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samedi 3 janvier 2026

Gamines Expertes (1978)


Il faut croire que la période et surtout la présence de Marylin Jess au casting amenait les distributeurs à passer complètement à côté du sujet de leurs films dans l'attribution des titres, pourvu que le spectateur comprenne bien qu'il y aurait à l'écran de très jeunes actrices. Et c'est dommage dans le cadre de ces Gamines Expertes car le thème de la plante aphrodisiaque ramenée à la maison puis utilisée pour débaucher quiconque se retrouve en sa présence à force de gros sons synthétiques était un bon démarquage de l'habituel film d'initiation :

Alors les scènes s'enchaînent dans un défilé d'accents de merde : 




On fait un peu d'éducation entre membres de belle-famille : 



Jusqu'à l'inévitable partouze.
Le montage des scènes pornographiques dans la version vue parait inachevé, Maryline Jess n'a pas été ici mise forcément en valeur, la faute à des angles de vue et une photo maladroite, et on note dans cette bande une forme de fixation sur le fait de faire s'introduire tout ce qui passe dans la chatte de ces dames et demoiselles : saucisson, micro, manche d'ustensile de cuisine, chicha...
Jean-Paul Bride tient un rôle et assure au moins une scène mais nous le retrouvons bien moins loquace qu'il ne le sera par la suite.

samedi 18 octobre 2025

Furies Sexuelles (1975)



Projeté à l'édition 2022 du festival lyonnais Hallucinations Collectives, Furies Sexuelles est un porno sombre et dépressif d'Alain Payet, qui n'a donc pas toujours fait dans la gaudriole ou le Porno Hard Crade pur. Le drame habituel d'une charmante citadine sous forme de flashback qui voit changer son orientation de carrière à force de refuser les avances de ses patrons et collègues pour finit par se faire mettre à la porte. Jusqu'à ce qu'elle couche avec un homme rencontré dans un bar, et qu'il y ait méprise :

Alors pourquoi ne pas accepter d'embrasser ce métier d'hôtesse, qui présente cependant des règles et bien des difficultés ?



Furies Sexuelles donne l'occasion de voir Pigalle de nuit, de face et de derrière, la musique lancinante et répétitive qui le parcourt est infernale, donc, nous nous l'épargnerons ici.
C'est aussi l'occasion de faire le bilan de la place de la prostituée au sein de la société cette époque, qui n'a finalement pas beaucoup changé :

 



Alain Payet oblige, nous avons tout de même droit à quelques scènes assez ardues, notamment lors de l'intervention du fidèle Carmelo Petix en grand ordonnateur de punition infligée à une authentique masochiste : 

 



Marie-Madeleine, l'héroïne pensant avoir rencontré son sauveur finit par être l'objet d'une crapuleuse manipulation qui l'amène à finir à l’hôpital, les veines tranchées.

Dans le genre dossiers de l'écran sordide, Furies Sexuelles ne déçoit pas.

vendredi 25 juillet 2025

The French Love (1972)



Un journaliste américain débarque en France pour couvrir un forum, et se retrouve aux mains de deux hôtesses de l'air frivoles. Il cède avec plaisir mais le mode de pensée et les pratiques libertaire des donzelles (on parle du libertarisme de 1972) le perturbent, le rendre aigri, le perdent. La dépression guette d'ailleurs.
Bénazéraf a encore la main lourde sur la parabole et balance rapidement, maladroitement le gros de ses obsessions politiques :
La dénonciations des valeurs bourgeoises, des principes :  



Rien de bien nouveau de sa part. Alors il y a quelques scènes érotiques assez belles, gâchées par le jeu poussif des acteurs et un mélange Français/Anglais n'ayant aucun sens et bien crispant, façon Nouvelle Vague mal digérée : 

jeudi 8 mai 2025

French Erection (1976)


Largement antérieur à Les Filles du Camping et signé John Love, Alain Payet verse déjà dans la comédie navrante pornographique et le résultat est difficile à endurer d'une traite.
Deux malades mentaux s'échappent de l'hôpital psychiatrique et atterrissent dans une auberge en passe de liquidation judiciaire. En attendant, la petite bourgeoisie locale s'y retrouve pour des parties fines. Les deux fous se font passer pour les propriétaires des lieux et deux flics cons comme la lune viennent enquêter sur les détournements de fond :

Le porno y est minimaliste et pas franchement bien filmé. Le pseudonyme de John Love n'était pas encore associé au style Hard Crade qui aura fait la marque de fabrique de Payet. Richard Allan est de loin l'acteur le plus physiquement sollicité tandis que Carmelo Petix vient faire le zouave sous les traits de trois personnages différents.

