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mercredi 3 octobre 2018

L'Affaire...Milazzo

 Je n'ai consacré qu'une seule entrée à l'excellent Ivo Milazzo
Dans les commentaires d'alors, Laurent L. évoquait une merveille chez Mosquito : l'affaire Marion Duval
Bon, ok, pardonnons lui cette erreur de nom de famille car pour le reste il a raison : une merveille, sur laquelle je suis tombé par hasard en brocante
 Cette histoire d'un privé à 4 sous, dans le milieu du ciné, enquêtant sur la drôle de disparition d'une starlette, parait vue et revue, mais les clichés sont très bien utilisés et les perso ont plus de définition que dans bien des livres de ce genre.
Le trait de Milazzo, en feuilletant rapidement, pourrait paraitre rapide, trop presque.
Que nenni!
Une merveille on vous dit!
J'ai pris quelques photos
Toth n'est jamais loin de cet art du clair obscur
 le naturel de la compo de cette case 3
 cette façon de créer une ambiance, en peu de traits, dès la première case
 des cases sont à la limite de l'abstraction, comme celle ci (petite dans le livre) qui est fascinante avec ces blocs de noir et blanc
Milazzo est vraiment un grand!
Je ne sais pas si ce beau livre, de 2006, se trouve encore en commande/librairie, mais il vaut la recherche

mercredi 23 mai 2018

La semaine de l'Italie, Acte II : Les Impressions de Milazzo

Je reviendrai probablement sur lui plus en détail un jour. Restons latin, et après Mr Mastantuono voici un autre géant du fumetti : Ivo Milazzo
Je n'ai que trop peu de choses de lui, mais que c'est beau! (Tex par exemple)
On est dans la cour de Fernando Fernandez, Dino Battaglia et autre Sergio Toppi (la folie en moins)
Je suis de plus en plus amoureux de ce type de trait, flirtant avec l'impressionnisme. Les planches ci dessus, et la suite en dessous, sont magnifiques
J'aimerais trouver ses Ken Parker en n et b mais je n'y parviens pas
Un jour...
Il est l'application de ce que faisait, et disait, Joe Kubert : les personnages sont posés devant les yeux du lecteur, comme suspendus par des pinces à linge, tout en douceur, en finesse et suggestion.
Le lecteur comprend, et habille le dessin de lui même.
Trop de détails et le trait est lourd. Pas assez et on arrive sur de l'abstraction, de l'esquisse trop fine pour être complétée par le lecteur. L'équilibre est pour les alchimistes. 
Mais assez parlé, regardez plutôt cette séquence de Ken Parker. Probablement pas assez terminée pour bien des lecteurs, moi je la trouve extra, mais à ne pas mettre en couleur (ou alors avec un sens de l'aquarelle au top) et si possible à imprimer telle que vous la voyez, en niveau de gris
Il a aussi fait du Nick Raider
 
 Quand il se met à la couleur il touche sa bille
 
 La couv de l'un des très rares bouquins trouvables en vf (chez Mosquito) Tom's Bar, et son original.
Il faudra que je le recherche à l'occasion. Je l'ai eu, et en garde un bon souvenir, mais il est parti il y a longtemps vers NYC chez un encreur de ma connaissance,  et je n'ai jamais pris le temps de le chercher à nouveau


Vendredi...Acte III