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mardi 24 janvier 2023

JOHN CALE ~ Mercy [2023]


Si vous avez pour projet de vous défenestrer, le John Cale nouveau pourrait vous donner un coup de pouce! J'avais bien aimé Shifty adventures in nookie wood, paru il y a déjà dix ans, alors je suis naïvement allé vers celui-ci le cœur léger (ou presque). Une boîte offre ses rythmes tordus sous un vent mauvais tandis que de longues plages de synthé et des violons grinçant peignent un ciel grisâtre. Au milieu de cet univers glaçant (et un tantinet répétitif malgré la contribution d'une pléiade de têtes chercheuses de l'univers électro), John Cale, de sa belle voix d'ogre, chante la montée de l'extrême droite, le réchauffement climatique, le Covid, le Brexit et la fin du monde entre autres joyeusetés. On sait que le bougre a rarement été porté sur la galéjade, mais, là, il a vraiment mis le paquet! Heureusement, il offre une ode à Nico, sa complice éternelle... J'écoute et réécoute mais peine à me faire un avis.

Jimmy JIMMY 

01 - Mercy
02 - Marylin Monroe's Legs (Beauty Elsewhere)
03 - Noise Of You
04 - Story Of Blood 
05 - Time Stands Still
06 - Moonstruck (Nico's Song)
07 - Everlasting Days
08 - Night Crawling
09 - Not The End Of The World
10 - The Legal Status Of Ice
11 - I Know You're Happy
12 - Out Your Window
MP3 (320 kbps) + front cover
 
 

mardi 11 juillet 2017

SPOOKY TOOTH / PIERRE HENRY ~ Ceremony (An Electronic Mass) [1970]


Les Electric Prunes s'étaient déjà essayés, sans succès, à la messe électronique. Ici, la rencontre de Gary Wright, organiste et chanteur, et de Pierre henry donne un document étonnant d'une convergence provoquée vers une architecture pop musique contemporaine. les frottements, tintements, chocs, de la musique de Pierre Henry qui peuvent sembler aux amateurs de pop music glacés et trop épurés, en quelque sorte "désincarnés", viennent se fondre en une masse de sons soigneusement ordonnés où règne l'harmonie chaleureuse entretenue par la voix de Gary Wright. Il est toujours difficile de trouver la jonction, la rencontre privilégiée entre deux formes d'expression : on risque le collage artificiel. Pour que l'oeuvre soit réalisée, il faut que les composants musicaux se fondent dans une même masse pour sembler chacun nécessaire et indispensable à l'ensemble créé. Ce qui étonne, c'est cette force incantatoire, cette montée progressive et violente des sons, jamais réalisée sur deux plans différents, dans deux directions, mais dans une même structure. Un jeu subtile de balancements créé un climat d'étrangeté - prédominance de la voix de Gary Wright, avec, en contrepoint, les heurts sonores de Pierre Henry, ou bien progression de ces heurts qui viennent qui viennent couvrir la voix portée au loin par l'écho, pour se perdre ensuite dans les ténèbres des grésillements. Cette messe a quelque chose d'une messe noire, fête païenne qui n'est pas pour nous déplaire. Peut-être est-ce aussi un disque qui fera date dans l'histoire de la pop music. Quand je vous aurai dit que la pochette souligne l'étrangeté fascinante de la musique, et vient nous confirmer qu'il s'agit bien d'une messe un peu particulière (fête des sens), il nous restera à déterminer quel est ce dieu à qui elle est dédiée. La profusion des sons est étonnante, aussi ce disque souffrira-t-il d'être écouté sur un "modeste" électrophone.
Paul ALESSANDRINI [Rock&Folk, 1970]     


01 - Confession
02 - Have Mercy
03 - Credo
04 - Offering
05 - Hosanna
06 - Prayer
MP3 (320 kbps) + artwork


vendredi 7 avril 2017

SUICIDE ~ Attempted : Live At Max’s Kansas City 1980 [2004]


"C’était trop, même pour les punks." (Marty Thau, ancien manager des New York Dolls et fondateur de Red Star Records, dont Suicide fût la première signature). Alors que la vague punk déferle, le duo Alan Vega & Martin Rev extirpe Elvis de sa tombe à peine refermée pour le plonger dans un bain de radicalité dont il sort récuré jusqu’à l’os et passé au hachoir de cris primaux, de beats et de riffs synthétiques à pas cher. Suicide, ou les arts premiers en musique. Comme pour un autre groupe ayant marqué, lui aussi, le rock d’une empreinte indélébile tout en ayant connu, de son vivant, un échec commercial retentissant, des bandes magnétiques témoignent d’une soirée suicidaire au Max’s Kansas City. Avec le CBGB, situé à deux pas, ce club du Bowery, quartier alors crasseux d’un Lower East Side aujourd’hui gentrifié, constituait, à la fin des années soixante-dix, l’épicentre d’un nouveau séisme sur la planète rock.


Cet enregistrement sismographique, initialement non destiné à un usage commercial, en constitue un précieux témoignage. La belle session photographique qui l’habille en renforce encore l’intérêt. Vital.
AREWENOTMEN? [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]


01 - Harlem
02 - Radiation
03 - Dream Baby Dream
04 - Ghost Rider
05 - Cadillac
06 - Dance
07 - 96 Tears
08 - Rocket USA
09 - Touch Me / Be Bop A Lula
10 - Night Time
11 - Jesus
12 - Frankie Teardrop
MP3 (320 kbps) + artwork
COOL 20