Les deux compères réintègreront leur établissement, accueilli par un geôlier à l'accent et l'humour douteux :

 

Un peu de joyeuse irrévérence noyée dans beaucoup trop de lourdeur.

samedi 29 mars 2025

Les Infirmières du Plaisir (1985)



Curiosité de la distribution en VHS, nous nous retrouvons là avec un film Fil-à-Films chez René Chateau vidéo. Les Infirmières du Plaisir prend pour prétexte la transformation d'un bureau d'avocats en clinique spécialisée dans le traitement des problèmes sexuels, l'habituelle clinique de Montretout, pour poser ses patients devant une télévision déroulant des scènes issues d'autres films de la même boîte de production

Tout d'abord, la méprise, avec un Christophe Clark au jeu impossible:

Et l'accent naturellement charmant d'Olinka, en directrice de clinique transmettant ses instructions à ses infirmières :

 

Par chance, nous retrouvons la verve des productions Jean-François Davy et Michel Caputo, qui d'ailleurs apparait sous les traits d'un client complètement masqué, et les enchaînements d'extraits sont entrecoupés de scènes de dialogues fleuris dépeignant des pratiques sexuelles aussi variées que le catalogue de Fil-à-Films peut leur permettre : 

Film de montage donc,les Infirmières du Plaisir est suffisamment bien assemblé, avec du porno généreux et une ambiance assez légère pour ne pas ennuyer. Un peu de publicité pour cet établissement ne peut pas faire de mal :

vendredi 27 septembre 2024

La Fille à la Fourrure (1977)



Film très surprenant de Claude Pierson versant dans le surnaturel poétique. Un homme fait enterrer sa femme ayant trouvé la mort auprès de son amant, dans le cercueil il tient à ce qu'elle soit parée de son manteau de fourrure puis se console rapidement avec la fille qui prenait soin de la défunte.
Mais dès le lendemain, la disparue lui apparait  :

En fait d'hallucinations, nous découvrons qu'une entité extra-terrestre a pris possession du cadavre et, comme d'autre nouveaux venus sur la planète, envisagent de la coloniser. En attendant, mon bon vieil Alban se retrouve grimé en alien (ho, juste du bleu autour des yeux) et se voit apprendre un peu de l'anatomie humaine sur la musique sublime d'Eric Satie : 



Entre une traque et une fascinante scène de cérémonie se terminant en partouze de morts-vivants d'une certaine poésie (et hop, on fait la toupie), les envahisseurs font état de leur grand plan : 



Si l'on fait abstraction de quelques maladresses, comme le fait de confondre OVNI et ET ou Alien, ou bien cette voix monotone un peu abusive, la Fille à la Fourrure est à voir sans hésitation pour se changer des films d'initiation de jeunes bourgeoises fraîchement mariées. Là, elles sont déjà mortes.

 

samedi 7 septembre 2024

La Filière du Vice (1982)



Une parodie de James Bond marchant sur les plates-bandes des comédies navrantes en vogue à l'époque, çà change un peu des films d'initiations de femme mariées.
Le générique au synthé monophonique (pas un Minimoog étant donné le sync de 2 oscillateurs, plus probablement un Korg MS20) louche énormément sur son modèle : 


Jean-Pierre Armand est James Love 069. Il se retrouve convoqué dans le bureau d'une ambassade imaginaire, briefé par le colonel Jacques Marbeuf (pas de hard pour lui dans ce film) :

