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lundi 21 novembre 2022

DoM ~ Mashups [C. 2022]


Ce DoM est totalement frappadingue, mais on ne va pas s'effaroucher pour si peu, cela est déjà arrivé à bien des génies avant lui... Notre ami chante et joue de la guitare, de la basse ou du piano au sein d'un excellent duo qui s'adonne au doux exercice de la reprise: Le Cirque Volant (que j'espère vous présenter un autre jour). Malheureusement, le voilà bien déconfit quand nous est imposé le confinement de 2020. Privé de son camarade de jeu, il décide de se livrer à un nouveau passe-temps pour apprenti sourcier: le mashup. Interrogeons Wikimachin sur ce mot barbare: "Le mashup aussi écrit ou appelé mash-up, mash up, mesh, blend, bastard pop/rock ou collage, est un genre musical hybride. Le mashup est une chanson créée à partir d'une ou deux autres chansons pré-enregistrées, habituellement en superposant la partie vocale d'une chanson sur la partie instrumentale d'une autre." Toc, toc, toc: esprit de Frankeinstein es-tu là? Notre chouette copain n'est ni ingénieur du son ni D.J., mais son expérience en groupe lui en a suffisamment appris sur les techniques d'enregistrement et le mixage pour s'aventurer sur cette nouvelle voie. Pendant que le fiston de George Martin s'amuse à faire sonner les Beatles comme Oasis (un comble!) pour essayer d'escroquer notre jeunesse en perdition, notre hurluberlu préféré pousse le délire beaucoup plus loin - et le résultat est nettement plus jouissif. Ne reculant devant aucun sacrilège, il créé des monstres hybrides qui ressemblent à la Mona Lisa de la pochette de ce florilège (le bougre a déjà enregistré plus de 600 collages ésotériques!). Certains carambolages demeurent assez sages, comme lorsque les Doors s'acoquinent avec les Stooges ou qu'ils sont issus de chansons d'un même groupe, mais quand la fièvre le prend, le DoM peut inventer des orgies lucifériennes: Chuck Berry qui nous offre sa fameuse duck walk avec le créateur de La Danse des canards ou Kraftwerk qui usine en compagnie de Black Sabbath! Je vous l'annonce sans tortiller: vous allez drôlement plus vous éclater qu'en écoutant votre chanteur préféré s'égosiller sous sa douche sur le CD 5 de je ne sais quelle Supermegadeluxeedition. C'mon let's go! 

Jimmy JIMI


          

01 - DoM - Tower Of The Wild Side (Leonard Cohen vs Lou Reed)
02 - DoM - The Goo Goo Muck Feels Good (James Brown vs The Cramps)
03 - DoM - When The Roadhouse Breaks (The Doors vs Led Zeppelin)
04 - DoM - What Wonderful Twin Peaks (Louis Armstrong vs Angelo Badalamenti)
05 - DoM - I Wanna Be Your Rebel (The Stooges vs David Bowie)
06 - DoM - Come Together In Cargo Culte (The Beatles vs Serge Gainsbourg)
07 - DoM - Shook Up Pour Moi (Elvis Presley vs Plastic Bertrand)
08 - DoM - Kids With Guns In Brixton (The Clash vs Gorillaz)
09 - DoM - Lively Up Yourself, Pink Panther! (Bob Marley vs St Germain)
10 - DoM - Hall Of War Pigs (Black Sabbath vs Kraftwerk)
11 - DoM - Close To Love (The Cure vs The Supremes)
12 - DoM - Spellbound Sanctuary (The Cult vs Siouxsie And The Banshees)
13 - DoM - Don't Look Back In Canon (Oasis vs Johann Pachelbel)
14 - DoM - Toxic Town (The Specials vs Britney Spears)
15 - DoM - Papa Was A Freak (The Temptations vs Chic)
16 - DoM - Get It On The Steppin' Stone (The Monkees vs T. Rex)
17 - DoM - Benny Hill Bop (Ramones vs Ronnie Aldrich)
MP3 (320 kbps) + artwork


                 

jeudi 13 octobre 2022

MUNLY & THE LUPERCALIANS ~ Kinnery Of Lupercalia ; Undelivered Legion’’ [2022]


 

