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jeudi 5 avril 2018

TOM WAITS ~ Under The Covers [The Songs He Didn't Write] [2017]


Si vous croyez que c'est facile de bloguer avec ce printemps qui pleure et cette grève qui pompe mon énergie, déjà bien entamée par ce printemps qui pleure... Bon, comme vous le savez, dans l'existence, il n'y a pas que les chefs-d'oeuvre qui comptent. Certes, non : il y a également tous ces "petits disques" (pas toujours officiels) qui font du bien par où ça passe, même si on ne se sent pas forcément obligé de les écouter tous les jours. Ici, une joyeuse bande de drilles a décidé de nous offrir une vingtaine de reprises jouées en concert par le gars Tom sur quatre décennies. Il y a là à boire et à manger (mais surtout à boire), cela va du blues un peu pointu jusqu'aux Doors en passant par James Brown ou Kurt Weill... C'est évidemment ultra cool et totalement "décontracté du gland" : un pure délice !  
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]    


01 - Standing On The Corner
02 - Friday's Blues
03 - Since I Fell For You
04 - Big Joe And Phantom 309
05 - Spanish Is The Loving Tongue
06 - The Goodnight-Loving Trail
07 - Gee Baby Ain't I Good To You
08 - I Got You (I Feel Good)
09 - I Forgot More Than You'll Ever Know [with Elvis Costello and Lou Reed]
10 - I Like To Sleep Late In The Morning
11 - Saturday Night Fish Fry
12 - It Ain't Gonna Rain No Mo'
13 - Take It As It Comes
14 - I Left My Heart In San Francisco
15 - Fever
16 - Papa's Got A Brand New Bag
17 - Dirty Old Town
18 - Heigh Ho
19 - Pennies From Heaven
20 - Hound Dog
21 - What Keeps Mankind Alive
22 - Auld Lang Syne
23 - Ramblin' Man
24 - When The Saints Go Marching In
MP3 (320 kbps) + artwork



vendredi 16 mars 2018

CHRIS FARLOWE ~ Live At The BBC [2CD] [C. 2017]


Et, soudain, la vie décida de se baigner dans le soleil !... Maintenant que cette chère vieille "Beeb" a décidé d'ouvrir ses coffres aux trésors, on n'a pas pas fini de se vautrer dans la régalade... Un nom, une pochette, et on file vers la caisse plus vite que ses pieds, sans même demander un sourire à la vendeuse !... Toute proportion gardée (il va sans dire !), Chris Farlowe était un peu le James Carr de la soul aux yeux bleus : un singer-singer à peu près incapable de composer quoique ce soit, mais un type élégant (dans la version latine du mot : "qui sait choisir") sachant offrir une nouvelle existence extatique à n'importe qu'elle merveille en sommeil. Quand on l'entend parler lors de ses entretiens à la BBC, on a l'impression que le gars est atteint d'un cancer de la gorge en phase terminale, mais quand il se met à chanter, soudain, les oiseaux se taisent (surtout que ses Thunderbirds n'étaient pas exactement des manchots) ! L'expression : "syndrome de Stockholm" aurait pu être inventée pour lui : les petits comme les grands enfants adorent se faire croquer par cet ogre merveilleux ! Chris Farlowe était l'un des plus exceptionnels chanteurs du Swinging London et, inexplicablement, l'immense majorité semble l'avoir oublié ; ce mirifique florilège remet Big Ben au milieu du village. La Grande, la Très Grande Classe !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]     


CD1 :
01 - Watcha Gonna Do Baby
02 - Interview Chris Farlowe Talks About His Musical Background
03 - The Fool
04 - Rockin' Pneumonia And The Boogie Woogie Flu
05 - Interview Chris Farlowe Talks About Recording And Touring
06 - Think
07 - Don't Just Look At Me
08 - Mr Pitiful
09 - Interview Chris Farlowe Talks About His Unique Voice And Mick Jagger
10 - Out Of Time
11 - It's A Man's Man's Man's World
12 - I Got You (I Feel Good)
13 - We're Doing Fine
14 - Interview Chris Farlowe Talks About 'Out Of Time'
15 - Ride On Baby
16 - Headlines
CD2 :
01 - Bread
02 - North, South, East And West
03 - I Can't Get You Out Of My Mind
04 - Interview Chris Farlowe Talks About 'My Way Of Giving'
05 - My Way Of Giving
06 - What Becomes Of The Broken Hearted
07 - Paint It Black [Version 1]
08 - Interview Chris Farlowe Talks About 'Yesterday's Papers'
09 - Yesterday's Papers
10 - I Just Don't Know What To Do With Myself
11 - North, South East And West
12 - Summertime
13 - Interview Chris Farlowe Talks About 'Moanin'
14 - Moanin'
15 - Paint It Black [Version 2]
16 - Interview Chris Farlowe Talks About Touring And 'Paint It Black'
17 - Paint It Black  [Version 3]
18 - Reason To Believe
19 - Do What You Gotta Do
20 - Gemini
21 - Dawn
22 - That's Why
MP3 (320 kbps) + artwork



mercredi 14 mars 2018

MÔNICA VASCONCELOS ~ The São Paulo Tapes - Brazilian Resistance Songs [2017]


