Au fil des visionnements guidés par le Dictionnaire des films français érotiques et pornographiques en 16 et 35 mm, nous allons fermer un peu les yeux et nous délecter de quelques extraits sonores, parfois franchement explicites, revendicatifs, amusant, ridicules mais bien souvent étonnants.
Bonne écoute !
Dans le Fruit Défendu, Fernandel incarne un médecin de province du sud de la France victime du démon de midi. Il faut dire qu'à la maison, c'est un peu l'hôtel du cul retourné chaque jour :
Et justement, un jour à Arles en attendant le train dans un bar, il tombe sur une souris qui semble lui faire bien de l'effet :
La jeune Martine (Françoise Arnoult, de loin la meilleure prestation dans cette bande) va laisser jouer, au point d'être accueillie dans le foyer du médecin d'abord comme patiente dépressive recommandée pour convalescence, puis comme assistante au cabinet.
Il va de soit que le bonhomme se montre de plus en plus possessif, peu habitué aux moeurs de la donzelle surtout lorsque le patron du bar où elle était censée venir travailler revient dans le coin pour tenter de l’embaucher.
Rien de transcendant dans ce fruit défendu. Fernandel fernandele en mode grave, le couple Sardou fait une apparition et retour au bercail après 98 minutes de faux doute.
Quasiment le dernier film réalisé par Jean-François Davy. Pas un porno mais quelque-chose à mi-chemin entre la comédie sociale et le reportage...dans le milieu du porno, et oui, on ne se refait pas. Et çà marche bien, la Femme en Spirale est très intéressant, sous prétexte du refus d'une actrice de jouer dans un porno, elle accepte en revanche de prendre le stylo puis la caméra pour faire un film sur le sujet, après avoir parlé business avec le producteur :
L'une des grosses surprises du film vient de Nicole Segaud. Autant nous savions qu'Alban Ceray pouvait être très à l'aise dans les scènes de comédies, autant l'actrice, lorsqu'elle n'a pas à affronter de longues tirades trop écrites comme entendu précédemment s'en sort avec un étonnant naturel, quand on sait que dans le privé elle pouvait avoir des attitudes inquiétantes si l'on en croit la biographie de Richard Allan.
Et sa partition avec Piotr Stanislas en artiste rebelle vivant à ses crochets ajoute à la qualité du film.
Nous sommes au milieu des années 80, le DX7 est sorti et la musique nous le fait savoir, Jean-François Davy reprend sa formule d'interviews (jouées cette fois-ci) d'actrices de film pornographiques désabusées mais philosophes :
La Femme en Spirale donne aussi le plaisir de voir le travail se faire sur un banc de montage pellicule, de se balader un peu dans Paris à cette époque et d'y croiser un Michel Caputo, poète du temps perdu :
Un film de Gérard Kikoïne où un journaliste économique se voit reconverti par la force des choses par son patron :
Il est donc chargé d'aller interviewer des romancières concourant à un prix littéraire érotique pour informer les lecteurs sur les diverses sources d'inspiration et expériences de ces dernières. De la prostituée à bourgeoise qui s'ennuie en passant par la fille coincée par l'éducation rigoriste de ses parents, les situations sont variées, et notre gars doit parfois mettre la main, et le reste, à la pâte :
Les situations s'enchaînent sans temps mort, comme autant de décors, de configuration, chacune ayant son traitement de mise en scène et de cadrage particulier qui font de Fantasme très Spéciaux un film réussi dans le genre, loin d'un film à sketches roboratif.
Il y a même une graine d'insouciance résiduelle des années 70 qui plane :
Au delà du fantasme,laisser publiquement ses coordonnées et sa porte ouverte, pas sûr que ce soit une bonne idée en 2023 (sûrement pas à l'époque non plus d'ailleurs).
Quelques scènes marquantes comme celle de la casse ou la dernière, figurant comme un bonus émoustillant. On regrettera juste l'utilisation malvenue d’accélérés. Il n’empêche que l'on tient là un bon porno.