"What makes him do It ? Does Döder make him do it ?"
Vous allez souffrir.
Ce disque sera votre pire cauchemar. Tout ce que vous détestez est dedans, un melodica, un banjo, un baril de lessive (déjà faut en trouver un…) ou des boîtes en ferraille comme percussions, un piano plonk-plonk (ouais, il est désaccordé) le tout unplugged bien sûr, essaie d’électrifier un melodica on va rire deux minutes.
Y a aussi un flot incessant de paroles menaçantes, à tout le moins, et tiens-toi bien des yodels en veux-tu en voilà. T’en veux pas ? Tant pis pour toi, y en a.
Au milieu de tout ça des trucs dont la seule utilisation humainement imaginable serait la sonorisation d’un dessin animé tchécoslovaque des années 70. "Attention Pierre, le Loup, le Loup !"
Ah rien qu’à voir vos tronches à l’écoute du barouf je me marre. Bah ouais je les vois vos tronches.
Et vu comme je m’applique à vous le vendre vous êtes forcément en train de l’écouter hahahaaaaar… non ?
Ceci-dit faudra penser à me remercier de ne vous infliger que la version digitale de l’affaire (comme si j’avais le choix…). L’objet est d’abord sorti en vinyle rouge, sang de bœuf plus exactement, oxenblood in english, et nombreux sont les cas rapportés d’auditeurs qui ayant écouté le disque en regardant fixement sa pochette ont vu leurs dents s’allonger, leur vue baisser, des sabots leur pousser vous savez où puis leur enveloppe corporelle terrestre exploser dans leur salon. C’est dingue. Faut dire que sur ces trucs auto-produits les mecs oublient parfois le sticker censé te prévenir que va y avoir des problèmes.
Bon allez, on fait quoi maintenant, un peu d’histoire, d’ethnologie, de géographie ? On reparle de Pierre et le Loup ? Le Loup qui a essayé de manger votre petit chat ? Vous inquiétez pas Rebecca s’occupe de tout.
Rebecca c’est bien la seule trace d’humanité que vous trouverez dans ces 40 minutes, un comble pour une vétérinaire.
Assistante vétérinaire en fait, c’est sûrement pour arrondir ses fins de mois qu’elle fait de la musique avec son fiancé Jay Munly, alias Munly, alias Munly-Munly, alias Munly J Munly, alias Munly the 32rd. Rebecca et Munly ont fait les beaux jours d’environ 80 groupes différents, j’exagère à peine. L’avantage c’est que leurs membres étaient les mêmes, je réduis à peine.
Là il ne leur en reste que 3 si je sais compter. Et comme à chaque fois Pentacoast et Cessna sont dans le coup. On l’entend pas trop ici le Slim, j’aime bien son contre-point vocal habituel mais là il est trop occupé à taper sur des trucs pour chanter. Dwight lui à lâché sa guitare, mettez-vous à sa place y avait un melodica qui traînait par là… Enfin, y a quand même un peu de guitare mais j’ai du mal à discerner qui en joue. Y a aussi un truc qui ressemble à une basse mais si ça se trouve c’est un synthé ce qui ferait que je vous raconte des conneries depuis le début. On va faire comme si de rien n’était.
Les 4 loustics j’les avais vus dans une autre de leur formation, l’illustre DBUK. On devait être 25 dans la salle, cette salle où plus tard Duke me traîna voir les Supersuckers. Autant dire que rien à voir. DBUK live je vois pas comment qualifier ça autrement qu’une expérience. Pour continuer à vous emmerder je vous mets un lien Youtube un peu plus bas. A mon humble avis (et après quelques visionnages) Munly & The Lupercalians live c’est encore plus grave, et je dis pas ça pour vous retenir, vous pouvez partir quand vous voulez.
Mais vous allez rester hein, dites-moi ? Non parce que j’ai gardé le meilleur pour la fin, ce serait trop bête que vous manquiez l’info. Qui va suivre, vous inquiétez pas. Et on parlera bien sûr du SCAC, je dis ça pour les impatients. Le SCAC aussi j’les ai vus live, y en a une trace chez Marius et comment dire, le SCAC c’est pas pareil, live le SCAC c’est une expérience. Haha. Mais revenons plutôt à ce qui nous amène ici, un peu de critique musicale. Mais non, j’déconne.
Il sera maintenant question de géographie. Alors oui Denver bien sûr mais en fait non : Lupercalia. Lupercalia c’est le nom du bled, quant à Kinnery c’est un truc du genre "la communauté". Nos zèbres (y en a pas beaucoup dans le Colorado des zèbres, heureusement diront certains) ont donc imaginé de toutes pièces cette communauté où il fait bon vivre surtout quand on est un animal détraqué, une plante tordue, un hominidé foutraque ou un croisement des trois, névrosé de préférence. Bien légitime la névrose, on ne saurait leur reprocher à ces pauvres heu… gens, déjà faudrait trouver la tête puis les oreilles pour être sûr que le message passe, c’est pas gagné. 
Ce qui est gagné par contre c’est le gros lot que le voici le voilà, t’as beau ne pas y croire la grande nouvelle est tombée pas plus tard que y a pas bien longtemps : ce disque n’est que le premier d’un triptyque Lupercalien !
Les deux autres, vous l’aurez deviné (là je sais pas si je vous surestime pas un peu), sortiront sous les bannières respectives SCAC et DBUK.
Oui oui, vous avez bien lu.
Non non, là je déconne pas.
Sans déconner, je déconne pas.
Et comme à chaque fois que j’y pense, j’en pleure de joie.
A grosses larmes.
Faut que je vous laisse.
Everett W. GILLES
P.S. : DBUK live c’est ici
 

