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samedi 25 avril 2026

La Garçonne (1935)



Dans ce drame de mœurs de l'entre deux guerres, une jeune femme qui faisait sa vie au calme près de sa tante à la campagne se voit dépêchée par ses parents pour un mariage, qu'elle devine rapidement être un mariage d'affaire.



Le coup va capoter et elle décide de poursuivre sa route en totale indépendance, se lançant dans une entreprise de décoration et, dégoûtée des mœurs légères de la bourgeoisie, se cherche sentimentalement et sexuellement.

La Garçonne repose essentiellement sur les épaules de sont actrice principale, Marie Bell, excellente en tout point malgré l'écart d'âge avec le personnage qu'elle est sensée incarner. Quelque soient les situations traversées, l'innocence, la lassitude, la toxicomanie et le déclin, elle est tout du long extrêmement charismatique en regard des autres personnages joués par des acteurs qui en font parfois un peu trop.

Ce genre de film est également l'occasion de numéros de chants en rapports avec la rébellion des femmes qui ne croient plus en l'amour, Edith Piaf, à l'époque très jeune, en tête : 

 


 Ainsi que Suzy Solidor dans son unique rôle au cinéma : 


 

samedi 27 décembre 2025

Gamine en Chaleur (1979)



Sans grand intérêt pour le spectateur lambda, Gamine en Chaleur est en revanche une pièce de choix pour tout documentaliste pornophile qui se respecte. Tourné sous le pseudonyme de Robert Xavier, Jean Rollin bénéficie sur le plateau d'une des toutes premières apparences de Marylin Jess.

Tout d'abord la chanson du générique est un pur nectar :



La trame est malheureusement bien fine puisque la nouvelle actrice incarne une jeune nièce étudiante privée de sortie par ses bourgeois d'oncle et tante qui pourtant ne se gênent pas pour se donner du bon temps derrière leurs airs engoncés. Elle va alors bénéficier de l'aide de la domestique, la fantastique Cathy Stewart pour mettre en place un système de chantage lui permettant d'arriver à ses fins :



Une fois tout cela mise en place, on sent bien que le duo Bouyxou/Rollin est en rade d'inspiration et l'équipe standard du porno français déboule dans l'appartement pour une interminable partouze.

Ne manque à l'affiche qu'Alban Ceray et nous noterons un Dominique Avelyne tout en détachement en train de mâcher son chewing-gum regardant vaguement ce qu'il se passe à gauche et à droite en limant nonchalamment. Heureusement, il y a quand même un voire deux clous du spectacle tout d'abord lorsque débarque Marc, en fait Didier Humbert, le petit ami de Marylin Jess à l'époque et ce sera l'occasion de sa seule authentique scène de sodomie pour celles et ceux que çà intéresse : 



Mais également, et là c'est plus étonnant, une fois tout ce beau monde repus de baise, une petite bouffe s'improvise et nous voyons débarquer dans le champs au milieu des acteurs encore à poil non seulement Jean Pierre Bouyxou mais surtout Jean Rollin, réputé à l'époque pour être un peu mal à l'aise ou timide lors des tournages de ses films pornographique ne pas lésiner cette fois-ci sur le pelotage de petite nouvelle.

 

samedi 20 décembre 2025

Galia (1965)



Galia, une jeune femme venue chercher la vie à Paris en quittant Étretat s'ennuie. Il n'y a plus d'aventure, juste une liberté qui ne lui sert à rien. Un soir, elle sauve une femme qui se jette dans la scène et trouve enfin de quoi s'occuper. Nicole, la suicidaire, est une femme qui n'existe plus aux yeux de son mari. Les deux décident alors de faire croire à la réelle disparition de Nicole pendant le la sainte-bernarde ira s'enquérir de la réaction de Greg, mari volage, diamantaire superficiel au charme pourtant imparable :

De la fraîcheur, une agréable légèreté l'ont doit entièrement à la présence de Mireille Darc dans cette réalisation de George Lautner permet de passer un très bon moment à suive cette intrigue conduite par une voix off un peu facile mais qui se tait à Venise, lorsque les choses deviennent vraiment sérieuses. Cette voix off change de ton au retour au pays.
Pas réellement d’érotisme dans ce Galia, quelques nudité furtives seulement. Un des ami de Greg fait figure de pur requin, prédateur bien dégueulasse.

