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vendredi 31 juillet 2009

More Artworks by Meissonier


("Les joueurs de cartes au cabaret" and "La chanson")

mercredi 29 juillet 2009

The Giant of the dwarves

He is one of the greatest artist of academic painting. Van Gogh admired his works, and Dali enjoyed its authenticity. Degas called him "the giant of the dwarves" because he painted small artworks.
Ernest Meissonier was one of the greatest painters that France has ever known and, fortunately, soldiers of the middle of the 17th century were among his favorite subjects. He has painted dozens of works depicting officers, horsemen, musketeers, pikemen or standard-bearer of Louis XIII's army.
I could not have resisted : plenty of illustrations in my book are reproductions of his works. And for the cover, i have chosen one of his best works, wich can be seen at the Cleveland Museum of Art (USA).
But let the magic play ... admire these works!

(Le porte-drapeau)
C'est un des plus grands maîtres de la peinture académique. Van Gogh admirait ses œuvres, et Dali en appréciait l'authenticité. Degas l'appelait "Le géant des nains" parce qu'il peignait de petits tableaux.
Ernest Meissonier est un des plus grands peintres que la France ait connu, et, grâce à Dieu, les soldats du milieu du XVIIe siècle étaient un de ses thèmes favoris. Il existe ainsi des dizaines d'oeuvres, toutes plus belles les unes que les autres, représentant officiers, cavaliers, mousquetaires, piquiers ou porte-étendards des armées de Louis XIII.
Je n'ai d'ailleurs pas pu résister : une large part de l'iconographie de mon livre lui est empruntée. Et j'ai utilisé, pour la couverture de cet ouvrage, une de ses plus belles œuvres, que l'on peut admirer au Cleveland Museum of Art (USA).
Mais laissons la magie opérer... admirez ces quelques oeuvres !















(La partie de cartes)



vendredi 17 juillet 2009

A french infantry company, 1628

Here is an extract from "L’histoire du prieur de Saint-Louis" by Scarron, a french author. He relates the trip of a company (80 soldiers) in Bourgogne and Dauphiné, in 1628.

Une idée de ce que peut-être la vie d'un soldat d'une compagnie en campagne, d'après Scarron :

“… le même jour je me mis dans des troupes qu’on faisoit à Paris pour le duc de Mantoue, et je partis sans en rien dire à personne. Notre capitaine ne vint pas avec nous, laissant la conduite de sa compagnie à son lieutenant, qui etoit un franc voleur, aussi bien que les deux sergens ; car ils brûlaient presque tous les logemens et nous faisoient souffrir ; aussi ils furent pris par le prevôt de Troye en Champagne, lequel les y fit pendre, excepté l’un des sergens, qui se trouva frère d’un des valets de chambre de monseigneur le duc d’Orléans, lequel le sauva. Nous demeurâmes sans chef, et les soldats, d’un commun accord, firent election de ma personne pour commander la compagnie, qui etoit composée de quatre-vingt soldats. J’en pris la conduite avec autant d’autorité que j’en eusse été le capitaine en chef. Je passai en revue et tirai la montre, que je distribuai, aussi bien que les armes, que je pris à Sainte-Reine en Bourgogne. Enfin nous filâmes jusqu’à Embrun en Dauphiné, où notre capitaine nous vint trouver, dans l’apprehension qu’il n’y avoit pas un soldat à sa compagnie. Mais quand il apprit ce qui s’estoit passé, et que je lui en fis paroître soixante-huit (car en avoit perdu douze dans la marche) il me caressa fort et me donna son drapeau et sa table. L’armée, qui etoit la plus belle qui fût jamais sortie de France, eut le mauvais succès que vous avez pu savoir ; ce qui arriva par la mauvaise intelligence des généraux (ndla : défaite de Saint-Pierre, marquisat de Saluces, en 1628). Après son debris je m’arrêtai à Grenoble, pour laisser passer la fureur des paysans de Bourgogne et de Champagne, qui tuoient tous les fugitifs, et le massacre se mit si furieusement dans ces deux provinces, qu’elle s’épandit dans tout le royaume. Après que j’eus demeuré quelque temps à Grenoble, où je fis de grandes connoissances, je resolus de me retirer dans cette ville, ma patrie. Mais en passant par des lieux ecartés du grand chemin, pour la raison que j’ai dite, j’arrivai à un petit bourg appelé Saint-Patrice, où le fils puîne de la dame du lieu, qui etoit veuve, faisoit une compagnie de fantassins pour le siége de Montauban. Je me mis avec lui, et il reconnut quelque chose sur mon visage qui n’etoit pas rebutant.
L’histoire du prieur de Saint-Louis, Scarron.






















Croquis de Meissonier

Milice de quartier

Here is an interesting extract from the "Memories" of Tallemant des Réaux, a french author (Born in La Rochelle, 1612, dead in Paris, 1692). He says that a Militia Captain have dressed his soldiers in green because he was in love with Mademoiselle Paulet...

Voici un extrait intéressant issu des Mémoires de Tallemant des Réaux (né en 1612 à La Rochelle et mort en 1692 à Paris). On y apprend qu'un capitaine de milice de quartier avait l'habitude d'habiller tous ses soldats de vert... De quoi donner des idées sur l'apparence des compagnies d'infanterie en début de campagne...

Ce monsieur de la rue Aubry-Boucher était un original. Il prit à cet homme une grande amitié pour madame de Rambouillet, mais celle qu’il avait pour mademoiselle Paulet se pouvait appeler amour. A l’entrée qu’on fit au feu Roi, au retour de La Rochelle, il s’avisa, car il etait capitaine de son quartier, d’habiller tous ses soldats de vert, parce que c’était la couleur de la belle. tous ses verts-galants firent une salve devant la maison où elle était avec madame de Rambouillet, madame de Clermont et d’autres.
Mademoiselle Paulet in Mémoires de Tallemant des Réaux.

Ci-dessus : croquis de Meissonier