01 - Ahmen
02 - Ben Asher
03 - Dôder
04 - Jehu
05 - Mahout
06 - Mattie
07 - Polpot
08 - Scarebeast
MP3 (320 kbps) + front cover 
 
 

lundi 26 septembre 2022

COWBOY JUNKIES ~ Songs of the Recollection [C. 2022]

 

Le bon peuple a tendance à pester contre le nombre d'albums de reprises qui ne cesse de croître et contre cette foutue nostalgie qui semble tout gouverner, désormais. On peut comprendre, mais c'est oublier un peu vite que le rock'n'roll est né d'une reprise, que les pionniers n'hésitaient pas à se couvrir entre eux et qu'au début du Swinging London il ne sortait guère que des disques de reprises. En vérité, j'aime autant écouter des reprises que les albums melting pot de tous ces jeunots qui, d'un titre à l'autre, passent allégrement du psyché au punk et du hard au disco avec la même dangereuse désinvolture (on ne peut leur en vouloir, ils se sont créés une discothèque virtuelle en cliquant au petit bonheur la chance sur Internet). Comme souvent, comme toujours, le problème est ailleurs - et il s'appelle tout simplement le talent. N'importe quel musicien un petit peu compétent saura vous expédier une reprise, mais réussir à respecter la version d'origine tout en conservant sa propre identité demande un tout autre savoir-faire. A ce jeu-là, les Cowboy Junkies ont peu d'égales - et je n'échangerais pas leur version de Don't let it bring you down contre les 25 (ou 26 ou 27, je ne sais plus) derniers albums de mon meilleur ennemi. Et je suis heureux de pouvoir réécouter des chansons telles que Five years, Ooh Las Vegas, No expectations ou Seventeen seconds comme si elles venaient de sortir du four pour la première fois et que mes oreilles n'en étaient pas légèrement lassées. 

Jimmy JIMI


01 - Five Years
02 - Ooh Las Vegas
03 - No Expectations
04 - Don't Let It Bring You Down
05 - Love in Mind
06 - The Way I Feel
07 - I've Made Up My Mind To Give Myself To You
08 - Marathon
09 - Seventeen Seconds
MP3 (320 kbps) + front cover
 

lundi 19 septembre 2022

LOU REED ~ Words And Music, May 1965 [2022]


C'est donc ici, en mai 1965, que Lou Reed, avec l'aide de John Cale, fomentera la révolution... A l'époque, il tentait de subsister en enregistrant sur commande des copies de l'air du temps pour des compilations bas de gamme. Mais il sent que le vent se lève et qu'il est temps d'entrer véritablement dans la danse. I'm waiting for the man et Heroin trouveront leur place, deux ans plus tard, sur le premier album du Velvet Underground ; Pale blue eyes devra patienter jusqu'au troisième, tandis que Men of good fortune ne se livrera qu'à la parution de Berlin. D'autres encore resteront inédites jusqu'à aujourd'hui. Ces émouvantes versions épurées, Lou Reed se les enverra à lui-même par la poste, et l'enveloppe demeurera scellée pendant plus de cinquante années! Vous parlez d'une découverte! Toutankhamon peut retourner se faire emmailloter! Laurie Anderson ne pouvait conserver ce trésor pour elle seule et elle nous offre donc ce drageoir aux épices qui risque de faire couler bien des larmes. Les âmes sensibles sont priées de ne surtout pas s'abstenir.