Et une musique pleine de Doudoudoudou caractéristique de l'époque : 



vendredi 25 juillet 2025

The French Love (1972)



Un journaliste américain débarque en France pour couvrir un forum, et se retrouve aux mains de deux hôtesses de l'air frivoles. Il cède avec plaisir mais le mode de pensée et les pratiques libertaire des donzelles (on parle du libertarisme de 1972) le perturbent, le rendre aigri, le perdent. La dépression guette d'ailleurs.
Bénazéraf a encore la main lourde sur la parabole et balance rapidement, maladroitement le gros de ses obsessions politiques :
La dénonciations des valeurs bourgeoises, des principes :  



Rien de bien nouveau de sa part. Alors il y a quelques scènes érotiques assez belles, gâchées par le jeu poussif des acteurs et un mélange Français/Anglais n'ayant aucun sens et bien crispant, façon Nouvelle Vague mal digérée : 

vendredi 20 juin 2025

Le Fruit Défendu (1952)




Dans le Fruit Défendu, Fernandel incarne un médecin de province du sud de la France victime du démon de midi. Il faut dire qu'à la maison, c'est un peu l'hôtel du cul retourné chaque jour :

Et justement, un jour à Arles en attendant le train dans un bar, il tombe sur une souris qui semble lui faire bien de l'effet :

La jeune Martine (Françoise Arnoult, de loin la meilleure prestation dans cette bande) va laisser jouer, au point d'être accueillie dans le foyer du médecin d'abord comme patiente dépressive recommandée pour convalescence, puis comme assistante au cabinet. Il va de soit que le bonhomme se montre de plus en plus possessif, peu habitué aux moeurs de la donzelle surtout lorsque le patron du bar où elle était censée venir travailler revient dans le coin pour tenter de l’embaucher.

Rien de transcendant dans ce fruit défendu. Fernandel fernandele en mode grave, le couple Sardou fait une apparition et retour au bercail après 98 minutes de faux doute.

samedi 24 juin 2023

Fella (1977)



Dans Fella, Francis Leroi brosse le tableau presque Chabrolien des intrigues au sein d'une famille de bourgeois qui aimerait bien mettre sur la touche Thomas, le fiancé de la fille du patriarche :

Une bonne claque dans la gueule et l'affaire est entendue.
L'ensemble est un peu terne, très joué, très écrit avec un accent britannique pour un des personnages pas forcément justifié : 


Les scènes pornographiques sont intégrées à la va comme je te pousse, mal montées avec l'alternance de gros plans, plans moyens sans beaucoup de mouvement. Le sexe oral y est également rare, Leroi et son monteur ayant décider d'aller très vite à l' "essentiel". Enfin Fella distille un léger parfum de misogynie dans ses dialogues : 


La conclusion de l'intrigue joue "point de vue" et n'est pas la plus mauvaise partie du film, témoignage d'une époque où les réalisateurs de films porno avaient de réelles velléités cinématographiques.

samedi 10 juin 2023

Félicité (1978)


Un jeune homme est accueillit sur le quai de la gare à Paris par sa sœur. Il vient la voir un peu et préparer ses examens, mais Félicité par aussitôt voir son mec du moment. Le frère faisait déjà une apparition dans le tout premier plan du film...pendu.

Au bout de 11 minutes, le ton est donné : 

On est probablement partis pour bien se faire chier pendant une heure trente sept à subir les atermoiements dépressifs propre à la petite bourgeoisie artistique de tout temps.

Mais que ce n'est que partiellement le cas. Au milieu des séquences à la symbolique psychanalytique bien lourde ("j'ai peur des serpents"...et gros plan sur la bite de pépé en train de pisser dans l'herbe...) il y a quelques moment qui nous sortent de notre torpeur, des séquences désagréables, en tous cas qui ne laissent pas indifférents comme cette pénible consultation chez un vieux con de médecin : 




Ou encore les opérations de coercition opérées par la mère pour que Félicité ne grossisse plus, ne se masturbe plus.