J'étais justement en train de me demander ce que devenait Robert Wyatt, quand j'ai lu qu'il avait produit cet album... Il y aurait un livre à écrire sur ces pays qui ressemblent à l'idée qu'on pourrait se faire du Paradis et qui ont souffert mille maux, mille misères... Ici, il est évidemment question de la dictature militaire qui débuta suite au coup d'état du 31 mars 1964 et qui s'éternisa jusqu'en 1985. La chanteuse Mônica Vasconcelos et le bon Bob ont recueilli dix magnifiques chansons de protestation brésiliennes datant des années soixante et soixante-dix. Pour échapper à la censure, les versions originales maquillaient les paroles sous des expressions amoureuses ou nostalgiques, mais chacun savait que Angela traitait des prisonniers politiques mystérieusement disparus ou que Abre alas était une métaphore sur la libération. Cet album est un merveilleux devoir de mémoire ou chaque bossa et chaque samba vous mord le cœur avec autant de tristesse que de tendresse.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]       




01 - Agnus Sei
02 - Disparada
03 - Angelica
04 - Interlude I
05 - O Ronco Da Cuica
06 - Aos Nossos Filhos
07 - Abre Alas
08 - Interlude II
09 - Comportamento Geral
10 - Sete Cenas De Imyra
11 - Mestre-Sala Dos Mares
12 - London London
MP3 (320 kbps)


lundi 12 février 2018

VARIOUS ARTISTS ~ Acid Nightmares [C. 2017]


Le 24 août 1967, Charles "Chocolate George" Hendricks, un membre reconnu du Hell’s Angels Chapter de San Francisco déboule à pleine vitesse  sur  Haight street, quartier Hippie de Haight Ashbury. Chargé au speed, il finira par s’encastrer dans l’arrière d’une Chevrolet modèle 55. Il décédera peu de temps après son transport à l’hôpital selon la formule consacrée. Très apprécié par la communauté  du Haight Ashbury, les funérailles de "Chocolate George" (qui tenait son surnom du fait qu’il était friand de lait chocolaté et de LSD) donneront lieu à un défilé de plus de deux cents Hell’s Angels dans les rues de San Francisco (à la Johnny H. mais en plus méchant). Ses frères du bitume seront ensuite rejoints par trois cents hippies pour une fête en l’honneur du biker au Golden Gate Park ou se produiront les deux groupes fétiches de "Chocolate George" : Grateful Dead  et Big Brother and the Holding Co.



Les obsèques de "Chocolate George", dont les cendres seront dispersées dans les Twin Peaks, signeront dans un dernier élan de fraternité la fin du Summer of love de 1967. Dès lors, les  bad vibes commencent à se propager pour culminer au festival de Altamont ou les Hell’s Angels défoncés terrorisent le public et poignardent un jeune noir, Meredith Hunter, pendant que les Stones jouent Under my thumbLes sixties sont définitivement enterrées lors de cette funeste soirée du 6 décembre 1969.  Au 369 Haight street, un musicien de San Francisco nommé Dickie Peterson assiste au crash de "Chocolate George" et suffoque sous les mauvaises vibrations de cette fin d’été californien. 



