lundi 11 mai 2026
dimanche 3 mai 2026
SPATIAL N°1
Chroniques d’un Futur Oublié : Quand la revue "Spatial" s'invite dans ma boîte mail
Il y a quelques jours, une notification a fait vibrer mon écran. Ce n'était pas une énième newsletter, mais un message de KRAVEN64. En pièce jointe ? Un véritable portail numérique vers une autre dimension.
Grâce à cet envoi de scans précieux, j'ai pu replonger dans une publication mythique de la fin des années 70 : la revue Spatial. Un grand merci à KRAVEN64 pour ce partage, car c’est une immersion fascinante dans l'âge d'or de la SF que je vous propose aujourd'hui. Un voyage temporel exhumé des archives des Éditions Michel Deligne.
Le Choc Visuel (Signé Moebius)
Ouvrir ce fichier, c'est tomber nez à nez avec le génie de Moebius. La couverture du numéro 1 n'est pas une simple illustration, c'est une claque visuelle.
Le titre, "SPATIAL", s'étale en lettres capitales bleues et oranges, annonçant la couleur : "Fantastique et Science Fiction d'hier et d'aujourd'hui". L'image centrale est purement Moebiusienne : une femme à l'expression figée dans un cri, chevauchant une machinerie complexe et organique. À ses pieds, un astronaute semble fusionner avec une carlingue d'acier, le tout baigné dans des tons ocre et rouge sang. C'est brut, détaillé, et absolument magnifique.
Un Bottin Galactique de Légendes
En parcourant le sommaire, on réalise que Spatial était un véritable "Who's Who" de la bande dessinée internationale. On y croise des géants comme :
Solano Lopez (le dessinateur argentin de L'Éternaute) avec sa série Slot-Barr.
Paape (le créateur de Luc Orient).
Crisse, alors à ses débuts, bien avant de devenir une star de l'heroic fantasy.
Mais aussi Geron, Devos, Vincent et Sander.
Imprimée à Bruxelles, la revue affichait une ambition folle : mélanger les styles et les époques pour offrir le meilleur de l'imaginaire de l'époque.
La Science-Fiction... Expliquée
Le plus surprenant dans ces pages, c'est le "Résumé de l'Encyclopédie Galactique". Le magazine ne se contentait pas de raconter des histoires, il construisait un univers crédible.
Schémas techniques à l'appui, on y découvre le fonctionnement des "Vaisseaux-tubes" ou les secrets de la navigation intergalactique. On y parle de chambres crioniques et, clin d’œil génial, des "Ruptures de Moebius", ces failles topologiques permettant de traverser le continuum espace-temps. C’est du "world-building" avant l'heure, qui donnait une profondeur scientifique (ou presque !) aux récits.
Le mot de la fin : Une collection courte mais culte
Pour les collectionneurs qui voudraient se lancer dans la quête, sachez que l'aventure Spatial a été brève mais intense. La revue a connu un total de 14 numéros, parus entre 1978 et 1982.
Après un lancement en fanfare (4 numéros dès 1978), le rythme s'est ralenti jusqu'au quatorzième et dernier opus. Tenir ces scans entre mes mains est un privilège : ils témoignent d'une époque où la bande dessinée cherchait sans cesse à repousser les limites de l'exploration spatiale et graphique.
Encore un immense merci à KRAVEN64 pour cette capsule temporelle numérique !
Et vous, avez-vous d'autres pépites de ce genre qui dorment dans vos disques durs ou vos greniers ? N'hésitez pas à me les partager !
Pour info, d'autres numéros devraient suivre...
dimanche 19 avril 2026
MIKROS, L'intégrale (EN GARDE !)
Mikros : Le Veilleur Silencieux venu d'UKO
Imaginez... Nous sommes en 1971. Entre deux récits de cape et d'épée dans la revue En Garde, un étrange visiteur s'invite dans les pages de vos "petits formats". Il ne porte pas le masque d'un vengeur masqué, ni le costume d'un justicier de quartier. Son nom est Mikros, et il vient de bien plus loin que nos frontières terrestres.
mercredi 25 mars 2026
Planètes pas nettes
RÉTRO-BD : Les Planètes pas nettes de Baron & Holmes
Avis aux amateurs de SF qui tache et d'humour grinçant ! On a déterré pour vous un "One Shot" de 1988 qui fleure bon l'underground : Planètes pas nettes. Publié chez Comics USA, cet album regroupe cinq récits courts où l'espace n'est pas vraiment la dernière frontière, mais plutôt le dernier endroit où vous voudriez traîner vos guêtres.
mardi 3 mars 2026
CRISTAL
Cristal – L’extraterrestre traqué de Spirou
Au début des années 80, alors que la science-fiction en bande dessinée oscille entre le grand spectacle spatial et l’anticipation politique, une série discrète mais singulière fait son apparition dans les pages du Le Journal de Spirou. Son nom ? Cristal.
