Exciting memories !
– Et les dissonances ?
– Dieu les a créées, elles aussi…"
08/03/2026
Hope for happiness
Exciting memories !
05/03/2026
32éme leçon aux citoyens
Trois points de vue de trois intellectuels sur la question des élections
HANNAH HARENDT (1906-1975)
Isoloir : « Nous voulons participer, déclarent les Conseils, nous voulons discuter et faire entendre publiquement notre voix, nous voulons avoir la possibilité de déterminer l’orientation politique de notre pays. Puisque ce pays est trop vaste et trop peuplé pour que nous puissions nous rassembler tous en vue de déterminer notre avenir, nous avons besoin d’un certain nombre de lieux politiques. L’isoloir à l’intérieur duquel nous déposons notre bulletin de vote est certainement trop étroit, car seule une personne peut s’y tenir. » (« Politique et révolution », Entretien avec Aldebert Reif pour la New York Review of Books, 12 avril 1971)
LOUISE MICHEL (1830-1905)
Suffrage universel : « Peut-on encore parler du suffrage universel sans rire ? Tous sont obligés de reconnaître que c’est une mauvaise arme ; que du reste le pouvoir en tient le manche, ce qui ne laisse guère aux bons électeurs que le choix des moyens pour être tonquinés* ou endormis. » (« Prise de possession », Éditions d’ores et déjà, [1887] 2010)
Urnes : « Il y avait longtemps que les urnes s’engorgeaient et se dégorgeaient périodiquement sans qu’il fut possible de prouver d’une façon aussi incontestable que ces bouts de papier chargés disait-on de la volonté populaire et qu’on prétendait porter la foudre, ne portent rien du tout. La volonté du peuple ! avec cela qu’on s’en soucie de la volonté du peuple ! Si elle gêne, on ne la suit pas. » (« Prise de possession », Éditions d’ores et déjà, [1887] 2010)
Y : « Quand les gens votent, ils votent cyniquement. Ils ne croient pas au programme qu’on leur présente, mais ils considèrent que X ou Y est un moindre mal par rapport à ce qu’était Z dans la période précédente. » (Paru dans la revue Parcours, les cahiers du GREP Midi-Pyrénées, n° 15–16, septembre 1997)
Toutes ces citations sont extraites de la série des "abécédaires" de la Revue Ballast
* Signalons que le mot "tonquiné" n'existe pas dans la langue française, mais sans doute Louis Michel l'invente relativement à ce qui s'est passé quelques années plus tôt concernant le protectorat français (la prise de possession) sur le Tonkin: en 1883 et 1884, le premier et le deuxième traité de Hué placent l'ensemble du territoire annamite sous protectorat français : le royaume est scindé en deux territoires distincts, le protectorat d'Annam - nom qui correspond désormais non plus au pays dans son ensemble, mais à son centre seulement - et le protectorat du Tonkin. (source wikipedia)
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28/02/2026
Eliane Radigue
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14/02/2026
Paris - 1928
Pour voir cette ville de Paris en 1928, ses quartiers, ses foules et voitures, ses activités. La musique accompagnant ce film ne me semble pas particulièrement adaptée, mais on peut toujours visionner en "muet" ! ou écouter autre chose...
To see Paris in 1928, its neighborhoods, its crowds and cars, its activities. The music accompanying this film doesn't seem particularly suitable to me, but you can always leave it in "silent" mode! or listen to another music...
Para ver París en 1928, sus barrios, sus multitudes, sus coches, sus actividades. La música que acompaña a esta película no me parece especialmente adecuada, ¡pero siempre puedes verla en silencio! O escuchar otra cosa...
„[åØ¿Øå]„
08/02/2026
Dissonance
Glenn Branca (1948-2018) est un compositeur et guitariste américain considéré comme une icône du mouvement no wave. Les documents ci-après concernant son oeuvre d'avant-garde ont été écrits, collectés ou traduits par notre amie Anaïs Prosaïc, journaliste et réalisatrice de nombreux films musicaux.
BRUIT
"Parfois je suis lassé de la musique. Tout ce que je veux entendre, c'est du bruit dans lequel je puisse imaginer de la musique. Quand la musique occupe tout l'espace de la culture, on désire un bruit qui n'est pas censé être musical, qui soit frais, sophistiqué, libre de toute intention esthétique (et par conséquent ouvert à l'intention esthétique).” Brian Eno 1996
Ce qu'on appelle rock (musique blanche et électrique) et/ou funk (musique noire et hypnotique) désigne une expérience physique et émotionnelle commune à des formes de jazz, au reggae, aux musiques de transe de tous horizons. Le rock, comme le jazz, est une manière de jouer centrée sur l'exigence d'authenticité, affaire d'instinct et de pulsion organique. Le rock anticipe toute connaissance, technique ou virtuosité. Contrairement au rock'n roll, le rock ne se limite pas à un genre musical. C'est aussi un état d'esprit, une vision du monde, une esthétique de la transgression.
"Avant rock" signifie une musique rock expérimentale, inventive, visionaire, originale, parfois difficile, aux défis audacieux.” Bill Martin in "Avant Rock: Experimental Music from the Beatles to Björk”
Dans son livre paru en 1995, "Talking Music, Conversations with John Cage, Philip Glass, Laurie Anderson, and Five Generations of American Experimental Composers", William Duckworth note la réponse de Glenn Branca à la question : "Pensez-vous que la musique à haut volume sonore doive s'écouter dans un esprit particulier? Vos auditeurs doivent-ils changer leurs habitudes d'écoute quand ils assistent à vos concerts?"
”Il faut se rendre au concert en étant prêt à faire l'amour avec cette putain de musique! C'est ça la musique jouée fort. Si vous ne savez pas ce que ça veut dire aimer le rock, si vous ne savez pas ce que c'est d'aller à un concert pour écouter de la musique jouée fort, avec intensité, et qui vous cogne en pleine poitrine, si vous n'avez pas compris que c'est l'expérience physique recherchée, alors vous aurez des problèmes avec ma musique. Il faut l'écouter autrement, mais personne n'y pense en allant à un concert de rock. Qu'est-ce qu'on va chercher à un concert de rock quand on aime ça!? On y va pour le sexe, une forme adolescente de sexualité. Et il y a encore plein de sexualité adolescente en nous ! C'est une mentalité, une façon de voir le monde, pas seulement une histoire d'avant-garde, de nouvelle instrumentation et de méthodes de travail innovantes. Il ne s'agit pas d'une approche esthétique, mais politique.” Glenn Branca
Une masse sonore énorme plane au-dessus d'une armée de guitares électriques et résonne comme une menace. Grondements, dissonances, effets de choeurs invisibles. Sur scène, douze musiciens : cinq guitares, cinq "claviers", basse et batterie. Le 4 juin 1983, l'association l'Oreille est Hardie * (à l’origine de l'actuel Confort Moderne) accueille "Physics", quatrième symphonie et premier concert en France de Glenn Branca, compositeur pour grands ensembles de guitares électriques. Né en 1948 à Harrisburg, Pennsylvanie, ancien étudiant en art dramatique de Emerson College à Boston, Glenn Branca expérimente depuis 1977 les phénomènes acoustiques provoqués par l'extrême densité harmonique. Issu du théâtre d'avant-garde et du rock underground avec ses groupes Theoretical Girls (1978) et Static (1979), Branca est avec Rhys Chatham, la tête de file d'un des courants musical new yorkais le plus important depuis les minimalistes. Leur influence est déterminante sur les jeunes groupes du "guitar movement", Sonic Youth, Mars, Band of Susans, Swans. A l'époque, on peut lire dans un article du New York Times : "Glenn Branca n'utilise pas les guitares à la manière du rock, mais plutôt comme des instruments électroniques et selon des principes qui puisent leur origine dans le Futurisme, Dada, chez Varèse, les coloristes sonores des années 60, aussi bien que dans la musique symphonique et le heavy metal." Lorsqu'il entend la musique de Branca pour la première fois à Chicago en 1982, John Cage est atterré : "Mes genoux s'entrechoquaient, je claquais des dents. C'est une musique de fasciste, sans aucune ouverture". Mais quelques jours plus tard, il nuancera ses propos : "Il m'a secoué. Sa musique a littéralement bouleversé mes sensations. Cela m'a rappelé l'enregistrement réalisé par La Monte Young d'un gong heurté sur du béton et monstrueusement amplifié".