Jimmy JIMI             


 

01 - I'm Waiting For The Man
02 - Men Of Good Fortune
03 - Heroin
04 - Too Late
05 - Buttercup Song
06 - Walk Alone
07 - Buzz Buzz Buzz
08 - Pale Blue Eyes
09 - Stockpile
10 - Wrap Your Troubles In Dreams 
11 - I'm Waiting For The Man (Alternate Version)

COOL 223 

lundi 12 septembre 2022

GERARD MANSET ~ Le Crabe Aux Pinces D'Homme [2022]


Vite, une cuvette ! J'ai envie d'insulter, de crier et de pleurer mais avant ça, il faut que je régurgite rapidement ! Non, Monsieur Manset, vos admirateurs n'ont pas boudé vos deux précédents disques parce que vous y racontiez des histoires à travers des "concept albums" mais parce qu'ils étaient extrêmement mauvais - et celui-ci s'avère du même tonneau de liqueur frelatée. Ce "Crabe aux pinces d'hommes" (passons sur ce titre inepte) ne contient pas l'ombre d'une chanson ni le reflet d'une véritable mélodie. Tout au long (il m'a paru interminable) de ce machin informe, on a l'impression de dérouler un vieux papier peint bas de gamme... La moindre des déférences quand on est en panne d'inspiration, c'est de soigner la présentation. Ici, l'instrumentation est abominable : boîte à rythmes paraplégique; cuivres en plastique; orgue dégoulinant; guitare rappelant les pires heures du hard FM... Toute cette immonde quincaillerie se mêle et s'entremêlent dans un vilain chaos. Evidemment, chanter au milieu de ce bourbier n'est pas chose aisée. Les années ont fait perdre une octave au vieux bougre, mais ça ne l'empêche pas d'essayer des falsettos encore plus ridicules que ses tentatives, pourtant bien gratinées, de "talk over". Les textes pourraient sauver la mise. Hélas, dès qu'une phrase nous accroche (malgré les redites qui frôlent l'auto parodie), elle est écrabouillée par une rime téléphonée ou ridicule. "Ridicule", voilà deux fois que j'utilise l'adjectif, et je crois qu'il résume assez bien l'ensemble de cette œuvre complaisante et grotesque. Malgré ce qu'en dit l'adage, je crains qu'il ne puisse tuer. 

Jimmy JIMI 


01 - Dans Un Pays De Pain D’Epices
02 - Le Crabe Aux Pinces D’Homme
03 - L’Espérance
04 - Pantera
05 - Marilou-Marilou
06 - Sandales noires
07 - Laissez-Nous
08 - Une Histoire D’Amour
09 - Mais Elle Est Là
10 - La Fontaine De La Vérité D’Amour
MP3 (320 kbps) + front cover

mercredi 7 septembre 2022

D'AILLEURS STRAITS...


Suite des chroniques du Vieux Khôn... Pas plus tard que ce matin, au moment d'aller prendre le train, je suis tombé sur une affiche: "The Dire Straits Experience en concert au Zénith de Paris". Comme vous pouvez l'imaginer, je ne suis pas exactement un grand fan de ce groupe, mais je me dis quand même dans ma petite tête: "Tiens, les gars n'étaient pas séparés depuis des lustres? Certainement une énième reformation pour l'amour de l'art!" Arrivé au boulot, l'affaire continue de m’interroger, c'est surtout le mot "Experience" que je trouve louche. Je demande donc de l'aide à notre ami Google. Figurez vous qu'un certain Chris White (dont je n'avais évidemment jamais entendu parler), saxophoniste ténor et flutiste de son état, et qui n'a joué que sur un album tardif du groupe et quelques tournées, s'est mis en tête de former The Dire Straits Experience, un tribute band, quoi. Jusque là, rien de bien extraordinaire. Ce qui me sidère quelque peu, c'est que les bougres ne jouent pas dans des salles des fêtes mais parviennent à faire une tournée des Zénith de France avec des places allant de 42 à 78 euros! Il me semble que ça en dit long sur notre époque, tellement nostalgique et dépressive que des gens sont capables d'aller voir la copie, là même où ils voyaient l'originale, il n'y a pas si longtemps. "Eh, mec, t'es allé voir The Dire Straits Experience? C'était chouette, non? Chris White en personne m'a dédicacé mon CD de Communiqué, il joue pas dessus, mais c'est pas grave, de toute façon, c'est qu'une copie."