Essayant vainement de remonter la pente avec son copain du moment, le dialogue est réaliste : 




Malheureusement,les conditions du visionnage de ce film de Christine Pascal ne m'ont pas permis de juger de la qualité de la photo, probablement très sombre...trop sombre, à l'image de son histoire.

mercredi 17 mai 2023

Le Fauteuil 47 (1937)



Comédie de mœurs très agréable à suivre, le Fauteuil 47 prend place autour d'une célèbre actrice de théâtre mère depuis une vingtaine d'année, dont l'amant du moment fait faux bond. Elle décide de se rattraper en cherchant à rencontrer un spectateur assidu  :

La nature et l'époque du film impliquent forcément quelques chansons :

La présence de Raimu à l'affiche en ancien mari professeur de gymnastique élève encore le niveau de la comédie : 



Et çà marivaude à tout va entre la mère, la fille à qui est finalement présenté le Fauteuil 47 qui la mariera (la jeune fille se montre alors insupportable une fois la bague au doigt) et le baron qui occupait ledit fauteuil sans y être invité au moment de détresse de l'actrice et qui deviendra son amant officiel, du moins le temps de tout dénouer. Oui, il faut suivre. En tout cas tout est fait avec précision : 



vendredi 5 mai 2023

Faustine et le Bel Été (1971)


La jeune Faustine passe ses vacances à la campagne chez ses grands parents et observe les agissements d'une large famille de petits bourgeois dans la grande demeure pas loin de là. Même si l'un des deux jeunes cousins, le plus déluré, cherche à la mettre dans son lit, elle jette son dévolu sur l'oncle bien plus mûr.
Faustine et le Bel Été, c'est un peu les anges de la téléréalité à la comédie Française qui rejoue Madame Bovary avec ses multiples intrigues amoureuses croisées.

Littéraire, précieux, mais au moins certains acteurs jouent bien puis la campagne et les filles sont agréables à regarder. :




samedi 29 avril 2023

Fascination (1979)


Dans le haut du panier des Rollinades d'ambiance, Fascination est aujourd'hui immédiatement rattaché à l'image de Brigitte Lahaie tenant sa faux vêtue d'un unique tissus noir.

Un groupe de malfrats met la main sur un coffre plein d'écus, mais le plus vif d'entre eux s'échappe avec et trouve refuge dans une grande maison occupée uniquement de 2 jeunes femmes qui se présentent comme étant le petit personnel attendant le retour des propriétaires. Que va-t-il faire d'elles ?

C'est de la poésie ne vous inquiétez pas.

Il n'empêche qu'à minuit, il doit se passer quelque chose dans cette grande maison et les filles jouent sur les nerfs de l'homme qui ne sait pas ce qui l'attend. Les brigands aux trousses du fugitif sont décimés un par un autour de la propriété. Arrive la maîtresse de cérémonie et 4 membres d'une étrange sororité.



Encore du mystère. Le vampirisme n'est jamais frontalement évoqué, Rollin préférant décliner la poésie du sang sur l'aspiration qu'on les bourgeois à le considérer comme un remède aux problèmes de santé, au déclin de leur espèce peut-être. La légende étant ainsi racontée : 



Saurez-vous reconnaître Evelyne Thomas parmi les membres de la secte ?

C'est beau la poésie, mais il faut quand même s'accrocher pour ne pas s'endormir.


vendredi 20 janvier 2023

Fantaisies Anales (1987)



Surtout connu sous le titre Initiation d'une Jeune Marquise, Fantaisie Anales est notable pour être l'un des derniers, sinon le dernier film pornographique dans lequel aura joué Marylin Jess.

Il y est question d'un mariage arrangé au sein de la bourgeoisie d'un autre siècle

Et au fil des séquences quelque chose cloche : le style de la maison n'a rien à voir avec les costumes des personnages mais la fin explique la raison de cet apparent anachronisme.

Quoi qu'il en soit, l'intrigue suit son court dans le marivaudage le plus total jusqu'à ce que l'arrangement tombe complètement à l'eau : 


La prise de son directe rend difficile la compréhension de des dialogues mais tout se déroule dans une joyeuse ambiance paillarde, les clins d’œil caméra sont fréquents et l'ensemble, le ton, les dispositifs et le type d'humour ne sont pas sans rappeler qu'à l'époque, les émissions de Collaro cartonnaient à la télévision, le porno en moins.


samedi 27 août 2022

Extases Anales (1984)



Le bruit des essuie-glaces lorsque l'on essuyait ses lunettes était devenu un gag récurent dans le milieu des routiers et des taxi d'Eure-et-Loir pendant tout le seconde moitié des années 80. Et cela venait d'Extases Anales alias Dallax 2 (Dallax en Bavière) dont la VHS était très souvent en évidence sur les tourniquets des stations services de l'époque. Je savais à quoi la blague faisait référence, mais je n'avais encore jamais vu le film. Aujourd'hui, je peux confirmer qu'il méritait sa petite renommée parce que même s'il est dénué de moyens (2 pauvres chambres voûtées, une salle à manger et un faux bureau), Extases Anales fait honneur à la série qu'il pastiche avec entrain.

