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lundi 1 avril 2013

Sûreté de l'État.


Homeland est LA série du moment . En reprenant le bon vieux truc de la chasse aux terroristes, les créateurs de la série (inspirée par une fiction israélienne, oh que j’ai du mal avec ce mot ) répondent au besoin de penser et de panser les plaies d’un pays encore hanté par le spectre du 11 septembre 2001.

Pourtant, il n’a pas fallu attendre Jack Bauer pour voir les terroristes de tous poils et de toutes obédiences ( n’en déplaisent aux bien-pensants qui n’ont vu que la moitié d’un épisode , il n’y avait pas que des islamistes musulmans dans le lot, loin de là…et j’assume mon pléonasme ) : John McClane dans les Die hard en butait déjà pas mal (oui je sais, ils avaient aussi un agenda caché autre que terroriste…mais je crois aux multiples facettes des gens ).

Mais le 11 septembre a tout changé. En laissant une plaie qui ne cicatrisera qu’en laissant une marque profonde dans la chaire de ce pays. 
Cet acte infâme a eu des conséquences dans l’écriture des séries, une telle ombre ne pouvant que toucher tout et tout le monde, même Hollywood basé sur l’autre côté des USA. 
Quand cela s’est produit, 4 épisodes de 24 (heures chrono ) avaient déjà été mis en boîte (bien que la série démarra en novembre, impossible de la lancer en septembre ). 
S’il m’est impossible de savoir quel impact cela a eu sur la première saison, sur la seconde c’est beaucoup plus simple : un leader clone de Ben Laden réussit à introduire une bombe sale (et atomique) sur le sol des USA. Le spectre de l’attaque ultime est largué aux heures de grandes écoutes.

 Les visages triomphants de l'Amérique, ça a été ça aussi. Et ça le restera.


Homeland est  lui aussi l’enfant de cette attaque. L’héroïne Carrie, est tourmentée par son incapacité à avoir empêché les attaques en 2001.Agente de terrain pour la C.I.A, elle découvre en Irak l’info qui la terrifie le plus : un soldat américain a été retourné par Abu Nazir ( un second clone de Ben Laden. Damned, je croyais que le clonage humain était impossible ). 
11 mois plus tard, le sergent Nick Brody est retrouvé dans une cache après un assaut des troupes américaines. Ce dernier, que tous croyaient mort, est resté 8 ans aux mains des islamistes. Carrie, pas parano pour un sou, pense qu’il est le fameux soldat retourné. Alors que le pays a besoin d’un héros, elle passe outre les ordres et le met sous surveillance illégale.



Avec une telle histoire, les scénaristes avaient de l’or dans les mains. Parano, faux semblants, ambiance détestable de bureau (les gars de Langley sont plus préoccupés par leur carrière que par les pistes pouvant éviter une attaque ), etc… La série, lors de ses 3 premiers épisodes, tire d’ailleurs parfaitement parti de tout ça. Mais il y a un hic. Au bout de 3 épisodes, on se rend compte qu’il y a eu autant d’avancées et de retournements de situation que dans la moitié d’un épisode de 24

Chaque personnage est  pourtant bien écrit, il y a des zones d’ombre, les acteurs sont bons. Carrie est parano mais logique. Un peu trop sans doute. Elle est aussi malade mentale : elle se fournit en lithium chez sa sœur médecin pour ne pas laisser de trace et garder son job. Son supérieur, Saul, est un vieux de la vieille qui a tout vu. Blasé mais alerte. Ils répondent tous deux aux ordres de David, arriviste mais soucieux d’empêcher son pays de sombrer. Nick Brody quant à lui, est présenté avec des failles, des traumas : il faut laisser le spectateur cogité sur son statut ou non d’agent dormant.
Mais c’est une arnaque destinée à ferrer le spectateur. La notion de suspense n'apparaît qu’aux endroits stratégiques : juste avant la pub, pour que le spectateur reste devant son écran. Ce n’est pas le pire. Brody rentre dans sa famille, retrouve ses marques avec ses enfants, sa femme ( qui s’est consolée dans les bras du meilleur ami de son mari). Un remake, pas drôle, de Desperate Housewives, au milieu d’une série à suspense. Ce cocktail , indigeste, m’avait déjà fait décrocher de The Unit.
Le tout est servi par une réalisation plan-plan, sans saveur et sans prises de risque.
Le générique, fourre-tout et vaguement conceptuel est noyé dans un jazz crispant et agressif pour les oreilles ( Carrie est fan de Jazz et le fait subir à tous et surtout à nous tout au long du show.Parfois ça passe, souvent ça casse...les pieds et les oreilles).