On découvrira plus tard que le virus se développe dans les pots de confiture Bonne Maman.
Alban Ceray lui, interprète brièvement un contre-espion dont la post synchronisation fait assez peur : 


Au fil de l'enquête, de partouze mondaine en infiltration dans le laboratoire du professeur Isa Lodvi, James Love et sa coéquipière seront fait prisonniers et vont passer par d'abominables tortures. Dans son rôle idéal de savant fou, Carmelo Petix est en complète roue libre, et c'est justement l'occasion de voir des moments de pure improvisation de toute la bande sur le plateau au moment de certaines scènes où il prend la main. Il aurait fait fureur dans un film de Philippe Clair celui-là...(l'Enculeur en folie ?) : 


Pour la patrie !

samedi 8 juin 2024

Le Feu à la Minette (1978)



Deux bonshommes, un pied-noir et un berrichon arpentent Paris et sa banlieue en porte-à-porte pour vendre des extincteurs, et accessoirement éteindre le feu allumé à l'entrecuisse des dames au foyer.
Claude Pierson déroule la même formule que ses Aventures des Queues Nickelées sorti la même année : un groupe d'homme, de la comédie jouant sur l'outrance des comédiens, merci Richard Allan et des rencontres dans des appartements qui finissent en mélange.

Allons-y pour les accents :





Le concours de bite qui ne manquent pas de se livrer les deux collègues : 



Le tout en son direct, dans une ambiance gentiment paillarde qui fait plaisir à suivre au long de ces 4 scènes dont une partouze finale où tout ce beau monde a eu l'air de bien s'amuser. On les jalouserait presque.


vendredi 29 décembre 2023

Femmes Impudiques (1974)



Deux hommes laissent leurs femmes deux mois à la campagne dans une grande maison pour que l'une d'elle puisse se reposer. Pendant ce temps, ces messieurs pensent profiter d'un peu de liberté.

Les jours passent et les épouses qui pensaient s'ennuyer, secondées d'une bonne recrutée à la ferme voisine, vont se mettre sous la main tout ce qui passe à la maison, les déménageurs, le livreur de l'épicerie, l'inévitable facteur, un campeur occasionnel et un loubard en moto cross. Le porno est plus que léger, tout au plus quelques plans de fellation mais pas de pénétration explicite, d'une part il est trop tôt par rapport à l'histoire de ce cinéma en France et ces messieurs semblent peiner à la garder raide. Il y aurait bien la scène avec le campeur mais tournée de nuit et le film ayant été visionné sur VHS, difficile de se prononcer. Néanmoins, l'ambiance est décontractée et surtout, le ton est très naturel du côté des femmes :

Oui, c'est Claudine Beccarie qui joue les chatouilles. Les journées sont un peu éprouvantes, permettant peu de répit au bord de la piscine : 

En revanche, si les femmes profitent leur temps avec un naturel qui fait plaisir à entendre, du côté des maris, c'est la loose totale. Lâchés à Paris, ils semblent vouloir gagner le concours du pire boulet pour tenter de mettre une fille dans leur lit : 


Performance d'acteur ou les gars étaient-il réellement à ce niveau de connerie ? Il est permis d'opter pour cette dernière hypothèse. De retour auprès de leur femmes, ils tentent la mascarade à coup de déguisements absurdes : 


Ouverture à l'échangisme bon enfant et bourgeois à la clé.

samedi 23 décembre 2023

Femmes entre Hommes (1981)



N'ayant pu voir que le montage pornographique en Allemand (Call-Girls Titillations 1, rien à voir avec le sujet) et le montage soft distribué en DVD et parfois diffusé sur les chaînes numérique, je regrette vraiment que la version hard soit introuvable dans notre langue tant il y a de différences dans la longueur et surtout, il faut bien le dire, la qualité des scènes hard en regard de la grande frilosité de la version interdite aux moins de 16 ans.

Cela me donne d'ailleurs beaucoup moins de matière sonore à présenter pour illustrer cette banale histoire de jeune homme en fuite traqué par des gangsters trouvant refuge dans une maison de province isolée habitée par de femmes nouvellement lesbiennes et la fille de l'une d'elle qui accuse par ailleurs peu d'années d'écart avec sa génitrice.

