Affichage des articles dont le libellé est hammer forever. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est hammer forever. Afficher tous les articles
vendredi 20 mars 2026
samedi 25 octobre 2025
Index des Médusa Fanzine 1à 32 et Hammer Forever 1 à 40
En attendant le Médusa Fanzine n'°33, voilà un petit outil pour vous aider à retrouver rapidement la chronique ou l'entretien que vous avez envie de relire !
https://drive.google.com/file/d/1v9aqW8Iw2p_-FkB82rrQo50HOiVzSHtV/view
jeudi 28 mai 2020
Un petit réassort !
Attention petites quantités !
Médusa 17 .... 12 euros
Médusa 18.... 12 euros
Médusa 17 .... 12 euros
Médusa 18.... 12 euros
Médusa 19.... 12 euros
Médusa 25.... 20 euros
Médusa 26 ....20 euros
Médusa 27 .... 20 euros
Médusa 28 ... 20 euros
Hammer Forever 39 ..... 10 euros
Hammer Forever 40..... 10 euros
Pour les sommaires, reportez vous au blog
Le port est à ajouter vu les tarifs prohibitifs de la poste
Merci de me contacter à cette adresse mail pour les disponibilités
Médusa 25.... 20 euros
Médusa 26 ....20 euros
Médusa 27 .... 20 euros
Médusa 28 ... 20 euros
Hammer Forever 39 ..... 10 euros
Hammer Forever 40..... 10 euros
Pour les sommaires, reportez vous au blog
Le port est à ajouter vu les tarifs prohibitifs de la poste
Merci de me contacter à cette adresse mail pour les disponibilités
lundi 6 avril 2020
Entretien avec Shane Briant (Hammer Forever n°40)
Aujourd'hui, je vous propose un entretien paru dans le dernier numéro d'Hammer Forever à ce jour.
Shane Briant s’avéra un gentleman amical et courtois. De me tenir près de lui alors qu'il croisa la destinée de Peter Cushing constitua un heureux privilège.
Retrouvez cet entretien ici : SHANE
A ce propos, j'hésite encore à publier un numéro 41 ou à l'inclure dans le prochain Médusa, n'hésitez pas à me soumettre votre avis...
Shane Briant s’avéra un gentleman amical et courtois. De me tenir près de lui alors qu'il croisa la destinée de Peter Cushing constitua un heureux privilège.
Retrouvez cet entretien ici : SHANE
A ce propos, j'hésite encore à publier un numéro 41 ou à l'inclure dans le prochain Médusa, n'hésitez pas à me soumettre votre avis...
mardi 24 mars 2020
Pour tenir le confinement, sans devenir des cons finis prenons le bus de la Hammer !
La Hammer, temple de l'horreur gothique, de l'épouvante en technicolor flamboyant, Peter Cushing, Christopher Lee, tout ça... mais pas seulement car dans l'honorable bâtisse britannique il y eut aussi des films d'aventures, de guerre, d'espionnage, des thrillers et des comédies ! Des comédies qui se déroulent dans les bus ! On the Buses !
Un dossier singulier sur les trois films de Romain Hermant dans Hammer Forever n°40 à retrouver ici : BUS
lundi 23 mars 2020
Pour tenir le confinement, sans devenir des cons finis ! Entretien avec David PROWSE
Octobre 1999, accompagné de Romain Hermant, je rencontre David Prowse dans un hôtel parisien. Nous lui parlons de La guerre des étoiles bien-sûr mais surtout de la Hammer et de Russ Meyer, un moment inoubliable publié à la fois dans Médusa Fanzine n°15 et dans Hammer Forever 28-29 et aujourd'hui ici
C'est par ici : DARTH VADOR
C'est par ici : DARTH VADOR
samedi 30 décembre 2017
L'empreinte de Frankenstein chez Elephant Films
L’empreinte
de Frankenstein (The Evil of
Frankenstein, 1963)
Un film de Freddie Francis
"Pas de
côté" comme le souligne Nicolas Stanzick dans le supplément du Blu-ray, le plus universalien des Frankenstein par la
Hammer, L’empreinte des Frankenstein ne jouit pas d’une très grande réputation :
à tort. Le film s’avère même à redécouvrir d’urgence. Considéré injustement
comme l’un des épisodes les plus faibles de la série (il faut dire qu’il
succède chronologiquement au merveilleux La revanche de Frankenstein), L’empreinte
de Frankenstein s’inscrit pourtant dans la droite lignée des films précédents
et nous permet de cerner voire d’expliquer l’évolution psychologique du Baron.