Mais ça ne s’arrête pas là. 
La maladie de Carrie ne sera pas exploitée avant la fin de la saison. Jamais avant cela on ne la verra vraiment montrer des signes de folie. On la sait malade mais cela arrive comme un cheveu sur la soupe. Les flashbacks et autres souvenirs de Brody , distillés au fil de la saison, n’ont aucun sens si on tente de les remettre dans leur ordre chronologique. Très vite, les scénaristes ont fait le tour du concept de base et doivent créer des tensions artificielles en se faisant croiser Carrie et Brody. Et ils ne tireront même pas profit des multiples situations que cela pouvait créer !!!!
Et quand la fin approche, ce qui était un thriller politico-paranoïaque devient peu a peu une resucée de 24 : multiples attaques, panique dans les hautes sphères du pouvoir ( 24 voyait le président être sur la brèche, ici c’est le vice-président) mais les greffes sont trop voyantes et le corps les rejette !  Le dernier épisode renoue alors avec la veine du début…mais trop tard : 4 bons épisodes, dont un dernier des plus intéressants pour la suite remarquez, ne suffissent pas à me mettre en confiance pour la suite.




Jack Bauer est bel et bien parti et les séries axées sur la lutte anti-terroriste ne semblent pas vraiment en position pour le déloger de la première place du podium ! LA meilleure série du moment ? Affirmation facile lancée par des journalistes stagiaires qui n’avaient jamais allumé un télé de leur vie…et qui a été reprise par une plèbe influençable apparemment (parce que les mêmes personnes lancent les mêmes compliments, mérités, à Game Of Thrones).

dimanche 12 août 2012

Veronika décide de mourir...et elle se loupe ( sinon y aurait pas eu de film)


Souvent jugée négativement parce que le rôle de Buffy lui colle à la peau , Sarah Michelle Gellar se retrouve peu fréquemment sous le feu des projecteurs et peine à s'imposer au cinéma. Deux raisons à cela :

1° :le préjugé "Buffy" , qu'un doublage VF abominable & servant de censure voilée a violé mais aussi une absence de second degré des détracteurs qui semblent n'avoir jamais pris la peine de se plonger concrètement dedans, loupant au passage LA seule série qui racontait vraiment le passage de l'adolescence à celui du monde adulte, renvoyant Dawson et tous ses clones dans les limbes d'où ils n'auraient jamais dû sortir.

2°: l'absence de rôles marquants de la belle , cantonnée à des rôles de débile profonde ( au pif : Souviens-toi l'été dernier, l'horrible film Scooby-doo et sa suite tout aussi, si ce n'est plus, affligeante, etc.) quand ses rôles plus sérieux (et dans lesquels elle démontre son plein potentiel) prennent place dans des films ayant eu peu de succès comme Cruel Intentions ( rebaptisée, sottement, Sexe Intentions en VF,histoire d'attirer l'ado boutonneux et libidineux dans les salles) , film qui lui donne un rôle de géniale pétasse, manipulatrice au possible, dans une adaptation contemporaine des Liaisons dangereuses ( et il s'agit sans doute du meilleur film basé sur les activités du couple Merteuil/Valmont, rien que ça) ou encore dans des œuvres qui ne trouvent pas le chemin des salles de cinéma comme le crépusculaire Southland tales ,sorti directement en vidéo et qui offre pourtant une expérience de S.F hors du commun.

Verokika décide de mourir est de ces films que le grand public n'aura jamais eu l'occasion de découvrir sur une toile de cinéma. Et c'est bien dommage.



Le film est adapté d'un roman de Paulo Coelho ( auteur auquel j'avoue ne pas m'intéresser, les résumés de ses livres me faisant trop penser à du Marc Lévy ou du Guillaume Musso. ) qui raconte l'histoire de Veronika, jeune femme qui rate son suicide aux somnifères et se réveille internée. Là, elle apprend que son overdose a pourtant fait des dégâts irréparables sur son cœur et qu'elle va s'éteindre dans la semaine. Une semaine au contact d'autres âmes blessées va-t-elle suffire à lui redonner envie de vivre juste avant le grand saut dans la nuit noire ?

Allez, avec un pitch pareil, ça sent le larmoyant, le bien pensant et le moralisateur à plein nez.  
Tout faux ! 
En creusant un peu, on découvre que l'auteur a lui aussi été interné ( de force, par sa famille. Et dire que je trouvais la mienne bizarre… ) à de nombreuses reprises, sa vision de la chose se situe donc à des kilomètres des clichés habituels véhiculés dans les pourtant très bons Vol au dessus d'un nid de coucous ou The Jacket, par exemple. Point de pétages de plombs hallucinés ici (bon, il faut aussi le dire, ce n'est pas un asile de fous furieux non plus ).



Il ne s'agit pas ici de nous dire ce que nous avons le droit ou non de faire avec notre vie ( le suicide restant quelque chose d'encore très tabou dans notre société,voire victime d'idées tellement arrêtées et préconçues que ça en est parfois gerbant de suffisance),le sujet n'est pas là. Le sujet, c'est comment se reconstruire. Et c'est un "comment " multiple, pluriel !Car il n'y a pas de recette miracle. C'est un cheminent interne et propre à chacun. Les personnages peuvent trouver de l'aide mais ce sont leurs actes et leurs décisions qui les relanceront (ou pas) !

La réalisatrice Emily Young a travaillé autant la forme que le fond. Que ça soit la justesse des tonalités de l'image (vespérale ET lumineuse, comme la vie) ou la justesse de sa direction d'acteur.