* "L'oreille est hardie" est fondée à Poitiers en 1977 par Francis Falceto, Françoise Bordage aka Fazette, Yorrick Benoist et Philippe Auvin
”the Glenn Branca show at the Kitchen was quite impressive... congratz are in order... the band was very disciplined and well rehearsed... the final section was an ear bleeding apocalypse... as hard core as anything he has ever done... his conducting sillohuette looked like something from a gothic zombie film... Longo's slide show was appropriate and even tasty at certain junctures... what more can i say...? did it rock me like the old days? mmm... not quite... but that may have more to do with changes in me than with anything else... etc” David Linton 2016
Journaliste, producteur d'émissions musicales pour France Culture, Daniel Caux (1935- 2008) vient à Poitiers pour enregistrer le concert (pour l'Oreille est Hardie en 1983) ainsi qu'un entretien avec le compositeur. Passionné de "musiques nouvelles" comme de free jazz ou de musique arabo-andalouse, au cours de sa longue et prolifique carrière, Daniel Caux n'a jamais cessé de faire partager à ses auditeurs sa connaissance des musiques réputées difficiles ou non commerciales. C'est grâce à lui que le public français découvrira les Symphonies n° 8 et 10 de Glenn Branca au Théâtre de la Ville, l'instrumentation de Harry Partch au festival de Lille, les classiques de la musique algérienne à Nanterre. J'ai traduit pour ses émissions des interviews de Sonic Youth, Zev et Glenn Branca, en particulier celui de Poitiers. Pour ceux de ma génération qui découvrirent la musique contemporaine (Pierre Henry, Xenakis, Berio, Stockhausen...) grâce à la radio de Pierre Schaeffer au début des années 60, Daniel Caux reste un modèle de pédagogie et de dévouement pour la popularisation des musiques les plus excitantes de notre époque.
INTERVIEW de GLENN BRANCA PAR DANIEL CAUX - Poitiers, 4 juin 1983
Daniel Caux – Parlez-nous du son, de sa constitution…
Je m'intéresse surtout aux phénomènes acoustiques dans le domaine du son, au point où il devient difficile d'imaginer ce qui se passe techniquement. J'essaie de créer une étendue sonore dans laquelle j'entends des choses proprement inouïes, que je n'ai pas forcément déterminées moi-même. Au début, je ne comprenais pas. J'ai fait des recherches sur les expériences en cours sur les phénomènes acoustiques. D'abord, j'ai cru découvrir quelque chose au niveau de l'écoute. Mais d'après ce que j'avais lu sur le sujet, ce que j'entendais n'avais jamais été sérieusement étudié. Je me suis aperçu que le son était surtout plus un rapport avec l'esprit de l'auditeur qu'avec l'espace sonore. Ce qu'on entend est plus un processus de pensée qu'une question de timbre, il me semble. Par exemple la façon dont les gens vivent un concert de rock, dépend plus de leurs images intérieures que de ce que le groupe représente. Ce qui va donner au son une certaine qualité, ce qui déterminera la puissance suggestive de la musique, est très éloigné des questions d'interaction harmonique entre les notes ! J'étudie toujours l'aspect technique du son, c'est très attirant le côté empirique, le rapport à l'instant où l'expérience a lieu, avec l'énergie que le public et les interprètes extériorisent… Mes expériences scéniques les plus intenses ont plus de relation avec ce que je ressens qu'avec ce que j'entends. Si une impression très forte me frappe l'esprit, il me paraît possible de construire un son, de lui donner forme, de le mouler dans cette impression.
Daniel Caux – Les systèmes d'accord : s'agit-il seulement d'intonation juste ou de relations spéciales entre les notes?
Le système d'accord est très simple. Il s'agit effectivement de modulation, mais pour moi c'est plus que cela. Je n'ai jamais été particulièrement intéressé par l'intonation juste en tant que telle, opposée à la gamme tempérée. La découverte des séries harmoniques m'a bouleversé parce qu'elles sont la manifestation de vagues physiques d'énergie produites par n'importe quel son. C'est une manifestation de la nature, quelque chose que personne n'a créé et qui existe. Un jour j'ai découvert que les intervalles des séries harmoniques étaient déterminées et possédaient des attributs, dont on pouvait se servir, ce que j'ai fait. La différence entre se servir de l'intonation juste et se servir des séries harmoniques ne réside pas dans l'utilisation de séries entières, quand je parle de séries entières, il s'agit de tous les intervalles des sept premières octaves, parce que séries harmoniques sont des séries infinies. Si j'utilise tous les intervalles des sept premières octaves, je peux créer des relations mathématiques avec les séries. Je veux dire qu'on peut utiliser une formule pour déterminer des phénomènes précis. Cet aspect technique du son m'intéresse. En ce qui concerne les séries harmoniques la distance entre chaque intervalle varie, tandis que dans la gamme tempérée tous les intervalles sont identiques, c'est presque l'inverse de la gamme tempérée. Donc à la base, mon système d'accord est l'accord de tous les intervalles des sept premières octaves des série harmoniques. Je dirige d'après des diagrammes, parce que j'ai envie de voir, de traduire sur le plan visuel, au cas où ça voudrait dire quelque chose, faire apparaître des modèles géométriques… Je veux pouvoir visualiser en trois dimensions ce qui se passe. En même temps que j'essaie d'obtenir une sorte de représentation visuelle des séries harmoniques, ça me donne des idées, la nécessité de créer plus de diagrammes. La plupart des accords dont je me sers, je ne les ai pas vraiment inventés. En tous cas, pour ce qui est du premier mouvement de la symphonie que je vais diriger ce soir, virtuellement aucun accord n'a été déterminé par ma pensée, ils ont été complètement commandés par des diagrammes basés sur les séries harmoniques, et ça m'intéresse au plus haut point d'entendre ce qui, à la base, est la manifestation d'un phénomène d'origine naturelle, quelque chose qui n'a été prédéterminé par aucun esprit humain. Incroyable comme sont nombreux ces accords qui sonnent comme du Mahler, du Wagner, ou Berlioz… Certains complètement classiques, d'autres plus récents… En fait, ils n'ont été créés par personne, jusqu'à un certain point bien sûr je les ai orchestrées, mais très peu en fait.
