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vendredi 21 mars 2025

Filles traquées (1980)



Filles Traquées est en fait une exploitation de la Nuit des Traquées de Jean Rollin avec des scènes pornographiques additionnelles, les scènes en question sont probablement visibles en supplément dans une édition DVD (Encore) trouvable à un prix assez élevé.
Quoi qu'il en soit, hors ces scènes additionnelles, il s'agit à mon sens du film le plus intéressant de Rollin, malgré sa lenteur, sa propension à la jouer thriller d'auteur un peu crispant à coup de "je ne sais pas, je ne sais plus". Une fille est retrouvée courant dans la nuit par un homme qui la ramène chez lui, elle ne se souvient plus des raisons de sa fuite :
 

Le personnel d'un établissement spécialisé la retrouve et la ramène de force dans une grande tour pour la poursuite de sa thérapie. Sur place, tous les patient semblent souffrir du même mal mais qui se manifeste différemment.

Fascinante parabole d'anticipation sur la déshumanisation liée à l'urbanité galopante, tourné entre la Défense et Nanterre, le film est froid mais magnifique, l'ambiance y est très particulière. On y retrouve une belle brochette d'acteurs pornographiques de l'époque dans des rôles impliquant un peu de comédie. Brigitte Lahaie évidemment, mais aussi Cathy Stewart, Alain Plumey, Jack Gatteau, et même Marilyn Jess.

La Nuit des Traquées c'est un peu les Villes de Grandes Solitudes mis en image avec quand même bien plus de poésie :

 

 

vendredi 27 septembre 2024

La Fille à la Fourrure (1977)



Film très surprenant de Claude Pierson versant dans le surnaturel poétique. Un homme fait enterrer sa femme ayant trouvé la mort auprès de son amant, dans le cercueil il tient à ce qu'elle soit parée de son manteau de fourrure puis se console rapidement avec la fille qui prenait soin de la défunte.
Mais dès le lendemain, la disparue lui apparait  :

En fait d'hallucinations, nous découvrons qu'une entité extra-terrestre a pris possession du cadavre et, comme d'autre nouveaux venus sur la planète, envisagent de la coloniser. En attendant, mon bon vieil Alban se retrouve grimé en alien (ho, juste du bleu autour des yeux) et se voit apprendre un peu de l'anatomie humaine sur la musique sublime d'Eric Satie : 



Entre une traque et une fascinante scène de cérémonie se terminant en partouze de morts-vivants d'une certaine poésie (et hop, on fait la toupie), les envahisseurs font état de leur grand plan : 



Si l'on fait abstraction de quelques maladresses, comme le fait de confondre OVNI et ET ou Alien, ou bien cette voix monotone un peu abusive, la Fille à la Fourrure est à voir sans hésitation pour se changer des films d'initiation de jeunes bourgeoises fraîchement mariées. Là, elles sont déjà mortes.