Jamais on ne verse dans le mélodrame qui vous tire les larmes de force ! Non, avec subtilité, l'émotion vous attrape quand il le faut et provoque l'effet recherché (empathie, colère, tristesse).  Le tout est mené vers une conclusion surprenante dans un rythme lent, presque contemplatif mais jamais pesant et bénéficiant d'une fluidité rare : un tour de force que de dresser une route droite dans un film rendus sinueux par les tourments de ses personnages, patients comme médecins ( car on l'oublie trop souvent : il n'y a pas que les malades qui passent leur temps dans une institution ).



Personnages souvent interprétés avec retenue et où tout se joue autant dans leurs paroles que leurs regards et attitudes. Des personnages perdus, en attente d'une chose ou d'un évènement ( quitte à le provoquer) qui  leur fournira enfin le déclic et/ou la force de quitter ce monde cloisonné de l'institution et d'oser s'aventurer dans un univers sans frontière !
En partant d'un suicide, l'histoire nous offre en fait une parabole sur la liberté. La liberté de vivre, la liberté de faire des erreurs,la liberté de ne pas aimer ce que tout le monde aime,la liberté de tomber et de ne pas vouloir se relever tout de suite (ou même pas du tout),...

Une grande histoire ayant bénéficié d'une petite diffusion. 

lundi 14 février 2011

Les dernières 24 heures !

Depuis au moins la seconde saison on sait tous que Jack Bauer file un mauvais coton. Voila un héros qui ne pardonne pas, qu'il devient de plus en plus dur de pardonner et qui finira, forcément, très mal. Alors quand arrive enfin la saison finale, on se dit que Jack va en baver plus que d'habitude. Pendant les 3 quarts de la saison on se trompe.

Jack est retraité. Il vit à New-York depuis presque deux ans pour y suivre un traitement expérimental suite à son exposition à un produit pathogène lors de la saison 7. Mais il est guéri et espère repartir, pour la plus grande joie de sa fille et de sa petite-fille, vers Los Angeles. Mais quand la malchance vous colle à la peau il se trouve toujours un empêcheur de tourner en rond qui vient frapper à votre porte. Ce malotrus , c'est un ancien contact de Jack qui vient le prévenir qu'un chef d'état va se faire assassiner dans les prochaines heures. Un chef d'état sur le point d'apporter la paix dans son pays en signant un traité avec la Présidente Taylor, locataire de la maison Blanche ! Jack se lance alors dans un périple dont il ne sortira pas indemne (comme d'habitude remarquez!).

Pendant 17 épisodes, Jack et les scénaristes vont nous servir ce qu'ils font le mieux : un vrai best-of des autres saisons mais toujours assaisonné avec goût. Les fans sentiront bien venir deux ou trois choses mais le plaisir de continuer à se faire avoir avec les mêmes ficelles ne faiblit pas grâce à un rythme et une caractérisation des personnages qui a toujours été très bonne. Mieux,au bout de 4 épisodes le retour d'un perso de la saison 7 (qui a bien changé) nous rend heureux comme pas deux. Renée Walker, la rouquine incendiaire, agent du FBI suivant les règles à la lettre avant de rencontrer Jack est réintroduit dans l'équation. Une étrange alchimie se dégage de ces deux personnages depuis leur première rencontre et elle est ici poussée à son paroxysme dans certaines séquences ou Jack (grand héros romantique quoi qu'on puisse vous dire !) se sent inutile et incapable de la protéger…alors qu'elle sait le faire toute seule. Mais veut-elle se protéger, là est la question. Bref sa présence tire les épisodes vers le haut aussi bien au niveau du suspense que des tourments intérieurs de ce " couple" d'écorchés vifs par la vie sur le terrain !


Et puis, à l'épisode 17, une coupure nette et précise se fait sentir dans la dynamique de la saison. Soudain Jack en a trop vu, trop vécu…face à tout ce qu'il a enduré au fil des années ( la perte de sa femme, ses amis disparus, les gens qui l'on trahi, sa captivité en Chine etc..) et dont on le pensait remis, Jack sature. ILS ont été trop loin! Et le héros qui dépassait les limites dépasse soudain les bornes. Dans une explosion de rage vengeresse dont il s'auto-persuade qu'elle est légitimée, Bauer se met à utiliser toutes ses ressources pour régler ses comptes d'une manière tellement grave que même ses plus grands fans ne peuvent que se sentir tiraillé entre l'empathie que l'on éprouve pour lui depuis le premier jour et le dégoût de ce qu'il est sur le point de devenir ( et ce d'une manière bien plus efficace que celle de Lucas narrant la naissance de Dark Vador). Priant jusqu'au bout pour que le bon fond (car oui Jack a en lui un bon fond, une envie de bien faire et ce au péril de sa vie, devenant un archétype chevaleresque moderne avec tous les niveaux de gris que cela suppose) qui l'habite ne soit que caché et non disparu, le spectateur regarde effaré les actes de sang froid d'un Jack Bauer déterminé et plus redoutable que jamais.

