" – Peu importe d’où l’on vient. Il n’y a pas de tonique. Le thème et son développement ne sont qu’un mirage…
Il y a une musique toujours inattendue.
– Et les dissonances ?
– Dieu les a créées, elles aussi…"
Jaume Cabré - "Voyage d'hiver" - 2014

”La terre, il se pourrait bien après tout que ce soit une espèce
de merveilleux petit appareil enregistreur, plaçé là par on ne sait qui,
pour capter tous les bruits qui circulent mystérieusement dans l’Univers.”
Pierre Reverdy - ”En vrac” - 1929

”J’entends tous les bruits de la terre grâce à mes oreilles et mes nerfs de cristal
dans lesquels circulent le feu du ciel et celui des volcans.”
Michel Leiris - ”Le point cardinal” - 1927

"L'écoute, c'est l'ombre de la composition"
Pascal Dusapin - 2008

 

Affichage des articles dont le libellé est lexicology. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est lexicology. Afficher tous les articles

09/10/2025

de quelques danses

 

de quelques danses...


”La musique moderne a diverses espèces d’Airs qui conviennent chacune à quelque espèce de Danse dont ces Airs portent le nom ”
Jean-Jacques Rousseau - Dictionnaire de musique - 1768


en préambule, 
quelques mots et termes relatifs à la danse, inusités ou oubliés aujourd’hui:

almée, n. f. danseuse égyptienne lors de festivités, dont les danses sont accompagnées de chants.
baler, v. danser, remuer, s’agiter
bayadère, n. f. femme indienne dont la profession est de danser devant les temples ou pagodes.
guinguer, v.i. danser, faire la fête.
memphitique, n.f.  Se disait, dans l’Egypte antique, d’une danse guerrière qui s’exécutait au son d’instruments militaires.
robardie, s. f., danse accompagnée de chants sous la feuillée, dans la verdure.
saillaresse, n.f.  danseuse
sauterelle, s. f., sorte de danse.
sauteresse, s. f., danseuse.
treschement, s. m., danse.
trescherie, s. f., danse.
trescheur, s. m., danseur.
treschier, v. n., danser.
tribalery, s. m., sorte de danse.
tricotee
, s. f., danse involontaire sous les coups que l’on reçoit.
triolet, s. m., sorte de danse.
tripudier  v. t. mot forgé du latin. Danser, sauter de joie.
Willis : Jeunes filles condamnées, d'après une légende de Bohême, à sortir de leurs tombeaux, après leur mort, et à danser toute la nuit.

***************************
Tout comme au XVIIIeme siècle, aujourd’hui, les différents styles de danse se conjuguent fréquemment avec des genres musicaux de toutes sortes.

***************************

Allemande : Danse à deux temps et à doubles croches en nombre très considérable.

Areito : Danse des esclaves des colonies sud-américaines (principalement Colombie et Panama) accompagnée de chants qui servaient à mémoriser les personnages et les événements les plus importants de leur histoire. C’est de là que viendrait, entre autres, la Cumbia colombienne, elle-même originaire des Bantous de Guinée Equatoriale.
Aussi nom du célèbre et incontournable label de disques "Areito" de musiques cubaines et afro-cubaines.

Bacchanale : Danse bruyante et tumultueuse.
Au plur. Fêtes que les anciens célébraient en l'honneur de Bacchus.

Bachata : Genre musical de la République Dominicaine (années 60) qui puise ses origines dans le Boléro. Si les pas de la danse sont simples, les danseurs devront cependant s'efforcer de bouger leurs hanches avec sensualité comme pour la plupart des danses latines.

Bagatelle : Petit morceau de ton intime, sans forme précise, que l’on trouve déjà dans l’oeuvre de Couperin.
”L’intérêt musical de cette bagatelle est dans la mobilité perpétuelle des rythmes”
Romain Rolland, ”Beethoven,” 1928.

Balboa : La Balboa est une danse swing née dans les années 1920 sur la côte Ouest des États-Unis, plus précisément dans la péninsule de Balboa près de San Diego au dancing le "Rendez-vous". Cette danse est issue du Charleston et a été conçue pour prendre moins d'espace sur les planchers de danse.