Néanmoins, c'est l'occasion de voir un bout de la triste et froide Eure-et-Loir et de conclure qu'à cette époque, Piotr Stanislas était un acteur toujours convainquant dans les scènes de comédie.
Quoi qu'il en soit, le jeune homme aux abois est bien accueilli et sème le trouble chez les habitantes 

:

Si vous parlez Allemand ou que vous parvenez à mettre la main sur une version française du montage pornographique, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Il est d'ailleurs fait quelque-part mention d'un montage de 110 minutes alors que le Bier indique 80, proche de la version allemande visionnée. Qui croire ?

samedi 28 octobre 2023

La Femme Objet (1981)



Probablement le film pornographique français le plus documenté et le plus célèbre, on ne va donc pas trop se perdre en analyse dans cette histoire de Frankenstein remaniée où Richard Allan, écrivain de science-fiction conçoit une femme de toutes pièces pour assouvir son appétit sexuel. La voix de l'acteur est cette fois-ci doublé :

La voix off s'interpose entre les scène avec un certain esprit, conjuguant parfois avec le zeugma :


Mais avant d'avoir recours à la robotique, il passe par d'autres aventures, notamment avec l'assistante de production anglaise en charge d'adapter un de ses livres à l'écran :



Boîte à rythmes, synthétiseurs analogiques, néons bleutés clignotants lorsque apparait la lumineuse Marylin Jess dans la carcasse du robot d'amour qui se rebellera de belle façon contre son créateur, la Femme Objet peut finalement être considéré comme le film pornographique New-Wave français.

Au final, ce qui m'a le plus étonné à cette nouvelle vision, c'est sa densité en scènes pornographiques qui me parait bien au-dessus de la moyenne de la production de l'époque.
A noter la présence de Nicole Segaud dans le rôle de la femme du romancier qui fera preuve de pas mal de mépris envers son mari. Ces scènes prennent une autre saveur s'il s’avérait qu'elle était encore la compagne de Richard Allan au moment de ce tournage.

samedi 24 juin 2023

Fella (1977)



Dans Fella, Francis Leroi brosse le tableau presque Chabrolien des intrigues au sein d'une famille de bourgeois qui aimerait bien mettre sur la touche Thomas, le fiancé de la fille du patriarche :

Une bonne claque dans la gueule et l'affaire est entendue.
L'ensemble est un peu terne, très joué, très écrit avec un accent britannique pour un des personnages pas forcément justifié : 


Les scènes pornographiques sont intégrées à la va comme je te pousse, mal montées avec l'alternance de gros plans, plans moyens sans beaucoup de mouvement. Le sexe oral y est également rare, Leroi et son monteur ayant décider d'aller très vite à l' "essentiel". Enfin Fella distille un léger parfum de misogynie dans ses dialogues : 


La conclusion de l'intrigue joue "point de vue" et n'est pas la plus mauvaise partie du film, témoignage d'une époque où les réalisateurs de films porno avaient de réelles velléités cinématographiques.

samedi 27 novembre 2021

Eva et l'Amour…sous toutes ses Formes (1976)


Eva, jeune fille au pair hollandaise (j'aurais dit anglaise étant donné l'accent) :
 

Passe à la casserole pour la première fois dans les bras du frère de madame :
 

C'est le début d'une initiation qui la fera rencontrer Rézy (Sylvia Bourbon) la voisine libertine qui les observe, mais Eva se pense amoureuse d'Antoine, son premier et a bien du mal à accepter la pratique de l'amour libre.