La saison se termine en semi-cliffhanger. Et c'est les larmes aux yeux que l'on dit au revoir à un héros qui aura plus souffert que les autres. Oubliez les autres J.B (James Bond,Jason Bourne), Jack Bauer était le héros d'une époque qui en manque cruellement désormais.


lundi 31 janvier 2011

Live United Or Die Divided !

En 117 après J.C ,toute la Bretagne (future Grande-Bretagne, pas la région de France) est occupée. Toute ? Non, un peuple résiste encore et toujours à l'envahisseur : le peuple Picte. Rome a beau s'imposer, rien n'y fait : les pictes connaissent le terrain depuis des lustres et n'appliquent absolument pas les règles de la guerre telles que Rome les envisageait à l'époque (à savoir qu'une guerre se joue en une ou deux batailles décisives qui démontrent la supériorité, héritage venu des temps hellénistiques qui finira par disparaître, mais c'est une autre histoire). C'est une guérilla à laquelle se livre les natifs,et les garnisons romaines sont attaqués sans aucune retenue.

Quintus Dias ( Michael Fassbender),centurion et fier de l'être est fait unique prisonnier lors d'un raid : sa connaissance de la langue des pictes est jugée utile, il fera une bonne source d'information …si les pictes arrivent à faire plier sa volonté. Durant le même temps,les dignitaires romains en poste décident de porter un coup décisif et envoient la 9me légion,dirigée par le général Virillus (Dominic West) pour régler la question. Quintus Dias s'échappe et trouve sur sa route les légionnaires.

Neil Marshall , le réalisateur d'un des meilleurs films modernes de loup-garous (Dog Soldier) et du flippant The descent, s'attaque au genre du péplum. Et il ne le fait pas comme tout le monde. D'abord en imposant un rythme monstre à son film! Presque aucun temps morts dans cette œuvre guerrière et sauvage. S'inspirant d'un fait historique assez flou ( la disparition totale de la 9me légion qui, si les historiens penchent sans doute avec raison pour l'hypothèse d'une attaque picte bien organisée, reste un mystère. Rome elle-même organisera des recherches sans jamais dépasser le stade de la supposition sur ce qui se passa) Marshall a brodé une histoire de survie en territoire ennemi. Á partir de la décimation de la légion,le film ne cessera de surprendre par ses changements de situation : d'un film de "commando" cherchant à s'infiltrer pour sauver l'un des leurs, en passant par le survival horror dans une traque sans merci dans une nature hostile et rendue froide et menaçante par un directeur photo peu original ( exactement les même types d'éclairages se trouvait déjà dans " King Arthur" d'Antoine Fuqua…qui parlait lui aussi de Rome et de Pictes et dans l'incontournable Gladiator de Ridley Scott) mais inspiré de ne pas avoir cherché à faire de l'art expérimental. Le tout se terminant en un Fort Alamo (toutes proportions gardées bien entendu) antique et désespéré !

Michael Fassbender,en soldat désireux de retrouver son foyer et capable d'une brutalité sauvage pour sauver sa peau confirme tout le bien que j'ai pensé de lui lors de sa demi-heure de présence dans Inglorious Basterds,le voir dans un premier rôle est donc très agréable. Dans le rôle de la meneuse de la chasse aux romains on retrouve Olga Kurylenko, la dernière James Bond girl en date. Elle incarne Etaïn, guerrière et pisteuse sans pitié (à tel point que la Guenièvre jouée par Keira Knightley dans le film de Fuqua ressemble à une petite pisseuse vierge effarouchée à côté) dont la famille a été décimée par les romains qui lui ont coupé la langue. Muette de bout en bout,Kurylenko fait passer par le regard et ses attitudes toutes les émotions de son personnage.

La réalisation est fluide, les combats sont nombreux et toujours lisibles et, chose rare, on voit du sang. Beaucoup (pas tendance " 300" mais pas loin)! La guerre est sale, violente et sanglante. Il n'y a rien de beau ou de poétique là-dedans. Le rythme, comme je disais plus haut est rapide. 1h37 de film pour raconter toutes les péripéties des héros. Pas de fioritures mais on aurait quand même apprécié une petite demi-heure de plus pour rester un peu plus dans cette ambiance frénétique qui nous rappelle sans cesse que nous assistons à une lutte âpre et cruelle pour la survie. Un film des plus conseillé mais qui risque d'en frustrer plus d'un qui s'attendrait à une resucée de Gladiator ou de Troie !

mercredi 1 décembre 2010

I've been promoted.

Pas de chroniques aujourd'hui mais une annonce à faire. On m'a offert la chance d'écrire pour le site DVDactu.be. J'ai saisi cette chance et je vous informe donc que je suis en charge des news consacrées au cinéma ,plus tard viendront également la rédaction de tests dvd/blu-ray. Avant toutes choses,que les lecteurs du blog se rassurent,je n'abandonne pas mon poste ici. je continuerai évidemment à traiter les fims,séries,etc ...dans ces pages virtuelles. Cependant les tests demandés par DVDactu seront toujours disponibles à l'avance sur ce site! Ensuite seulement ils rejoindront leurs grands frères sur mon blog. Si seule l'actualité audio-visuelle vous intéresse,je vous invite donc à me rejoindre très vite là-bas (le lien vers le site est disponible dans ma barre des liens).