Ballade : Un air de danse au Moyen-âge.

Barcarolle : Chant de râtelier italien ou gondolier Vénitien au rythme berceur.

Bergamasque : Danse et air de danse en usage au XVIIIe siècle.

Biguine : Danse née aux Antilles françaises connue depuis plus longtemps que l’époque de l’émancipation des esclaves en 1848. Arrivée en métropole dans les annéees 1920, elle se danse avec succès au ”Bal colonial de la rue Blomet” à Paris et se popularise avec les musiciens Stelio, Ernest Léardée, Al Lirvat et bien d’autres.

Bikutsi : Le bikutsi est une musique et une danse traditionnelle de l'ethnie Beti du Cameroun, destinée à guérir les maux, calmer la douleur de la perte d’un être cher, soulager la souffrance. Etymologiquement, le mot bikutsi signifie "battre la terre".
Ce nom indique donc que la danse doit être accompagnée par des frappements de pieds sur le sol.
Expression d'une révolte des femmes le bikutsi est né en réaction à une société Beti  fondamentalement patriarcale et phallocratique.
A l'origine joué par un orchestre de balafon et basé sur un rythme à 6/8, le bikutsi se modernise dans les années 70 avec l'introduction d'instruments modernes, notament les guitares et les percussions.



Boléro : Danse solo espagnole en mesure 3/4, modérément rapide. Les castagnettes qui accompagnent scandent le rythme: une croche, deux doubles-croches et quatre croches.
Boléro son

Boston  : Valse lente américaine.

Bourrée : Danse française ancienne très alerte en mesure 4/4. Originaire d'Auvergne, cette danse populaire aurait été introduite à la fin du XVIème siècle à la cour par Marguerite de Valois (la reine Margot).

Branle : Les branles sont une famille de danses d'Europe populaires et collectives, de tradition ancienne remontant à la fin du moyen-âge et toujours pratiquée de nos jours dans certaines régions. Les danseurs forment un rond, parfois une chaîne, se tiennent généralement par la main et balancent les bras au tempo de la danse. Les pas de base, également nommés branle, sont simples et faciles, et alternent à gauche et à droite, d'où le nom de branle.

Breakdance : expr. am.  Le breakdance est un style de danse développé à New York dans les années 1960, caractérisé par son aspect acrobatique et ses figures au sol. Des archives montrent qu'une forme de breakdance était dansée en Afrique, au Nigeria dans les années 50. 




Carole : subst.fem. Danse médiévale.
 
Cake-Walk : expr. am.  A l’origine, danse des esclaves du Sud des Etats-Unis. Parfois, les colons conciliants assistaient à ces rendez-vous et récompensaient les meilleurs danseurs par un gâteau, d'où le nom de cake-walk. Progressivement le banjo puis le piano vont accompagner les chants. Cette danse, plus rapide que le Charleston, deviendra le Ragtime.

Canarie : Danse de la Renaissance décrite par Thoinot Arbeau dans son Orchésographie (1589) et par Livio Lupi da Caravaggio (1607). En forme de gigue aux figures étranges, elle serait originaire des Îles Canaries.

Cha-cha-cha : Le Cha-cha-cha se danse sur un rythme à 4 temps. C’est un style créé par le musicien cubain Enrique Jorrin qui, estimant les difficultés à danser le Mambo, décida de créer des rythmes plus simples en 2/4 avec "La Engañadora" en 1948.

Charleston : Danse d’origine américaine plus rapide que le fox-trot. Aurait pris naissance parmi les Noirs de la ville du même nom en Caroline du Sud au début du XXéme siècle et aurait eu tendance à se ralentir au fil des années pour mieux s’introduire dans la ”haute société”.

Chorée : Danse de Saint Guy.
 
Conga :  Danse populaire urbaine d’origine africaine, très en vogue au au milieu du XIXème siècle. C'est la danse "reine" du Carnaval cubain. <<>>

Contradanza : Genre musical et danse , version cubaine de la Contredanse.

Contredanse : Danse à figures du milieu du XVIème siècle, d’origine anglaise, dansée en couples disposés en colonnes. La version française, en carré, devient populaire au début du XIXème siècle en se diffusant et se pratiquant dans les bals populaires de Paris.