Les échanges se font dans tous les sens, c'est le cas de le dire puisque Antoine, pour provoquer la jeunette, couche avec sa propre sœur devant elle : 

Mais pour rabibocher tout ce monde, une grande partouze est organisée chez Rézy à l'occasion de laquelle non seulement un jeu amusant est organisé : 


 

mais c'est aussi une fête où de multiples sexualités sont célébrée entre échangistes homo, hétéro et trans dans un maelstrom aux prises de vue pas des plus réussies dans cet éternel appartement à escalier hélicoïdale, mais qui fait bien plaisir à voir si l'on déplore l'extrême segmentation des productions des 40 années qui ont suivi la sortie de ce film.

mercredi 10 novembre 2021

Eugénie (1970)


La filmographie de Jess Franco est toujours complexe à suivre. Eugénie ou Eugénie de Sade suivant les sorties. Noté en 1984 dans le générique Eurociné, mais indiquant 1970 dans le Bier et la présence de Soledad Miranda à la distribution  atteste de cette dernière date.

Un chef d’œuvre les aficionado du cinéaste paraitra comme un bon petit film pas trop difficile d'accès pour les non-initiés. Mais impossible à nouveau d'échapper à une certaine langueur qui demande de se laisser porter.
Franco adapte Sade à sa sauce, il incarne un écrivain qui noue un pacte dans une chambre d’hôpital avec une jeune fille trouvée mourante:


Et Eugénie commence alors à raconter la sulfureuse liaison qui s'est tissée avec son père, de découvertes en visites dans une maison de service spéciaux gardée par un homme à l'accent curieux : 


Le bonhomme fait son éducation à sa manière l'inceste et l’assassinat comme deux mamelles de leur plaisir. Le tout enrobé de considérations morales, notamment sur les hommes et leur drôle d'habitude de voir leur vie tristement régie par des principes religieux : 


C'est évidemment sur ce terrain que Jess Franco se donne du plaisir, mais tout cela est bien sage à l'écran. Il reste l'ambiance et Soledad  Miranda comme un diamant noir qui finit par rencontrer un artiste au caractère inhabituel :


De là, elle quittera l'emprise de son père, ce qui lui coûtera la vie.

Peut-être pas le meilleur film de Jesus Franco finalement, mais il est quand même abordable pour le commun des cinéphages.

vendredi 21 mai 2021

Et mourir de Plaisir (1960)



Roger Vadim explore le thème de la malédiction des vampire en filmant sa femme du moment. Il prend bien soin de poser le thème à travers l'histoire d'une famille italienne nettoyée de ce mal :

Mais impossible de dire si Carmilla, jalouse de sa cousine qui va se marier est la dernière descendante ou non.

Et mourir de Plaisir est l'occasion de se balader dans une partie perdu de la campagne romaine magnifique ayant bénéficié de bons repérages. Les doublage français accusent d'étranges accents et pendant quelques scènes, des précis de vampirisme sont inculqués à 2 jeunes filles pendant que l’enquête suit son court :


Si le mystère reste entier, il est dommage qu'il ne puisse s'empêcher de verser un peu dans la psychanalyse à 2 balles lorsqu'il faut aborder la conclusion : 


Une bonne ambiance.

samedi 10 avril 2021

Estelle et Flora (1978)


Encore une belle petite pièce de Pierre Unia. Estelle est vendeuse dans une boutique d'art pour le compte d'un gros patron moustachu et lourdingue. Pour répondre à la demande croissante d'art primaire, avec son amie Flora, elle se fait offrir des vacances en Côté d'Ivoire mais son chef leur met aux basques un détective manquant de discrétion.

Le film est frais, léger, on sent comme une envie de donner un ton naturel diamétralement opposé aux films d'éducation de femme dans des appartements bourgeois, et çà fait du bien.

Je confirme les dires de Gilles Esposito dans le Bier, Barbara Moose est très choupi dans le rôle de la copine Flora.

Laurent Voulzy y a assuré 2 illustrations sonores, mais rien de notable.

J'ai par contre mis le doigt sur un accent non identifiable lors d'une scène de sexe par téléphone interposé, si quelqu'un peut m'aider...

jeudi 11 février 2021

Erotico Blues (1981)


Difficile de suivre cette histoire où 2 femmes à la cuisse légère louent leurs services à un maître chanteur. L'une d'elles se fait parfois un petit extra avec le jardinier à l'accent...à l'accent : 

Cette dernière aide sa nièce, perturbée car précédemment victime d'un viol, à rependre confiance en elle et à rencontrer l'amour, ce qui arrive assez vite. D'ailleurs le nouveau soupirant devine que l'univers où évolue la jeune Marina n'est pas fait pour elle et il vient l'arracher in extremis d'une partouze familiale.