Avec son groupe : Blue Cheer, un power trio ainsi nommé en référence à une variété de LSD mise au point par l’ingénieur et chimiste du Grateful Dead, Augustus Owsley, il grave dans la cire encore fumante du décès de "Chocolate George" un  brûlot de heavy rock psychédélique. Le disque qui comprend une reprise saturée de guitare fuzz du Summertime blues de Eddy Cochran est un manifeste de hard  sauvage gonflé à l’acide qui fera date dans les annales du rock. Vincebus eruptum de Blue Cheer est enregistré en janvier 1968.  L’année suivante chez mémé Albion, une bande de prolos issus de Birmingham, amateurs de films d’épouvantes et lassés de mouliner un blues rock prévisible, teste sur le public un morceau lourd et inquiétant qu’ils ont intitulé : Black sabbath. C’est la panique générale dans les travées et nos fils de métallos retiennent la formule de cet alliage nouveau qu’ils vont forger avec persévérance. C’est la naissance du heavy métal ! Cette parenthèse historique est largement inspirée par les notes du livret figurant dans le coffret Wayfaring srangers - acid and nightmares que Papa Noël m’a fait livrer en chopper. Le bel objet est édité par le label Numéro Group à qui l’on doit le magnifique coffret Ork Records sur la genèse du punk Nouillorquais, des compilations pointues de soul music et récemment un florilège d’inédits de Husker dü première période que l’on annonce excellente  (je vous dis ça, je ne vous ai rien dit…) Donc, je vous décris le bibelot : sur la pochette gatefold en carton épais, une illustration fluorescente avec incrustation de feutrine noire représente "Chocolate George" en pleine action dans un décor death /dope apocalyptique du meilleur gout ; un livret de douze pages couleurs avec  trombines des Killers et petit topo sur leurs activités sataniques complète le coffret. Enfin les deux rondelles vinyles de 180 grammes où sont gravées les 18 titres de proto métal de la compilation. Bon sang ! Je descends le truc direct à la crypte et je boucle la future relique à double tour. Et le contenu me direz-vous ? C’est une boucherie de basse lourde, de pédales fuzz, de cris sataniques vantant les délices maléfiques de psychotropes et pilules en tout genre. Je dois le confesser, ces graisseux ne font pas dans la dentelle… Il n’y a qu’à lire le titre des morceaux : Acid nightmare, Hypodermic needle, Speed freak, Doomsday, Evaporated brain, Pink pills… pour imaginer comment les parents ont dû flipper quand ils ont surpris leur gosse défoncé à l’herbe en train d’écouter cette merde dans la chambre. La CIA qui avait lancé l’expérimentation du LSD à des fins militaires sur ces jeunes cobayes venait de se prendre le boomerang en pleine gueule. Les protagonistes responsables de ces opérations de lobotomie juvénile viennent majoritairement des USA, on note aussi la présence de gangs anglais (1) Allemands (2), Autrichien (1) et même Portugais dans cette internationale de subversion psychotique (il manquerait juste un japonais genre Speed glue and shinki à mon goût). Mais ne vous y trompez pas ! Il s’agit là de véritables bandes de punks à douilles longues, moustaches et pattes d’éléphant (rien à voir avec les guignols cocaïnés en pantalon de cuir noir moule bite qui vont leur succéder). Après un succès d’estime qui ne dépassera pas les limites de leur quartier, ces pionniers du rock lourd disparaîtront à jamais dans les limbes de leurs effluves lysergiques. Mais trêve de bavardages pompeux ! Verrouillez bien les issues de secours, bouclez vos ceintures, ouvrez bien vos oreilles chastes et envoyez la sauce au volume maximal car je vous préviens… cette compilation est au hard psychédélique du début des 70’s  ce que le Nuggets de Lenny Kaye est au garage punk des 60’s ! Alors on dit merci qui maintenant ? 
LE DUKE [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]



01 - Xaranga - Acid Nightmare
02 - Novak’s Kapelle - Hypodermic Needle 
03 - Whistlers Mother - Dark Dawn 
04 - Brass Alley - Pink Pills 
05 - Gift - Drugs 
06 - Supa Chief - Red Brained Woman 
07 - TNS - Times Up 
08 - Acid - Acid 
09 - Sardonicus - Evaporated Brain 
10 - Mass Temper - Grave Digger 
11 - Goliath - Dead Drunk Screaming 
12 - Bulbous Creation - Hooked 
13 - The Ritual - Speed Freak 
14 - Gollum - Prayer Of Despair 
15 - The Crossblood Experiment - Orange Sunshine 
16 - Purple Sun -  Dooms Day 
17 - The Shy Guys - Black Lightning Light 
18 - Sunn cycle - Acid Raga
MP3 (320 kbps) + front cover 





jeudi 25 janvier 2018

DAN ZANES AND FRIENDS ~ Lead Belly, Baby ! [2017]


Il y a des jours où j'ai les chevilles qui enflent et où je me dis que je possède une espèce de sixième sens pour repérer les pépites rien qu'en reniflant les pochettes ! Mais, ça, c'est uniquement les jours où j'oublie toutes les cochonneries qui me font saigner les oreilles au bout de deux couplets, et que je me force à écouter jusqu'au bout, parce que je suis trop charitable ! Tiens, pas plus tard qu'hier, j'ai écouté le nouvel album d'une chanteuse car elle y reprenait le génial Conne de Brigitte Fontaine. Une horreur, son machin, l'art et la manière d'en foutre partout tout le temps. Et ça chante et ça joue comme un narcisse devant son miroir : "Oh, comme je suis douée pour passer des notes les plus aiguës aux plus graves en une seconde !" "Ah, je n'ai pas perdu mon temps au conservatoire, comme je sais faire plein de choses compliquées !" Parfait (façon d'écrire) exemple de gens qui confondent les numéros d'équilibriste avec la recherche de l'émotion. Sur le fameux Conne déjà mentionné, la donzelle ne cesse de surjouer, là où Brigitte est totalement habitée. Basta ! Bon, il est grand temps que j'en vienne à évoquer ce Lead Belly, Baby ! D'habitude, je me méfie de ces disques qui empilent les futuring, mais, là, l'espèce de sixième sens susmentionné s'est mis en éveil. Ce disque est un petit joyaux de blues joyeux (si, ça existe !), enregistré avec une palanquée de chouettes copains (y a même des mômes qui viennent foutre un gai boxon) super heureux d'être là. Il y a de la guitare douze cordes comme s'il en pleuvait, des percussions qui donnent envie de se trémousser comme un idiot, des duos qui donnent envie que ce soit des trios avec nous... Mince, je n'avais pas exactement ce souvenir de la musique du gars Belly ! Que foutre ! Je vais me le rejouer une fois encore pour oublier la pluie et ce mois de janvier qui nous a déjà enlevé Mimi des Dogs et Mark E. Smith...
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]