Courante : Danse baroque française souvent précédée d’un allemande et suivie par une sarabande.

Cumbia : Style musical et danse originaire de Colombie, et populaire tout autour de la mer des Caraïbes, ainsi qu’au Pérou et en Argentine. La danse, très sensuelle, est une synthèse des rythmes hérités des trois cultures qui composent la population colombienne, c'est à dire indigène, africaine et espagnole.

Czardas ou Csárdás : Danse hongroise autrefois en vogue dans la haute société, mais toujours exécutée par les paysans (fêtes des moissons, mariages). Commence souvent par une introduction lente et pathétique avant de s’emporter à vive allure. Le mot csárdá désigne une auberge de la Puszta (steppe ou prairie typique du Bassin carpatique).

Danzón : Danse cubaine proche de la Contradanza-Habanera. A Matanzas, vers la fin des années 1870, Miguel Faílde Pérez va chercher à rendre sa musique plus dansante que la Contradanza et donne naissance au Danzón. La musique, plus lente, permet aux couple de danser de manière plus proche, en position fermée, avec des mouvements de hanches plus sinueux.

Ecossaise : Originellement, danse écossaise en 3/2 ou 3/4.

Fandango : Danse traditionnelle espagnole de couple, d’origine Andalouse.

Farandole : Danse populaire provençale, en forme de course rythmée sur un allegro, exécutée par une file de danseurs. Si son nom n'est attesté qu'à partir du XVIIIème siècle, elle a été représentée depuis la préhistoire par des gravures rupestres puis au cours de l'Antiquité sur des céramiques ou des fresques. Danse des rites agraires, elle était à la fois une danse de la vie et de la mort.
Le nom farandole n'est pas attesté avant le XVIIIe siècle et n'est passé dans le ”Dictionnaire de l'Académie” qu'en 1835 . Il est cité pour la première fois par Schmidlin, en 1776, sous la forme de farandoule, puis dans le ”Rapport de Lefébure”, en 1793, sous sa graphie française actuelle farandole.

Nicolas Poussin, La danse de la vie humaine

Flamenco : Danse créée par le peuple andalou datant du XVIIIe siècle. La musique et la danse flamenco ont d'abord eu des influences grecques et romaines puis indiennes, maures et juives. Selon les critères d'expressions mélodiques et des traditions culturelles, on peut compter jusqu'à 50 types de danses flamenco, appellées  ”palos”. Les claquements des mains pour accompagner le chant s'appellent ”palmas”, et la danse se nomme ”el baile”. La percussion, en plus des ”palmas” polyrythmiques, se fait souvent avec les pieds: le ”zapateado”, une sorte de claquettes inspirée de la danse de groupe de type traditionnel dite ”chacarera”, toujours pratiquée dans certains pays d'Amérique latine. Comme percussion, les castagnettes, héritage de l'antiquité romaine, sont encore parfois utilisées, suivies du mouvement des poignets. Les mains et les doigts proposent aussi des figures très travaillées et expressives appelées ”floreos”.

Folia : La Folia, également appelée Follia (en italien) ou Folies d'Espagne, est une danse apparue au XVe siècle probablement au Portugal dont le thème a servi pour des variations à plus de 150 compositeurs, de Lully à Sergueï Rachmaninov.
Des poètes écrivent des textes sur ce thème, tels Diego Sánchez de Badajoz et Gil Vicente  chez qui La Folia est associée à des personnages populaires, bergers ou paysans en général, occupés à danser et à chanter avec énergie” (d'où son nom de folia, qui signifie à la fois "amusement débridé" et "folie" en portugais).

Forlàna : Danse italienne, originaire au xviie siècle des bals du Frioul, stylisée dans le ”Tombeau de Couperin” de Maurice Ravel. Elle était dansée par un ou deux couples, avec des gestes heurtés et avait comme réputation sa légèreté licencieuse.

Forro : Originaire du Nordeste au Brésil, c’est la musique des bals de village. De style caribéenne, la musique est principalement jouée par l’accordéon et des percussions. Ce genre musical provient d'un mélange du tambour indien des précolombiens et de l'accordéon des colons européens. Les instruments traditionnels du forró sont le triangle, l'accordéon et un gros tambour plat appellé zabumba.




