peut pas travailler, quand on ne peut pas finir le mois, c'est difficile. Quand en plus, on trouve des milliards pour sauver un système virtuel de monopoly, c'est insupportable. C'est pousse-au-crime.

CC
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10 mai 2010

750 milliards ? Pour de vrai ?

Si j'ai bien compris, ce week-end, l'Europe a donné 750 milliards d'Euros aux banques et au système boursier.

Aujourd'hui, ils les ont pris, ils ont fait mumuse avec.

Demain, il n'y aura presque plus rien - il suffit d'une erreur ou deux, on n'est pas à 2 ou 3 zéros près - et après-demain, ils viendront pleurer encore des millions...

Ils ne pourraient pas jouer au monopoly pour de faux, au lieu d'utiliser de l'argent qui pourrait être utilisé à bon escient ?

CC
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8 mai 2010

Comparaisons hasardeuses

Dans une classe, quand ça se passe mal, quand les élèves commencent à déraper, on menace parfois de poser une interro, de faire une punition collective.

Ma petite expérience m'a montré que si l'on veut se faire des ennemis pour le reste de l'année, il n'y a pas de meilleure solution : dans toute la classe, il n'y a pas que des perturbateurs. Il y a forcément des innocents.

Punir collectivement, c'est forcément punir injustement : en général, les élèves sérieux, ceux qui sont les premiers gênés par les cancres, vous en veulent à mort...

Je connais un pays où ça se passe mal. Quelque chose a dérapé, l'économie est cassé, on parle de faillite, même si l'on n'a pas encore hypothéqué le Parthénon...

Dans ce pays, on a décidé d'appliquer la punition collective : rigueur, gel des salaires, augmentation des taxes.

Est-ce qu'on n'aurait pas oublié d'identifier les vrais perturbateurs, histoire de les punir, eux et eux seuls ?

Une autre erreur de débutant, quand on est prof : dire aux élèves qu'ils sont moins bons, moins sages, moins en avance que la classe d'à côté. En général, c'est l'émeute : "Tous les profs nous disent ça, mais on s'en fout des autres et d'ailleurs, qu'est-ce qui nous prouve que vous ne dites pas la même chose à l'autre classe ? Et puis on avance à notre rythme...Et si ça se trouve, c'est vous qui allez moins vite, qui êtes moins bonne, qui ne vous faites pas respecter pareil..."

Je connais un pays où, depuis quelques jours, on nous bassine sur le mode : "Attention, vous avez vu, ce qui se passe en Grèce ? Ben ça va finir par être pareil en France ! Alors autant commencer le plan de rigueur tout de suite !"

Ben voyons...Comparaison n'est pas raison...

CC
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5 mars 2010

La Grèce : le pays test, grandeur nature...

Mon pizzaïolo de droite, mi-rigolard, mi-moqueur, me demandait hier si les fonctionnaires étaient considérés comme des ressortissants grecs et si, par conséquent, leurs salaires allaient être gelés.

Ne t'en fais pas, on y viendra. D'ailleurs, le gel des salaires des fonctionnaires, on n'y est pas tout à fait, mais c'est tout comme.

Il adore plaisanter avec moi, mon pizzaïolo. D'abord parce qu'il est de droite et que je suis de gauche et qu'on est jamais d'accord, mais aussi parce qu'il sait qu'on peut quand même discuter et que je reviens quand même lui acheter ses pizzas d'odieux capitaliste !

N'empêche que pour le coup, il ferait bien de s'inquiéter. Parce que la Grèce pourrait bien servir de galop d'essai pour une mise au pas générale des pays européens. Il se pourrait bien qu'on l'utilise pour tester la résistance d'un peuple face aux privations et à la hausse des taxes. Faire des économies sur le dos des pauvres, il n'y a que ça de vrai. D'ailleurs la bête du grand capital adore. Elle se lèche les babines, la monstrueuse...

Jusqu'où un gros fumeur peut-il s'endetter pour s'adonner à son addiction sans prendre son flingue ?

Jusqu'où un retraité peut crever de faim sans se mettre à bouffer ses petits-enfants ?

Jusqu'où on peut essorer des étudiants avant qu'ils se mettent à jeter des cailloux sur les CRS...?

Jusqu'où peut-on punir des gens pour une crise dont ils ne sont aucunement responsables, sans que ça explose ?


Rappelons-nous simplement que nous faisons partie de la même zone euro que la Grèce. Que nous sommes partie prenante du même système financier et des mêmes réflexes. La Grèce est dans cet état-là à cause d'une mauvaise gestion de l'Etat doublée d'une mauvaise notation des agences américaines. Les mêmes agences qui ont causé la crise. Bref, nous sommes dans le même merdier, entourés des mêmes pommes pourries, en phase de décomposition aussi...

Et nous regardons de loin la Grèce se révolter, en pensant vaguement que c'est un chouette pays pour les vacances et que c'est un peu comme tous ces pays du tiers-monde...