  
01 - More Yet [Feat. Shareef Swindell]
02 - Rock Island Line [Feat. Billy Bragg]
03 - Ha-Ha This-A-Way [Feat. Tamar Kali]
04 - Julie Ann Johnson [Feat. Jendog Lonewolf]
05 - Bring Me Little Water, Sylvie [Feat. Madame Marie Jean Laurent & Ceddyjay]
06 - Polly Wee [Feat. Father Goose & Little Goose]
07 - Boll Weevil [Feat. Aloe Blacc & Pauline Jean]
08 - New York City [Feat. Claudia Eliaza]
09 - Skip To My Lou [Feat. Chuck D. & Memphis Jelks]
10 - Take This Hammer [Feat. Valerie Jean]
11 - Cotton Fields [Feat. Sonia De Los Santos, Elena Moon Park, & José Joaquin Garcia]
12 - Red Bird [Feat. Ashley Phillips]
13 - Whoa Back Buck [Feat. Donald Saaf With Isak & Ole Saaf]
14 - Stewball [Feat. Marley Reedy]
15 - Relax Your Mind [Feat. Neha Jiwrajka]
MP3 (320 kbps) + artwork






mardi 9 janvier 2018

MARQUIS DE SADE ~ 16-09-17 (Live Au Liberté, Rennes) [2017]


C’est l’histoire d’un geste suspendu. Un geste qui n’attendait pas forcément de résolution, et qui aurait pu rester en l’état, dans un entredeux. 36 ans après avoir été coupé dans son élan, il a toutefois repris sa trajectoire, sans avoir perdu de sa grâce, ni de sa nécessité. La chose est rare. En musique, on connait surtout des enchanteurs d’hier qui reviennent nous annoncer que la fête est finie. Il semblerait qu’on en veuille souvent à nos souvenirs. Et ceux qui nous ont jadis nourris, transportés, sont parfois les premiers fossoyeurs de la magie d’antan. Etrangement, je n’ai pas craint une seconde que ce soit le cas avec Marquis de Sade. Je n’ai pas éprouvé le scepticisme habituel à chaque annonce de reformation. Quand j’ai appris qu’ils revenaient aux affaires le temps d’un concert, mon premier réflexe a été le bon : j’ai pris ma place. Pas tant pour faire les yeux doux à ma jeunesse enfuie que pour savoir enfin ce que "ça" faisait de recevoir frontalement ce son là, ces chansons là, en direct. Marquis de Sade a toujours été un groupe intimidant. Il était finalement plus simple de se raccrocher aux émanations de celui-ci après sa dissolution, Marc Seberg dès leur second album ou Octobre : leurs répertoires respectifs étaient moins âpres, plus aimables pourrait-on dire. Mais la trace laissée était indélébile. On en parlait comme de notre Velvet à nous. On regardait d’un autre œil ceux qui nous disaient les avoir vus sur scène. La ferveur était intacte. Je me souviens d’une chronique de Philippe Manoeuvre parlant de gens qui avaient acheté les disques de Marquis de Sade rien que pour le nom du groupe. On en était là, oui. Absent, le Marquis ? Ce n’est pas ce que nous disaient nos oreilles quand on tombait sur une vidéo du groupe, qu’on entendait un de leurs morceaux ; il était d’une époque, évidemment, mais jamais on ne pensait qu’il fût "daté". L’intensité n’a pas d’âge. Alors le 16 septembre 2017 à Rennes, on eût finalement moins le sentiment de retrouvailles impromptues ou trop longtemps différées, que d’une évidence : le geste méritait une suite, depuis toujours. Et que ce fût un nouveau départ ou une fin en soi n’importait pas. L’essentiel était que ça se produise, et que l’attente ne soit pas déçue. Tous ceux qui étaient là vous le diront : nous avons ce soir-là été emmenés par Marquis de Sade bien au-delà des attentes. D’abord du fait de la grâce des chansons elles-mêmes, tant celles de Dantzig twist que celles de Rue de Siam, qui ont conservé leur pertinence et leur tranchant. Tant dans les moments de tension (HenryConrad Veidt…), que dans les passages plus atmosphériques (Silent world, Rue de Siam, une veine qu’on rêverait de voir le groupe creuser, si d’aventure…), la qualité et la modernité de leur écriture frappaient à nouveau les esprits. Le groupe n’a pas été en reste, d’une cohésion étonnante, convoquant comme hier Television, Pere Ubu ou les Talking Heads ; les guitares de Franck Darcel avec Tox Géronimi en renfort, la section rythmique d’Eric Morinière et Thierry Alexandre, et le sax de Daniel Pabeuf ont dialogué avec le même à propos, la même absence de complaisance qu’avant. Et puis, bien sûr, il y a Philippe Pascal. A la voix et au magnétisme inaltérés. Dire de lui qu’il est habité serait peu : pour paraphraser Bashung, il est "noir de monde". Empli de cette humanité sensible jusque dans l’émouvante et sobre dédicace aux amis disparus. Avec cette pudeur que les imbéciles, accoutumés à la démagogie scénique lambda, ont toujours confondu avec de la froideur. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de croiser Philippe, et je ne pouvais à chaque fois m’empêcher de lui demander quand il comptait « revenir ». Il me répondait immanquablement avec une fermeté pleine de courtoisie que la musique réclame qu’on lui accorde toute la place et que pour l’heure, la place était prise. C’est une idée de l’engagement, qui est celle du groupe dans son ensemble. L’enregistrement du concert du Rennes en rend bien compte : on ne joue pas « ça » comme ça, avec cette force et ce soin porté au visuel, projections vidéo et lumières de haute volée à l’appui, sans être pleinement investi, sans que le don soit total. A mille encablures de la dictature contemporaine du "cool", d’un détachement prétendument de bon aloi. En même temps qu’une certaine idée de l’élégance. Cette élégance que Marquis de Sade injecta un jour dans le rock en France, à une époque où celui-ci en était si peu pourvu. Et qu’il réinjecte aujourd’hui encore via son concert, et cet enregistrement live, réactivant un répertoire dont l’éclat a sans doute, avec le recul, galvanisé ses propres créateurs. On se plaira à penser qu’ils en ont été les premiers surpris, voire troublés, et que ce trouble a sa part dans la fraîcheur de la revisitation. Etre dépassé par ce qu’on a écrit, joué : il n’est pas de meilleur ressenti pour un artiste, ni de preuve plus tangible d’une nécessité. 
DOMINIQUE A