Fox-trot : Danse binaire apparue aux Etats-Unis parmi la population noire au début du XXème siècle. Elle comporte principalement trois figures: la marche, les pas courus et les pas glissés.

Gaillarde :  Danse de couple à trois temps (en mesure 3/2, 3/8 ou 6/8) apparue en Lombardie vers 1480.

Gavotte : Vieille danse populaire française d’allure modérée, devenue danse de salon au XVIéme siècle.

Gigue : Danse vive et gaie d’origine anglaise.

Guajira : Genre musical originaire de la région orientale de Cuba, et danse aux rythmes très cadencés.  Mais la Guajira cubaine puise ses racines également en Espagne puisque la Guajira espagnole, ou Punto Guajiro, existait au 18ème siècle et s'était répandue dans les îles Canaries avec l'usage de la guitare et du timple (instrument similaire au cuatro mais avec 5 cordes) que l'on retrouve dans la musique cubaine. La guajira la plus connue est très certainement ”Guantanamera” chantée en 1928 sur les ondes d’une radio de Guantanamo par Joseito Fernàndez.

Gymnopédie  : Danse pratiquée par de jeunes danseurs nus à Sparte, destinée à renforcer le moral spartiate après la défaite d’Hysiai. Inspiré par ces danses de l’Antiquité grecque, Erik Satie a composé en 1888 trois pièces atypiques pour piano intitulées ”Gymnopédies” devenues célèbres.



Habanera : Danse issue de la contradanza, née dans les années 1830 à La Havane (Cuba). C’est le compositeur basque espagnol Sébastien de Yradier y Salaverri (1809-1865) qui fait venir cette danse de la capitale de Cuba jusqu’en France où elle devient à la mode. En 1863, il écrit "El Arreglito" ("Le Petit Arrangement") qui rencontre succès quand la soprano Mila Traveli l’interprète au Théâtre Impérial Italien de Paris. Quand Georges Bizet écrit son opéra Carmen (1875), il n’hésite pas à reprendre la mélodie de ”El Arreglito” pour L’amour est un oiseau rebelle, la célèbre habañera qui sert d’entrée à son héroïne au premier acte.

Hora : Danse traditionnelle collective, typique des folklores des Balkans, de Roumanie et Moldavie dont la spécificité est un grand cercle ouvert ou fermé.

Hopak : Danse traditionnelle ukrainienne.

Hula : un type de danse accompagné de chant qui s'est développé dans les îles hawaïennes chez les Polynésiens. 

Jitterburg ou Lindy Hop : Danse de rue qui s'est développée dans la communauté noire-américaine de Harlem à New York vers la fin des années 1920, en parallèle avec le jazz et plus particulièrement la musique swing.

Jive : Descendant du Lindy Hop, cette danse est devenue populaire en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale par la musique swing de Benny Goodman et Glenn Miller, ce après avoir d'abord conquis l'Ouest, puis les médias du Nouveau Monde, en 1940, sous le nom de Jitterbug.

Jota : Danse espagnole (aragonaise) apparentée au fandango. Elle date du XIIème siècle et elle aurait été inventée par le troubadour arabe Aben-Jot de Valence. Selon la légende, le roi Muley Tarik du royaume de Valence a appris qu'un Arabe nommé Aben-Jot a enragé le peuple avec une chanson et une danse d'un personnage profane, qu'il avait lui-même inventé. Tarik, poussé par son fanatisme religieux, décréta son expulsion du royaume de Valence. Cet arabe s'est réfugié à Calatayud, où ce style de chant et de danse a été popularisé. En hommage à Aben-Jot, les habitants de Calatayud ont pris pour ce genre le nom de Jota.



Kalamaïka : Danse favorite des Hongrois, d'un mouvement animé et en mesure à 3/4. Elle est composée de deux parties, chacune de quatre mesures avec des reprises.Le deuxième duo pour violon de Béla Bartók porte le nom de cette danse.

Kehraus : Ancienne danse d'invention allemande avec laquelle on terminait parfois les bals.

Krakowiak : Danse née à Cracovie en Pologne. Rapide et syncopée à deux temps, elle est connue pour imiter les mimiques du cheval.