Créée par Raymond Maric au scénario et Raffaele Carlo Marcello au dessin, la série débute le 24 décembre 1981 avec Venu d’ailleurs. Dès les premières planches, le ton est donné : nous ne sommes pas dans une aventure légère, mais dans un thriller de science-fiction teinté d’angoisse.
dimanche 1 mars 2026
Dejah of Mars [1-2-3-4] -VF - SCANTRAD
L'univers foisonnant et exotique de John Carter, créé par le maître Edgar Rice Burroughs, a toujours fasciné. Mais au-delà du héros terrien transporté sur Barsoom (Mars), c'est une figure féminine qui a captivé l'imagination de générations de lecteurs : la majestueuse et intrépide Dejah Thoris, Princesse d'Helium.
mardi 3 février 2026
dimanche 18 janvier 2026
CAPTAIN STERN
Captain Sternn, le pire héros de la galaxie
Dans l’immensité glacée de l’espace, certains héros se battent pour la justice, la liberté et l’avenir de l’humanité. Lincoln F. Sternn, lui, se bat surtout pour sauver sa peau.
Créé par Bernie Wrightson, maître incontesté du dessin horrifique, Captain Sternn est une délicieuse anomalie : une BD de science-fiction satirique, crasseuse, amorale et férocement drôle. Sternn est capitaine, certes, mais aussi criminel notoire, menteur pathologique, couard professionnel et escroc cosmique. S’il porte un uniforme, c’est avant tout pour inspirer une autorité qu’il n’a jamais eue.
mardi 25 novembre 2025
Kronos [BD SF] (Filippini-Dupuis)
Kronos : la SF naïve et attachante des années 80
Année 1980. Dans les pages du mensuel Albator, les lecteurs découvrent une nouvelle série de science-fiction signée d’un duo improbable : Henri Filippini, historien érudit de la BD, et Pierre Dupuis, illustrateur discret au trait clair. Leur création, sobrement intitulée Kronos, ne révolutionnera pas le neuvième art, mais elle porte en elle tout le parfum d’une époque où la science-fiction se voulait encore simple, aventureuse et un peu candide.
dimanche 23 novembre 2025
NEUTRON [complet]
L’autre magazine de science-fiction en BD des années 80
Au tournant des années 1980, la bande dessinée française traverse une période d’effervescence. Métal Hurlant a ouvert la voie à une génération d’auteurs de science-fiction audacieux, les éditeurs multiplient les expérimentations graphiques, et les librairies spécialisées voient naître une véritable culture de l’imaginaire. C’est dans ce contexte bouillonnant qu’apparaît un titre aujourd’hui presque oublié : Neutron, sous-titré Magazine de science-fiction en bandes dessinées.
Publié par Promarcy entre 1980 et 1981, Neutron voulait s’imposer comme une revue ambitieuse, à mi-chemin entre le magazine de BD et le fanzine éclairé. Le format, déjà, tranchait : grand, dense, imprimé en noir et blanc, parfois rehaussé de quelques pages en couleurs dans les derniers numéros. Le projet se voulait à la fois un laboratoire graphique et une vitrine pour les auteurs de science-fiction, à une époque où le genre vivait une seconde jeunesse, porté par le cinéma et la littérature populaire.
Les bandes dessinées originales constituaient le cœur du magazine. On y croisait les styles et les influences, du réalisme technique à la fantaisie spatiale, avec des signatures telles que Marcel Abad, Claude Esposito, René Pellos, Tony Hawkee ou encore Jimmy Guieu, célèbre romancier de SF française qui y apportait sa touche pulp et mystique.
Autour de ces récits venaient s’ajouter articles, critiques et interviews, dont une mémorable conversation avec Jean-Claude Mézières, le co-créateur de Valérian et Laureline, preuve que Neutron voulait aussi dialoguer avec les grands noms du genre.
Sept numéros verront le jour, publiés sur une période d’à peine deux ans. Les six premiers furent ensuite regroupés en deux volumes reliés — une forme d’“intégrales avant l’heure” — tandis que le numéro 7, enrichi de pages couleurs, restera isolé. Ce dernier est aujourd’hui le plus recherché par les collectionneurs, témoin d’une revue qui n’a pas eu le temps d’atteindre sa maturité.