Jimmy JIMI              

lundi 5 septembre 2022

WILCO ~ Cruel Country [2022]


Wilco, comme tout un chacun, nous propose désormais de réécouter ses chefs-d’œuvre d'antan en version "Deluxe". J'avoue me sentir moyennement disposé à plonger des heures dans un bain d'enregistrements live. Je préfère rejouer leur dernier disque, déjà replet, puisqu'il s'agit d'un bon gros double album à l'ancienne. La Covid et les périodes de confinement sont passées par là et les artistes (les vrais) ressentent un véritable besoin de s'exprimer. Autant l'écrire tout de suite, ce Cruel country (à double sens) m'a bouleversé comme trop peu de disques ont su le faire ces dernières années. Il n'est pourtant pas si facile d'accès. Ses longs morceaux lents donnent l'impression de se promener sur une plage déserte au couché du soleil. C'est très beau, mais ça peut rapidement donner envie de s'enrouler dans la nostalgie et la mélancolie. Ici, Jeff Tweedy et ses amis regardent leur pays et le monde actuel au fond des yeux et se risquent au jeu dangereux de l'amour/haine. La magnificence des mélodies et des enluminures font office d'espoir...

Jimmy JIMI    


 

01 - I Am My Mother
02 - Cruel Country
03 - Hints
04 - Ambulance
05 - The Empty Condor
06 - Tonight's The Day
07 - All Across The World
08 - Darkness Is Cheap
09 - Bird Without A Tail - Base Of My Skull
10 - Tired Of Taking It Out On You
11 - The Universe
12 - Many Worlds
13 - Hearts Hard To Find
14 - Falling Apart (Right Now)
15 - Please Be Wrong
16 - Story To Tell
17 - A Lifetime To Find
18 - Country Song Upside Down
19 - Mystery Binds
20 - Sad Kind Of Way
21 - The Plains
MP3 (320 kbps) + front cover

     

jeudi 1 septembre 2022

PIERRES QUI MOUSSENT...


Il paraît que les Rolling Stones étaient sur les routes, cet été. Sans Brian Jones évidemment. Sans Mick Taylor bien sûr. Sans Bill Wyman ou Ian Stewart non plus. Et désormais sans Charlie Watts. Les musiciens seraient-ils donc tous interchangeables? A l'occasion, il faudrait le demander à Jean-Jacques Burnel. Dans cinq ou dix ans, nous ne sommes pas à l'abri d'une tournée sans Mick Jagger ou Keith Richards. Finalement, tout cela n'a plus beaucoup d'importance. Les vieux viennent s'offrir une tranche de nostalgie comme on allume un jukebox aux disques rayés, certes, mais porteurs de tant de souvenirs. Les jeunes (la rumeur persiste à dire qu'ils viennent en nombre) se déplacent comme on va au musée ou au parc zoologique. Ils ne s'attendent certainement pas à vivre une révélation (heureusement pour eux): au zoo, on voit des vieux tigres tourner mélancoliquement dans des cages, pas de jeunes fauves en liberté prêts à vous déchirer le cœur. Le moment le plus important, c'est celui où ils se filmeront avec leur téléphone portable en train de reprendre le refrain de Satisfaction au milieu de la foule. A la sortie, ils achèteront un T-shirt pour leur petite sœur; ça remplacera celui des Ramones. Les Stones, comme les autres, ne se sentent même plus obligés d'enregistrer un nouvel album inepte pour organiser une tournée: c'est toujours ça d'économisé. N'allez pas croire que j'oublie mon chouchou, le gars Ron Wood. Il se repose un peu avant de retourner en piste avec son pote Rod Stewart pour une tournée des Faces. Finalement, tout cela n'a plus beaucoup d'importance... sauf à nous faire sentir si incroyablement vieux. 

Jimmy JIMI