présente...
Après avoir évoqué Alex Toth (1928-2006) je tente de citer, avec illustrations, brièvement, ses références majeures. J’en oublie (des "moindres, comme Lee Elias) et focalise sur les principales revendiquées.
Toth ne citait pas souvent (mais un peu quand même) Eisner (1917-2005) alors je n’illustre là que ceux qui reviennent le plus souvent , par « ordre de disparition »
Roy Crane (1901-1977)
Certes parfois un peu daté, mais on perçoit ce qui a pu plaire à Toth dans l’utilisation des plans (cf le cactus en première image, et les silhouettes du strip 2) et de la compo simple et lisible
Du photoréalisme avant l'heure
et un gros plan sur un chouette technique de texture
Noel Sickles (1910-1982).
Illustre "inconnu" au regard de la notoriété de celui qu’il influença (et qui l’influença), Caniff.
Fantastique illustrateur, et auteur de strips Caniffiens au possible
Milton Caniff (1907-1988).
De loin celui que la postérité reconnait le plus (Hugo Pratt ne jurait que par lui !) Auteur majeur sur lequel j’espère revenir un jour plus en détails. Influence évidente de Toth dans la gestion des masses et la simplification (même si, à mon sens, Toth ira plus loin encore, et même mieux)
Frank Robbins (1917 1994).
Celui que je connais le moins parmi ceux qui, pourtant, on aussi fait un passage dans le comics . Son style
« déformé » m’effrayait au hasard d’un Batman ou Captain America. Alors que lorsque l’on voit ses strips, la filiation est évidente avec cette école du « noir c’est noir »
C’était donc un mini aperçu. Aller plus loin est compliqué tant ces grands anciens s’influençaient les uns les autres et, plus dur encore, travaillaient parfois les uns pour les autres anonymement (des « ghosts ») à certaines époques, sur certaines bandes.
Tous ces géants ont des points communs : ils travaillaient essentiellement pour le noir et blanc, avec une impression d’une « qualité » telle qu’il leur fallait travailler leurs contrastes n et b au maximum, + une rapidité d’exécution si soutenue (strips quotidiens) qu’ils avaient à utiliser des assistants, dont certains célèbres (Caniff a ainsi « utilisé » le neveu de Norman Rockwell). Et surtout, ils devaient épurer leur dessin et jouer sur les masses de noires : or faire cela, contrairement aux apparences, n’est pas donné à tout le monde (essayez de remplir de noir un dessin et voyez s’il reste lisible) donc seuls les meilleurs sont restés.
En espérant que ca vous ai donné envie d'en savoir plus sur ces grands anciens, "pères fondateurs"