Nettement plus envisagée comme une saga, la série des Frankenstein évolue tout
au long des 6 « épisodes » (nous soustrayons volontairement celui
avec Ralph Bates) qui lui seront consacrés. Toutefois à l’inverse des Dracula,
davantage un reflet de la société britannique d’alors, les Frankenstein conservent
ce charme désuet des films « en costumes ». Peter Cushing et les
différents scénaristes qui travaillèrent sur les diverses aventures ont parfaitement
saisi le personnage. Le seul petit reproche que l’on pourrait adresser aux
producteurs, c’est que, pour respecter la continuité de cette gigantesque
épopée, L’empreinte de Frankenstein aurait dû être tourné après Frankenstein
créa la femme. Expliquons-nous ! Premier épisode : Frankenstein s’est
échappé, le jeune scientifique voit son expérience échouer à cause de l’incrédulité
du peuple (c’est un raccourci certes) ; Deuxième épisode (La revanche) :
Frankenstein maîtrise tant l’élaboration physique que psychique de sa création
(création, et non créature tant le personnage à qui il redonne la vie apparait
parfait en tous points). Il échoue cette fois à cause de la jalousie de ses
pairs. Troisième épisode, imaginons qu’il s’agisse de Frankenstein créa la
femme. Cette fois, Frankenstein s’est éloigné de la ville et parvient à créer
une femme parfaite, néanmoins c’est au tour de la créature de choisir sa
destinée sans aucune intervention extérieure, ce qui, et nous le découvrons à
la fin du film, rend le Baron, sans mauvais jeu de mot, amer. Quatrième épisode :
L’empreinte de Frankenstein. Cette fois, le scientifique en a assez d’être pourchassé
pour ce qu’il estime de mauvaises raisons (extrêmement bien expliqué par le
scénario dans la première partie du film) et, pris d’un coup de tête caractéristique
de son esprit audacieux, il décide de retourner sur les lieux mêmes de ses
premiers forfaits : Karlstadt. John Elder, le scénariste recycle des
histoires prévues pour Tales of Frankenstein et propose une étonnante rencontre
puisque le Baron s’allie avec Zoltan, un hypnotiseur, maître de l’occulte,
surprenant de la part d’un esprit aussi cartésien et scientifique que le sien.
Le rationnel se conjugue à l’irrationnel en quelque sorte. Un mariage détonant
comme l’illustre la suite de l’intrigue. Episode 5 : Le retour de
Frankenstein nous montre un homme lassé par toute l’hypocrisie, assumant toute
sa férocité et sa cruauté avec cynisme et pétant littéralement les plombs puni
finalement par sa créature. Enfin, le dernier volet de cette fantastique histoire,
Frankenstein et le monstre de l’enfer nous dévoile un homme qui a
considérablement vieilli, fatigué d’une vie gâchée et qui n’est plus convaincu
par son combat… Regardez les 6 films dans cet ordre et vous passerez un
excellent moment !
Au final, L’empreinte de Frankenstein s’avère
peut-être le film qui fait le moins de concessions comme disent les américains,
le film est tout sauf un « crowd pleaser », rien dans sa conception
scénaristique ou artistique n’est réalisé pour plaire au public. Freddie
Francis, toujours aussi élégant dans sa mise en scène de la lumière, nous
dépeint en fait la misère humaine qu’elle soit physique (la jeune sourde et
muette, le baron et son assistant obligés de vagabonder, presque clochardisés
lorsqu’ils se couchent dans la grotte, la tristesse d’une fête foraine pitoyable)
ou psychologique (le bourgmestre pilleur des biens du Baron, l’hypnotiseur
abusant de ses pouvoirs à des fins de vengeance ou par cupidité). Freddie
Francis dresse là un portrait de l’humanité funestement sinistre. La créature,
malgré un maquillage d’inspiration Karloffienne mâtiné de papier mâché, n’est
pas sans provoquer sa dose d’émotion. Véritable film charnière dans la psychologie
du scientifique, L’empreinte de Frankenstein augure les débordements violents futurs
du personnage – voire sa façon de traiter son assistant ou de bousculer la
jeune femme -, une nouvelle fois merveilleusement interprété par Peter Cushing
au faîte de son art.