Le bruit des essuie-glaces lorsque l'on essuyait ses lunettes était devenu un gag récurent dans le milieu des routiers et des taxi d'Eure-et-Loir pendant tout le seconde moitié des années 80. Et cela venait d'Extases Anales alias Dallax 2 (Dallax en Bavière) dont la VHS était très souvent en évidence sur les tourniquets des stations services de l'époque. Je savais à quoi la blague faisait référence, mais je n'avais encore jamais vu le film. Aujourd'hui, je peux confirmer qu'il méritait sa petite renommée parce que même s'il est dénué de moyens (2 pauvres chambres voûtées, une salle à manger et un faux bureau), Extases Anales fait honneur à la série qu'il pastiche avec entrain.
On y retrouve les personnage principaux, JK le méchant, Roby qui ne comprendra jamais rien :
Et çà magouille autant que possible. D'ailleurs que faisait Héléna ?
Ha ben voilà, et JK de s'en donner à cœur joie dans le vice et la veulerie pour un porno mettant la fessée et la sodomie à l'honneur. La parodie bénéficie aussi la présence d'un Christopher Clark encore vert. Puis comme l'indique son sous-titre, ce n'est pas au Texas que l'intrigue se joue, mais bien dans la province la plus folklorique de l'Allemagne, gastronomie comprise :
4 ans après le succès du premier épisode, Jean-François Davy retrouve Claudine Beccarie pour voir comment sa vie a évoluée. Il croise et interview également Richard Lemieuvre (Richard Allan) et 2 autres couple de la nouvelle génération d'acteurs porno, Dominique Troyes (Marylin Jess), Catherine Greiner (Cathy Stewart) et leur petit ami respectif de l'époque. Il est d'ailleurs dommage qu'aussi peu de place leur soit donnée dans ce long-métrage. Par ailleurs, le montage, essayant d'assurer une continuité thématique au fil des interviews, est un peu abrupte mais Davy sait laisser parler :
Chacun des intervenants n'échappe pas par exemple à la question du rapport entre la pornographie et la prostitution :
Comme pour les épisodes précédents, Beccarie assure le spectacle avec sa franchise et sa gouaille toute personnelle qui n'est pas sans mettre mal à l'aise Richard Lemieuvre lorsqu'ils partagent le micro devant le réalisateur :
Ne serait-ce que pour entendre cette langue, voir un peu de Paris, un peu de l'Anjou et la fraîcheurs de Dominique et Catherine à l'époque, ce troisième volet est un vrai plaisir à voir.
Reste la question de cette horrible musique d'ouverture reprise lors de la scène où Claudine Beccarie attire le chaland au strip-tease de fête foraine digne des comédies navrantes de la même époque :
Avec Brigitte Lahaie en vedette, Michel Caputo tente la veine policière légèrement érotique mais n'arrive pas à se départir de ses tics habituels. Les dialogues sont trop écrits, toujours trop littéraires et cette fois-ci à la recherche de la réplique qui fait mouche, qui percute mais tombe toujours à plat à force de trop en faire.
Pour la trame, l'affaire est cousue de fil blancs sur la première partie. La flic un peu rebelle enquête sur un trafic de VHS porno mais finit par être embringuée dans une affaire qui la dépasse. Incorruptible, elle veut faire tomber le réseau de traite des blanches dans lequel sa hiérarchie est évidemment impliquée.
Et dès l'entrée en scène du personnage de la sœur, on sait qu'elle sera l'un des gros enjeux de l'intrigue, qu'elle sera kidnappée, ce qui mettra en rogne la vengeresse aux méthodes à priori non violentes :
L'ensemble est bien maladroit. Par exemple, l'enquêtrice s'appuie sur une indic toxicomane mais impossible de croire au personnage tellement l'actrice en fait des caisses :
D'ailleurs, bizarrement, Richard Allan joue un sbire de la grande mère maquerelle avec un naturel confondant, lui s'en tire vraiment bien.
Au cours du film on a droit à quelques scènes d'action un peu molle, dont une baston dans le quartier chinois digne d'un sentai ainsi que quelques scènes dénudées tenant plus de la philosophie de boudoir que de vraie partie de jambe en l'air :
L'entreprise semble largement sponsorisée par la Seita :
Bref, tout cela est un peu morne, un peu mou. A noter sans doute la première apparition à l'écran de Pierre Woodman dans le rôle d'un garde du corps qui se fait dérouiller.
