Voici une BD de 1988 dont j'ai tourné autour de la vf (Comics usa), à l'époque, sans jamais l'acheter.Wrightson me plaisait mais je n'aime tellement pas les thématique habituelles de Jim Starlin (euphémisme) que je ne l'ai jamais lue
Voilà qui est corrigé avec la vf Urban toute récente
Voilà qui est corrigé avec la vf Urban toute récente
Je ne sais pas si, à l'époque, j'aurais adoré ou détesté. Adoré car si ouvertement en lien avec mon livre de chevet, tout juste sorti à l'époque, The Dark Knight Returns, ou détesté car justement trop dans le sillage, mais moins original.
Avec du recul on voit que la marque au fer rouge est bien là (thématique, violence, noirceur, écrans de tv...) mais Starlin est loin de plagier la forme de Miller (les écrans cités exceptés). Il garde sa voix, contrairement à bien des suiveurs de Miller. Cette histoire bien glauque, d'un gars qui endoctrine les masses en se basant sur la religion et lui fait faire des erreurs, nous renvoie aujourd'hui très amèrement à un groupe de fanatiques innommable.
On sent bien que des tas de récits de Batman postérieurs lui doivent des choses, tels le Batman de Nolan au ciné ou des récents scénar de Snyder. Starlin me plait bien plus sans ses entités cosmiques en tout cas. Il ne révolutionne rien, il fait ce qu'il promet dans la préface de 90 : divertir en faisant un peu réfléchir
Au dessin on ne présente plus le Master of Macabre, Bernie Wrightson, demi Dieu du clair obscur et indétrônable illustrateur de Frankenstein et autres Swamp Thing
Avec du recul on voit que la marque au fer rouge est bien là (thématique, violence, noirceur, écrans de tv...) mais Starlin est loin de plagier la forme de Miller (les écrans cités exceptés). Il garde sa voix, contrairement à bien des suiveurs de Miller. Cette histoire bien glauque, d'un gars qui endoctrine les masses en se basant sur la religion et lui fait faire des erreurs, nous renvoie aujourd'hui très amèrement à un groupe de fanatiques innommable.
On sent bien que des tas de récits de Batman postérieurs lui doivent des choses, tels le Batman de Nolan au ciné ou des récents scénar de Snyder. Starlin me plait bien plus sans ses entités cosmiques en tout cas. Il ne révolutionne rien, il fait ce qu'il promet dans la préface de 90 : divertir en faisant un peu réfléchir
Au dessin on ne présente plus le Master of Macabre, Bernie Wrightson, demi Dieu du clair obscur et indétrônable illustrateur de Frankenstein et autres Swamp Thing
Si ses peintures de couv sont belles...
le Wrightson de la grande époque est déjà loin dans les pages intérieures
C'est un travail honnête, mais sans ressemblance avec les grandes pages qu'il a pu réaliser chez DC
Quelques cases sortent du lot et nous rappellent qui est Wrightson, mais elle sont peu nombreuses.
Quelques cases sortent du lot et nous rappellent qui est Wrightson, mais elle sont peu nombreuses.
Bill Wray est un excellent cartoonist. Il se chargeait là d'une mise en couleur qui parait un peu vive, clinquante
Parfois on sent néanmoins qu'il y a une certaine patte à la couleur
Sur d'autres pages c'est carrément pas mal senti
Toujours est il que rien ne vaut le noir et blanc pour des auteurs de ce calibre, même lorsqu'ils sont presque l'ombre d'eux même (et il ne sera vraiment son ombre que 3 ans plus tard, sur un travail sur le Punisher)
On sent que Wrightson en a sous le pied, que le potentiel est là, mais il manque quelque chose
Je trouve celle ci plutôt bien
Ce qui, à l'évidence, pêche le plus, c'est l'encrage. Sur la dernière case les cassures dans le contour de visage de Batman font presque penser au style raide de Terry Austin, alors que Wrightson était un prince du pinceau
Un hommage sympathique au DKR de Miller/Janson
Et un autre "hommage" pour finir, celui de Joe Rubinstein
Je suis atterré. Cet encreur au palmarès plutôt impressionnant est malheureusement connu depuis des années pour faire des commandes privées qui sont souvent des recréations, qu'il fait seul, de travaux sur lesquels il était l'encreur. Et parfois il crédite tout juste le dessinateur d'origine. Ici vous avez la couv d'origine de Wrightson puis la recréation de Rubinstein. J'ai vu que le commanditaire précisait que Rubinstein avait ensuite noté un crédit sur la planche mais il s'agit de, tenez vous bien, "Rubinstein 2012/BW"! Quelle mascarade! Il n'a rien à voir avec le dessin d'origine, le refait à l'identique (sauf le bout de costume déchiré vers le ventre), probablement à la table lumineuse, et il signe de son nom à lui, avec seulement les initiales du gars qui a fait tout le boulot!!!!
Une critique sur la vf Urban, Elle ne concerne pas la trad que je ne peux juger, n'ayant pas la vo, mais j'ai toute confiance en l'ami Jim Lainé. Elle concerne le papier :
ARRETEZ DE PUBLIER DES BD SUR PAPIER GLACE!!!
C'est déjà une erreur sans nom d'une manière générale, mais alors quand en plus les couleurs sont un peu trop vives le problème est décuplé
Pour changer radicalement d'univers sans quitter les "fous de Dieu", jetez vous sur le tout récent Crepuscule des Idiots, chez Casterman. Jp Krassinsky expose, sur 300 belles pages aquarellées, les mécanismes de l'endoctrinement, en prenant le prétexte de primates guidés par un "élu" de retour d'un vol spatial expérimental. Drôle, intelligent, pas lourdingue ni donneur de leçons. Il met en lumière des évidences, ou plutôt ce qui devrait être considéré comme des évidences
Un vrai plaisir de lecture
Je pique sur sa page FB un making of de planche car c'est quand même un peu aussi la raison d'être de ce p'tit blog