01 - Set In Motion Memories
02 - Henry
03 - Final Fog (Brouillard Définitif)
04 - Air Tight Cell
05 - Rue De Siam
06 - Nacht Und Nebel
07 - Silent World
08 - Skin Disease
09 - Walls
10 - Conrad Veidt
MP3 (320 kbps) + front cover


vendredi 5 janvier 2018

DAN BAIRD ~ SoLow [2017]


"I can’t say we didn’t see it coming…"
"Si tu veux plaire à tout prix tu n’arriveras jamais qu’à être la moitié de toi-même, si tu fais ce que tu veux tu plairas peut-être un jour." Je n’ai trouvé que cette (peu glorieuse j’en conviens) paraphrase pour illustrer certains propos tenus par un grand philosophe du Sud Profond américain. Tout le monde vous le dira, ça n’a jamais été facile de traduire Faulkner ou Williams qui de toute façon n’étaient pas vraiment philosophes. Tiens, à-propos de Williams, il ne vous aura pas échappé à quel point les prix de la Telecaster Johnny Hallyday-Model ont augmenté sur Le Bon Coin ces derniers temps. Mais ceci n’a rien à voir, c’est juste qu’il n’y a pas que les Danelectro dans la vie y a aussi les Telecaster. Le grand philosophe en question s’appelle Baird, Daniel John Baird plus exactement, si je précise pas je vous connais vous allez vous perdre. Dan Baird, donc. Deux disques sortis en 2017, deux disques dont j’eus l’irrépressible envie de vous parler, surtout après la lecture du post de Jimmy sur les Georgia Satellites. Je pense même en avoir fait la promesse au Patron de ces lieux mais il sait mieux que quiconque à quel point il ne faut pas me faire confiance et ne m’en a sûrement pas voulu de ne pas l’avoir tenue (la promesse). Bien, après une phrase aussi longue et tout aussi dépourvue de sens que de ponctuation je vous autorise un temps de respiration. Ça y est ? Reprenons : deux disques, l’un avec Homemade Sin, son groupe depuis quelques années, il s’appelle Rollercoaster, une pochette magnifique et à l’intérieur c’est encore mieux, d’ailleurs je vous promets de vous en parler plus longuement un jour, l’autre vous le tenez entre les mains (ceci est une image). Dan Baird a plu un jour (ceci est un rappel, il concerne ici la pseudo-citation qui débute ce texte), avec les Georgia Satellites. Il faisait tout, il était tout (pour moi tout au moins) au sein de ce combo, les compos, les gratte-chant et l’indécrottable sourire du mec qui ne se prendra jamais au sérieux, quoi qu’il arrive. Avec eux il connut un succès planétaire étonnant, incongru et éphémère, c’était en 1986. Planétaire c’est simple, à part Till tout le monde écoutait les ‘Sats à l’époque. Etonnant en effet qu’à cette époque un album aussi basiquement et naturellement three-chord-r’n’r atteigne le sommet des charts. Incongru… t’en penses quoi Dan ? - Ben à l’époque y avait guère que les Replacements. (NDLR : sur la tête de ma mère j’invente rien, je serais bien incapable d’inventer quoi que ce soit. "Ah si, on a aussi tourné avec Petty". Merci Dan. Ephémère, vous connaissez l’Histoire et ses Eternels Recommencements et vous maîtrisez maintenant peu ou prou la saga des Faces, Small ou tout court (hello D), je n’en rajouterai pas sur l’analogie que tant de brillants critiques (hello JJ) soulèveront au fil des années. Bref rappel (promis, c’est le dernier) corroborant l’acuité de l’analyse Bairdienne : l’année suivante sortit Le Plus Grand Disque de l’Histoire, vous