On y retrouve les personnage principaux, JK le méchant, Roby qui ne comprendra jamais rien :

Et çà magouille autant que possible. D'ailleurs que faisait Héléna ?


Ha ben voilà, et JK de s'en donner à cœur joie dans le vice et la veulerie pour un porno mettant la fessée et la sodomie à l'honneur. La parodie bénéficie aussi la présence d'un Christopher Clark encore vert. Puis comme l'indique son sous-titre, ce n'est pas au Texas que l'intrigue se joue, mais bien dans la province la plus folklorique de l'Allemagne, gastronomie comprise : 


 

Une bonne tranche.

lundi 11 avril 2022

Exhibition 2 (1975)



Jean-François Davy rempile dans la foulée d'Exhibition avec beaucoup plus de grain à moudre sur ce deuxième épisode étudiant le cas de Sylvia Bourdon, bourgeoise jouisseuse professionnelle comme elle se définissait à l'époque, flanquée d'André Bercoff libertarien de pacotille des années 70 aujourd'hui cafard réactionnaire de droite hantant encore quelques plateaux télé et radio (à la limite, intéressant lorsqu'il animait une émission sur la 5 dans les années 80/90) :

Au gré d'un voyage en Grèce pour profiter du bon temps, on parle politique et religion, on veut se faire croire presque apolitique mais la suite de la carrière de Sylvia Bourdon sera intégralement dédiée au culte du libéralisme et de l'économie de marché.


Mais là n'est pas le sujet. Lorsque la dame est à court d'argument pour défendre sa position socialement à vomir si elle n'était pas exagérée, elle n'a que pour échappatoire que la provocation ou la pure et simple violence qu'elle exerce sur son soumis du moment, un écrivain hollandais. Témoin ce grand moment de malaise : 


On est loin de 50 Nuances de Gris...
Exhibition 2 a d'un côté le grand mérite de mettre à la lumière du jour le sujet des relations sado-masochistes et ce n'est pas un problème comme cela est souvent évoqué, bien au contraire, il apporte de l'information sur le sujet et montre frontalement de quoi il peut, parfois, s'agir. A ce sujet, le débat qui s'ensuit avec Jack Gatteau, excellent acteur pornographique est très intéressant : 


Et d'un autre côté, le film met très mal à l'aise tant on voit que le sujet échappe à son réalisateur et que Sylvia Bourdon force le trait, a très conscience de la présence de la caméra. Le titre d'Exhibition porte là très bien son nom...malheureusement.

Elle fait donc état de ses aventures sexuelles, en rajoute avec un égocentrisme ridicule. Le supplément de 20 minutes où Jean-François Davy explique à quel point la partie tournée en Grèce et de toute façon l'intégralité du film a été désagréable à mettre en boîte est indispensable pour aborder le film car il y a une clé jamais explorée : l'ami de Sylvia Bourdon qui à l'époque était peut-être son maître qui l'amenait à un tel déchaînement. Par exemple, c'est lui qui comptait les bites apparemment et nous ne le verrons jamais à l'écran : 


Pour conclure, le scopophile regrettera de savoir que le montage original est à jamais perdu. Cela aurait fait un excellent témoignage de bourgeois médiévaux qui se la collent comme des chiens.
En tous cas Exhibition 2 est à voir et mérite encore aujourd'hui qu'on en parle.


samedi 19 février 2022

Excès Pornographiques (1978)



Une des nombreuses co-prodution Mischkind / Claude-Bernard Aubert qui font d'ailleurs l'objet d'un long dossier très intéressant dans le N° 29 du fanzine Medusa. Cela dit pas le film le plus stimulant ni le plus plus sophistiqué de son auteur.

