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dans nos députés beaucoup ne servent à rien ,qu il soit de droite d'extrême droite ou la bande à mélenchon
Par Anonyme, le 28.08.2025
le"systême" s'est mis en place il y a logtemps à sept-fonds. deux "jeunes"moines , vers les années 7o, s'étaie
Par Yon, le 21.07.2025
merci frère de votre courage à nous partager votre souffrance. je vous prends dans la prière.
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Par Anonyme, le 17.07.2025
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Par Anonyme, le 31.08.2024
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Par lutter-contre-coro, le 18.08.2024
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Date de création : 30.11.2013
Dernière mise à jour :
14.07.2026
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Tout le monde a en tête les récents propos du secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte. « Si quelqu’un pense encore ici que l’Union européenne, ou l’Europe dans son ensemble, peut se défendre sans les États-Unis, continuez de rêver », a-t-il lancé devant des eurodéputés. L’aveu d’impuissance a suscité les protestations de nombreux dirigeants, lui reprochant de décourager les ambitions européennes.
« En 2022, la guerre en Ukraine a été un appel à se réveiller pour les Européens,finit par répondre le général Barduani, en pesant ses mots. Et aujourd’hui... cet appel au réveil se fait toujours entendre. »
Pas d’armée européenneDepuis l’invasion russe, les Européens ont accru leurs dépenses d’armement pour s’adapter au surgissement de la guerre de haute intensité sur le Vieux Continent. Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a accéléré cette dynamique, poussant les alliés à s’engager durant le sommet de l’Otan de La Haye, en juin 2025, à porter leurs budgets de défense à hauteur de 3,5 % de leurs PIB d’ici à 2035. Mais il a aussi changé la nature du problème. En n’excluant pas d’employer la force pour annexer le Groenland, territoire du royaume du Danemark, le président des États-Unis a mis au cœur du débat un impensé stratégique : comment l’Europe doit-elle se préparer à se défendre seule ?
L’idée la plus audacieuse est venue du commissaire européen pour la défense, Andrius Kubilius : le 11 janvier, l’ancien premier ministre lituanien a proposé la création d’une « force militaire européenne permanente de 100 000 hommes ». Autre suggestion : un « Conseil de sécurité européen » regroupant les plus grandes puissances du continent, de façon à accélérer la prise de décision en matière de défense.
La proposition n’a pas séduit les capitales, et laissée insensible la diplomate en chef de l’UE. « Ceux qui disent qu’il nous faut une armée européenne n’ont pas bien réfléchi à la question », a déclaré le 2 février la haute représentante de l’UE, Kaja Kallas. L’ex-première ministre estonienne a également rappelé qu’il existait déjà un Conseil européen où se retrouvent les dirigeants, ainsi que des réunions régulières des ministres de la défense. « Je ne crois pas qu’il nous faille des institutions en plus, a-t-elle déclaré. Il faut plutôt mettre en œuvre les plans que nous avons déjà. »
Objectif 2030Pas de refonte institutionnelle à l’ordre du jour, donc. La défense et le commandement demeurent des bastions régaliens et otaniens, les États membres y veillent. Les leviers disponibles pour structurer une action européenne sont ailleurs, principalement dans le renforcement de l’industrie de défense, présentée comme une condition sine qua non de l’autonomie stratégique du continent.
Dans cette optique, le Conseil européen a adopté en mai 2025 le plan Readiness 2030 (« Préparation 2030 ») proposé par la Commission, qui comporte deux volets. D’une part, autoriser aux États de plus larges déficits pour financer leurs investissements de défense. D’autre part, mettre à leur disposition 150 milliards d’euros sous forme de prêts pour financer des achats conjoints d’équipement militaire. La logique étant d’aider les États à se réarmer, et d’offrir de la visibilité à l’industrie européenne pour qu’elle puisse investir et monter en cadence.
Mais là encore, les modalités de ce renforcement sont éminemment politiques, et les préférences nationales peuvent diverger. Simplifier les normes, les procédures d’achat et le recours aux instruments européens de financement semble faire consensus. Mais la « préférence européenne » défendue par la France est loin de faire l’unanimité. Dans de nombreuses capitales, les fournisseurs américains trustent les importations de matériel militaire. Et certains pays sans industrie de défense craignent de remplacer une dépendance envers les États-Unis par une dépendance envers un grand pays européen.
« Trop facile de compter sur les États membres »Autre champ d’action majeur : le développement des capacités qui font actuellement défaut aux armées européennes, comme la défense anti-aérienne, les drones, les avions de transport ou de ravitaillement, l’artillerie à longue portée, le renseignement spatial ou encore les systèmes de communication. Dans nombre de ces domaines, la dépendance envers les États-Unis demeure forte.
Mais ici encore, ce sont les États membres qui mènent la danse. Avec les lenteurs et frictions qui caractérisent fréquemment les projets intergouvernementaux. « Si on est sérieux pour faire les choses ensemble, il doit y avoir une sorte de mécanisme pour décider quel pays ou quelle industrie est le mieux placé,explique Micael Johansson, le PDG du géant suédois de l’armement Saab. C’est un peu trop facile de compter sur les États membres pour relever ce défi. »
Peu enthousiastes devant les ambitions de la Commission en matière de défense, de nombreux pays préfèrent se tourner vers l’Agence européenne de défense (EDA), à la main des ministres européens de la défense… donc des États membres.
À ce jour, les instruments financiers européens ne représentent qu’une fraction des immenses budgets débloqués par les États, qu’ils orientent toujours en priorité vers leur industrie de défense domestique. Malgré tout, les esprits évoluent. Ici, une entreprise portugaise diversifie ses approvisionnements. Là, un pays traditionnellement très atlantiste s’intéresse à un système anti-aérien franco-italien. Quelque chose se passe. « Avant le Groenland, l’idée de se défendre seuls était encore problématique,explique un lobbyiste européen. Aujourd’hui, elle est mainstream. »