Mon orientation vient de ce que je veux entendre parce que je sais que c'est là, que c'est nécessaire à la création de ce que je veux entendre. Quand je parviens à la réalisation, à la musique, au son, c'est plus que la simple manifestation de notes et d'accords précis. Il faut générer, projetter une sensation qui donne au son sa véritable qualité, pour communiquer… Je ne considère pas ma musique comme du divertissement, même si je suis sans doute une sorte d'amuseur. Même si je ne fais pas partie de ce monde, quand je suis sur scène, quand j'essaie de faire surgir quelque chose de plus, je n'ai pas le sentiment de vouloir que le public et moi-même en restions là. Je ne me soucie pas de savoir où nous sommes physiquement, mais mentalement. Je ne veux pas que le public soit là en voyeur, mais je me moque qu'il se sente voyeur! Mentalement, j'attends vraiment une participation de la part du public, parce que c'est lui et moi qui allons créer ce que nous allons entendre. J'attends beaucoup du public, mais certainement pas ce que la plupart des gens qui viennent écouter de la musique s'imaginent. Ils ne comprennent pas toujours qu'il leur faut aussi travailler ! Moi je travaille très dur et j'éprouve une grande satisfaction dans ce travail, et je pense que si le public travaille un peu de son côté, il y gagnera aussi une immense satisfaction… J'adorerais rester planter là, ou même ne pas apparaître du tout pendant le concert, remettre ma partition simplement et laisser la performance avoir lieu… mais ça ne marche pas comme ça, il faut faire vivre la musique, chaque concert est presque une naissance, une création du moment, à cet endroit, pour ce public. Quelque fois ça ne marche pas, mais quand ça marche, ça prend presque une forme physique, la musique devient incroyablement physique : je pense que ça correspond au sens du toucher, je pense que tous les sens aboutissent au toucher. Quelque chose d'incroyablement physique a lieu quand cette forme apparaît, exprime sa propre vie, commence à bouger de façon autonome… Personne ne peut plus la contrôler. Il est difficile d'atteindre ce point, il y faut beaucoup de travail et d'efforts, et la part d'émotion est indispensable. J'essaie de ne censurer aucune de mes émotions, mêmes si beaucoup d'entre elles sont… laides! Beaucoup de choses en moi sont laides, je ne le nie pas! Si ça existe, ça ne peut être ignoré. Si je m'abandonne aux émotions laides, je peux aussi m'ouvrir à des émotions… belles! C'est aussi difficile d'exprimer les émotions laides que les belles émotions. Mon désir d'expérimentation ne peut supporter l'ennui d'une musique morte. J'ai besoin d'une expérience, donc je me sers de mes émotions.
Daniel Caux – Des organisateurs sont parfois terrifiés par le volume sonore de vos concerts…
En Allemagne, au cours de cette tournée, tout était prêt pour le concert, mais les organisateurs ont entendu parler des déclarations de John Cage, et en furent très effrayés. Puis des gens ont affirmé que le son était trop fort, alors ils ont décidé qu'ils ne voulaient plus de nous. Après de nombreuses discussions, ils ont changé d'avis. Quelqu'un d'autre a juré que d'après ce qui se disait de moi, c'était comme si le diable en personne allait débarquer à Cologne! Nul doute que certains sont terrifiés par ma musique, ce qui est absurde, fou et ridicule… Beaucoup de gens ont pris au sérieux les paroles de John Cage, qui sont totalement exagérées. Je ne sais pas d'où cela vient, ni s'il a des problèmes, mais de toute évidence quelque chose l'a profondément bouleversé, mais je crois que c'est purement personnel. Je sais qu'il déteste la musique émotionnelle, c'est bien connu, la sienne ne l'est pas, il a donc été extrêmement choqué. Il a affirmé depuis avoir corrigé cette impression, mais il a fait des déclarations si péremptoires, des descriptions si détaillées de ce qu'il avait physiquement et mentalement ressenti, que j'ai du mal à croire qu'il a changé d'avis… Si c'est le cas, il lui a fallu d'abord oublier ses sensations, puisque ses déclarations étaient d'une telle virulence. Il a jugé ma musique dangereuse, il a dit que j'étais un compositeur d'apocalypse, de fin du monde… Que tout le mal de l'humanité était incarné dans cette musique. Cela a fait un certain bruit. Moi ça m'a mis en colère, qu'il se serve du mot "mal", "mauvais", c'est insultant pour ma musique. Maintenant les gens arrivent au concert avec ces propos en tête. Cela limite les possibilités de faire l'expérience de cette forme de musique. Depuis quatre ou cinq ans, j'essaie de créer une atmosphère sans préjugés, pour faire reculer les catégories et sauter certaines barrières si possible. Le public qui vient au concert doit éviter de penser : ça entre dans telle catégorie, donc je dois vivre telle expérience, tel événement. Je ne veux pas de ça ! A certains endroits en Allemagne, cette attitude a empêchée la musique de produire tous ses effets.
Daniel Caux – Votre musique reflète-t-elle l'atmosphère de New York?
Oui, jusqu'à un certain point. Il n'y a pas vraiment un groupe ou un compositeur qui travaille dans la même direction que moi, mais le sentiment général à New York est le besoin de créer une œuvre dont l'impact humain soit très fort. De façon superficielle, on a appelé ça entre autres "primitivisme". En général à l'étranger, c'est ainsi qu'est perçu ce qui se développe à New York. La raison est le besoin de créer un type d'expérience en dehors du monde de l'hyper médiatisation, si vous voyez ce que je veux dire. Personne ne l'a encore décrite : c'est une expérience totalement viscérale, pour moi c'est ce qui se passe entre les gens et dont on ne parle pas. Il faut exprimer d'une façon ou d'une autre ces choses qui grossissent à l'intérieur de nous et ont une existence minuscule à l'extérieur. Cela doit être dit un jour. En dehors de New York, on n'a pas l'impression que beaucoup de gens sont attirés par ce genre d'expérience. C'est très dur de vivre à New York, comme dans beaucoup d'autres endroits je suppose, mais NY c'est l'expérience de la laideur, de l'horreur, un style de vie absolument sans attrait…
J'ai commencé à travailler avec un certain nombre de guitares et de d'accordages. Puis je me suis intéressé aux résonances, aux cordes sonnant à vide. Je ne voulais plus entendre le son des doigts en contact avec la corde parce que ça étouffe les résonances… J'aime la guitare parce que c'est encore le plus physique des instruments. Ensuite il a fallu un instrument avec beaucoup de cordes qui puissent sonner à vide. Dans l'impossibilité de faire jouer une centaine de guitares, j'ai crée des instruments avec beaucoup plus de cordes que sur une guitare. J'avais aussi besoin d'une gamme plus étendue, à l'échelle d'un orchestre, afin de contrôler tous les aspects de la composition. Il est donc devenu indispensable de créer de nouveaux instruments. Quand j'ai voulu faire l'accordage des séries harmoniques, parce qu'il n'y avait pas énormément de notes, l'étape qui s'est imposée ensuite fut le clavier, toujours pour plus de contrôle. Après avoir utilisé la guitare conventionnelle, j'ai construit des guitares en forme d'escaliers dont on joue avec des mailloches. Mais elles avaient aussi des limites, parce que l'exécutant ne pouvait jouer que deux notes à la fois. Pour des raisons techniques, il me fallait un instrument qui aurait le son et les possibilités voulues. Un aspect intéressant du côté technique de cet instrument : une barre est placée en dessous de la note active de chaque corde. En fonction de certains phénomènes, le son acquiert une plus grande résonance lorsqu'il est amplifié. Cette technique est communément employée pour changer de diapason sur n'importe quel instrument à cordes. L'amplification crée non seulement une résonance extraordinaire, mais aussi une étonnante texture harmonique. Dans l'œuvre qui va être jouée ce soir, j'utilise une guitare harmonique qui comporte cet élément technique. Pour en jouer, l'exécutant frappe seulement les cordes du côté qui n'est pas amplifié, l'amplificateur étant posé de l'autre côté de la barre. Les seules notes audibles sont les harmoniques des cordes, aucune note fondamentale, des notes totalement différentes de ce que l'on perçoit normalement. C'est un effet très bizarre, que je ne sais pas vraiment expliquer. Je peux jouer une étendue d'harmoniques impossibles sur tout autre instrument à cordes. Sur un instrument à cordes, on peut produire 4, 5, 6 ou 7 harmoniques, mais sur cet instrument, je peux en produire des centaines! J'utilise cette barre sur tous les instruments, même s'ils ne servent pas précisément comme des instruments harmoniques. Leur texture harmonique est superbe! Les claviers sont construits par un facteur d'instruments qui fabrique des clavecins. Tous les claviers dont je me sers sont du type clavecin. Ils sont plus délicats que les guitares parce qu'ils comprennent beaucoup de cordes qui représentent une tension énorme. La structure de ces instruments doit donc être très stable.