En attendant que la future mariée se prépare, un homme et sa maîtresse parcours le journal intime de la promise, s'arrêtant de temps en temps sur une page pour en évoquer le souvenir précis, donnant lieu à une nouvelle scène, un nouveau sketch.

Tout cela se déroule mollement dans un cadre petit bourgeois:

Et avec une certaine légèreté:

 

Les scènes s'enchainent sans grand entrain jusqu'à la traditionnelle partouze finale. L'ensemble est un peu terne malgré la présence Brigitte Lahaie prête à marier, dans un rôle similaire à Je Suis à Prendre d'une qualité bien supérieure.

vendredi 20 août 2021

L'Étreinte (1968)



l'Étreinte est d'un ennui mortel et j'ai bien du mal à vous en parler tant il m'a été pénible de le voir jusqu'au bout.
L'intrigue est conventionnelle, une fille prude de la campagne vient postuler pour devenir servante aux services d'un jeune bourgeois désœuvré. Et celui-ci va avoir à cœur de la dresser à la façon de...bon de toute façon la référence est explicite :

Et la musique n'aide pas, comme vous l'aurez remarquer. L'actrice qui joue la bonne a l'air complètement perdue. S'il fallait noter une chose remarquable dans ce film c'est à quel point il joue du placement produit pour le Cognac Monnet.


vendredi 23 avril 2021

Et Dieu...créa la Femme (1956)


Le temps n'aidant pas, difficile d'aborder un film avec Brigitte Bardot sans préjugé. Erreur, dans Et Dieu...créa la Femme, elle incarne à la perfection la femme très jeune qui fout le bordel dans la tête et le caleçon des mâles. 11 ans après la fin de la seconde guère mondiale une autre libération doit se mettre en place, celle se faire ce que l'on veut sans vraiment savoir ce que l'on veut. Et c'est bien tout le problème de Juliette, jeune orpheline dont le comportement oisif et volage fait scandale dans toute cette ville de la Côte d'Azur.


Parsemé de dialogues parfois pesant du fait de l'époque (et de ce que Vadim avait probablement en tête) certaines répliques qui font mouche.

 

Je n'ai mis d'extraits audio parce que je pense qu'il faut voir le film en entier pour bien se rendre compte comment Brigitte Bardot peut, avec ses intonations de gamine capricieuse et nonchalante balancer des répliques piquantes qui sonnent pourtant le plus naturellement possible.

J'avais mal préjugé.


vendredi 19 mars 2021

L'esclave du Désir, innocente et pervertie (1984)



Trouvable en vidéo  sous le titre Le Fruit du Désir, ce film produit par Colmax a bénéficié d'un trounage en pellicule bien qu'il suive les canons de toute la production porno-bourgeoise chicos initiés par cette firme et aussi en grande partie par Marc Dorcel.

Il est question ici d'une femme d'affaire entretenant une relation régulière mais adultère avec un homme pressé :

Pressé et un peu lâche puisqu'il annonce rompre cette aventure sur ordre de sa femme.

L'éconduite décide alors de lâcher ses hautes fonctions pour être embauchée comme servante dans la maison bourgeoise de l'homme qui l'a jetée comme une malpropre. Seulement,  dans cette maison, il y a des traditions à respecter :

Mais qui ne sont pas forcément respectées par tous les membres de la famille : 

Et tout cela se termine sur un retournement en forme d'inversion des classes.

C'est peut-être un questions de sensibilité générationnelles, le film datant de la première moitié des années 80 mais les filles y sont magnifiques et pleines d'entrain tandis qu'Alban Ceray tient la forme que ce soit dans les scène de sexe ou celles de comédie.

Si vous êtes nostalgiques des premiers émois en vidéo, L'esclave du Désir, innocente et pervertie est peut-être le film qu'il vous faut.

samedi 27 février 2021

Erotisme à l'Etude (1972)


1972, la libération sexuelle et celle, partielle, des femmes est encore toute fraîche :

Jean-marie Pallardy s'associe au peu ragoûtant Claude Sendron pour tourner un film érotique reprenant une affaire de mœurs défrayant la chronique à l'époque, à savoir qu'un notaire de campagne aurait violé et tué une adolescente de classe inférieure. Si Pallardy ne peut s'empêcher de figurer à l'écran et de racoler un maximum jusqu'au lourd placement produit (là vous n'avez que le son, mais la bouteille de Cinzano est en gros plan) :



