Thèmes

soi sur bonne afrique france place saint monde coup photo voyage chez homme travail histoire dieu femmes message pouvoir place

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· CULTURE (70)
· L'ACTUALITE (65)
· JARDIN (80)
· LA LECTURE (114)
· LES SCIENCES (85)
· HUMEUR,HUMOUR ! (47)
· RELIGION (65)
· HISTOIRE DE LA FAMILLE (47)
· PRIER (70)
· POESIE (62)

Rechercher
Derniers commentaires Articles les plus lus

· MILLARDAIRES
· SAINT JOSEPH ,PERE.PAR LE PAPE.
· lES EMIRATS ARABE UNIS
· FORUM DE DAVOS
· LA VAGUE VERTE

· LA TURQUIE
· ALLOCATIONS FAMILIALES
· ELECTIONS AMERICAINES
· ELECTIONS
· AVEC MACRON ?
· LES PARASITES
· MARITAIN
· 1200MILLARDS DE DOLLAR SUR LES INFRASTRUCTURES
· LAFILIERE
· LE CORAIL

Voir plus 

Abonnement au blog
Recevez les actualités de mon blog gratuitement :

Je comprends qu’en m’abonnant, je choisis explicitement de recevoir la newsletter du blog "papilacabane" et que je peux facilement et à tout moment me désinscrire.


Statistiques

Date de création : 30.11.2013
Dernière mise à jour : 14.07.2026
12685 articles


LEONX14

Publié le 09/05/2026 à 08:26 par papilacabane Tags : sur bonne afrique france place saint monde coup photo voyage chez homme travail histoire dieu femmes message pouvoir

« Quelque chose a pris récemment » : comment Léon XIV a peu à peu gagné le cœur des Français
Le pape Léon XIV s’adresse à la foule depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre pour la première fois au Vatican, le 8 mai 2025. Vatican Media/Catholic Press Photo / IPA/Abaca

Passé la phase de découverte, avec Léon XIV, le lien avec les Français ne semble pas de l’ordre du coup de foudre mais d’un dévoilement progressif, d’une découverte d’un homme qui a peu à peu touché les cœurs. « D’abord, il a fallu faire le deuil de François, abonde Dominique Rouyer, ancienne secrétaire générale nationale du CCFD-Terre solidaire. On a vu apparaître quelqu’un qui nous donnait l’impression de rentrer beaucoup plus dans une tradition classique. »

D’emblée, Léon XIV dissémine par petites touches des signaux susceptibles de plaire à toutes les sensibilités. « Quand j’ai découvert son parcours, j’étais plutôt contente – il a vécu au Pérou, c’est vraiment un homme de terrain, avec un souci très fort des plus démunis », relate Thérèse du Sartel, professeure de philosophie et cofondatrice du café France/Cafe-Le-Dorothy-tiers-lieu-chretien-envie-changer-societe-2023-07-27-1201276886">Le Dorothy.

Chez les catholiques conservateurs, le profil du nouveau pape a aussi remporté une certaine adhésion. « On le sent habité intérieurement, pas démonstratif,témoigne Hélène de Lauzun, historienne et rédactrice pour la revue The European Conservative. De sensibilité traditionaliste, j’ai été charmée par un ensemble de gestes symboliques : le choix de la tenue pontificale, ou encore son retour dans les appartements pontificaux. »

Un début prudent

Dès ses premiers discours, on découvre un pape de l’écrit, réfléchi, qui ne se laisse pas aller à l’improvisation. Une prudence, d’abord saluée, qui est parfois assimilée par certains à une communication trop lisse. « Ses premières prises de parole donnaient quelque chose d’assez consensuel, et il perdait un peu de stature, décrit Thérèse du Sartel. Un peu comme s’il n’avait pas pris la mesure du costume. »

« Cette posture, ce besoin de prendre du temps a parfois été perçu comme de la fadeur » par les catholiques français, résume Charles Vaugirard, essayiste, auteur de La Pensée politique de Frédéric Ozanam (Éd. Téqui). Or, si Léon XIV n’est pas un adepte des formules chocs et des sorties tonitruantes, ses déclarations n’en sont alors pas moins incisives. « Quand on regarde bien, c’est précis, sans langue de bois, avec une vraie force des mots derrière », appuie Charles Vaugirard.

Impatience

« Il a pris son temps et a eu raison de le faire, mais on est dans une situation de crise de l’Église, donc il y a une petite frustration, reconnaît Hélène de Lauzun. J’ai envie de le voir entrer dans le vif du sujet, quel qu’il soit, et découvrir ses axes forts pour le pontificat. »Vu de France, son voyage au Liban et en Turquie, fin novembre et début décembre, n’a pas vraiment marqué les esprits.

Certains commencent dans le même temps à se familiariser avec sa pensée. L’exhortation apostolique Dilexi te, publiée en octobre 2025, sur l’amour des pauvres, connaît une bonne réception. La convocation d’un consistoire, deux mois plus tard, esquisse une gouvernance différente, plus apaisée.

