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dans nos députés beaucoup ne servent à rien ,qu il soit de droite d'extrême droite ou la bande à mélenchon
Par Anonyme, le 28.08.2025
le"systême" s'est mis en place il y a logtemps à sept-fonds. deux "jeunes"moines , vers les années 7o, s'étaie
Par Yon, le 21.07.2025
merci frère de votre courage à nous partager votre souffrance. je vous prends dans la prière.
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Par Anonyme, le 17.07.2025
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Par Anonyme, le 31.08.2024
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Par lutter-contre-coro, le 18.08.2024
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Date de création : 30.11.2013
Dernière mise à jour :
14.07.2026
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Portrait
Article réservé à nos abonnés.Portrait du cardinal Jean-Marc Aveline, le 23 septembre 2019, à Marseille. LAURENT LE CRABE / Hans Lucas/AFP
Le cardinal Jean-Marc Aveline a été élu, mercredi 2 avril, à la tête de la conférence épiscopale, succédant ainsi à Mgr Éric de Moulins-Beaufort. L’archevêque de Marseille (Bouches-du-Rhône) était depuis plusieurs mois pressenti pour prendre cette charge.
Malgré ses réserves, il s’est finalement laissé convaincre par ses frères évêques. Élu mercredi 2 avril à Lourdes (Hautes-Pyrénées) lors de l’Assemblée plénière de printemps, le cardinal Jean-Marc Aveline, 66 ans, devient donc le nouveau visage de l’épiscopat en France pour les prochaines années. L’archevêque de Marseille a été élu dès le premier tour de scrutin, obtenant en moins de dix minutes la majorité requise des deux tiers, précise-t-on à la Conférence des évêques de France (CEF).
Il succède à Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims (Marne), dont les six années passées à la présidence de la CEF auront été marquées par la question de la lutte contre les violences sexuelles dans l’Église et la déflagration provoquée par le rapport de la Ciase, présenté en octobre 2021.
Le nouveau président de la CEF entrera en fonction en juillet et devrait rapidement imprimer un style de gouvernance différent de son prédécesseur. Proche du pape François, estimé par ses pairs, le cardinal Aveline possède « une légitimité naturelle », estime un bon connaisseur. « Éric de Moulins-Beaufort s’imposait par sa force de travail et sa hauteur de vue intellectuelle, poursuit cette même source. Il avait une vraie sensibilité mais il ne l’exprimait pas de la même manière. »Grand travailleur également, « le cardinal Aveline est un pasteur jovial et c’est aussi un théologien. Il sait allier les deux ».
« Esprit de synthèse »Celui dont le nom semblait faire depuis plusieurs mois l’unanimité parmi les évêques a, d’ores et déjà, prévenu qu’il déléguerait davantage que lors du précédent mandat. Une disposition justifiée par ses charges dans la Cité phocéenne comme à Rome, où il se rend tous les quinze jours en tant que membre du dicastère pour les évêques et du dicastère pour le dialogue interreligieux, et comme membre du Synode des évêques.
Il pourrait d’ailleurs choisir de déléguer sur les dossiers des violences sexuelles, sur lequel il s’est peu exprimé publiquement. « Comme candidat, il fait l’unité. Il n’est dans le déni de rien mais il est plus politique qu’on ne le croit »,glisse un évêque.
L’archevêque de Marseille préfère généralement éviter de brusquer les différentes parties impliquées dans les dossiers : au lendemain des restrictions imposées par le Vatican sur la célébration de la messe tridentine, il s’était rendu dans une paroisse traditionaliste lors de la messe, en signe de proximité. Plusieurs évêques mettent ainsi en avant son « esprit de synthèse ».
Expérience personnelle et marseillaiseAlors que l’archevêque de Reims avait dû s’imposer pour faire avancer les dossiers, le futur président de la CEF s’est distingué jusqu’ici par sa collégialité. Celui qui ne manque jamais un conseil épiscopal le vendredi n’hésite pas à consulter longuement avant de prendre ses décisions, explique-t-on au bord de la Méditerranée.