Daniel Caux – Comment choisissez-vous vos musiciens?
Certains travaillent avec moi depuis un certain temps, je préfère des gens qui ont des affinités avec ma musique. Je demande simplement autour de moi qui veut jouer ma musique… Je n'ai pas besoin de musiciens professionnels, mais de gens qui ont une sensibilité plutôt que de grandes qualités techniques. Il est important quand la musique se produit que les musiciens comprennent quels sons doivent être entendus, et dans quel sens ils doivent aller.
Daniel Caux – Avez-vous une préférence pour ceux de votre label, Neutral Record?
Certains musiciens de Neutral ont déjà joué avec moi. Comme je veux travailler avec des gens d'une certaine sensibilité, les musiciens que je choisis ont leurs propres travaux de leur côté, qui m'intéressent aussi beaucoup. Neutral a permis à la musique de certains d'entre eux d'être publiée.
DISCOGRAPHIE
LESSON #1 - 99 Records
THE ASCENSION - 99 Records
MUSIC FOR THE DANCE 'BAD SMELLS'- GPS Records
SYMPHONY NO. 3 (GLORIA) - Neutral, Crepuscule, Atavistic
SYMPHONY NO. 1 (TONAL PLEXUS) - ROIR, Danceteria
THE BELLY OF AN ARCHITECT (soundtrack) - Crepuscule, Normal, Factory
SYMPHONY NO. 6 (DEVIL CHOIRS AT THE GATES OF HEAVEN) - Blast First, Restless, Danceteria, Atavistic
SYMPHONY NO. 2 (THE PEAK OF THE SACRED) - Atavistic
THE WORLD UPSIDE DOWN - Crepuscule, Atavistic
THE MYSTERIES (SYMPHONIES NO. 8 + NO. 10) - Blast First, Atavistic
SYMPHONY NO. 9 (L'EVE FUTURE) - Point Music
SYMPHONY NO. 5 (DESCRIBING PLANES OF AN EXPANDING HYPER-SPHERE) – Atavistic
another point of view to follow by Scanner: An Aesthetic of the Acoustic
”Goodbye, Glenn Branca. You were everything NYC meant to me : beauty, noise, audacity, and total commitment, wrapped up in a confrontational, gruff, brilliant human.” Annie Gosfield - Eulogy to a dead hero - May 14th 2018
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13/12/2025
NY, NY
"NY,NY" est un film expérimental, en forme de poème cinématographique abstrait, réalisé par Francis Thompson en 1957. Une collection de scènes tournées à New York pendant 8 ans et traitées au travers de prismes, de lentilles, de miroirs et autres étranges kaléidoscopies.
"NY,NY" is an experimental movie, as an abstract ciné-poème, directed by Francis Thompson in 1957. A collection of scenes recorded in New York City for 8 years long and treated by special prisms, lenses, mirrors and other strange kaleidoscops.
Aldous Huxley in his essay "Heaven and Hell" wrote:
"And then there is what may be called the Distorted Documentary a new form of visionary art, admirably exemplified by Mr. Francis Thompson's film, NY, NY. In this very strange and beautiful picture we see the city of New York as it appears when photographed through multiplying prisms, or reflected in the backs of spoons, polished hub caps, spherical and parabolic mirrors. We still recognize houses, people, shop fronts, taxicabs, but recognize them as elements in one of those living geometries which are so characteristic of the visionary experience. The invention of this new cinematographic art seems to presage (thank heaven!) the supersession and early demise of non-representational painting...Looking at NY, NY, I was amazed to see that virtually every pictorial device invented by the old masters of non-representational art and reproduced ad nauseam by the academicians and mannerists of the school, for the last forty years or more, makes its appearance, alive, glowing, intensely significant, in the sequences of Mr. Thompson's film." A.H. 1956
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20/10/2025
The Lolita Years
17/10/2025
Jimmy Noone & Ravel
En 1926 à Chicago
"La rage de vivre" ("Really the blues" en anglais), est un passionnant livre de Mezz Mezzrow et Bernard Wolfe.
En 1926, le clarinetiste Jimmie Noone commence à diriger un orchestre au Apex Club qu'il vient d'ouvrir à Chicago. Et Mezzrow fait paraître en 1946 une biographie, "Really The Blues", préfacée par le romancier Henry Miller, dans laquelle il raconte les débuts de ce club, entre autres. Il décrit en détail, quarante ans de jazz aux États-Unis, notamment à Chicago et New-York et l'introduction du jazz new-yorkais en Europe, ainsi que sa grande amitié à Paris avec Hugues Panassié. Dans cette autobiographie, Mezzzrow assume son comportement de "mauvais garçon", avec des séjours en prison et une forte consommation puis la vente de marijuana.
à propos de Jimmy Noone à la clarinette... et de Maurice Ravel
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11/10/2025
La circonférence des oiseaux
La compilation sonore "La circonférence des oiseaux" de Samon Takahashi emprunte le titre aux poèmes médiévaux du poète soufi Farid-Al-Din Attar (XIIéme siècle). Elle tente avec des exemples sonores fusionnés par des analogies de tons, de forme ou de texture, de dessiner une histoire complète de la musique, de la migration circulaire, sans début ni fin. Une belle série de miniatures musicales évoquant les chants d'oiseaux.
The Samon Takahashi's audio compilation "La circonférence des oiseaux" (The Circumference Of The birds), borrows the title to the poems by the sufi poet Farid-Al-Din Attar (XIIth century). It attempts with sound examples merged by tone analogies, of shape or texture, to draw a comprehensive history of music, of circular migration, without a beginning or an end. A beautiful series of musical miniatures evoking birdsong.
