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lundi 26 novembre 2018

Plagiat par anticipation et slow interstellaire : Takeshi Terauchi et Richard Hawley

Takeshi Terauchi est un de ces maîtres de la guitare électrique que la vogue des Shadows et autres Ventures a fait éclore aux quatre coins de la planète, tout particulièrement en Asie. Nous sommes pour l'heure au Japon, en 1969, et ce slow vous remplit d'une nostalgie venue d'un autre monde, de derrière les étoiles peut-être. Richard Hawley avait à peine deux ans à Sheffield : il n'écoutait déjà que ça!
 
Takeshi Terauchi "Blue Star" (1969)
 




jeudi 21 décembre 2017

Vikings All Over The World (7) : pour un dernier slow au Salvador (1966)


Faisons un tour aujourd'hui au Salvador par où nous n'étions pas encore passé. Les guerriers scandinaves ont aussi fait des dégats là-bas. La preuve avec le premier tube de Los Vikings, une ballade intense et joliment dissonante, un peu dans le genre de The Moody Blues.


lundi 6 novembre 2017

Sublime : Googoosh (Iran 1978)

Est-ce vraiment la peine de présenter Googoosh la grande star pop iranienne... Pourquoi ne pas se contenter d'écouter ce morceau de 1978 : "Ageh Beemoni"

 


 



 








samedi 18 juin 2016

Les slows qui tuent (Surinam, 1968) : Blue Rivers and The Maroons

Parmi les secrets les mieux cachés de l'histoire de la soul, l'existence d'une scène active au Surinam dans les sixties reste un recoin particulièrement peu exploré. L'excellent blog de Sir Shambling permet de découvrir pas mal de choses de ce côté souvent oublié de la mer des Caraïbes. Voyez, par exemple, la magnifique sélection proposée ici. Quant à la Cellule, elle vous propose aujourd'hui un slow de 1968 moite comme la forêt équatoriale :



mercredi 25 mai 2016

Les slows qui tuent (Cambodge, 60's) : Houy Meas




Cela faisait bien trop longtemps qu'on ne vous avait fourni une perle lente du slow à faire fondre doucement sous la langue (sous la langue de qui vous voudrez). Le morceau vient des 60's cambodgiennes et c'est Houy Meas qui est chargée de vous malaxer les ventricules avec une chanson déchirante d'abandon amoureux.



Elle figure dans le beau film très recommandable de John Pirozzi, Don't Think I've Forgotten, découvert l'année dernière au festival FAME.

jeudi 24 septembre 2015

Les Slows qui tuent (Sénégal, 1979) : le Royal Band de Thiès

Il eût été dommage, subjonctivais-je, que notre série de slows qui tuent ne passe pas par le nœud ferroviaire de Thiès (d'où la magnifique statue de la pochette, ci-dessus) à 80 km de Dakar. L'histoire de la ville compte, en effet, un groupe merveilleux : le Royal Band qui grava sur bande, en 1979, un des slows les plus mortels d'Afrique de l'ouest. Il y a trois ans, l'excellent label grec Terangabeat a publié ce disque resté inédit jusque-là et c'est une bien belle chose à se procurer. Laissez-vous balancer au rythme du latin slow pour commencer la journée.




mardi 15 septembre 2015

Les slows qui tuent (Algérie, 70's) : Smaïl Chaoui

Magnifique paire de moustache, permanente au taquet et slow qui tue : tous les ingrédients pour nous faire saliver. C'est la fin des vacances, les vagues vous bercent et aussi improbable que cela paraisse, c'est un Percy Sledge algérien qui remue votre mélancolie.


dimanche 22 février 2015

Les pinceaux du rock : Gene Merritt et Roy Orbison


Petit tour du côté de l'art brut aujourd'hui avec une présentation du coup de crayon très spécial de Gene Merritt. Gene Merritt est originaire de Caroline du Sud, où il est né en 1936. Une sévère fièvre à l'âge de cinq ans lui a laissé un handicap mental qui ne l'a pas empêché de se lancer dans une activité graphique débordante multipliant notamment les portraits de stars curieusement "dépliés" sur sa feuille et dûment légendés par le déssinateur (pour un reportage sur le personnage, voyez ici). Musicien lui-même, il est souvent inspiré par ses collègues plus connus comme le cher Roy Orbison, chouchou officiel de ce blog. Malheureusement, nous n'avons aucun enregistrement de Gene Merritt à vous faire écouter, mais pour nous rattraper, nous vous proposons un slow mortel du Big O (ça on n'en manque pas!) d'une période un peu moins connue que celles des classqiues de la période Monument : c'est "Crawling Back" et on est en 1965.