Mais ce n'est pas du tout le cas.

CC

Édit : Matthieu n'en pense pas moins et l'explique bien ici.
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3 mars 2010

La crise, ceux qui la font et ceux qui la subissent...

Je vous recommande la lecture de ce billet : Pendant que les multinationales licencient pour accroitre leurs bénéfices d'autres se pendent.

La crise, ceux qui la font et qui s'en tirent, ceux qui la subissent et qui en meurent...

De tout cœur avec Don.

CC
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14 janvier 2010

Sarko gronde. Carlos Ghosn away...

Le papy de l'Elysée est tout en colère, malgré son petit fils qui vient de naître.

Il a convoqué Carlos Ghosn pour lui faire la leçon : "Oh ben non, maintenant qu'on vous a donné tout ce fric, vous n'allez quand même pas aller faire des usines ailleurs, c'est pas gentil !"

Carlos Ghosn, forcément, il a rigolé. Sarkozy, quand il a donné le pognon, il n'a pas précisé pour quoi c'était : c'est vrai, s'il avait voulu partir en vacances avec c'était son droit. Sarkozy, il a juste fait un cadeau.

Il découvrira ça, avec son petit-fils : quand on donne 500 Euros au gamin pour Noël, on ne peut pas savoir s'il va pas aller s'acheter des conneries pour sa PSP, ou des bonbons qui font la langue toute bleue, plutôt que de capitaliser en investissant dans des actions de chez Renault.

On ne peut pas savoir. Sauf, bien sûr, si on fait une sorte de contrat, qu'on offre le blé sous condition.

Enfin...Attendez-vous à apprendre que la Turquie fait partie de l'Europe. De quelle Europe, on ne sait pas...

Et tout ça est tellement secondaire, par rapport au drame d'Haïti...Agitation, agitation...Sarkozy fait quand même moins bien que la Terre...

CC
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15 décembre 2009

Le conseil du soir de tata CC

Vous mangez quoi, vous ?

De la viande, des œufs, des yaourts, du fromage, des légumes, des fruits ? Vous faites des gâteaux avec de la farine, vous mettez du lait dans votre café ou dans votre clafoutis ?

Moi, oui.

Quand on fait nos courses dans notre supermarché préféré ou sur le marché, où c'est meilleur et moins cher, on ne se demande pas forcément d'où viennent tous ces produits.

Comme disent parfois les paysans, les gens de la ville pensent souvent que le lait, ça vient de la brique.

En fait, ça vient des vaches. On nous dit que les vaches, c'est moche, parce que ça pète. En attendant, ce n'était pas mieux avant, qu'on se le dise. Avant, il fallait se débrouiller pour vivre de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Un peu plus fatigant que de pousser un chariot dans les allées bien éclairées et sonorisées agréablement à grands coups de starac...

Cependant, les agriculteurs - tout comme les femmes, les ouvriers, les chômeurs, les traders (joke) - sont les premières victimes de la crise.

Leur revenu a baissé cette année de 32%. Autant vous dire que ça ne doit plus faire grand chose.

Nous ne parlons pas des gros céréaliers qui sans doute auront à revendre un pneu de leur 4x4 pour pouvoir faire dignement leurs cadeaux de Noël, mais de tous les producteurs laitiers ou, de manière générale, des producteurs de produits de base, à faible valeur ajoutée, souvent exploités par les grosses boîtes du CAC40, comme Danone, pour ne citer que celle-ci.

La prochaine fois que vous achèterez un yaourt à prix fou - dans quel sens faut-il le comprendre, le prix fou de chez Carouf ? - , pensez-y à deux fois...

Achetez directement aux producteurs : ce sera meilleur, moins cher pour vous, plus intéressant pour l'agriculteur et votre taxe carbone baissera, puisque vous serez plus près du lieu de production...

C'était le conseil du soir de tata CC...

CC
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21 mai 2009

Il est temps que les pantoufles volent...

On nous gave, on nous assomme, on nous anesthésie, on nous bourre le mou : horreur à tous les étages, matin, midi et soir...Et pour mettre une fleur sur tout ce malheur, on nous balance du glamour en fin de JT. Une Cannes pour notre soif...

Pendant ce temps-là, devant notre télé, une bière ou un whisky à la main, pour oublier, on ne réagit plus : des gens qu'on envoie en Inde pour 69EUR par mois, en guise de reclassement. Et dites merci au monsieur, avec ça...

Même qu'on apprend que c'est une obligation pour l'entreprise de proposer un reclassement...N'importe où et pour n'importe quel salaire...

Pendant ce temps-là, on déploie des forces policières pour arrêter des gamins de 6 ans...

Et nous, on dort.

Heureusement, à la fin, il y a toujours les seins de Sophie Marceau pour nous réconforter.



Est-ce qu'on est vraiment à l'aise dans nos pantoufles ?

CC
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10 mai 2009