Le public contemporain se gaussera peut-être
de quelques transparences grossières ou d’une explosion finale riquiqui, il
aura tort car nous ne pouvons que nous incliner devant l’incroyable modernité
de la Hammer.
Romain HERMANT & Didier LEFEVRE
mercredi 27 décembre 2017
Paranoïaque de Freddie Francis en Bluray chez Elephant Films
Paranoïaque (Paranoiac, 1963)
Un film de Freddie Francis
Premier
film de Freddie Francis pour le studio Hammer en tant que réalisateur,
Paranoïaque se révèle être un mini-Hitchcock, veine creusée par la compagnie
dans le sillage du succès de Psychose. Le scénario est signé du spécialiste
maison à savoir Jimmy Sangster, aussi habile pour dérider les vieux mythes de l’Epouvante
que pour s’inspirer des thrillers triomphants au box-office. Il adapte ici un
roman de Josephine Tey, paru en 1949, « Brat Farrar » dont la Hammer
acquit les droits en 1954. Jimmy Sangster fut lui-même un romancier créant le
personnage de Snowball dans une série
de polars. Son script recèle tous les ingrédients du mini-Hitchcock : une
histoire familiale trouble lestée de secrets terrifiants, une frangine qui perd
la raison (Janette Scott) et qui ne désire qu’une chose rejoindre son frère
dans l’au-delà, un autre frangin alcoolique, colérique et dépensier (formidable
Oliver Reed aussi à l’aise dans la défroque de Simon qu’un saumon dans les eaux
pures d’un torrent de montagne), une vieille tante bigote et renfrognée. Un
jour, Tony, que l’on croyait mort, réapparait dans cet univers. Est-ce vraiment
ce frère suicidé ou un imposteur envieux de la fortune familiale ? Toujours
est-il qu’il tombe amoureux de sa sœur embaumant le film de Francis des
effluves sulfureux de l’inceste… L’intrigue, alambiquée et ténébreuse, nous
amène aux confins de la folie puisque Simon (Oliver Reed) et la tante (Shiela
Burrel) pratiquent d’étranges rites dans la chapelle abandonnée de la vaste
demeure. Et si c’était en ce lieu que se cachait le « cœur-révélateur »
(clin d’œil à Poe) de cette machination ? Je n’en dirai pas plus pour ne
pas éventer un dénouement aux multiples twists.
La photographie en noir et blanc d’Arthur
Grant et la mise en scène de Francis collent parfaitement à cette ambiance
gothique où le réel bascule inexorablement dans l’irréel. Une séquence
magnifique en témoigne, celle où Oliver Reed se débarrasse de Françoise l’infirmière
(Liliane Brousse). Il la noie dans une mare du domaine, un assassinat
complètement suggestif puisque seule une envolée de canards nous indique son
terrible forfait. Pourtant, le dernier plan, sous la surface de l’eau, nous montre Reed fasciner par cette
disparition, cette enfouissement sous une surface, cette plongée dans un autre
univers. Un plan magnifique qui, à lui seul, mérite que vous découvriez ce
film. D’autres saynètes marquent également notre imaginaire comme lorsque la
tante se muche derrière un masque grossier et brandit un crochet ou un couteau :
une imagerie qui n’aurait pas juré dans un giallo transalpin où la figure du
masque, du grimage est particulièrement répandue.
Paranoïaque fait partie des Hammer coproduits
par l’Universal et donc distribués dans un superbe coffret d’Eléphant Films. Le
Blu-Ray rend grâce au fantastique noir et blanc de la photographie. Dans les
suppléments, Nicolas Stanzick revient sur le phénomène des thrillers made in
Hammer.
Didier LEFEVRE
dimanche 24 décembre 2017
MEURTRE PAR PROCURATION chez Elephant Films
Meurtre par procuration (Nightmare,
1963)
Un film de Freddie Francis
Dans le numéro 35 d’Hammer Forever (novembre
2000), nous consacrions l’intégralité du sommaire aux thrillers de la Hammer,
autrement baptisés les « mini-Hitchcock » en référence à leur source
d’inspiration principale, Psychose et surtout le succès retentissant de ce
dernier au box-office.