dimanche 16 novembre 2014

Timbré (la Grèce) : Tzeni Vanou (Τζενη Βανου)

 
Nous ne prétendrons pas que tout soit absolument digeste sur l'album que Tzeni Vanou a commis en 1968 mais, comme chez d'autres grandes stars de la pop internationale, la production à haute valeur calorique de l'époque accompagne quelques réussites à ne pas dédaigner. Puisque décidemment, nous ne sommes pas au régime, nous vous en proposons trois aujourd'hui : un slow qui tue, la plus funk des chansons du hit parade grec de l'époque (du moins on imagine) et un morceau assez épatant démarqué de près des productions de Burt Bacharrach. Si vous êtes curieux et que vous savez lire le démotique, des informations vous attendent (sur un blog dyslexique qu'on se promet d'explorer).
Tzeni Vanou



samedi 26 juillet 2014

Des slows aussi en été : Al Green encore, Al Green toujours


Encore des slows, toujours des slows : sur la Cellule d'Ecoute, on en est marteau. Et pour encore moins vous dépayser, encore un morceau d'Al Green. On se spécialise dans la période tardive de chez Hi (la moins connue), avec ce "Dream" qui sort tout droit du Belle Album de 1977. Les slows c'est parfait pour emballer et celui-là est tellement long qu'il ravira les moins pressés à conclure. A moins qu'ils n'aient déjà décollé vers d'autres destinations stellaires avec ce morceau cosmique au clavier presque eighties (on croirait un de nos slows burkinabés favoris, non?).

mercredi 16 avril 2014

Les classiques : Pleurer sous la pluie

Dans les pays anglo-saxons, on dissimule sa peine sous la pluie de préférence. Comme ici le soleil resplendit depuis plusieurs jours, l'expédient n'est guère utilisable pour le moment. Nous conseillons donc de rester émotionellement  stable encore quelques journées même à ceux qui en ont gros sur la patate, enfin s'ils ne veulent pas être découverts, bien sûr.

En 1968, Roger Penzabene écrivait pour les Temptations une chanson déchirante enjoignant à l'astre solaire d'être misericordieux et de laisser place à de gros nuages pleins de flotte. Le morceaux fut un immense hit tandis que le compositeur se suicidait incapable de résister au départ de sa femme, départ qui avait inspiré la chanson. Il fut immédiatement repris par de nombreux artistes, dont les plus méconnus et les plus inspirés sont peut-être les Cougars, un groupe de Jamaïcains exilés à Toronto, qui passe à l'électrocardiogramme votre coeur blessé.


Pour une liste des différentes versions, voyez ici un excellent post (mais les liens sont morts). Et puis pour mémoire sur le même thème, la chanson de Carole King et Howard Greenfield écrite d'abord pour les Everly Brothers et ici par les Soul Vendors pour rester dans le rare in a Jamaican mood. Quel temps fait-il à Kingston?







jeudi 20 mars 2014

Sublime : Mary Love





Slow, vous en reprendrez bien une louche. Les cordes, le petit piano comme sorti d'une BO de Morricone au milieu du morceau, tout est là pour lui donner une puissance extraordinaire. Si votre palpitant reste calme, vous êtes une pierre.

vendredi 14 février 2014

Saint Valentin !


Comme promis, après un mois de slows, la Cellule d'Écoute vous offre la bande son de votre saint valentin. Au programme : chansons d'amour burkinabés, singapouriennes, américaines, italiennes, congolaises, guitares hawaïennes, yodel, slow-twist, choeurs d'enfants etc. Une seconde compilation de bonus est à venir bientôt, mais en attendant, on tamise les lumières et on suit le mot d'ordre de Little Scotty :


In Dreams - Roy Orbison
Worriend - African Fiesta
Indian Love Call - Slim Whitman
My true love - Jack Scott
Quand tu m'caresses - El' Blaszczyk
You're Gonna Need Me - Barbara Lynn
Sapore di Sale - Gino Paoli
Ma Solitude - Abdoulaye Cissé & Les Vautours
Je Suis un Salaud - Sandwidi Pierre
I'm So Lonesome I Could Cry - Link Wray
Bell in My Heart - Jerry McCain
Daddy's Home - Shep & The Limelites
Together Again - Al Green
Eu Amo Você - Tim Maia
Lost Someone - James Brown
Slow That Disco Down - Little Scottie
La vallée des coeurs brisés - Serge Villiard & The Medway Trio
Au clair de la lune - Les baby-rock
Love is Blue - Patrina and The Melodians
Don Soumani - Coulibaly Tidiani
What A Price - Fats Domino
Minggu jang lalu - Dara Pupsita
Running Scared - Roy Orbinson

Le mois du slow : bouquet final

En ce jour de Saint-Va, en ce jour de seins, en ce jour de seins va va qui vient, en ce jour de va et vient, en ce jour de cymbales, en ce séjour de balladin en satin, ce jour de balles à thym, de timbales en étain, en ce jour de Saint-Va... enfin vous m'aurez compris ; aujourd'hui, donc - je me reprends - la Cellule qui s'est un peu reposée cette semaine vous propose un bouquet de slows à mettre dans le petit vase à cet effet prévu (n'y mettez pas trop d'eau quand même) durant l'immanquable dîner aux chandelles. Voire après.