savez tous de quoi je parle et je n’invente toujours rien. A peine si j’exagère. Au moins le Plus Grand Disque de 1987, vous pouvez bien me concéder ça. Dan s’est par la suite barré des Satellites pour une carrière solo tout aussi zigzagante, un énorme hit en 92 puis l’oubli général sans que son talent, son enthousiasme, la qualité de ses compositions, ou quoi ou qu’est-ce ne soient en cause. Pas de quoi déstabiliser le bonhomme, That’s r’n’r ! comme on dit quand on n’a plus d’argument. SoLow donc, ce disque que Dan qualifie de premier qu’il ait fait en solo (d’où son titre, ceci est un jeu de mots) accompagné qu’il était par un groupe dans chacun de ses précédents. Des groupes il en a toujours deux-trois sur le feu en même temps le lascar, en ce moment c’est The Yayhoos et Homemade Sin, et c’est bien ce avec HMS qu’il a sorti ce Rollercoaster dont vous avez déjà oublié l’existence, c’est bien la peine que je fasse des efforts… SoLow, disais-je. Autant vous prévenir tout de suite, aucune véritable surprise ne nous attend au tournant de cette incroyable collection de ce que je n’hésiterai pas à qualifier de …drumroll… : Classiques ! Les détailler n’aurait aucun sens, de toute façon je suis bien incapable de parler de musique. Enfin, y a bien un truc qui me taraudait et dont je voulais vous entretenir c’est ce Look away (ouais, comme dans "Look away, look away, etc.") aussi monumental qu’intriguant dans son propos, mais je me suis retenu. Je croyais bêtement que c’était une énième ode à ce Sud profond, etc. Vous savez comment ils sont là-bas. Sauf que pas du tout, on serait plus proche d’un règlement de compte bien senti qu’autre chose, j’ai bien fait de m’abstenir. Faut dire (répéter en fait, je l’ai déjà écrit plus haut) que c’est pas facile de traduire un philosophe, sans parler de le comprendre… Mais putain quel morceau, même les feulements et les solos de guitare me tenaillent et m’interpellent, merde Dan, t’es sûr de ce que t’avances là ? Heureusement Naughty Marie, qui suit immédiatement, remet les pendules à leur place. Surtout pour ceux qui continuent, contre vents et marée, à écouter un disque en entier et dans l’ordre, ce que je vous recommande ici plus que jamais. Pas pour la philosophie non, juste pour la bonne dose de rock’n’roll. Fin de chronique (ouais je sais c’est pompeux mais j’ai pas trouvé d’autre mot pour qualifier ce bordel, a-propos de bordel elle est pas belle la pochette ?) : cette dernière phrase, j’en étais tellement fier qu’elle constituerait ma conclusion, j’ai souvent du mal à m’arrêter mais là au moins on est bien. Et puis, plongé que j’étais dans le personnage, car faut le savoir c’est du boulot une chro… euh un billet (ça y est j’ai trouvé !), même s’il est pourri et trop long, j’ai cherché un moyen de me rattraper de la fois où j’avais failli aller voir Dan Baird & Homemade Sin en concert, une petite salle pas loin de chez moi, de l’autre côté de la frontière. J’avais passé mon tour et j’avais fini par m’en vouloir. Mais le mec est une bête de scène, j’aurai d’autres occasions. En la cherchant cette occasion je découvre ce truc, posté le 28 juillet dernier, que franchement je ne me suis pas senti d’interpréter ou déformer. Je vous livre donc cette Leçon de Philosophie brute de décoffrage, comme son auteur :


