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dimanche 7 avril 2019

La grande classe hongroise : Zsuzsa Koncz

La cellule vous emmène de nouveau dans la Hongrie des 60's aujourd'hui avec Koncz Zsuzsa, chanteuse et actrice de classe, rivalisant sans peine avec ses homologues de l'autre côté du rideau de fer. On prend son élan avec l'énergie carillonante de "keresem a szót" (je cherche le mot) en 1966 :


Nous vous proposons ensuite "szõke anni balladája", un des très bons titres psyché-folk de 1967, avec une sitar électrique parfaite.
 
 
 Toujours en 1967, une charmante ballade : "Gyerekdolog"
 
 
Et pour finir : "Azt Hitted, Kis Bolond" (1969), à peine trop rapide pour un slow mais non moins excellente.



mercredi 20 mars 2019

Quand la pop a la pêche à Budapest : Kyri Ambrus (1969)



Plongée ce soir dans des parages peu fréquentées par nous (jusque-là), ceux de la pop magyare des années 60, qui révèle quelques pépites fort savoureuses. Commençons donc avec la coupe garçonne de Kyri Ambrus qui sort en 1969 un single plein d'énergie soul, avec un orchestre méchamment puissant pour seconder une voix, qui n'est pas très éloignée de celle de Rita Pavone.


mercredi 14 mai 2014

Mélancolie tropicale : Caetano Veloso

Et si on pédalait un peu cette semaine avec Gaétan Véloce dans la saudade la plus épaisse. J'ai des dispositions spéciales en ce moment pour cette non-aventure là. La saudade est un spécialité du monde lusophone comme personne n'ignore mais les Hongrois qui n'ont aucun océan à se mettre sous la dent ne se défendent pas mal non plus. Voilà ce que j'ai relevé dans un roman de Gyula Krúdy, Le Compagnon de voyage (1918) :
“Je ne me rappelle pas ce que furent mes occupations le lendemain. On connait ces sortes de journée absolument vides […]. Les femmes se lassent de vous. On voit clair à travers elles, comme à travers de vieilles passoires. La vie vous est indifférente, on la trouve plutôt lugubre. On ne rencontrera plus jamais d’agréables compagnons de voyage.”
Je trouve ce passage sur l'encalminage admirable, d'une précision quasi-chirurgicale dans le genre désespéré, tout comme la chanson minimaliste de Caetano. Elle est sur un album récent du chanteur tropicaliste mais elle pourrait presque figurer sur un disque de Bill Callahan, non?