Le temps n'aidant pas, difficile d'aborder un film avec Brigitte Bardot sans préjugé. Erreur, dans Et Dieu...créa la Femme, elle incarne à la perfection la femme très jeune qui fout le bordel dans la tête et le caleçon des mâles. 11 ans après la fin de la seconde guère mondiale une autre libération doit se mettre en place, celle se faire ce que l'on veut sans vraiment savoir ce que l'on veut. Et c'est bien tout le problème de Juliette, jeune orpheline dont le comportement oisif et volage fait scandale dans toute cette ville de la Côte d'Azur.
Parsemé de dialogues parfois pesant du fait de l'époque (et de ce que Vadim avait probablement en tête) certaines répliques qui font mouche.
Je n'ai mis d'extraits audio parce que je pense qu'il faut voir le film en entier pour bien se rendre compte comment Brigitte Bardot peut, avec ses intonations de gamine capricieuse et nonchalante balancer des répliques piquantes qui sonnent pourtant le plus naturellement possible.
Peut-être pas un chef d’œuvre du genre mais une aubaine pour Erotruculence tant il a été dur de se restreindre sur la sélection des extraits audio pour illustrer ce film.
Un cabinet de medium particulier cache les activités péripatéticiennes de 2 copines, l'une d'elle se présente comme une voyante lisant dans les traces de sperme, l'attribution du menu des plaisir aux clients ressemble plus à une partie de jeu de rôle ou à un épisode de Fort Boyard qu'à une virée au bordel :
Oui, vous aurez remarqué que l'actrice principale zozote et ce sera l'occasion d'un passage dialogué périlleux lorsqu'il s'agira d'aborder le sexe oral dont son amoureuse est friande :
Dans la petite entreprise de ces dames, la sodomie est une pratique fort demandée et, par conséquent âprement négociée :
Parmi les clients, nous retrouvons Rocco Siffredi encore bien jeune qui explose les canons physiques masculins des film pornographiques d'alors :
Côté technique, l'image est parfois brulée, surexposée, et l'on voit que certaines scènes sont des chutes d'autres films de Pierre Unia, mais tout cela n’entache pas le plaisir du bon moment passé devant ce qui se termine en drame, les 2 clients les plus assidus décidant d'abuser de l'amie de la voyante sous ses yeux :
Mélodrame des années 50 sur les filles mères, Les Enfants de l'Amour suit la vie dans un institut recueillant les donzelles dans cette situation et donne un éventails des caractères qui le peuplent, le l'inévitable gouailleuse :
à la paysanne rigolote au fort accent (ici, une morvandiaude) :
On échappe pas non plus à un peu de moraline enrobée de violons, évidemment :
L'intrigue est surtout axée autour de l'arrivée d'une nouvelle jeune fille enceinte qui semble cacher quelque-chose. En effet, elle a été contactée par une sage femme qui lui propose, une fois qu'elle l'aura accouchée, de laisser son bambin à un couple de bourgeois ne pouvant pas procréer. Mais l'affaire ne l’intéresse pas et elle propose le plan à sa camarade :
La situation fait polémique dans l'institut qui cherche avant tout la discrétion et à éviter les ennuis et met tout le monde dans l'embarras lorsque la police débarque. On est en 1953, je le rappelle, et Les Enfants de l'Amour commence à se faire confronter l'idée d'un planning familial (représenté par le docteur)...ou une politique malthusienne ? et la religion qui veut vaille que vaille voir ses fidèles se reproduire au point d'y aller à la cool dans ses sermons :
On notera enfin un moment de cinéma assez soigné dans cette œuvre plan plan, lors du flashback de la perte d'un enfant, de nuit dans une grange où est garée une charrette gigantesque, offrant un jeu d'ombre quasi expressionniste.
Coproduction franco-suédoise bien troussée qui évoque vaguement Bel-Ami de Maupassant.
