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vendredi 27 décembre 2019

...l'homme détruit

 La période se prête, ou devrait, aux bons sentiments. Expression malheureusement galvaudée.
Ce comics les symbolise
Claremont avait parfois tendance à en faire des tonnes, mais avec le recul il fut un précurseur et ce one shot est terriblement bon, et d'actualité
Les mutants symbolisent ici toutes les minorités opprimées
 
 Pour la majorité des lecteurs de comics c'est Marvels, de Busiek et Ross, qui a apporté le réalisme aux super héros
C'est en fait, entre autres, Neal Adams
Et pour moi c'est ce one shot, découvert en vf à 11 ans
 Brent Anderson est de l'école Neal Adams. Son trait, réaliste mais pas hyper réaliste, couplé à une colo détonante, me fascinait
 Bien des scènes me restent encore à l'esprit, comme celles ci (et bien d'autres)
 

 ou cette séquence, très dure
La vf utilisait alors les bulles et cartouches d'origine (d'où un souci de place occupée par la langue de Molière) mais la censure sévissait encore beaucoup
Sur ces pages la violence est suggérée plus que montrée et du coup à part une tache de sang qui disparait les deux versions sont identiques, et aussi fortes

 
 
 Je ne suis pas fan du Magneto repenti, encore moins de celui qui dirigea l'école de Xavier mais celui qui est présenté là, à la fois humain et plein de rage, me va
 
 Claremont est au sommet de ce qu'on pouvait attendre de lui. Anderson le suit à merveille
Son discours peut sembler désuet de nos jours tant il fut repris ensuite, mais d'une part celui ci fut (avec des O'Neil/Adams avant lui) parmi les premiers, et d'autre part il est bon parfois de rappeler des fondamentaux, par le biais de ce véhicule qui fut (pour moi c'est du passé) extraordinaire : les super héros pour enfants/ado

mardi 11 septembre 2012

New York

 Jour malheureusement "idéal" que ce 11 septembre pour un mini éclairage sur cette ville fascinante.
Romita jr, celui qui eu la lourde tache d'un numéro spécial d'Amazing en 2001 a souvent, et de belle manière, évoqué NY.
Ici sur lors du run mythique de DD avec Nocenti/ Williamson
 Et de nombreuses fois sur Spidey, en l'incluant dans un NY réaliste (mais pas photoréaliste)
 Jack Kirby, sur cette histoire que j'adore (reprise dans Streetwise) rendait hommage au NY de son enfance
 Et avec quelques recherches Google on voit vite que sa mémoire était parfaite
 Reste que l'hommage ultime à New York c'est...New York, de Will Eisner
La couv
 L'original
 Une tête de chapitre rough/encre

 et "ma" page

Conclusion avec cette planche originale de circonstance : Tirée du GN X-Men God loves, Man kills, de Chris Claremont/ Brent Anderson (Lug/ Dieu créé l’homme détruit) Excellent malgré un coté cliché

 lecture choc, en vf, pour l'ado que j'étais