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vendredi 7 octobre 2022

Autorail et Baobab (1981)

 

Rien de mieux qu'un des grands orchestres dakarais - cela faisait bien trop longtemps que l'on n'avait pas visité le Sénégal! - pour remettre la Cellule sur autorail!

Orchestra Baobab "Autorail" (1981)


Petit complément historico-musical ici sur cette ode aux cheminots sahéliens.

dimanche 12 mai 2019

Très mystérieux aujourd'hui (à Saint-Domingue, Dakar et Londres aussi)

 
On s'y perd un peu dans la discographie de l'Etoile de Dakar, alias le Star Band mais ce doit bien être en 1978 que sort la reprise du grand tube "El hombre misterioso". Le jeune Youssou N'Door est au chant et le m'balax est ici au plus près de ses racines afro-cubaines. Le label Ostinato vient de redonner une jeunesse au morceau sur sa dernière compilation, chaudement recommandée.
Les origines de cet homme mystérieux ne se trouvent pourtant pas exactement à Cuba mais sur l'île juste à côté, à Saint-Domingue, où le prolifique Duo Ahijados des deux frères Cuco et Martin Valoy ont initialement créé ce classique dix ans plus tôt dans le plus pur style du son, popularisé par Compay Segundo. 
 
Duo Ahijados - El Hombre Misterioso



Pour changer d'atmosphère du tout au tout mais en restant les deux pieds dans le sentiment du mystérieux (décidément prégnant en cette belle année 1978), terminons par un petit tour à Londres :







jeudi 23 août 2018

Les classiques : Cabral de l'Orchestra Baobab (1978)

L'Orchestra Baobab vient de quitter le club qui lui a donné son nom pour rejoindre celui du Jandeer, bouleversant le centre de gravité des nuits de Dakar. Il y enregistre rapidement un de ses plus grands albums (paru en 1978) au centre duquel brille un des boleros les plus extraordinaires que je connaisse : Cabral. Le morceau est un hommage au leader révolutionnaire bissau-guineén, Amilcar Cabral, mort en 1973. La mélancolie de la chanson lusophone et les splendeurs cuivrées de la musique afro-cubaine se sont données rendez-vous sur ce morceau qui n'est pas prêt de quitter votre mémoire si vous l'y laisser un jour rentrer.

 



jeudi 24 septembre 2015

Les Slows qui tuent (Sénégal, 1979) : le Royal Band de Thiès

Il eût été dommage, subjonctivais-je, que notre série de slows qui tuent ne passe pas par le nœud ferroviaire de Thiès (d'où la magnifique statue de la pochette, ci-dessus) à 80 km de Dakar. L'histoire de la ville compte, en effet, un groupe merveilleux : le Royal Band qui grava sur bande, en 1979, un des slows les plus mortels d'Afrique de l'ouest. Il y a trois ans, l'excellent label grec Terangabeat a publié ce disque resté inédit jusque-là et c'est une bien belle chose à se procurer. Laissez-vous balancer au rythme du latin slow pour commencer la journée.




vendredi 3 juillet 2015

Dans la touffeur de Dakar : l'Orchestra Baobab

Juste pour relativiser en ces jours de canicule, imaginez-vous dans la touffeur de Dakar. Et par exemple, en écoutant un chef d'oeuvre du Baobab (qu'on ne présente pas). On est en 1980, Thione Seck est au chant, votre sueur commence à se transformer en eau de rose, vous ne fondez plus, vous distillez du bonheur!



vendredi 24 avril 2015

Sénégal : L'Etoile de Dakar

Le deuxième album de l'Etoile de Dakar est un pur classique de la musique sénégalaise. Enregistré au Jandeer Night Club de Dakar, il représente un pont entre la musique latino dominante jusque-là et le m'balax en cours d'affirmation (même si le nom n'existait pas encore). De ces très jeunes gens révolutionnant la musique ouest-africaine, il y en a un que vous connaissez : Youssou N'Dour mais les autres ne sont pas à dédaigner. N'oubliez pas El Hadji Faye, son alter ego au chant, Kabou Gueye et ses parties de guitare extraordinaires ou Assane Thiam à la rythmique. Les deux morceaux que vous propose la Cellule terminent la galette sur une touche latino-hypnotique qui vous amène sur une autre planète. Tambour d'aisselle tama et pédale d'effet a gogo!

jeudi 5 février 2015

Dakar Dexter (2)

J'étais enthousiaste hier. Oui, mais la chanson que je préfère parmi celles des orchestres de Dexter Johnson, c'est St. Louis-Sierra avec le Star Band dans le plus pur style cubain des groupes aux noms d'étoiles dakarois. Alors là, je dis : flute, flute, flute et  flute encore.


mercredi 4 février 2015

Dans la touffeur de Dakar : Dexter Johnson et le Star Band

Imaginez-vous au club de l'Etoile à Dakar (7, avenue Jean Jaurès, si ce genre de précision, vous fait voyager). On est en 1969, le grand saxophoniste d'origine nigériane, Dexter Johnson, dirige encore le Super Star pour quelques jours avant de partir à Abidjan. Les musiciens portent des costumes impeccables et jouent rien que pour vous une version hallucinée hallucinante de "Something You Got" de Wilson Picket en réinventant la langue anglaise, puis enchaînent avec un boogaloo irresistible. Vous ne pourrez plus jamais quitter la piste de danse : c'est vous le roi du boogaloo.



PS : Le son n'est pas absolument parfait mais on peut être sûr que le label grec (hommage à la Grèce) Teranga Beat entièrement consacré à la musique sénégambienne a fait au mieux dans sa toute récente réédition. On vous recommande  chaudement de vous jeter sur leur catalogue.


vendredi 27 juin 2014

Homme sandwich


Combien connaissez-vous de morceaux de musique sur les sandwichs? en 1992, Souleymane Faye rend hommage au goûter populaire des enfants sénégalais : des croquettes de poisson frites dans une demi baguette, le fameux Pain Boulette.

La recette des boulettes mélange poisson, tomates, oignons, pain rassis et épices. La recette de la chanson est une mixture de Rythm and blues, de Mickael Jackson, de Jerk et de Mbalax wolof.

l'album de trouve chez Aduna, un bon site de musiques ouest-africaines récentes.