Ici, le rédacteur poète un peu strict :
se retrouve embauché par un magazine moderne pour livrer quelques-un de ces écrits dans un premiers temps. Et à cette occasion, il découvre le monde de l'édition mondaine de charme en même temps qu'un certain talent pour emballer ces dames. Puis de fil en aiguille prends de plus en plus de sujets à son compte allant même jusqu'à fricoter avec le gratin de la jet-set internationale :
Les situations s'enchaînent sans baisse de rythme, Harry Reems assurant toutes les scènes érotiques (ou pornographiques suivant le montage) dans les bras d'un casting féminin plaisant.
Le tout est léger et agréable à regarder en période de remaniement ministériel :
Dans la réalité qui est la notre, Roselyne Bachelot a été nommée ministre de la culture....vive le cinéma !
Quelle joie de pouvoir enfin voir ce film.
Diffusé à l'époque sur Canal + sous le titre Maud, je n'étais pas en âge de le regarder mais il m'avait l'air très enlevé, et j'avais même lu que certaines scènes avaient été supprimées à l'occasion (celle de la masturbation avec une carotte, au minimum).
Et effectivement, Embrochez-moi par les deux Trous tient presque ses promesses, il commence avec Monsieur, chef d'entreprise en mal d'idée d'affaires et pas très porté sur la chose, au lit avec Madame, chaude comme une lapine :
Et en fait de carotte, Fifi s'en met justement une dans la chatte dans la scène suivante. Finesse dans les transitions.
Puis arrive le nouveau cuisinier de la maison, joué par l’inénarrable Jacques Gâteau dans un de ses meilleurs rôle de cabotin, le pied à fond sur la pédale de l'accent belge de merde :
Collaro n'est pas loin...
Quoi qu'il en soit, le film baigne 75% de son temps dans le champs lexical de la bouffe, et c'est grâce à la cuisine aphrodisiaque du cuistot que le boss a une idée qui sauvera ses affaires :
On est chez Baudricourt (Jean-François Davy) et on échappe pas à quelques monologues érotiques très littéraires avant le passage à l'action. On regrette également une très longue partouze au milieu qui vient un peu plomber le métrage.
Notons au casting Cathy Ménard ici nommée Cathy Deschamps, même dans le Bier, ainsi que Dominique Aveline qui y a aussi de son accent improbable :
On sent quand même l'excellente ambiance qui devait régner sur le plateau de tournage.
Et c'est qui le plus fort ?
John Love/Alain Payet décline sa recette Hard Crad dans l'univers du Catch avec Elle mouille entre les Cordes. Pour explorer la face cachée de ce monde interlope et l'anatomie de ses quelques actrices sûrement recrutées au débotté, il s'équipe entre autre de JPA et surtout de Jean-Paul Bride.
Le gouailleur, ici vêtu d'une chemise rouge, fume cigarette à la main nous laisse à penser qu'il est le professeur Choron du porno sans concession.
D'ailleurs, ici, c'est le rouge qui domine : le mur des vestiaires, le rouge à lèvre des actrices, le soutien gorge de l'une d'elles.
Bride joue donc Ramirez, le manager chargé de redonner une seconde vie à un club de catch en perte de vitesse. Mais les moments de comédie pure sont vite éclipsés pour l'entrée en scène des artistes, arrive Ramirez aux prises avec la financière du club :
On ne s'en lasse pas.
Beaucoup de scènes de sexe donc, suivant le principe du genre mais Payet nous gratifie d'un léger combat improvisé pour les amateurs, et sous les encouragements de leur manager :
J'ai même eu l'occasion d'apprendre que le Double Nelson était une prise de catch avant d'être un groupe de rock expérimental. Comme quoi, "on s'instruit pendant qu'on se branle, y'a rien de pire que l'ignorance". Décidément, l'âme de Choron plane sur ce film.