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avec des extraits d’oeuvres de : Walter Marchetti, John Zorn, Maurizio Kagel, Jim French & Diamanda Galas, Tamia, Simon Wickham Smith, Manon Anne Gillis, Jean Dubuffet, Demetrio Stratos, Phil Minton, Toshi Tsuchitori, Mia Zabelska, Malcolm Goldstein, Polly Bradfield, Takehisha Kosugi, Sakis Papadimitriou, Michel Deneuve, Philippe Capdenat, The bombay ducks, Nana Vasconcelos, Marion Brown, Henri Chopin, Ricardo Mandolini, Philippe Mion, Dick Raaijmakers, Mathias Spahlinger, Zoltan Poncrasz, Masaaki Takano, William Mattews, Yoji Yuasa, J.D.Robb, Bruce Ditmas, Roberto Columbo, Pierre Courbois, Nicolas Collins, Michel Waisvisz, Ivo Malec, John Pfeiffer, Bernard Parmegiani, Patrick Kosk, Costin Miereanu, Vinko Globokar, Lol Coxhill, Raymond Boni, Maurice Horsthuis, Stephen Wittwer, Radu Malfatti, Evan Parker, Paul Lytton, Joseph Celli et Samon Takahashi lui-même. Soit une cinquantaine d'artistes cités dans ce "catalogue" de singuliers chants d'oiseaux!
& des musiques traditionnelles de nombreux pays: Éthiopie, Amazonie, Mongolie, Chine, Mexique, Togo, Guyana, Congo et Iles Salomon.
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09/10/2025
de quelques danses
”La musique moderne a diverses espèces d’Airs qui conviennent chacune à quelque espèce de Danse dont ces Airs portent le nom ”
en préambule,
quelques mots et termes relatifs à la danse, inusités ou oubliés aujourd’hui:
almée, n. f. danseuse égyptienne lors de festivités, dont les danses sont accompagnées de chants.
baler, v. danser, remuer, s’agiter
bayadère, n. f. femme indienne dont la profession est de danser devant les temples ou pagodes.
guinguer, v.i. danser, faire la fête.
memphitique, n.f. Se disait, dans l’Egypte antique, d’une danse guerrière qui s’exécutait au son d’instruments militaires.
robardie, s. f., danse accompagnée de chants sous la feuillée, dans la verdure.
saillaresse, n.f. danseuse
sauterelle, s. f., sorte de danse.
sauteresse, s. f., danseuse.
treschement, s. m., danse.
trescherie, s. f., danse.
trescheur, s. m., danseur.
treschier, v. n., danser.
tribalery, s. m., sorte de danse.
tricotee, s. f., danse involontaire sous les coups que l’on reçoit.
triolet, s. m., sorte de danse.
tripudier v. t. mot forgé du latin. Danser, sauter de joie.
Willis : Jeunes filles condamnées, d'après une légende de Bohême, à sortir de leurs tombeaux, après leur mort, et à danser toute la nuit.
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Tout comme au XVIIIeme siècle, aujourd’hui, les différents styles de danse se conjuguent fréquemment avec des genres musicaux de toutes sortes.
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Allemande : Danse à deux temps et à doubles croches en nombre très considérable.
Areito : Danse des esclaves des colonies sud-américaines (principalement Colombie et Panama) accompagnée de chants qui servaient à mémoriser les personnages et les événements les plus importants de leur histoire. C’est de là que viendrait, entre autres, la Cumbia colombienne, elle-même originaire des Bantous de Guinée Equatoriale.
Aussi nom du célèbre et incontournable label de disques "Areito" de musiques cubaines et afro-cubaines.
Bacchanale : Danse bruyante et tumultueuse.
Au plur. Fêtes que les anciens célébraient en l'honneur de Bacchus.
Bachata : Genre musical de la République Dominicaine (années 60) qui puise ses origines dans le Boléro. Si les pas de la danse sont simples, les danseurs devront cependant s'efforcer de bouger leurs hanches avec sensualité comme pour la plupart des danses latines.
Bagatelle : Petit morceau de ton intime, sans forme précise, que l’on trouve déjà dans l’oeuvre de Couperin.
”L’intérêt musical de cette bagatelle est dans la mobilité perpétuelle des rythmes”
Romain Rolland, ”Beethoven,” 1928.
Balboa : La Balboa est une danse swing née dans les années 1920 sur la côte Ouest des États-Unis, plus précisément dans la péninsule de Balboa près de San Diego au dancing le "Rendez-vous". Cette danse est issue du Charleston et a été conçue pour prendre moins d'espace sur les planchers de danse.
Ballade : Un air de danse au Moyen-âge.
Barcarolle : Chant de râtelier italien ou gondolier Vénitien au rythme berceur.
Bergamasque : Danse et air de danse en usage au XVIIIe siècle.
Biguine : Danse née aux Antilles françaises connue depuis plus longtemps que l’époque de l’émancipation des esclaves en 1848. Arrivée en métropole dans les annéees 1920, elle se danse avec succès au ”Bal colonial de la rue Blomet” à Paris et se popularise avec les musiciens Stelio, Ernest Léardée, Al Lirvat et bien d’autres.
Bikutsi : Le bikutsi est une musique et une danse traditionnelle de l'ethnie Beti du Cameroun, destinée à guérir les maux, calmer la douleur de la perte d’un être cher, soulager la souffrance. Etymologiquement, le mot bikutsi signifie "battre la terre".
Ce nom indique donc que la danse doit être accompagnée par des frappements de pieds sur le sol.
Expression d'une révolte des femmes le bikutsi est né en réaction à une société Beti fondamentalement patriarcale et phallocratique.
A l'origine joué par un orchestre de balafon et basé sur un rythme à 6/8, le bikutsi se modernise dans les années 70 avec l'introduction d'instruments modernes, notament les guitares et les percussions.
Boléro : Danse solo espagnole en mesure 3/4, modérément rapide. Les castagnettes qui accompagnent scandent le rythme: une croche, deux doubles-croches et quatre croches.
Boléro son
Boston : Valse lente américaine.
Bourrée : Danse française ancienne très alerte en mesure 4/4. Originaire d'Auvergne, cette danse populaire aurait été introduite à la fin du XVIème siècle à la cour par Marguerite de Valois (la reine Margot).
Branle : Les branles sont une famille de danses d'Europe populaires et collectives, de tradition ancienne remontant à la fin du moyen-âge et toujours pratiquée de nos jours dans certaines régions. Les danseurs forment un rond, parfois une chaîne, se tiennent généralement par la main et balancent les bras au tempo de la danse. Les pas de base, également nommés branle, sont simples et faciles, et alternent à gauche et à droite, d'où le nom de branle.
Breakdance : expr. am. Le breakdance est un style de danse développé à New York dans les années 1960, caractérisé par son aspect acrobatique et ses figures au sol. Des archives montrent qu'une forme de breakdance était dansée en Afrique, au Nigeria dans les années 50.
Canarie : Danse de la Renaissance décrite par Thoinot Arbeau dans son Orchésographie (1589) et par Livio Lupi da Caravaggio (1607). En forme de gigue aux figures étranges, elle serait originaire des Îles Canaries.
Cha-cha-cha : Le Cha-cha-cha se danse sur un rythme à 4 temps. C’est un style créé par le musicien cubain Enrique Jorrin qui, estimant les difficultés à danser le Mambo, décida de créer des rythmes plus simples en 2/4 avec "La Engañadora" en 1948.