C'est une sorte de reconnaissance de ma plume et j'aimerais donc remercier Fab de DVDactu pour m'avoir proposé de travailler avec lui sur son bébé. Ensuite je remercie chaleureusement Minus,qui se reconnaîtra,puisqu'elle m'a encouragé à accepter l'aventure et qu'elle a été la première à me montrer de l'enthousiasme au vu de mon nouveau statut (coiffant au poteau mon frère et ma propre mère...mais de peu ). Je remercie aussi mes lecteurs (silencieux ou non).Et enfin je voudrais remercier spécialement Néault. C'est lui qui au fil de ses articles m'a donné envie de me lancer dans un blog. Sans lui je ne l'aurai sans doute pas ouvert...

lundi 11 octobre 2010

Science-Fiction 2.1

Après un final qui avait laissé pantois, Fringe devait démarrer fort sa seconde saison. Et c’est ce qu’elle fait. La voiture de l’agent Olivia Dunham est retrouvée accidentée, mais aucune trace de la jeune femme. Le Dr Bishop et son fils Peter (qui est aussi son tuteur légal) arrivent sur place…et à ce moment-là Olivia traverse le pare-brise à une allure folle. Comment s’est-elle retrouvée soudain à un endroit où elle n’était clairement pas ? Question que ne se pose pas pour le moment ses collègues car Olivia est dans le coma et son pronostic vital est engagé.De plus,un mystérieux tueur est à ses trousses,sa survie devient leur seul objectif.

Ça démarre fort je vous l’avais dit.

Ne tournons pas autour du pot, cette seconde saison est meilleure que la première. De nombreux défauts ont été gommés et le fait de passer d’un format de 49 minutes à un de 42 permet d’imprimer un rythme plus serré aux intrigues, ce qui rend la série plus prenante et passionnante.

Après une saison surtout centrée sur le passé d’Olivia,ce sont les origines de Peter et le passé de Walter qui vont nous intéresser particulièrement cette saison. De révélations en révélations les sentiments et la dynamique du groupe vont être ébranlés au fil de 22 épisodes haletants.

L’un des grands intérêts de Fringe c’est,qu’à la différence d’X-files par exemple, de très nombreux épisodes font avancer l’intrigue principale. Les auteurs savent où ils vont et ne cherchent donc pas à distiller les résolutions des énigmes 3 saisons plus tard. Ici on avance vite mais sans précipitation, le tout nous menant vers un double épisode final absolument jouissif et dont la fin promet de grandes choses pour la saison 3 ( et vu les 3 premiers épisodes de cette 3éme saison,les promesses ont l’air d’être bien parties pour être tenues).



Les épisodes plus indépendants restent très agréables bien que parfois moins prenant que ceux en rapport direct avec la mythologie de la série ,on retiendra pourtant au moins l’un d’entre eux, un épisode très spécial puisque Walter raconte une histoire à la nièce d’Olivia. En résulte une enquête navigant entre l’ambiance des polars noirs des années 50 matinée de science-fiction à la Tim Burton et saupoudrée de comédie musicale,rien que ça. Un épisode relaxant juste avant le final apocalyptique.

Nous passerons également par un univers parallèle où diverses choses ne sont pas comme chez nous...comme l'histoire des comics par exemple,dont je vous donne ici quelques exemples. Les connaisseurs apprécieront :

Pourquoi uniquement du DC Comics me demanderez-vous ? (et vous avez bien raison de la demander). Et bien tout simplement parceque Fringe est produite par Warner Bros....détentrice de la firme DC. Tout s'explique,tout se tient !

Cette saison sera dispo en dvd et blu-ray en janvier mais les blu-rays américains possèdent les sous-titres français et sont multi-zones…n’hésitez pas si vous êtes passé à la technologie HD !

dimanche 9 mai 2010

Campbell...Bruce Campbell !

Dans une petite ville perdue dans un des trous du cul de l’Amérique, une bande de jeunes dévergondés en quête d’un peu de luxure adolescente libèrent par inadvertance Guan Di,le dieu chinois de la guerre et protecteur du Tofu ! Guan Di déambule la nuit et trucide les descendants des responsables d’un accident de mine ayant couté la vie à des ouvriers chinois au 19é siècle. Et pour combattre ce démon,ils n’ont rien trouvé de mieux que de kidnapper Bruce Campbell,inoubliable Ash de la trilogie Evil Dead alors en plein tournage de son nouveau film,une série Z, Cavealiens 2 !

Le film est réalisé par Campbell himself qui ne tombe pas de la narcissisme. Il n’oublie pas qu’il a essentiellement fait carrière dans la série B et de nombreux clins d’œil ou de références à sa carrière font mouches dans le film. Au début, Bruce pense être face à un jeu de rôles géant dont il est le héros puisque son agent (Ted Raimi, qui cumule trois rôles dans le film) lui avait promis un cadeau d’anniversaire mémorable. Il se prend pour le roi de la ville jusqu’au moment où il réalise que la menace est réelle…et là il révèle la poule mouillée qu’il est, dans un déluge d’humour amoral et noir. Les séquences de tueries sont des parodies de ce qui se fait toujours dans les films d’horreur,à tel point qu’on se met à avoir un grand sourire en se disant « tiens ,celui-là il sait qu’il y a un tueur mais il se balade quand même tout seul. Il mérite vraiment de crever. » ,et ça ne manque pas !

