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mardi 11 février 2020

Fin de soirée à Bulawayo (Zimbabwe) avec Sabelo Mathe


Retour à Bulawayo aujourd'hui avec Sabelo Mathe qui siffle la fin de la party d'une manière dont vous n'avez pas l'habitude (même s'il vous arrive régulièrement de faire la clôture des débits de boisson). Il faut dire que ce guitariste très méconnu est un émule de son compatriote Josaya Hadebe (en photo ci-dessus), le crac du style omasiganda dans lequel se coule l'influence des guitaristes zoulous et celle de la country. Nous sommes en 1955 et c'est donc un cow-boy du Zimbabwe qui vous indique que là, c'est terminé, le bar est vraiment fermé et qu'il va falloir rentrer à la maison. Pas la peine d'insister.



Le titre se trouve sur la magnifique compilation Bulawayo Blue Yodel du label Olvido Records qu'on découvre et qui semble parfaitement excellent. Allez donc voir le programme par là. Et si vous êtes curieux de Josaya Hadebe, le cow-boy séminal de la musique zimbabwéenne, allez donc voir par ici le post dédié sur le merveilleux blog electricjive.

mercredi 17 avril 2019

Collision : Perez Prado rencontre Saint James Infirmary

1955 : rien n'arrête le roi du mambo. Surtout pas les classiques estampillés Deep South à qui il imprime une touche inimitable. Saint James Infirmary ne lui résistera pas et vous non plus, vous verrez!


samedi 3 novembre 2018

Calypso douceur : instrumentaux londoniens

 
Tout est doux aujourd'hui et la Cellule vous propose de faire de nouveau un tour dans les fifties londoniennes, au moment où la diaspora trinidéenne se mêle aux musiciens africains des autres colonies britanniques pour produire une musique somptueuse dont les aliments principaux sont le calypso et son cousin du golfe de Guinée, le highlife. Le généreux label Honest Jon's Record a rempli six formidables compilations des production alors enregistrées à Londres. Elles sont intitulées "London is the place for me", d'après le titre d'une chanson du grand Lord Kitchener (en photo ci-dessus). Nous plongeons tête baissée dans le sixième volume pour vous repêcher une magnifique version instrumentale du classique "Uncle Joe" par le Fitzroy Coleman Quintet (on est sans doute vers 1952), Trinidad et le Ghana s'associent ensuite pour le "Calypso Rhythm Dance" du Rupert Nurse's Calypso Band (circa 1955) et enfin nous ne voulons laisserons pas quitte sans vous fournir le "Nigeria Odowoyin" des West African Rhythm Brothers du génial Ambros Campbell en 1960. Laissez-vous cajoler les oreilles!
 





mardi 25 septembre 2018

Une croisière hallucinée autour de l'île d'Eden Ahbez (1960)


Il faut d'abord embarquer sur un vieux rafiot. Tout y craque et la flûte rassurera seulement les plus téméraires :


Pas sûr non plus que le pipeau autour du feu apaise vraiment vos craintes :


Essayez peut-être ce calypso orientalisant, pris dans le vent des tropiques. Si vous vous relaxez enfin, ce ne sera sans doute que modérément :


Tout ça se trouve sur le disque "Eden's Island" qu'Eden Ahbez a gravé en 1960. Pré-hippie improbable, Eden Ahbez nous y convie à une visite bien plus flippée que cosmico-patchoulique. Adepte californien de la simplicité radicale de Diogène, il prétendait pouvoir vivre pour trois dollars par jour. Il avait cependant fait fortune auparavant en écrivant "Nature Boy" d'abord interprété par Nat King Cole, avant de devenir un standard. La version de Miles Davis est terriblement habitée (et comme imprégnée de la même inquiétude qu'on trouve dans le disque de 1960) :





mercredi 1 août 2018

Le poulailler en émoi : Rosco Gordon

Nous sommes à Memphis en 1955 et il y a ce pianiste, Rosco Gordon, un des pionniers du rock'n'roll qui a décidé de faire du coq son emblème qu'il se colle si possible sur l'épaule. Il vous invite immédiatement à essayer avec lui la danse spéciale des gallinacés.