Charleston : Danse d’origine américaine plus rapide que le fox-trot. Aurait pris naissance parmi les Noirs de la ville du même nom en Caroline du Sud au début du XXéme siècle et aurait eu tendance à se ralentir au fil des années pour mieux s’introduire dans la ”haute société”.
Chorée : Danse de Saint Guy.
Contradanza : Genre musical et danse , version cubaine de la Contredanse.
Contredanse : Danse à figures du milieu du XVIème siècle, d’origine anglaise, dansée en couples disposés en colonnes. La version française, en carré, devient populaire au début du XIXème siècle en se diffusant et se pratiquant dans les bals populaires de Paris.
Courante : Danse baroque française souvent précédée d’un allemande et suivie par une sarabande.
Cumbia : Style musical et danse originaire de Colombie, et populaire tout autour de la mer des Caraïbes, ainsi qu’au Pérou et en Argentine. La danse, très sensuelle, est une synthèse des rythmes hérités des trois cultures qui composent la population colombienne, c'est à dire indigène, africaine et espagnole.
Czardas ou Csárdás : Danse hongroise autrefois en vogue dans la haute société, mais toujours exécutée par les paysans (fêtes des moissons, mariages). Commence souvent par une introduction lente et pathétique avant de s’emporter à vive allure. Le mot csárdá désigne une auberge de la Puszta (steppe ou prairie typique du Bassin carpatique).
Danzón : Danse cubaine proche de la Contradanza-Habanera. A Matanzas, vers la fin des années 1870, Miguel Faílde Pérez va chercher à rendre sa musique plus dansante que la Contradanza et donne naissance au Danzón. La musique, plus lente, permet aux couple de danser de manière plus proche, en position fermée, avec des mouvements de hanches plus sinueux.
Ecossaise : Originellement, danse écossaise en 3/2 ou 3/4.
Fandango : Danse traditionnelle espagnole de couple, d’origine Andalouse.
Farandole : Danse populaire provençale, en forme de course rythmée sur un allegro, exécutée par une file de danseurs. Si son nom n'est attesté qu'à partir du XVIIIème siècle, elle a été représentée depuis la préhistoire par des gravures rupestres puis au cours de l'Antiquité sur des céramiques ou des fresques. Danse des rites agraires, elle était à la fois une danse de la vie et de la mort.
Le nom farandole n'est pas attesté avant le XVIIIe siècle et n'est passé dans le ”Dictionnaire de l'Académie” qu'en 1835 . Il est cité pour la première fois par Schmidlin, en 1776, sous la forme de farandoule, puis dans le ”Rapport de Lefébure”, en 1793, sous sa graphie française actuelle farandole.
Flamenco : Danse créée par le peuple andalou datant du XVIIIe siècle. La musique et la danse flamenco ont d'abord eu des influences grecques et romaines puis indiennes, maures et juives. Selon les critères d'expressions mélodiques et des traditions culturelles, on peut compter jusqu'à 50 types de danses flamenco, appellées ”palos”. Les claquements des mains pour accompagner le chant s'appellent ”palmas”, et la danse se nomme ”el baile”. La percussion, en plus des ”palmas” polyrythmiques, se fait souvent avec les pieds: le ”zapateado”, une sorte de claquettes inspirée de la danse de groupe de type traditionnel dite ”chacarera”, toujours pratiquée dans certains pays d'Amérique latine. Comme percussion, les castagnettes, héritage de l'antiquité romaine, sont encore parfois utilisées, suivies du mouvement des poignets. Les mains et les doigts proposent aussi des figures très travaillées et expressives appelées ”floreos”.
Folia : La Folia, également appelée Follia (en italien) ou Folies d'Espagne, est une danse apparue au XVe siècle probablement au Portugal dont le thème a servi pour des variations à plus de 150 compositeurs, de Lully à Sergueï Rachmaninov.
Des poètes écrivent des textes sur ce thème, tels Diego Sánchez de Badajoz et Gil Vicente chez qui La Folia est associée à des personnages populaires, bergers ou paysans en général, occupés à danser et à chanter avec énergie” (d'où son nom de folia, qui signifie à la fois "amusement débridé" et "folie" en portugais).
Forlàna : Danse italienne, originaire au xviie siècle des bals du Frioul, stylisée dans le ”Tombeau de Couperin” de Maurice Ravel. Elle était dansée par un ou deux couples, avec des gestes heurtés et avait comme réputation sa légèreté licencieuse.
Forro : Originaire du Nordeste au Brésil, c’est la musique des bals de village. De style caribéenne, la musique est principalement jouée par l’accordéon et des percussions. Ce genre musical provient d'un mélange du tambour indien des précolombiens et de l'accordéon des colons européens. Les instruments traditionnels du forró sont le triangle, l'accordéon et un gros tambour plat appellé zabumba.
Fox-trot : Danse binaire apparue aux Etats-Unis parmi la population noire au début du XXème siècle. Elle comporte principalement trois figures: la marche, les pas courus et les pas glissés.
Gaillarde : Danse de couple à trois temps (en mesure 3/2, 3/8 ou 6/8) apparue en Lombardie vers 1480.
Gavotte : Vieille danse populaire française d’allure modérée, devenue danse de salon au XVIéme siècle.
Gigue : Danse vive et gaie d’origine anglaise.
Guajira : Genre musical originaire de la région orientale de Cuba, et danse aux rythmes très cadencés. Mais la Guajira cubaine puise ses racines également en Espagne puisque la Guajira espagnole, ou Punto Guajiro, existait au 18ème siècle et s'était répandue dans les îles Canaries avec l'usage de la guitare et du timple (instrument similaire au cuatro mais avec 5 cordes) que l'on retrouve dans la musique cubaine. La guajira la plus connue est très certainement ”Guantanamera” chantée en 1928 sur les ondes d’une radio de Guantanamo par Joseito Fernàndez.
Gymnopédie : Danse pratiquée par de jeunes danseurs nus à Sparte, destinée à renforcer le moral spartiate après la défaite d’Hysiai. Inspiré par ces danses de l’Antiquité grecque, Erik Satie a composé en 1888 trois pièces atypiques pour piano intitulées ”Gymnopédies” devenues célèbres.
Habanera : Danse issue de la contradanza, née dans les années 1830 à La Havane (Cuba). C’est le compositeur basque espagnol Sébastien de Yradier y Salaverri (1809-1865) qui fait venir cette danse de la capitale de Cuba jusqu’en France où elle devient à la mode. En 1863, il écrit "El Arreglito" ("Le Petit Arrangement") qui rencontre succès quand la soprano Mila Traveli l’interprète au Théâtre Impérial Italien de Paris. Quand Georges Bizet écrit son opéra Carmen (1875), il n’hésite pas à reprendre la mélodie de ”El Arreglito” pour ”L’amour est un oiseau rebelle”, la célèbre habañera qui sert d’entrée à son héroïne au premier acte.
Hora : Danse traditionnelle collective, typique des folklores des Balkans, de Roumanie et Moldavie dont la spécificité est un grand cercle ouvert ou fermé.
Hopak : Danse traditionnelle ukrainienne.
Hula : un type de danse accompagné de chant qui s'est développé dans les îles hawaïennes chez les Polynésiens.
