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vendredi 13 décembre 2019

Cowan

 Voir des pages de la mini série à venir The Question (perso créé par Steve Ditko)  m'a presque donné envie de la tenter
Lemire est un bon scénariste et ce serait l'occasion d'acheter du Denys Cowan.
Il est encré par l'ultra talentueux et versatile Bill Sienkiewicz 
Ils sont amis et ont une approche similaire d'un comics mainstream (sauf que la palette de Bill S. est bien sur infiniment plus vaste)
Cowan est, au crayon, comme pouvait l’être Gene Colan, c’est à dire qu'il ne se soucie pas d'une éventuelle impossibilité de rendre à l'encre ce qu'il fait au crayon. Il se fait plaisir avec les hachures, les textures...
Ici, on voit que le dessinateur et l'encreur ont la même façon d'envisager le rendu mais Sienkiewicz ne se base que sur l'impression finale, pas sur le détail
Aucun trait de crayon n'est fidèlement "tracé" à l'encre, mais le ressenti final est sensiblement identique

 
 
 L'encrage, pour adapté qu'il semble être, me parait quand même rapide (un peu comme avec Klaus Janson/ End of Days)
 
 Le duo est impressionnant
 mais ils ont une telle parenté d'esprit (et d'influence/Toppi...) que lorsque c'est chouette on ne sait pas grâce à qui, en priorité...
 
 et quand c'est moche on ne sait qui est le principal fautif
 Une preuve que son crayonné est instinctif, un peu brouillon mais plein d'énergie :
Tom  Palmer fut, bien sur, de ceux qui surent l'encrer
 tout comme, plus étonnamment, le très propre Palmiotti (ici sur la ligne de comics DC afro- américaine, Milestone)
 Je trouve extra la combo avec Simonson, dont l'influence Toppi est encore plus (re)connue
 Ma préférence va à cette trop rare collaboration avec Janson qui sut garder l'énergie du crayonné, comme Sienkiewicz, mais en étant nettement plus fidèle aux traits
 
 Je crois que la première fois où j'ai vu le nom de Cowan, c'est sur ce vieux RCM que je n'ai plus et dont je n'ai gardé aucun souvenir
 J'ai n'ai tenté son travail qu'au début des années 90, sur ce premier numéro, attiré que j’étais par un rendu un peu "brouillon" qui me parlait (déjà l'effet Janson?) et qui, en fait, était un travail à l'encre du très bon Mike Manley
 
 
 

mercredi 3 juin 2015

Convergeons vers DC

 Je ne connais rien du tout à ce que fait DC en ce moment. Et comme je ne lis qu'en fonction des dessinateurs, il suffit que ceux que j'aiment aillent sur un titre DC actuel, et je ne comprends plus rien. C'est le cas avec cette série de comics, Convergence. Une sorte de reboot pré crisis qui ramène les anciens perso d'avant les new 52, avec un arbitre façon Beyonder de chez Marvel, enfin je crois. Bref on s'en fout (en tout cas moi oui)
Mais 3 auteurs dont je suis le boulot participent, donc..moi aussi
Lee Weeks est toujours aussi bon, un narrateur extra surtout couplé avec le certes moyen Dan Jurgens, mais qui le laisse raconter visuellement à sa guise, et c'est beau
 
 
 
 Il s'encre lui même, admirablement, et redouble d'efficacité
 ce que j'ai préféré dans ce comics, c'est cette scène. Culcul la praline ok, mais qui est admirablement traitée par Lee Weeks. Une approche minimaliste (façon Alex Toth, surtout case 1) et une magnifique expression de Sup en dernière case
 Malheureusement s'il signe la couv du 2, c'est Dan Jurgens qui dessine l'intérieur (avec Norm Rapmund à l'encrage)
 Jurgens est un honnête dessinateur, sans plus. Il tente de s'approcher un peu du style de Weeks (page 1) mais sans y parvenir
 
L'autre icone DC, Batman, avec Robin pour l'occasion. Là encore je me moque du scénar (ou le contraire d'ailleurs) mais je voulais redécouvrir le méconnu Denys Cowan, surtout encré par Klaus Janson
 Cowan a un crayonné plein de petits traits partout, ce qui fait que soit l'encreur les efface en partie, soit il s'amuse avec, ce que fait Janson ici. Ca peut faire lourd, voire fouillis, mais j'aime bien
 

 Lorsqu'il découpe sobrement (1) on y gagne, sur une pleine page (2) ça va aussi, mais l'aspect bordélique ressort vite (3)
 
 
 Sur ce second épisode il y a un autre encreur crédité, Joe Rubinstein. Je crois avoir identifié ses pages. Il me parait clair que la dernière, celle ci dessous, est de sa main. Il est amusant de voir qu'il essaie de copier ouvertement le style du titulaire : les croisillons dans la cape sont du pur Janson, mais le hachurage reconnaissable sur l'immeuble du bas en case 2 par exemple, et une copie ratée. Son trait est globalement plus raide mais l'harmonie d'ensemble est là
Cette entrée est trop longue, suite et fin vendredi