Le film "Rock It, Baby" a d'ailleurs immortalisé en 1957 un gig où le coq est bien sur le piano. Regardez comme il est majestueux et fier :


Mais vous avez aussi sans doute remarqué quelque chose de spécial ; oui cette syncope qui déplace le rythme classique du rhythm'and'blues (tout comme Professor Longhair à La Nouvelle-Orléans). Vous avez là une des origines du ska jamaïquain qui s'invente aussi donc dans les studios Sun de Sam Phillips. On vous en remet une pour la route (mais sans zoziaux cette fois-ci), c'est "Booted" (1951), et c'est aussi ma préférée :





lundi 26 mars 2018

Meringue : Jean-Léon Destiné (1955)

Restons encore un peu à Haïti, voulez-vous... ou plutôt, non, accompagnons le célèbre danseur et chorégraphe, Jean-Léon Destiné, de l'autre côté du golfe du Mexique, où il mit sur pied des ballets caribéens très importants pour la révélation au reste du monde de la richesse musicale haïtienne. Un disque sorti en 1955 sur Elektra compte beaucoup dans ce mouvement : Festival à Haïti. Musons donc un peu sur cette galette avec d'abord un peu de flûte et le titre "Meringue", emblématique d'un genre qui a connu une vaste diffusion.
Continuons avec un titre aux rythmiques habitées qui nous rapproche du vodou :


Et concluons par une déclaration d'amour paysanne qui fait synthèse des deux facettes :




mardi 20 mars 2018

Mambo en pantoufles : Jean Constantin

Aujourd'hui la Cellule vous présente un auteur-compositeur-interprête à moustaches. Nous sommes dans les 50's et le mambo s'insinue partout. A Paris, Jean Constantin, "l'empereur du cha-cha sexy", fait rimer les rythmes cubains avec l'esprit déluré des cabarets locaux. Il s'associe ainsi avec Claude Nougaro, qui lui compose les paroles des "Pantoufles à papa". Il y a la version soft avec la petite histoire fantaisiste :


Et la version hardcore, live avec un minimalisme du texte radicalisé :


Jean Constantin écrit par ailleurs des chansons pour Edith Piaf ou Yves Montand, ou compose la bande son des films de Truffaut. L'orientalisme ne lui fait peur non plus ni la puissance poétique du bégaiement.



dimanche 11 mai 2014

Les anges musiciens : Morgan Babb and The Radio Four


Quelle sorte de musique jouent les anges au paradis? Au quatorzième siècle, on avait des idées sur la question. Pas facile cependant de se représenter la chose. Il faudrait commencer par savoir de quels instruments ils jouent...  N'hésitez pas à nous renseigner si vous avez des lumières sur le sujet et que vous les reconnaissez ci-dessus. En attendant, je vous propose un morceau de gospel qui nous transporte lui aussi dans l'au-delà. Morgan Babb et les Radio Four, un quartet du Kentucky, imagine l'ambiance pour vous. Pas besoin de croire en quelque chose, pour apprécier la bande-son.

Morgan Babb and The Radio Four - My Imagination of Heaven (1955)

PS : FL nous signale qu'il s'agirait d'un psaltérion et d'une vièle à archet. Merci beaucoup.


mercredi 29 janvier 2014

Le mois du slow : Jerry McCain


En 1955, Jerry McCain est un ringard. Bien qu'il soit un harmoniciste de première bourre, ses disques de blues n'ont jamais rencontré leur public. Il recrute son frère, monte un groupe et augmente le tempo. Le but est de décrocher un contrat chez Excelleo, la maison de disques de Slim Harpo ou Lightnin' Slim. Il enregistre dans son living onze morceaux. Ces démos, c'est un rock brut absolument sensationnel, l'enregistrement Lo-Fi évoque les musiciens outsiders, c'est ce qu'il fera de mieux dans sa carrière. Vous pouvez tout écouter et télécharger ici.
Le slow Bell in my heart propose l'expérience rafraichissante d'un duo avec l'alarme d'un réveil.


samedi 14 décembre 2013

Calendrier de l'Avent 14 : Solomon Burke


Plein de soul classique cette année à la Cellule, avec le surpuissant, l'over souful Solomon Burke et ses milliards de cadeaux pour Noël. Et il y en aura pour tout le monde autour de la planète, les policiers comme les jolies filles, tellement la voix est généreuse, le preaching pressant, les cuivres au taquet. Oui, pas de soucis, tout le monde y a droit.



Le roi de la soul a d'ailleurs l'habitude. Son premier morceau enregistré en 1955 était déjà un chant de Noël et en 1982, il remplira un maxi de célébration de la Nativité. On écoute ça ici avec ferveur.



dimanche 2 décembre 2012

Calendrier de l'Avent 2 : Joe Poovey




Noel, c'est pour les enfants, mais Joe Poovey est-il encore un enfant avec ses 14 balais?
En tous cas, il aiderait Santa au besoin : c'est un bon garçon.1955, Texas, Steel guitar, chanson écrite par papa. Elvis n'est pas encore passé par la cheminée au domicile du teenager, mais ça viendra vite, ça et le reste.

Joe Poovey "Santa's Helper" (1955)