« Ça m’a ouvert l’esprit sur ce qu’il pouvait être, relit Dominique Rouyer. Il a voulu travailler avec l’ensemble des cardinaux et a assuré que ce serait une habitude – qu’il allait mettre au niveau du Vatican la fameuse synodalité que François avait lancée. »Son discours au corps diplomatique en janvier, dans lequel il dénonce méticuleusement le retour de la guerre, est chaleureusement accueilli. Mais sa visite, en mars, à Monaco, symbole d’ultrarichesse, interroge.

Un second « effet Léon »

En avril, un tournant s’opère. Durant la Semaine sainte, d’abord. Alors que la guerre fait rage entre l’Iran et les États-Unis, embrasant le Moyen-Orient, Léon XIV hausse le ton et affirme que Dieu n’écoute pas « ceux qui ont les mains pleines de sang ». À la veille de son voyage en Afrique, le président Donald Trump s’en prend violemment à lui, le taxant de « faible en matière de criminalité »et « nul en politique étrangère ». Réponse, imperturbable, de l’intéressé depuis l’avion qui l’emmène à Alger : « Je n’ai peur ni de l’administration Trump, ni de parler haut et fort du message de l’Évangile. »

C’est le second « effet Léon » pour les catholiques français. « Ces frictions avec Donald Trump sont un pivot important. Le pape n’a pas le tempérament d’un combattant, mais il est fermement ancré dans ses principes », salue Hélène de Lauzun. En Afrique, Léon XIV dénonce les « tyrans » et la corruption, promeut la dignité humaine et la démocratie. « J’ai retrouvé ce que faisait François : une diplomatie par le geste et par le symbole », se réjouit Thérèse du Sartel.

La personnalité du pape se dévoile, la tonalité du pontificat se précise. « Les gens qui ont travaillé avec lui savent qu’il a une personnalité plus forte qu’il n’y paraît. Ses prises de position ne sont pas surprenantes, et elles ne s’arrêteront pas », prédit le théologien franco-suisse Arnaud Join-Lambert, enseignant à l’Université catholique de Louvain, qui décèle là un moment « fondateur » dans son pontificat – du même acabit, pour lui, que la visite en 2013 de François à Lampedusa.

Des attentes intactes

« Il est clair que, pour les fidèles, quelque chose a pris récemment, poursuit-il.Mais je ne dirais pas que tout le monde trouve son compte chez Léon. Pour des gens engagés, il y a un sentiment d’urgence à ouvrir certains dossiers. » Suites du Synode sur la synodalité, consécrations épiscopales de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, montée d’un catholicisme identitaire, sécularisation en Occident, évolution de l’Église d’Allemagne… « J’attends maintenant des décisions pour l’Église plus que pour le monde », cite Hélène de Lauzun, qui espère une ouverture prochaine du Vatican sur la liturgie tridentine. Pour Dominique Rouyer, le pape Léon XIV doit aussi se positionner sur la place des femmes dans l’Église, un enjeu « qui a l’air d’avoir complètement disparu des radars ».

En effet, si Léon XIV est favorablement perçu en France, c’est aussi parce qu’il n’a pas encore tranché sur certaines questions sensibles. « On n’entend pas de critiques frontales, comme cela pouvait être le cas sous François », corrobore Arnaud Join-Lambert. « La droite de l’Église a voulu voir en lui un anti-François, celui qui ferait la paix avec les tradis, ajoute Charles Vaugirard, qui espère de grandes encycliques sociales. La gauche, elle, qui trouvait ce début de pontificat un peu poussif, a apprécié le “tournant Trump”. »

Désormais, les catholiques français espèrent pouvoir rencontrer prochainement leur pape, alors que les bruits d’une première visite de Léon XIV se font de plus en plus insistants.

L’Église de France se prépare à accueillir Léon XIV

Dans un court message publié mercredi 6 mai, la Conférence des évêques de France (CEF) a affirmé que l’Église catholique en France se préparait à accueillir Léon XIV. « Ce voyage apostolique pourrait avoir lieu fin septembre », explique la CEF. L’invitation à venir en France « a été appuyée par le président de la République française lors de sa rencontre avec Léon XIV à Rome, le 10 avril dernier ».

« Léon XIV a exprimé, à différentes occasions, la grande estime qu’il porte à notre pays et à son histoire spirituelle, a confié le cardinal Jean-Marc Aveline. J’ai eu plusieurs temps de travail avec le pape, dont un la semaine dernière, au cours duquel nous avons élaboré une ébauche de programme. »

« Dans le programme envisagé, écrit la CEF, le pape Léon XIV pourrait se rendre à Paris et à Lourdes. Dans l’attente de l’annonce officielle, par le Saint-Siège, de ce voyage apostolique, les évêques de France invitent tous les fidèles à porter dans la prière la préparation de cet événement. »