Jitterburg ou Lindy Hop : Danse de rue qui s'est développée dans la communauté noire-américaine de Harlem à New York vers la fin des années 1920, en parallèle avec le jazz et plus particulièrement la musique swing.
Jive : Descendant du Lindy Hop, cette danse est devenue populaire en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale par la musique swing de Benny Goodman et Glenn Miller, ce après avoir d'abord conquis l'Ouest, puis les médias du Nouveau Monde, en 1940, sous le nom de Jitterbug.
Jota : Danse espagnole (aragonaise) apparentée au fandango. Elle date du XIIème siècle et elle aurait été inventée par le troubadour arabe Aben-Jot de Valence. Selon la légende, le roi Muley Tarik du royaume de Valence a appris qu'un Arabe nommé Aben-Jot a enragé le peuple avec une chanson et une danse d'un personnage profane, qu'il avait lui-même inventé. Tarik, poussé par son fanatisme religieux, décréta son expulsion du royaume de Valence. Cet arabe s'est réfugié à Calatayud, où ce style de chant et de danse a été popularisé. En hommage à Aben-Jot, les habitants de Calatayud ont pris pour ce genre le nom de Jota.
Kalamaïka : Danse favorite des Hongrois, d'un mouvement animé et en mesure à 3/4. Elle est composée de deux parties, chacune de quatre mesures avec des reprises.Le deuxième duo pour violon de Béla Bartók porte le nom de cette danse.
Kehraus : Ancienne danse d'invention allemande avec laquelle on terminait parfois les bals.
Krakowiak : Danse née à Cracovie en Pologne. Rapide et syncopée à deux temps, elle est connue pour imiter les mimiques du cheval.
Ländler : Danse traditionnelle allemande populaire à la fin du XVIIIème siècle qui se danse en rond. Elle arrive en France sous le nom d’Allemande, proche du Menuet.
Lindy Hop : Danse née dans les années 1920 dans la communauté afro-américaine de Harlem. Elle est issue du mélange de plusieurs danses : le Charleston, les Claquettes pour les jeux de jambes, le Foxtrot pour les rythmiques, le Jazz Roots pour son style.
Loure : Danse paysanne française du XVIIe siècle à 6/4 au mouvement modéré .
Maclotte : mot wallon Danse : ”vous y dansiez petite fille, y danseriez vous mère-grand? C’est la maclât qui sautille. Toutes les cloches sonneront” Guillaume Apollinaire
Madison : Le madison est une danse en ligne, créée à la fin des années 1950 aux États-Unis et popularisée au début des années 1960. Il s'agit d'une danse sans contact qui se pratique en ligne, seul ou en couple.
Makossa : Musique et danse camerounaise. Ce genre est issu d'une danse traditionnelle sawa, l'Ambas-Bay, avec des influences significatives de jazz, de musique antillaise, de musique latine, de highlife et de rumba. Ce style musical urbain fait partie des quatre rythmes principaux au Cameroun avec le bikutsi, le mangambeu et l'assiko.
Le makossa a été principalement popularisé en France par Manu Dibango.
Mambo : Genre musical cubain et style de danse. Le Mambo est une danse rapide originaire de l’île de Cuba, proche du Danzón, qui commence au second mouvement de la musique, comme le Boléro. C'est aussi, comme le Bolero, une danse très sensuelle en raison du mouvement des hanches des danseurs. Le mot ”mambo” vient des Bantous du Congo et signifie ”conversation avec les dieux”. En 1937, Orestes Lopez compose avec Cachao un chanson appelée ”Mambo”. Et à partir de 1947, Pérez Prado enregistre ”Que rico el mambo” puis rencontre le chanteur Beny Moré avec lequel il crée les célèbres ”Mambo N°5” et ”Mambo N°8”. En France c’est Brigitte Bardot qui popularise le Mambo dans le film ”Et Dieu créa la femme”.
Matassins : Nom qu'on donnait autrefois à certains danseurs, qui portaient des corselets, des morions dorés, des sonnettes aux jambes et l'épée à la main avec un bouclier. Nom de cette danse ridicule qu'ils dansaient.
Mazurka : Danse nationale polonaise qui connut une très grande vogue dans les salons européens au XIXème siècle.
Menuet : Danse traditionnelle de la musique baroque, à trois temps et à mouvement modéré, gracieuse et noble. Ce type de danse pourrait avoir pour origine le branle du Poitou. C’était une des danses préférées de Louis XIV et de sa cour.
Mérengué : Danse d’origine controversée, jouée en Haïti et République Dominicaine depuis le XVIIIème siècle. On raconte qu’un personnage de la révolution haïtienne de 1791 fut accueilli chez lui pour célébrer la victoire; le malheureux ayant une jambe de bois se mit à danser avec la foule qui se mit à l'imiter et à danser d'une manière qui resta dans le temps et évolua pour donner le pas de base du merengue.
Moonwalk : Un des mouvements de breakdance d’un clip de Michaël Jackson où il semble avancer alors qu’en réalité il recule.
Musette : Danse pastorale française des XVIIe et XVIIIe siècles. Mais la musette est tout d’abord un instrument à vent analogue à la cornemuse et comportant un sac en peau de mouton ou de chèvre, une anche, un ou plusieurs tuyaux et un soufflet que le joueur tient sous son bras.
One-step : Danse à deux temps d’origine américaine à la mode en Europe après la première guerre mondiale.
Passacaille : Danse d’origine italienne ou espagnole bâtie sur un ostinato varié et proche de la chaconne.
Passamezzo : Proche de la Pavane, danse de la Renaissance italienne de rythme binaire.
Passe-pied : Vieille danse bretonne d’allure rapide, qui s’apparente au menuet.
Passodoble ou Passo doble : Danse espagnole à deux temps exécutée sur une musique plutôt martiale généralement jouée pour les corridas.
Pastourelle : Nom donné à une des figures de la contredanse française. On nommait anciennement Pastourelle, une sorte de comédie spirituelle et religieuse qui était exécutée autrefois dans plusieurs églises aux laudes de Noël. Ces comédies furent abrogées par la faculté de théologie de Paris.
Pavane : Danse de cour lente et majestueuse, dansée par des trios disposés en cortège, très en vogue en Europe aux XVI et XVIIèmes siècles. Son nom viendrait de Padoue en Italie dont elle serait originaire ou, selon d'autres sources, elle dériverait de l’espagnol pavo qui signifie ”paon” ou bien du verbe se pavaner car cette action se fait avec lenteur.
”Ce nom de Pavane lui fut donné parce que les figurants faisoient, en se regardant, une espèce de roue à la manière des paons; l'homme se servoit pour cette roue, de sa cape et de son épée qu'il gardoit dans cette danse, et c'est par allusion à la vanité de cette attitude qu'on a fait le verbe réciproque se pavaner”
Jean-Jacques Rousseau - Dictionnaire de musique - 1768
Plinn : Danse traditionnelle du centre Bretagne
Polacca : Sorte de polonaise.
Polka : Danse d’origine tchèque ou polonaise, en vogue au XIXème siècle. Elle a tous les signes du type original, des allures vives, brusques, tumultueuses, rudes, mais gaies et souvent voluptueuses.
Polonaise : Danse à mouvement de marche lente et solennelle populaire aux XVII et XVIIIèmes siècles.