Enfin, la performance de catch laisse place à une performance sexuelle où une batte est introduite à grand renfort de vaseline dans l'anus d'une concurrente :
Celui-là, vous le trouverez sous le titre de "Fantasmes de Femmes", il s'agit d'une collaboration franco-allemande et c'est l'occasion de voir des physiques (des acteurs/actrices) un peu différents et un abord des scènes hard un peu plus direct dans les pratiques. Mais c'est malheureusement au détriment de la bande son puisque les acteurs français sont doublés, et c'est par exemple un massacre pour la voix de Jacques Gatteau.
C'est d'autant plus étonnant qu'arrivé dans le château où ces dames peuvent passer des vacances à voir leur fantasmes assouvis, Dagobert, l'armure qui bande en ouvrant le casque est doublée par la vraie voix de ...Richard Allan, lui-même présent, mais doublé par un autre acteur !
Le film ayant largement les pieds dans les années 80, on y retrouve Cathy Ménard, qui donne toujours l'impression de faire la tronche ou un peu plus sévère, mais avec des cheveux plus longs et un peu plus de bouteille et çà lui va finalement plutôt bien.
En tout cas, on ne s'ennuie pas dans ce château, la paillardise est au rendez-vous même dans la cuisine :
et Michel Jean tente le clin d’œil au cinéma d'épouvante...même s'il confond Dracula et Frankenstein, on ne lui en veut pas, profitons de la bonne humeur, de la générosité et des bonnes intentions !
Petite comédie inoffensive qui aurait plus trouvé sa place sur une scène de théâtre que devant une caméra, 2 grandes Filles dans un Pyjama est l'occasion de se délecter de 2 accents d'une jeune suédoise et d'une jeune anglaise récupérée à la sorite de l'aéroport par un français moyen au moment où sa femme doit s'envoler pour l'Ecosse :
Dans la pure tradition du théâtre de boulevard de bas étage, le voisin du rabatteur, bien plus séduisant, sera lourdement impliqué dans la tromperie alors qu'il ne désirait que la paix pour pouvoir travailler.
Nous avons alors droit à quelques plans de fesses ou de nichons pour nous sortir de la torpeur causée par le déroulement en pilote automatique :
Et de temps en temps de l'intervention de Michel Galabru qui fait son sketch habituel, saupoudré d'un esprit qui flatte le mâle prônant le sens du sacrifice de ces dames :
jusqu'à l'aboutissement du phantasme du petit beauf qui sommeil en chaque spectateur : avoir à portée de main 2 jeunes femmes dévouées.
Francis Leroi et son casting se payent des vacances (et un tournage) en Martinique. il y est question d'Axelle, une hôtesse de l'air qui part retrouver Phil, un auteur de polars à la petite semaine. Séquence tourisme et chanson romantique :
Il lui faut aussi découvrir la flore très particulière de l'île :
Au cours d'une sauterie organisée dans la villa qu'il habite, Clark, un riche propriétaire et joueur de poker invétéré anglophone vient provoquer Phil. Le défi prend place le lendemain à bord du voilier de l'anglais qui a déjà de toute façon gagné le concours de l'accent de merde :
...et je vous épargne celui des autochtones. Alors que Phil se fait plumer sur un coup de tapis, un deal est conclu avec Axelle (vous vous doutez bien duquel) :
L'affaire est faite, le lendemain, Clark s'étant bien vidé les couilles, les 2 mâles font la paix, Axelle pardonne tout à Phil et ...le jour de son départ fait demi-tour pour regagner la villa de son barbu d'amant.
Dans Désirs sous les Tropiques, on a l'impression d'assister aux Bronzés tirent leur crampe en Martinique, le côté documentaire "découverte du monde" en plus, l'humour en moins.
Le film ayant été tourné pour une diffusion à 2 montages : en soft et en hard, les plans explicites sont mous et parfois montés n'importe comment, désamorçant le potentiel émoustillant de l'entreprise.
On retiendra juste un très belle scène de danse et de copulation sur fond de rituel vaudou de pacotille sur la fin impliquant Jack Gatteau bien trop discret.
Marylin Jess consulte un mage pour retrouver sa copine :
Tout le film sera illustré d'une musique synthétique très cheap, à base de vieille boîtes à rythme et d'imitations de moogs maladroites.