Long post warning-
Gang, I gotta take a leave of absence for the rest of the year. It's a medical thing. CLL, chronic lymphocytic leukemia. Knew i had it and it was coming but I thought it was a couple of years off. Not so. Older folks blood condition that wants to eat up you body and red blood cells as well as leave junked white blood cells like wrecked cars all over the blood stream. Inherited. Treatable. But debilitating in the short term when it picks up a head of steam, like now. 
Dern tootin I'ma gonna give it a fight. I got a good piece of stubborn in me, might as well put it to a decent use. 
The bad news is The Yayhoos shows, and the 2 weeks in the states and a month in Europe and England of db & HMS shows this year that I can no longer do. Sorry. 
I'll find a way to get stronger. Skip the damn crying emoji, please. It makes me feel like a death sentence. It ain't. One of the most addressable blood disorders. 
Besides, I'm the luckiest fucker any y'all ever even heard of, and I know it. 
Mick Brown has me set up in a nice English hospital right now, and am being treated to be well enough to fly home and start the real work. Great staff here at the hospital and this wacky idea that you shouldn't have to pay for it. Oh those crazy socialists! 
Shout out to Pete Mason for calling "its time, get his ass to the hospital ". 
Warner Hodges, Mauro Magellan and Micke Björk are doing the last 3 HMS shows as a 3 piece. Throwing it together to honor the dates in the back of the van rolling to the gig. Gentleman, you are truly what the good shit is made of. Certified dudes.
Now, if you don't put the top hat on the mic stand and play a huggy kissie/Freebird medley at least once I'll never forgive you. 
db


Le "top hat" fait référence au haut-de-forme que Dan Baird (ou db, comme il signe) porte régulièrement car oui, en plus de tout le reste, il est élégant. Pas besoin de lunettes jaunes pour jouer à la rock star, t’as une tête-à-chapeau ou une tête-à-claques, t’y peux rien et ça s’improvise pas. Et là je me suis senti vraiment con devant ma pseudo-conclusion pourrie. Mais je ne pouvais pas vous laisser comme ça, Dan nous en donne la preuve, the show must go on et moi faut que je me reprenne. Retour donc au SoLow, pardon aux solos de Look away (et aux feulements qui le précèdent), c’est un ordre. Réécoutez moi ça, tendez l’oreille, ça sent pas la Telecaster à plein nez ça ? Non ? Ben vous avez raison en fait c’est une Esquire, la guitare préférée de Baird. C’est l’ancêtre de la Tele, à l’origine elle n’a qu’un seul micro sur le bridge mais ça se trafique aisément comme vous pourrez le constater. Un micro ou deux ça change pas grand-chose, les vrais amateurs de Tele ne jouent qu’en position bridge. Le truc marche aussi avec la Johnny Hallyday-Model mais au prix où on les trouve maintenant ça vaut plus le coup… L’Esquire de Dan Baird n’a pas de prix, elle. C’est un modèle de 1957 ayant appartenu à Steve Marriott.
Everett W. GILLES [Vous prendrez bien le temps d’un petit commentaire !]
P.S. : pour une traduction du texte de DB, une liste exhaustive de ses groupes et la signification de la plaque d’immatriculation sur la pochette vous savez où me trouver mais faudra pas venir vous plaindre après.


01 - Cemetery Train
02 - Showtime
03 - Look Away
04 - Naughty Marie
05 - Get Watcha Get
06 - Say Goodbye
07 - Get Out And Go
08 - Won't Take Much
09 - Lay It On Me
10 - Silver Baby
11 - She's With Me
12 - Gotta Get A Move On
MP3 (320 kbps) + front cover


mardi 2 janvier 2018

HANK WILLIAMS ~ The Legendary Recordings [C. 2017]


Oui, oui, meilleurs vœux, tout ça, et encore plus ! Pour bien démarrer l'année, un indispensable (un vrai), histoire de se remettre en condition... Comme disait ma grand-mère : "tout est dans tout, suffit de lire les crédits." J'ai découvert le nom du (très) vieux Hank sur la rondelle d'un disque de George Thorogood, un de ces lointains et frisquets soirs d'hiver. Il n'est pas toujours super finaud, le Jojo, mais il a plutôt bon goût. Pour dégoter une méchante compile du gars Williams, tout là-bas, au cœur des années soixante-dix, ce fut encore la croix, la bannière et une paire de Clarks de fichue. C'est là-dedans que j'ai compris que la country c'était autre chose que du tagada tsoin tsoin pour crotteux en manque de rodéo. Le type savait écrire une chanson de deux minutes trente comme pas grand monde et avec pas grand chose (genre son pote au crincrin qui n'avait pas dû lire une partition de J.S. Bach très souvent !). Or donc, avec un minimum d'effets et l'air de ne pas y toucher, le gonze vous expédiait des romances inaltérables que les plus grands bluesmen avaient oubliées en chemin. Qui, depuis, a fait mieux que : I'm so lonesome I could cry ? Ne cherchez pas trop longtemps. A lui seul, le titre de cette merveille mériterait de figurer en bonne place dans toutes les anthologies de poésie. Et le reste n'est pas exactement de la petite bière. Le rock et le roll sauraient s'en souvenir.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]       