Beaucoup sont convaincus que sa vision pour l’Église de Marseille – à la fois fragile et « forte de la légèreté des premières communautés chrétiennes »,selon un observateur – peut inspirer l’Église de France, destinée à vivre de plus en plus comme une minorité dans la société. Une vision de l’Église qui n’a pas son centre de gravité en elle-même – « quand elle se regarde trop, elle s’épuise et faillit à sa mission »,répète-t-il souvent –, qui n’a pas à scruter ses courbes statistiques ni à s’inquiéter de sa propre survie, mais qui doit « se tenir sur les lignes de fracture du monde », « au service de la relation de Dieu au monde »,comme il l’a développé dans son livre Dieu a tant aimé le monde (1).
Cette conception de l’Église s’enracine dans ses liens avec l’Église d’Algérie. Il est né en 1958 à Sidi Bel-Abbès, et les figures de Christian de Chergé et Pierre Claverie lui sont familières et l’ont marqué en profondeur. Mais aussi dans son enfance, marquée par la précarité : expulsée en 1962, sa famille débarque à Marseille sans aucune attache en métropole, monte à Paris où elle vit d’hôtel en hôtel, le temps que le père cheminot trouve un emploi, et connaît l’épreuve du deuil, la perte d’une petite sœur à 8 mois, et de la maladie (Jean-Marc Aveline et sa sœur Marie-Jeanne sont frappés par une méningite quelque temps plus tard) avant de revenir à Marseille s’installer dans les quartiers Nord. « Quand il parle de la fragilité de la vie, des conditions de vie des migrants, lui-même y a été exposé. Ces réalités, il les connaît, il les comprend », souligne un proche.
La crise des vocations ne l’inquiète pas : si tant de catéchumènes frappent à la porte de l’Église, Dieu ne les laissera pas sans pasteurs, estime celui qui n’en laboure pas moins le terrain – il a lancé dans son diocèse une prière pour les vocations sacerdotales et un parcours Saint-Cassien pour accompagner les jeunes hommes « qui n’excluent pas la question de la vocation sacerdotale ».
Favoriser les relations avec RomeAprès six ans fortement teintés de problématiques sociales et sociétales, quelques-uns de ses pairs anticipent un président « davantage tourné vers les questions théologiques et missiologiques ». « Dans les communautés chrétiennes, la diversité est nécessaire, mais il faut veiller à ce que notre théologie ne soit pas déformée idéologiquement, le cardinal Aveline pourrait contribuer à ce tour de vis. Pour ça, il peut être l’homme de la situation », estime un responsable catholique du sud de la France.
Surtout, son profil serait de nature à approfondir les relations entre l’épiscopat français et le Vatican. Sous la précédente mandature, la priorité donnée à la lutte contre les abus avait pu crisper certains sur les bords du Tibre. « Il a des appuis à Rome, abonde un autre observateur. L’avoir nommé à ce poste est aussi un moyen de mieux faire entendre les enjeux français et de retisser des liens. »Son entente avec le pape François avait sauté aux yeux lors des Rencontres méditerranéennes en septembre 2023, ce moment où il avait réussi à le faire venir dans la Cité phocéenne, un tour de force du cardinal.
Rodé aux arcanes de la Curie, dont il fréquente les plus hauts responsables malgré un italien encore hésitant, sa parole est d’ordinaire réservée et il se montre prudent dans sa communication envers les médias. « Comme président(de la CEF), chargé de rencontrer le gouvernement, il ne pourra plus éviter les journalistes. Ce sera intéressant de voir comment il les affronte. Mais il donne un bon visage de l’épiscopat, c’est lui qu’on a envie d’exposer, et pour Rome, et pour les catholiques, et pour le grand public », résume le même observateur.
(1) Dieu a tant aimé le monde. Petite théologie de la mission, Cerf, 2023, 156 p.,