S’il est vrai que la Hammer évoque davantage
les monstres gothiques (Dracula, Frankenstein, la momie, etc.), la compagnie ne
limita pas ses efforts dans ce domaine uniquement (relire l’intégrale d’Hammer
Forever pour s’en rendre compte puisque Robin des Bois y croise des chauffeurs de bus comiques
alors que des films de pirates se conjuguent aux films de guerre ou d’espionnage).
Revenons à Nightmare (Meurtre par procuration, le titre français
trahissant un peu trop l’un des ressorts dramatiques de l’intrigue). Le
scénario de Jimmy Sangster recèle un nombre de twists suffisant pour faire
danser l’imagination du spectateur. Après qu’elle a vu sa mère poignarder son
père, une adolescente un brin attardée (elle trimbale en permanence une poupée et un poste de
radio) est la proie de cauchemars récurrents où sa mère la hèle du fond de sa
cellule capitonnée. Revenue dans la demeure familiale pour se reposer, les cauchemars s’accentuent
et désormais elle est poursuivie par une sombre lady balafrée. Bientôt, rêve et
réalité se confondent et les prédictions de la demoiselle se révèlent
exactes. Lors de son anniversaire, elle poignarde la femme à la cicatrice, en
fait l’épouse de son « tuteur », Monsieur Baxter. A cet instant, nous
sommes loin de la dernière bobine et la machination apparait au grand jour…
Pourtant, l’intrigante infirmière, amante de son tuteur, sombre elle aussi peu
à peu dans la folie… Qui la menace ? Une énième maitresse de son nouvel époux, Janet fraichement échappée de l'asile ?
Vous le devinez comme de nombreux thrillers et
moult gialli, Nightmare biberonne aux deux mamelles du genre à savoir
Henri-Georges Clouzot et Les diaboliques pour la machination, le piège infernal
et l’ambiance délétère et Psychose d’Alfred Hitchcock pour la disparition prématurée
du personnage principal, les secrets d’enfance et le psychisme fragile et trouble des
protagonistes.
Freddie Francis n’est jamais aussi à l’aise
que dans un noir et blanc classieux où les ombres s’échinent à nous chercher
des noises (comme chanterait Bashung). La demeure lugubre aux couloirs
interminables presque labyrinthiques offre des déambulations nocturnes et des
apparitions spectrales dans la plus pure tradition gothique du genre. Il ne
manque que les passages secrets chers à Edgar Wallace pour que le tableau soit
complet. Freddie Francis n’hésite pas à filmer ses personnages de haut comme
pour mieux montrer leur condition de marionnettes, de pions à la disposition d’esprits
machiavéliques.
Au générique, aucune vedette de la firme n'apparait, pourtant l'interprétation s'avère solide, notamment le natif de Niagara Falls David Knight, comédien américain roué au théâtre. Je demeure un peu plus dubitatif quant à Jennie Linden, mal à l'aise en adolescente tourmentée....
Si le dénouement est des plus classiques, il s’inscrit
dans une morale également coutumière du genre : le crime ne paie pas et
chacun périra par là où il a pêché ! Sangster était un habile conteur et
son intrigue, pourtant limitée à un unique décor, s’avère ciselée et tranchante
comme un coup de poignard.
Le Blu-Ray édité par Elephant Films rend grâce
à la fabuleuse photographie en noir et blanc et démontre que ces mini-Hitchcock
ont un réel intérêt dans l’histoire de la compagnie.
Dans le bonus, Nicolas Stanzick, spécialiste
es-Hammer, effectue un parallèle pertinent entre giallo et thriller made in
Britain en indiquant les chemins divergents empruntés par les uns (le gothique pour les
anglais) et les autres (le fétichisme du meurtre chez les italiens). Nicolas
resitue également Nightmare dans la lignée des thrillers made in Hammer.
Naturellement, à nos yeux, l’acquisition de ce
Blu-Ray relève de l’impératif.
Didier LEFEVRE
Inscription à :
Articles (Atom)