Pourquoi Neutron a-t-il disparu si vite ? La réponse tient sans doute à un mélange de contexte économique difficile et de concurrence écrasante. Au début des années 80, la presse BD de science-fiction est dominée par des mastodontes comme Métal Hurlant ou Pilote nouvelle formule. Face à ces titres mieux diffusés et mieux financés, un magazine comme Neutron, distribué plus modestement, avait peu de chances de s’imposer durablement. Pourtant, son ambition éditoriale et la sincérité de sa démarche en font aujourd’hui un témoin précieux de cette époque foisonnante.
Quarante ans plus tard, les exemplaires de Neutron sont devenus des pièces de collection que l’on déniche au hasard des brocantes ou des sites spécialisés. Leur intérêt dépasse la simple nostalgie : ils incarnent un moment particulier de la BD française, celui où la science-fiction cherchait encore sa place entre expérimentation graphique, récit populaire et réflexion sur le futur.
Oublié du grand public mais respecté des curieux et des passionnés, Neutron reste un bel échec éditorial, à la fois fragile et visionnaire. Un magazine qui, le temps de sept numéros, a voulu croire qu’une autre science-fiction en bande dessinée était possible — plus libre, plus indépendante, plus cosmique aussi.
Et si son nom résonne aujourd’hui comme celui d’une particule perdue dans le vide, Neutron continue de briller faiblement dans la mémoire des amateurs de SF dessinée, comme un petit éclat oublié de la galaxie des années 80.
vendredi 21 novembre 2025
LES ROBINSONS DANS L'ESPACE #26
Les Robinsons de l'espace
ou Les Robinsons perdus dans l’espace
Toujours selon la légende il en aurait fait part à « l’éditor » Chase Craig qui apprécia l’idée et lança la série.
L'histoire :
Pour plus d'infos, se reporter au billet ICI
lundi 10 novembre 2025
LES ROBINSONS DANS L'ESPACE #25 [SCANTRAD]
Les Robinsons de l'espace
ou Les Robinsons perdus dans l’espace
Toujours selon la légende il en aurait fait part à « l’éditor » Chase Craig qui apprécia l’idée et lança la série.
L'histoire :
Pour plus d'infos, se reporter au billet ICI
mardi 14 octobre 2025
lundi 29 septembre 2025
LES ROBINSONS DANS L'ESPACE #24 [scantrad]
Les Robinsons de l'espace
ou Les Robinsons perdus dans l’espace
Toujours selon la légende il en aurait fait part à « l’éditor » Chase Craig qui apprécia l’idée et lança la série.
L'histoire :
Pour plus d'infos, se reporter au billet ICI
samedi 27 septembre 2025
mardi 23 septembre 2025
Le Fantôme de l'espace [scantrad]
Space Ghost & Dino Boy :
Les héros oubliés de l’âge d’or télévisuel d’Hanna-Barbera
En 1966, alors que Batman faisait un carton à la télévision et que Marvel remplissait les kiosques de super-héros bariolés, les studios Hanna-Barbera – jusque-là connus pour Yogi l’Ours, Les Pierrafeu ou Scooby-Doo – décident de s’aventurer dans un nouveau territoire : la science-fiction et l’aventure. C’est ainsi qu’apparaît une série étonnante et aujourd’hui culte : Space Ghost and Dino Boy.
samedi 20 septembre 2025
LES ROBINSONS DANS L'ESPACE #23 [SCANTRAD]
Les Robinsons de l'espace
ou Les Robinsons perdus dans l’espace
Toujours selon la légende il en aurait fait part à « l’éditor » Chase Craig qui apprécia l’idée et lança la série.
L'histoire :
Pour plus d'infos, se reporter au billet ICI
samedi 13 septembre 2025
jeudi 11 septembre 2025
Agar (et Zarra)
Agar est une série de science-fiction onirique créée au début des années 70 par Claude Moliterni (scénario) et Robert Gigi (dessins).
samedi 6 septembre 2025
Burton & Cyb [complet]
Burton & Cyb
Crapules de l’espace et escrocs intergalactiques
Dans l’univers souvent sombre et ultra-codifié de la science-fiction en bande dessinée, il existe quelques OVNIs qui se jouent des règles pour proposer une lecture à contre-courant. Burton & Cyb, série créée en 1986 par le duo Antonio Segura (scénario) et José Ortiz (dessin), en fait partie.