Claude Sendron joue le rôle du notaire qui lui va comme un gant, le voici décrit par la population du bourg :

Le personnage, portant son propre nom, fréquente une fille ayant une relation lesbienne dure à vivre dans un bled où tout se sait et tout se dit. La fille de l'ombre, furieuse de ne pouvoir vivre son amour au grand jour pose un ultimatum à la maîtresse du notaire :

Oui, le jeu est ...approximatif.
Il va de soit que tout tout cela se termine mal, cette fin est d’ailleurs le moment le plus troublant du film à mon sens, même dans la version pornographique surprenante par la justesse des raccords hard avec la version soft. Il est d'ailleurs amusant de noter, qu'à l'heure du partage en ligne, cette dernière est devenue plus difficile à trouver que la version caviardée.

 

vendredi 1 janvier 2021

Entrecuisses (1977)



Classique parmi les classiques, Entrecuisses est un film agréable à regarder mais déconcertant sur son déroulement.

Déjà le générique dessiné aura marqué les pornophiles à travers les générations, je pense, mais pour commencer, çà chauffe entre Patricia et Hubert : 

Alors que le maître de maison semble vouloir définitivement quitter la demeure et sa femme, les copains de Patricia débarquent et se lancent dans une partie de cache-cache sexuel. Les scènes de sexe s'enchaînent alors et il est intéressant de noter que leur rythme et la situation tendrait presque à se rapprocher du slasher dans sa structure bien que ce genre horrifique n'ait vu le jour que l'année suivant la sortie d'Entrecuisses : 

Remplacez le "Si on baisait" par "si on allait se baigner" et vous y êtes.

Mais au milieu de la partie, nous voyons Hubert revenir sur le lieu des ébats et participer à une partie à 3 sans broncher. C'est à partir de là que le spectateur risque bien de se perdre s'il ne regarde pas le film jusqu'au bout car, il y a un retournement de situation de dernière minute qui explique tout.

Entrecuisses fait se croiser l’insouciance petit-bourgeoise de l'époque incarnée par le couple et anticipe l'archétype proto-bobo à travers les amis de Patricia, non sans égratigner le profit fait sur le système en place : 

 

Si vous lisez ce blog, vous l'avez sûrement déjà vu, de toute façon.

samedi 19 décembre 2020

Entrechattes (1977)



Vous trouverez Entrechattes plus facilement sous le titre de L'Infirmière et ne le ratez pas car il s'agit d'un excellent film pornographique, même si les scènes explicites n'en font pas la principale attraction.

Gérard Kikoïne s'amuse ici à peindre un tableau de la bourgeoisie de province, comme savait si bien le faire Chabrol, en suivant les aventures d'une infirmière privée dont les service sont loués pour finir de riches vieux hommes cardiaques.

Et son dernier client en date semble être un sacré connard : 

 
 

Sa femme est en train de se faire sauter par 2 bidasses dans un bar pendant ce temps là.

En fait, l'avantage d'Entrechattes sur un Chabrol qui aborderait le même sujet, c'est qui affiche au grand jour la partie sexuelle qui est un gros morceau de ce genre d'intrigues. Il aurait vraiment fallu que de nombreux autres réalisateurs de films pornos ou non s'engouffrent dans cette brèche à l'époque. Les scènes de cul ne sont pas des plus excitantes, mais elle permettent d'ajouter de la matière à ces intrigues familiales où chaque partie prenante est aussi cupide et gourmande de sexe que les autres, que ce soit la belle fille, le chauffeur ou encore le fils parti à la ville, mal-aimé de la famille parce qu'aux mœurs peu orthodoxes : 

Quand à l'autre fils, Kikoïne prend bien soin de montrer qu'il baise mal sans en faire des tonnes, il s'agit là de quelque chose de très rares dans ce genre de films.

La réalisation tient parfaitement la route, il y a de beaux moments de tensions comme lors de la scène de la première piqûre faite par l'infirmière sur le paternel, avec sa succession de gros plans sur les visages.

Seule incongruité au tableau, la musique qui donne parfois l'impression que le Ted Scotto venait de recevoir un synthé pour la première fois et essayait de trouver des sons...on va dire que c'était le début...(quoi qu'on 1977 !) :