My Name is Bruce n’en est pourtant pas parfait,mais en ne tirant pas en longueur (à la différence de beaucoup de comédies américaines) il permet de passer un agréable moment pour les zygomatiques. Les bonus du DVD quant à eux ne prennent pas grand-chose au sérieux et c’est tant mieux !

samedi 16 janvier 2010

Il y a quelque chose de pourri sur l'île de Manhattan.

La série juridique où l’on voit le moins une salle de tribunal est de retour. Ellen Parsons (Rose Byrne), jeune avocate désabusée, a deux objectifs dans la vie à présent : retrouver l’homme qui a tué David, son fiancé...et faire tomber Patty Hewes (Glenn Close) , sa boss, pour avoir tenté de la faire « taire » de manière un peu trop définitive à son goût. Et pour cela, Ellen a décidé de jouer les taupes pour le FBI. Sa mission est de la faire mordre à l’hameçon sur une affaire montée de toutes pièces par le Bureau mais les choses se compliquent quand Patty lâche l’affaire pour défendre Daniel Purcell (William Hurt) un fantôme de son passé, dans une affaire de meurtre. Purcell lui avait quelques heures plus tôt envoyé des documents compromettants sur son employeur en rapport avec un nouvel agent chimique toxique.

Coup bas,manipulations,rebondissements,tous les ingrédients sont là accompagnés de ficelles que l’on connait mais la mayonnaise prend comme jamais car les auteurs en usent sans en abuser et ce sans qu’on ne puisse les voir venir. Si vous en avez assez des Boston Justice ou autres,cette série est faite pour vous.Et si vous n’en avez pas assez et bien cette série est faite pour vous aussi.

vendredi 8 janvier 2010

Adventure is out there

La jaquette du dvd (enfin la « steel-box » pour ma part) annonce fièrement : ''le meilleur film de 2009''. S’il n’y avait pas eu Gran Torino ou Avatar j’aurai acquiescé plus que de raison.


Up (Là-haut en Vf) est le dernier petit bijou des studios Pixar (en attendant Toy Story 3 cet été). Il raconte les aventures de Carl, vieillard bougon que l’on veut placer en maison de repos et de Russel, jeune scout qui ne sait rien de la nature. Bien sûr, on se doute que le conflit générationnel va nous livrer de jolis gags mais le propos n’est pas là.


Et l’apparente gaieté du film est fondée sur le drame que vit Carl. Seul depuis le décès de sa femme Ellie (leur relation est expliquée durant les 10 premières minutes du film, magiques et sensibles elles risquent bien de vous enlever une larme ou deux. Encore un coup dans les dents des détracteurs de l’animation convaincus qu’un dessin animé est vide et futile), Carl vit dans la maison de leurs rêves qu’il refuse mordicus de vendre à un entrepreneur quelconque chez qui on devine un regard de requin derrière des lunettes noires. Un incident malheureux viendra obliger Carl à se rendre en maison de repos, mais c’est sans compter sur cet ancien vendeur de ballon bien décidé à enfin partir à l’aventure, grand rêve à lui et Ellie depuis leur tendre enfance. Et que la vie et ses obstacles ont toujours empêché.






Le jour de son départ, il s’envole avec sa maison, accrochée à des milliers de ballons à hélium. Ultime tentative d’un vieillard pour qui le monde réel n’est plus aussi beau qu’autrefois et qui décide de se rattacher à ses rêves, Up est une métaphore sur ce goût de l’aventure et de l’imaginaire que l’on devrait supposément perdre une fois arrivé à l’âge adulte. Les sclérosés de l’imaginaire n’aimeront pas. Les autres s’émouvront devant un récit d’aventures bourré de plus d’inventivité que l’ensemble du reste de la production hollywoodienne de 2009 (oui je sais j’exagère, mais de si peu) où l’on peut croiser un oiseau étrange (sorte de croisement entre Bip-Bip et un casoar),un chien qui parle et dont le taux de sérotonine est élevé (c’est pas dit dans le film mais ça se voit ), un aventurier fou prêt à tout et un héros du 3ème âge qui nous montre que les jeunes premiers ne sont pas les seuls à pouvoir jouer les acrobates de films d'action.
Pas le meilleur film de l’année mais assurément l’un des meilleurs (encore une fois, enlevez Gran Torino et Avatar et il aurait eu la palme).

vendredi 13 novembre 2009

24 heures de plus.

