Voir des pages de la mini série à venir The Question (perso créé par Steve Ditko) m'a presque donné envie de la tenter
Lemire est un bon scénariste et ce serait l'occasion d'acheter du Denys Cowan.
Il est encré par l'ultra talentueux et versatile Bill Sienkiewicz
Ils sont amis et ont une approche similaire d'un comics mainstream (sauf que la palette de Bill S. est bien sur infiniment plus vaste)
Cowan est, au crayon, comme pouvait l’être Gene Colan, c’est à dire qu'il ne se soucie pas d'une éventuelle impossibilité de rendre à l'encre ce qu'il fait au crayon. Il se fait plaisir avec les hachures, les textures...
Ici, on voit que le dessinateur et l'encreur ont la même façon d'envisager le rendu mais Sienkiewicz ne se base que sur l'impression finale, pas sur le détail
Aucun trait de crayon n'est fidèlement "tracé" à l'encre, mais le ressenti final est sensiblement identique
L'encrage, pour adapté qu'il semble être, me parait quand même rapide (un peu comme avec Klaus Janson/ End of Days)
Le duo est impressionnant
mais ils ont une telle parenté d'esprit (et d'influence/Toppi...) que lorsque c'est chouette on ne sait pas grâce à qui, en priorité...
et quand c'est moche on ne sait qui est le principal fautif
Une preuve que son crayonné est instinctif, un peu brouillon mais plein d'énergie :
Tom Palmer fut, bien sur, de ceux qui surent l'encrer
tout comme, plus étonnamment, le très propre Palmiotti (ici sur la ligne de comics DC afro- américaine, Milestone)
Je trouve extra la combo avec Simonson, dont l'influence Toppi est encore plus (re)connue
Ma préférence va à cette trop rare collaboration avec Janson qui sut garder l'énergie du crayonné, comme Sienkiewicz, mais en étant nettement plus fidèle aux traits
Je crois que la première fois où j'ai vu le nom de Cowan, c'est sur ce vieux RCM que je n'ai plus et dont je n'ai gardé aucun souvenir
J'ai n'ai tenté son travail qu'au début des années 90, sur ce premier numéro, attiré que j’étais par un rendu un peu "brouillon" qui me parlait (déjà l'effet Janson?) et qui, en fait, était un travail à l'encre du très bon Mike Manley