01 - Move It On Over
02 - Mansion On The Hill
03 - Lovesick Blues
04 - Lost Highway
05 - Dear John
06 - Long Gone Lonesome Blues
07 - I Saw The Light
08 - I'm So Lonesome I Could Cry
09 - Honky Tonk Blues
10 - My Son Calls Another Man Daddy
11 - I Can't Help It (If I'm Still In Love With You)
12 - Why Don't You Love Me
13 - You Win Again
14 - Jambalaya (On The Bayou)
15 - Mind Your Own Business
16 - Hey, Good Lookin'
17 - Honky Tonkin'
18 - Cold, Cold Heart
19 - Wedding Bells
20 - Kaw-Liga
21 - Your Cheatin' Heart
22 - I'll Never Get Out Of This World Alive
23 - Take These Chains From My Heart
24 - Ramblin' Man
25 - The Log Train
MP3 (320 kbps) + front cover





vendredi 15 décembre 2017

PATRICK EUDELINE ~ Les Panthères Grises (roman) [2017]


Ces panthères ont le poil gris (quand il en reste). Elles rôdent en ville en rasant les murs tels des vampires édentés qui ne mordent plus qu'au fond de leurs songes troublés... Les vieux fauves sont à quelques heures de la retraite mais, sous leur chemise, bat encore un cœur de gamin avec son lot de fantasmes inassouvis. Le monde a changé et les nouveaux sexagénaires peinent à le reconnaître, comme ils peinent à comprendre leurs enfants et leurs petits enfants, toujours débordés par les mille et un minuscules jeux de pistes proposés par leur téléphone ou les réseaux sociaux, mais ignorants de la passion... Les aiguilles tournent, à l'endroit ou à l'envers, et au milieu de ce fatras dissonant, une poignée de panthères grises se demandent si un dernier coup d'éclat serait encore envisageable...
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]

      

vendredi 8 décembre 2017

LARKIN POE ~ Peach [2017]


Je doute que les frangines Lovell aient jamais écouté le gars Johnny, pour autant, toute la musique qu'elles aiment, elle vient de là, elle vient du blues... Avec les moyens du bord, mais un talent certain et la belle insolence de la jeunesse, elles expédient un blues punk jouissif de derrière les fagots. Tantôt chattes, tantôt tigresses, les mignonnes caressent ou violentent le vieil idiome avec la même grâce sexy sans jamais sombrer dans le racolage. Testé (à fort volume) un soir de pleine lune entre un incunable de Lead Belly et un chef-d'oeuvre du Gun Club, l'album des donzelles fait mieux qu'assurer.   
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]  


01 - Come On In My Kitchen
02 - Freedom
03 - Black Betty
04 - Look Away
05 - Preachin' Blues
06 - Cast Em Out
07 - Pink & Red
08 - John The Revelator
09 - Wanted Woman  ACDC
10 - Tom Devil
MP3 (320 kbps) + front cover


mercredi 6 décembre 2017

On a tous en nous quelque chose de Johnny ?


Quand j'étais gosse, ce qui ne date pas exactement d'hier, Johnny Hallyday était déjà embarrassant pour ne pas dire totalement ringard. Avec les copains, nous aurions préféré écouter à peu prêt n'importe quoi plutôt que Johnny. Pour autant, un jour, il fallut que je me rende à la FNAC en cachette. Vous n'imaginez tout de même pas que j'allais me priver d'un disque sur lequel jouait Steve Marriott... Depuis, j'ai remonté le fil. En ce qui me concerne, les exploits de Johnny tiennent sur une petite dizaine d'années; ensuite, l'affaire se dégrade considérablement pour conduire, parfois, vers des choses pour le moins navrantes... Ce matin, j'ai surtout pensé à ces milliers de fans éplorés qui viennent de dire adieu à leur idole, et qui ont du voir leur jeunesse passer en accéléré. J'ai réécouté Rivière... ouvre ton lit et songé à l'immense sincérité du bonhomme...
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]

    

lundi 4 décembre 2017

LHASA ~ Lhasa Live In Reykjavik [2009 (2017)]


Elle est tombée de scène, un ange l'a prise sous son aile pour la ramener au pays des fées... Mon encrier est plein de larmes, débrouillez vous avec ça.
Jimmy JIMI 


01 - Is Anything Wrong
02 - Bells
03 - Rising
04 - Con Toda Palabra
05 - Love Came Here
06 - The Lonely Spider
07 - Fool's Gold
08 - Fish On Land
09 - La Confession
10 - De Cara A La Pared
11 - 1001 Nights
12 - Para El Fin Del Mundo
13 - A Change Is Gonna Come
14 - Anyone & Everyone
MP3 (320 kbps) + front cover
COOL 82