Jack Bauer est de retour,pour une nouvelle journée en enfer (bin oui,y a pas que Bruce Willis). Auditionné par le sénat ,qui a démantelé la CTU, Jack doit faire face à ses actes passés : interrogatoires musclés (pour ne pas dire torture de suspects et autres actions douteuses au regard de la loi mais nécessaires ,selon lui, pour sauver des vies innocentes.Et s'il doit en payer les conséquences,il le fera. Mais les questions n'ont pas commencé à tomber que le FBI,en la personne de l'agent Renée Walker, réclame son aide dans une affaire urgente. En effet,l'une de ses anciennes connaissances semble liée à une attaque terroriste en préparation. Mais l'identité du suspect va plonger Jack dans le désarroi le plus total. Tony Almeida,un ancien collègue est vivant,et semble avoir cédé au coté obscur de la Force.

Disons le tout net, "24" est ma série préférée. Action,suspense,cliffhanger de la mort qui tue,tout est réuni pour que le spectateur ne lâche jamais son écran de télévision des yeux. La série a été récompensée de 5 Emmy Awards dans la catégorie série dramatique lors de sa 5me (et meilleure!) saison. Alors quand je lis un peu partout que cette saison 7 est LA meilleure,je me dis"mamma mia" je vais avoir un orgasme télévisuel....Et bin non. Certes la saison n'est pas honteuse loin de là mais pour être l'une des plus prenante elle a dû sacrifier pas mal d'éléments,comme l'aspect dramatique qui est bien moins poussé malgré l'état de Jack à la fin de celle-ci. Ou encore certains retours de personnages secondaires donnant lieux à des confrontations douloureuses sur le plan physique et/ou mental pour notre héros.




Le rythme soutenu et l'absence de temps mort parviennent à occulter ses petits défauts mais on sent que les scénaristes tirent de plus en plus sur la corde,il faut un peu de sang neuf dans le pool d'écriture et vite car on retrouve dans la saison 7 un patchwork de "déja-vu" des autres saisons: une menace biologique (saison 3), une cachette contenant une disquette pleine d'infos (saison 2) , un gadget gouvernemental censé contrôler les infrastructures sensibles (saison 4)., le retour d'un héros mort aux yeux de tous (saison 5).Un vrai panel de ce qui s'est déjà fait.On évite de justesse l'explosion nucléaire quand même mais l'idée a dû être évoquée à un moment ou un autre, j'en suis persuadé.



Comme dans les dernières saisons,plusieurs menaces (il est loin le temps où une seule menace durait une saison) planent sur les USA mais plus on avance et plus on retrouve dans les aventures de Jack Bauer ce qui a fait la décrépitude de James Bond à ce niveau-là : des méchants méglaos et un pseudo-SPECTRE qui tire les ficelles. On saluera par contre l'arrivée du personnage de Renée Walker,agent du FBI qui abhorre les techniques de Bauer mais qui devra faire des compromis avec sa conscience lors d'une journée longue et pénible pour elle. Elle est incanrée avec conviction et justesse par Annie Wersching et vers la fin de saison son personnage prend de l'importance,à tel point que j'en viens à me dire que si Kiefer Sutherland quitte la série,elle pourrait le remplacer haut la main. Kiefer Sutherland qui continue d'exceller dans ce rôle,chaque saison lui permettant d'approfondir un peu plus le caractère de cet antihéros qui ne pardonne rien et qui finira forcément mal. Quelques nouvelles têtes dans le casting et un changement de lieu salutaire (on passe de Los Angeles à Washington D.C,ville moins ouverte et qui donne un sentiment plus claustrophobique) permettent de ne pas trouver que la sauce a failli ne pas prendre.


Allez malgré mes petites(très petites,je l'ai regardée en seulement 2 séance quand même) réserves face à cette saison,j'attends la 8me avec impatience.

vendredi 17 juillet 2009

Et le miroir se brisa.

Lors d'un anniversaire en famille,un grand miroir se détache du mur et se fracasse sur le sol.Personne n'y prête vraiment attention mais les 7 ans de malheur promis ne vont pas tarder à tomber.



Le lendemain Gina,l'une des convives de la soirée,croise sa voiture conduite par son sosie. Intriguée elle suit l'étrange femme jusque chez elle et repart avec sa voiture. Perdue dans ses pensées,elle heurte un autre véhicule et est transportée à l'hôpital. Elle ne se rappelle plus les détails de l'accident. Son petit ami lui semble soudain bien différent de l'être qu'il était.






Enième variation sur le théme du doppelganger (théme récurrent dans le fantastique littéraire,beaucoup moins au cinéma),The Broken aurait pû être un slasher de plus. Il n'en est rien. Ici l'esthétique prime dans une étrange ambiance poétique entre la mélancolie et la paranoia. Lena Headey interprète une femme perdue après un accident et qui commence à douter de sa santé mentale avant de remettre de l'ordre ses souvenirs.






Le film est un peur court (80 minutes) et aurait sans doute mérité 20 minutes de plus tant la mise en place est longue par rapport à la partie suspense et frissons qui clôt le film. Jusqu'au bout on s'interroge sur ce qu'elle et son entourage vivent depuis la chute du miroir et l'on rejoint alors certains obsessions très Priestiennes (Christopher Priest est un auteur de SF. Ses oeuvres traitent des doubles et des divers niveaux de réalités qui peuvent s'entrecroiser,on lui doit Le Prestige entre autre). Petit bémol,l'ensemble manque un peu d'âme: la mise en scéne quoique très esthétique et par moment très efficace (la scéne du rêve et du métro sont assez prenantes) ne compense pas le manque d'intérêts ressenti pour les personnages qui apparaissent souvent comme trop distants. Mais cela reste à voir pour son ambiance,Lena Headey et les retournements de situation.


lundi 8 juin 2009

Breaking the code.