Erotico Blues excelle dans l'art de l'ellipse et des scènes qui ne vont pas toujours à leur terme.

Il faut également se farcir le même thème musical qui tourne en boucle et finit par rendre fou.

Et pour conclure, même s'il se passe beaucoup de choses durant ces 75 minutes et que les acteurs y mettent du leur pour être convaincants, l'ensemble est ruiné par des doubleurs qui en font des tonnes :

vendredi 5 février 2021

L'Epave (1949)


Drame passionnel et populaire d'après-guerre. Perrucha, jeune immigrée se retrouve dans le Sud de la France et pour survivre, elle veut faire ce qu'elle fait de mieux et ce qu'elle aime faire, chanter et danser. Pour cela elle doit passer les entretiens de rigueur :
Elle finit par être convoitée par un riche monsieur qui s'éprend d'elle, mais difficile d'attraper la perruche : 

Le regard et le corps de la belle croisent ceux du meilleur plongeur sous-marin du chantier naval. Ces premières rencontres, surexpliquées par une voix off dont on aurait pu se passer sont l'occasion de savourer l'ambiance des cabarets toulonnais et d'écouter quelques chansons d'époque :

Mais le plongeur sans trop de moyens va jusqu'à risquer sa vie pour faire bouillir la marmite, à l'occasion d'un coup qui le forcera à rester éloigner du foyer bien trop longtemps. Lasse et attirée par une vie de célébrité, Perrucha finit par céder à l'offre du vieux, qui la maison et démarre une carrière nationale.

Lors d'une date à Toulon quelques années plus tard, c'est l'heure des règlement de compte : 

Même si tout cela ne vole pas bien haut, il faut admettre que le couple d'acteurs principaux sont rayonnants et assurent à merveille leur rôle.

La fin dramatique est bien amère et ambigue :

vendredi 22 janvier 2021

Entremetteuses acculées Q K C (1987)



Peut-être pas un chef d’œuvre du genre mais une aubaine pour Erotruculence tant il a été dur de se restreindre sur la sélection des extraits audio pour illustrer ce film.

Un cabinet de medium particulier cache les activités péripatéticiennes de 2 copines, l'une d'elle se présente comme une voyante lisant dans les traces de sperme, l'attribution du menu des plaisir aux clients ressemble plus à une partie de jeu de rôle ou à un épisode de Fort Boyard qu'à une virée au bordel :

Oui, vous aurez remarqué que l'actrice principale zozote et ce sera l'occasion d'un passage dialogué périlleux lorsqu'il s'agira d'aborder le sexe oral dont son amoureuse est friande : 

Dans la petite entreprise de ces dames, la sodomie est une pratique fort demandée et, par conséquent âprement négociée : 

Parmi les clients, nous retrouvons Rocco Siffredi encore bien jeune qui explose les canons physiques masculins des film pornographiques d'alors :

Côté technique, l'image est parfois brulée, surexposée, et l'on voit que certaines scènes sont des chutes d'autres films de Pierre Unia, mais tout cela n’entache pas le plaisir du bon moment passé devant ce qui se termine en drame, les 2 clients les plus assidus décidant d'abuser de l'amie de la voyante sous ses yeux : 

samedi 12 décembre 2020

Entre aussi par Derrière...(1979)



Michel Baudricourt/Caputo a du laisser son chat jouer sur le banc de montage avec les bobines de La Donneuse de Pallardy et quelques une de ses propres films porno tellement le caviardage de l'original par les scènes explicites se fait en dépit du bon sens.

Donc, pour l'essentiel, se reporter à la chronique de La Donneuse (dont je vais mettre les players à jour)  mais en point remarquable des scènes hard d'Entre aussi par Derrière...une scène avec un jack Gatteau tout frisé (c'est le Nicolas Cage de l'âge d'or du porno français, ma parole) et un accent....pied noir ?