Quadrille : Danse d'un caractère très gai, d'un mouvement vif, dont la mélodie est de 2/4, et qui a deux reprises de huit mesures chacune. On appelle aussi quadrille un groupe de quatre danseurs et de quatre danseuses qui figure dans les ballets et les grands bals, et qui se distingue des autres groupes par un costume particulier.
Rabardie : Danse bruyante printanière accompagnée de chants sous la feuillée.
Ranchera : Style musical du Mexique, devenu populaire à l’époque de la Révolution Mexicaine avec ses héros comme Emiliano Zapata et Pancho Villa. La ranchera la plus célèbre est sans aucun doute ”Cielito lindo”. Similaire au Zapatero espagnol, la Ranchera est une danse en 3/4 plutôt folklorique.
Redowa : Danse à trois temps d’origine tchèque ayant beaucoup d'analogie avec la Mazurka, et elle en a les mêmes proportions. C'est sur le troisième temps que doit porter la mélodie.
Rigaudon ou Rigodon : Danse provençale apparentée à la bourrée.
Rock’n’Roll : Le Rock à 4 temps, le Rock à 6 temps inspiré du Swing des années 30, le Boogie Woogie, héritier du Jive, le Bebop, le Rock acrobatique...
"Let's Rock!" Elvis Presley
Rumba : Danse d’origine populaire cubaine comme la habanera ou la guajira. Vers 1930, le son cubain est renommé rhumba aux États-Unis, sous l'impulsion de Xavier Cugat, et la rumba devient une danse de salon. Le verbe ”danser” se dit "rumbiar" dans la tradition cubaine.
Sabotière : Sorte de danse paysanne qui s’exécute avec des gens chaussés de sabots qu’on frappe au sol.
Saltarella : Vieille danse joyeuse italienne rapide en mesure 3/8 dont les origines remontent au saltatio des Latins. De la même famille que la tarentelle.
Saltatio : Sous ce même titre, en Grèce et en Italie, les anciens comprenaient plusieurs sortes d’exercices qui n’avaient guère de rapports entre eux: les danses religieuses, les danses gymnastique et guerrières, les danses mimiques, les danses corybantes… Plus de précisions ici.
Sarabande : Vieille danse espagnole accompagnée de castagnettes et de tambours de basque, apparue en Espagne à la fin du XVIème siècle.
Sardane : Danse populaire catalane (6/8) dans laquelle plusieurs personnes se donnent la main et évoluent en cercle.
Séguedille ou Séquidille : Danse espagnole rapide d’origine andalouse; ses pas empruntent ceux du Fandango et de la jota aragonaise. cf. l’aria ”près des remparts de Séville” dans ”Carmen” de Georges Bizet.
Shimmy : Danse qui trouve ses fondements aux Etats-Unis dans la danse noire de la fin du XIXème siècle et doit son nom (chemise) à son mouvement caractéristique: les danseurs se secouant comme s’ils voulaient faire glisser leur chemise le long du corps. En adoptant le rythme de cette danse, Erwin Schullhoff composa ses variations jazz: ”kitten on the keys”.
NB: The definition of shimmy is when a woman with big enough breasts shakes her torso along with her breasts and shoulders from side to side causing her breasts to shake in erotic motion.The word shimmy was a word most used during the 1920s when shimmying was more popular.
Sicilienne : Vieille danse italienne en 6/8 ou 12/8
Sirtaki : Danse grecque popularisée hors de son pays par le film ”Zorba le grec” réalisé par Michael Cacoyannis (1965).
Swing : Les origines de la danse swing remontent aux années 1920, avec le Charleston. La musique swing est un courant du jazz dont le côté ternaire (en 8/12) donne un côté rebondissant (swing signifie "balancer"). Le swing en danse de couple est caractérisé par un guidage du corps face à face, en parallèle sans contrepoids ni guidage avec les bras. Beaucoup de danses swing incluent un "bounce" qui est une sorte de rebond dans le sol.
https://www.youtube.com/watch?v=RoNw068t8n4
Tango : Le Tango est une danse sociale et un genre ”rioplatense”, c’est à dire du Rio de la Plata, dans les faubourgs de Buenos Aires en Argentine, née à la fin du XIX e siècle et qui fut introduite en Europe, comme danse moderne, en 1911.
Tarentelle : Danse traditionnelle napolitaine très rapide. La tarentelle, selon les croyances, était une danse permettant de guérir un malade souffrant d'une morsure de tarentule. Si la tarentule est impressionnante, le venin injecté lors de la morsure inflige à peine plus de souffrances qu'une piqure de frelon. En revanche, une autre araignée peuple cette même région de Tarente, Latrodectus tredecimguttatus. Bien plus petite et plus dangereuse, sa morsure peut provoquer des lésions et perturbations psychologiques et physiques assez importantes. La thérapie par tarentelle pourrait donc venir de la morsure de cette araignée.
Quelques tarentelles célèbres ont été composées par Rossini, Chopin, Schubert, Saint-Saëns, Glinka, Fauré, Bizet, Debussy, Chostakovitch …
Terpsichoréen : Digne de la muse de la danse Terpsichore
Tricotets : Ancienne danse très vive du XVIIIème siècle, ainsi nommée parce que le mouvement du pied y est aussi prompt que l'est celui de la main en tricotant.
quelques belles archives avec "the twist"
Tyrolienne : Danse apparentée au ”Ländler” dont il est une imitation française.
Vallenato : Style musical provenant de la partie côtière du Nord Est de la Colombie sur la mer des Caraïbes, et plus précisément de la région de Valledupar (les paysans de cette région disaient qu’ils provenaient de la Vallée : ”Soy del Valle nato”) . Ce genre musical se propage donc au Venezuela et au Panama. Dans les années 1960/70 le Vallenato qui se danse lentement corps contre corps est en concurrence avec le Merengue de la République Dominicaine, et la Salsa qui se diffuse dans toutes la Caraïbe et aux Etats-Unis.
Valse : Danse en trois temps, plus rapide qu’à l’origine. La valse vient de l'allemand ”Walzer” qui signifie ”tourner en cercle”. Elle a gagné ses lettres de noblesse dans les années 1780 à Vienne et s'est ensuite répandue en Occident.
Vignone : Ancienne danse française. Féminin de l’ancien français vignon (vigneron) … danse des vignerons.
Villanelle : Sorte de danse rustique dont l’air doit être gai, marqué, d’une mesure très sensible.
Volte ou Volta : Ancienne danse hors d’usage, du genre de la gaillarde, et dont l’air était écrit en mesures 3/4.
Xacara : Ancien air de danse ou de ballade espagnole à l'origine de la tonadilla, opéra-comique espagnol, court et à effectif réduit.
Zapatéado : Danse espagnole qui s'exécute sur un air à 3/8, et qui présente quelque analogie avec la sabotière.
Zorongo : Danse gitane d’Andalousie accompagnée par un tambour de Basque et des guitares.
Zouc : Danse et musique originaire des Antilles françaises.
Zumbarella : Danse d'origine ancienne. C’est aussi la musique typique de Castiglione Messer Marino, une province d'Italie centrale dans les Abruzzes. Cette danse semble remonter au saltatio, qui fut très populaire chez les Latins avant la conquête romaine. C'est une danse de bergers et de paysans.
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