Commençons par prolonger notre série burkinabaise - car comme dit Bobby Lapointe, nous serions plutôt pour. Dans la série "direct de Ouaga", voilà donc l'excellent Jean-Bernard Samboué et "Sonimi" sur son très bel album de 1979.



Enchaînons avec Googoosh, grande star de la variété iranienne des seventies (c'est aussi une célèbre actrice). Depuis qu'on m'a fait découvrir "Aadamaa" (merci JG), c'est bien simple : je n'ai pas trouvé mieux.
 

Rapprochons-nous maintenant progressivement de nos jours - car je ne sais pas pourquoi mais notre Mois du slow ne s'était pas aventuré au-delà de 1980 jusque-là - avec l'inénarrable Morrissey. La chanson se trouve sur "Vauxhall and I". J'avais presque oublié son existence et je l'ai retrouvée l'autre jour avec plaisir dans un des vieux tiroirs de ma mémoire.



Une plage déserte plus loin, je vous propose ce morceau déchirant de Steve Almaas et Ali Smith.


 
Puis, pour conclure dans le dur du contemporain, le hard contemporain, une chanson d'un des meilleurs albums de 2013, l'impressionant Cass McCombs.


Ne reste plus qu'à vous souhaiter de beaux rêves. Et puis, pour ceux qui manquent momentannément d'imagination, je vous propose d'aller voir pourquoi l'Encyclopédie classe le mariage parmi les choses non naturelles "comme une des parties de la diète et de la gymnastique", ce qui pourrait aussi bien qualifier la pratique du slow, non?

samedi 8 février 2014

Le mois du slow : Tidiani Coulibaly



Persevérant sans lassitude dans son entreprise d'apologie de la musique burkinabée en général, et de celle du grand Tidiani Coulibaly en particulier, la cellule est heureuse de mettre à portée de vos oreilles le chef d'oeuvre inégalé du slow africain : Don Soumani.

vendredi 7 février 2014

Le mois du slow : Gino Paoli


Il serait inconcevable de finir cette série des slow sans une ballade italienne tant ce pays à contribué à la production, parfois industrielle, de bluettes. 
Sapore di Sale, c'est une superproduction musicale emmenée par la baguette d'Ennio Morricone, dont on reconnaitra le style baroque et les arrangements recherchés. Quant à l'auteur-compositeur-interprète, Gino Paoli, c'est un personnage complexe à la vie torturée et aux talents multiples. Il fut également député communiste au parlement italien de 1987 à 1992.


Le mois du slow: Tim Maia


Vigon est le roi de la soul marocaine, en France, c'est Nino Ferrer, et au Brésil, c'est Tim Maia et partout la soul produit des slows torrides. Langueur tropicale au programme du jour.


jeudi 6 février 2014

Le mois du slow : Roy Orbison


 Toujours Roy Orbison, avec cette fois un boléro. Inspiré par Ravel, il compose Running scared sur le même rythme. C'était dernière la chanson qu'il jouait lors de ses concert, pour finir au apothéose. C'est aussi la dernière chanson qu'il ait chanté sur scène avant de mourrir.



mercredi 5 février 2014

Le mois du slow : Pierre Sandwidi



Second artiste burkinabé du mois du slow. Pierre Sandwidi est un vétéran de la musique du Burkina-Faso, souvent complice des grands orchestres comme l'Harmonie Voltaïque ou le Super Volta. Le slow d'aujourd'hui est enregistré en 1984 au Nigéria, il en a pris la coloration disco synthétique de cette époque.

mardi 4 février 2014

Le mois du slow (les sources de Dan-O-Sonic) : Shep & The Limelites



Si Roy Orbison est la divinité universelle du slow, son prophète en Auvergne est sans conteste l'ami Dan-O-Sonic. Ses concerts sont pleins de reprises de Big O et des autres maîtres du genre, mais il choisit aussi avec soin des sources moins connues comme le groupe de doo-wop, Shep and The Limilites, qui donnent "Daddys Home", leur imparable tube, en 1961.

Daddy's home - Shep and the Limelites - 1961