Alors en route pour les stocks shots du Machu Picchu, une fois arrivée avec l'aviateur dans une résidence de proche banlieue...du Machu Picchu, donc, ils vont baiser avec la copine retrouvée, la servante et le maître des lieux qui concourt à l'accent de merde international.
Rien d'autre à dire sur ce film médiocre, mal éclairé et tout en post-synchro.
Alors attention, il s'agit de la version soft de Jeunes Femelles soumises et...salopes diffusées parfois sur M6 le dimanche soir. Seulement il existe également en version hard en vidéo sous ce même nom alors faisons d'une pierre 2 coups et intéressons-nous à la version explicite.
Nous sommes en 1986, année où la BX est reine, la France toujours en retard célèbre le punk et le post-punk. Ici, les filles ont des coupes de cheveux (des perruques ?) très colorées tandis que le jeune homme qui convoite la fille de l'homme d'affaire arbore une improbable banane et un t-shirt Mickey.
C'est aussi le début des années Canal + et, le film ayant bénéficié de moyens plus conséquents que d'habitude, je me demande s'il y a d'ailleurs pas été diffusé sur cette chaîne en premier samedi du mois.
Et nous sommes aussi en plein dans les années Tapie et autres fumiers millionnaires qui font des affaires, voici d'ailleurs le deal qui fait le sujet principal du film :
En ces années, il y a aussi la crise qui va avec, et qui n'en finira jamais :
Seulement, d'après Bourgeoises mais...perverses, pour prétendre à entrer dans les familles hautement privilégiées, il faut surtout savoir se servir de sa queue :
Eva aime le sexe, rêve de sexe, mais s'ennuie un peu:
Elle hérite d'un cinéma, et sur les conseils de son notaire (joué par Jacques Gateau), elle en fait un cinéma porno. Comme nous sommes dans un film de Caputo, nous n'échappons pas à des tirades verbeuses, quasiment littéraires mais surtout sentencieuses, un peu de politique économico-culturelle en chemin :
Bien sûr, le spectacle se déroule autant sur l'écran que dans la salle et les autres locaux du cinéma. Il y a fort à parier que l'équipe se soit d'ailleurs bien amusée lors du tournage de cette Décharge Victorieuse, notamment lors des scènes où les acteurs font leurs cascades à la lumière du projecteur. Malheureusement, cette mise en scène fait que la partouze finale sera filmé quasiment dans le noir.
De toute façon les affaires ne marchent pas très fort pour Eva, elle se voit revendre la salle à la patronne de son mari qui en fera un autre lieu de loisirs pour adultes :
"Initiation à l'échangisme" dans la collection des DVD Alpha.
Jack Gatteau période Godefroid de Bouillon joue un VRP, c'est l'homme du couple, son boulot l'occupe beaucoup, donc :
Hooo, toi, t'es cocu ! Ha ben non, en effet à l'occasion d'une présentation chez un client potentiel il découvre...l'échangisme !(gagné) :
Il passera le reste du film à hésiter à partager cette nouvelle passion avec sa femme, mais bien sûr tout se terminera pour le mieux à la fin d'une nuit passée dans un petit club d'initiés :
Porno léger et décontracté. L'image est assez belle mais les intérieurs permanents étouffent un peu, je ne sais pas si le montage complet propose quelques plans en extérieur (et oui, il doit manquer 20 bonnes minutes sur le DVD).
Une tentative de comédie psyché-rurale navrante dézinguée par une réalisation calamiteuse. La lumière est vraiment mauvaise et les choix d'axe de prise de vue lors des scènes hard dénoncent une évidente incompétence. C'est dommage car le ton est assez léger et aurait pu donner un bon film porno franchouillard agréable.
Au lieu de cela, on suit péniblement un groupe de jeunes musiciens et leurs copines, d'abord dans la propriété de la mère du leader. Propriété que les petites copines auront à coeur de défendre coûte que coûte contre une offre de rachat :
...et il ira vraiment se fritter contre un bouc... Avant que tout notre petit monde se retrouve à Paris pour conclure en partouze avec quelques groupies parmi lesquelles nous comptons Brigitte Lahaie au début de sa carrière.