Ländler : Danse traditionnelle allemande populaire à la fin du XVIIIème siècle qui se danse en rond. Elle arrive en France sous le nom d’Allemande, proche du Menuet.

Lindy Hop : Danse née dans les années 1920 dans la communauté afro-américaine de Harlem. Elle est issue du mélange de plusieurs danses : le Charleston, les Claquettes pour les jeux de jambes, le Foxtrot pour les rythmiques, le Jazz Roots pour son style.

Loure : Danse paysanne française du XVIIe siècle à 6/4 au mouvement modéré .

Maclottemot wallon  Danse : ”vous y dansiez petite fille, y danseriez vous mère-grand? C’est la maclât qui sautille. Toutes les cloches sonneront” Guillaume Apollinaire

Madison : Le madison est une danse en ligne, créée à la fin des années 1950 aux États-Unis et popularisée au début des années 1960. Il s'agit d'une danse sans contact qui se pratique en ligne, seul ou en couple.




Makossa : Musique et danse camerounaise. Ce genre est issu d'une danse traditionnelle sawa, l'Ambas-Bay, avec des influences significatives de jazz, de musique antillaise, de musique latine, de highlife et de rumba. Ce style musical urbain fait partie des quatre rythmes principaux au Cameroun avec le bikutsi, le mangambeu et l'assiko.
Le makossa a été principalement popularisé en France par Manu Dibango.

Mambo : Genre musical cubain et style de danse. Le Mambo est une danse rapide originaire de l’île de Cuba,  proche du Danzón, qui commence au second mouvement de la musique, comme le Boléro. C'est aussi, comme le Bolero, une danse très sensuelle en raison du mouvement des hanches des danseurs. Le mot ”mambo” vient des Bantous du Congo et signifie ”conversation avec les dieux”. En 1937, Orestes Lopez compose avec Cachao un chanson appelée ”Mambo”. Et à partir de 1947, Pérez Prado enregistre ”Que rico el mambo” puis rencontre le chanteur Beny Moré avec lequel il crée les célèbres ”Mambo N°5” et ”Mambo N°8”. En France c’est Brigitte Bardot qui popularise le Mambo dans le film Et Dieu créa la femme”.

Matassins : Nom qu'on donnait autrefois à certains danseurs, qui portaient des corselets, des morions dorés, des sonnettes aux jambes et l'épée à la main avec un bouclier. Nom de cette danse  ridicule qu'ils dansaient.

Mazurka : Danse nationale polonaise qui connut une très grande vogue dans les salons européens au XIXème siècle.

Menuet : Danse traditionnelle de la musique baroque, à trois temps et à mouvement modéré, gracieuse et noble. Ce type de danse pourrait avoir pour origine le branle du Poitou. C’était une des danses préférées de Louis XIV et de sa cour.



Mérengué : Danse d’origine controversée, jouée en Haïti et  République Dominicaine depuis le XVIIIème siècle. On raconte qu’un personnage de la révolution haïtienne de 1791 fut accueilli chez lui pour célébrer la victoire; le malheureux ayant une jambe de bois se mit à danser avec la foule qui se mit à l'imiter et à danser d'une manière qui resta dans le temps et évolua pour donner le pas de base du merengue.

Moonwalk : Un des mouvements de breakdance d’un clip de Michaël Jackson où il semble avancer alors qu’en réalité il recule.

Musette : Danse pastorale française des XVIIe et XVIIIe siècles. Mais la musette est tout d’abord un instrument à vent analogue à la cornemuse et comportant un sac en peau de mouton ou de chèvre, une anche, un ou plusieurs tuyaux et un soufflet que le joueur tient sous son bras.

 
musette berrichonne


One-step : Danse à deux temps d’origine américaine à la mode en Europe après la première guerre mondiale.

Passacaille : Danse d’origine italienne ou espagnole bâtie sur un ostinato varié et proche de la chaconne.

Passamezzo : Proche de la Pavane, danse de la Renaissance italienne de rythme binaire.

Passe-pied : Vieille danse bretonne d’allure rapide, qui s’apparente au menuet.