Il y a dix ans (à quelques jours près) sortaient sur les écrans « The Matrix », film vite rendu au statut de film culte. Nombreuses sont les personnes à avoir loué son originalité et sa manière de faire passer de la philosophie dans un film d’action à gros budget. Si il est indéniable que faire passer de la philo dans un blockbuster est un bel effort il n’est en rien original…tout comme le contexte de l’histoire d’ailleurs.









En 1984 (soit 15 ans avant le film) sortait un livre : "Neuromancien" de William Gibson. Un pirate informatique spécialiste du piratage de la matrice (le cyber-espace du futur, accessible via diodes et prises neurales) se voit aborder par une femme en noir (lunettes noires,manteaux noires…) experte en sports de défense…ça ne vous rappelle rien ? La femme,Molly,travaille en fait pour un tiers,Armitage et ensemble ils vont tenter d’infiltrer le réseau d’une grande compagnie en passant par la ville stellaire de Zion. Les Wacho connaissent ce livre et ses suites : la musique de la poursuite sur l’autoroute dans Matrix Reloaded se nomme « Mona Lisa overdrive » qui est le titre de la première suite de Neuromancien.










Les Wachowski travaillaient sur un script de V pour vendetta avant de s’atteler à The Matrix. Le comic et le film étant disponibles facilement (enfin surtout le film) je ne m’attarderai pas sur les similitudes que l’on peut rencontrer entre les deux œuvres si ce n’est que les protagonistes principaux sont considérés par la population comme des terroristes dangereux.
Le décor est planté,ces deux œuvres sont futuristes (enfin avec le temps V a fini par être uchronique) : matrix se passera dans le futur.
Dans un monde ou la guerre contre les machines se passe sous un ciel noir et menaçant…si vous vous attendez en ,lisant ces lignes à voir débarquer John Connor, ce n’est pas un hasard….certains parlent purement et simplement de pillage des films de Cameron quand ils évoquent Matrix et même si l’histoire est trop différente pour vraiment parler de pillage,on peut dire qu’une filiation officieuse existe bel et bien.
Dans Terminator les flash-backs montrent les humains se battre de nuit contre des monstres mécaniques, quand dans notre époque un simple humain se bat contre une machine presque indestructible à forme humaine.

Dans Matrix les humains se battent contres des monstres mécaniques sous un ciel éternellement couvert et une fois dans la matrice (qui est une représentation de notre époque) des humains se battent contres des programmes informatiques indestructibles à forme humaine (si tant est qu’un programme ait une forme mais si vous avez lu jusqu’ici c’est que Matrix ne vous est pas inconnu).

Les héros ,dans la matrice,possèdent des capacités dignes de super-heros dont les frères Wachowski sont friands. Ainsi ils marchent sans mal sur les murs,saute des distances impressionnantes . Néo quant à lui est presque Superman : il vole, stoppe les balles et arrive même à ranimer les morts.


Mais deux œuvres ont fortement influencé Matrix pour son look visuel. Un anime japonais, ghost in the shell , et le film Dark City.























Dans Ghost in the shell les humains ont tous au moins un cerveau boosté relié au réseau,d’autres sont devenus des cyborgs à part entière comme l’héroïne du film,acquérant ainsi des capacités physiques hors normes. Ce corps artificiel lui fait se poser des questions sur sa propre humanité etc… (le niveau philosophique est bien présent,et Ghost in the shell 2 est carrément empli de dialogues tirés de philosophes). Visuellement il a influencé matrix plus que tout autre et les photos ci-dessous devraient vous en convaincre.

















Dark City est un film d’Alex Proyas (I,Robot,Prédictions) sorti en 1997. Dans une ville à la nuit éternelle ,John Murdock se réveille sans souvenir. Il est contacté par un étrange médecin qui semble en savoir long sur lui pendant que des hommes en noir tentent de l’intercepter. Ces étranges personnages disposent de talents paranormaux que Murdock semblent avoir acquis…ce qui mènera le joug secret de ces personnes à sa perte. On retrouve le thème de l’être à part qui bat les asservisseurs sur leur propres terrains mais là n’est pas la question. Non,en raison d’un budget restreint,les décors de the matrix n’ont pu être tels que le voulaient les Wacho… ils ont donc rachetés des décors existants : ceux de Dark City ! Un véritable pillage cette fois-ci poussé sans doute par la nécessité mais pillage quand même.

(on notera que dans Ghost in the shell,les diodes se fixent aussi à l'arrière du crâne) .




Les photos servant de comparaison ont été tirées des sites suivants : http://www.mig81.com/matrixgits/page6.html
http://jjlapin.free.fr/darkvsmat/


Je possède tous les films et livres cités mais bon pour les photos j'avais pas très envie de me refaire tout ça sur mon PC et de foirer les captures d'images.