Passodoble ou Passo doble :  Danse espagnole à deux temps exécutée sur une musique plutôt martiale généralement jouée pour les corridas.

Pastourelle :  Nom donné à une des figures de la contredanse française. On nommait anciennement Pastourelle, une sorte de comédie spirituelle et religieuse qui était exécutée autrefois dans plusieurs églises aux laudes de Noël. Ces comédies furent abrogées par la faculté de théologie de Paris.

Pavane : Danse de cour lente et majestueuse, dansée par des trios disposés en cortège, très en vogue en Europe aux XVI et XVIIèmes siècles. Son nom viendrait de Padoue en Italie dont elle serait originaire ou, selon d'autres sources, elle dériverait de l’espagnol pavo qui signifie ”paon” ou bien du verbe se pavaner car cette action se fait avec lenteur.
”Ce nom de Pavane lui fut donné parce que les figurants faisoient, en se regardant, une espèce de roue à la manière des paons; l'homme se servoit pour cette roue, de sa cape et de son épée qu'il gardoit dans cette danse, et c'est par allusion à la vanité de cette attitude qu'on a fait le verbe réciproque se pavaner”
Jean-Jacques Rousseau - Dictionnaire de musique - 1768

Plinn : Danse traditionnelle du centre Bretagne

Polacca : Sorte de polonaise.

Polka : Danse d’origine tchèque ou polonaise, en vogue au XIXème siècle. Elle a tous les signes du type original, des allures vives, brusques, tumultueuses, rudes, mais gaies et souvent voluptueuses.

Polonaise : Danse à mouvement de marche lente et solennelle populaire aux XVII et XVIIIèmes siècles.

Quadrille :  Danse d'un caractère très gai, d'un mouvement vif, dont la mélodie est de 2/4, et qui a deux reprises de huit mesures chacune. On appelle aussi quadrille un groupe de quatre danseurs et de quatre danseuses qui figure dans les ballets et les grands bals, et qui se distingue des autres groupes par un costume  particulier.

Rabardie : Danse bruyante printanière accompagnée de chants sous la feuillée.

Ranchera : Style musical du Mexique, devenu populaire à l’époque de la Révolution Mexicaine avec ses héros comme Emiliano Zapata et Pancho Villa. La ranchera la plus célèbre est sans aucun doute ”Cielito lindo”. Similaire au Zapatero espagnol, la Ranchera est une danse en 3/4 plutôt folklorique.

Redowa : Danse à trois temps d’origine tchèque ayant beaucoup d'analogie avec la Mazurka, et elle en a les mêmes proportions. C'est sur le troisième temps que doit porter la mélodie.

Rigaudon ou Rigodon : Danse provençale apparentée à la bourrée.

Rock’n’Roll : Le Rock à 4 temps, le Rock à 6 temps inspiré du Swing des années 30, le Boogie Woogie, héritier du Jive, le Bebop, le Rock acrobatique...

"Let's Rock!"   Elvis Presley



Rumba : Danse d’origine populaire cubaine comme la habanera ou la guajira. Vers 1930, le son cubain est renommé rhumba aux États-Unis, sous l'impulsion de Xavier Cugat, et la rumba devient une danse de salon. Le verbe ”danser” se dit "rumbiar" dans la tradition cubaine.

Sabotière : Sorte de danse paysanne qui s’exécute avec des gens chaussés de sabots qu’on frappe au sol.

Saltarella : Vieille danse joyeuse italienne rapide en mesure 3/8 dont les origines remontent au saltatio des Latins. De la même famille que la tarentelle.

Saltatio : Sous ce même titre, en Grèce et en Italie, les anciens comprenaient plusieurs  sortes d’exercices qui n’avaient guère de rapports entre eux: les danses religieuses, les danses gymnastique et guerrières, les danses mimiques, les danses corybantes… Plus de précisions ici.

Sarabande : Vieille danse espagnole accompagnée de castagnettes et de tambours de basque, apparue en Espagne à la fin du XVIème siècle.

Sardane : Danse populaire catalane (6/8)  dans laquelle plusieurs personnes se donnent la main et évoluent en cercle.

Séguedille ou Séquidille : Danse espagnole rapide  d’origine andalouse; ses pas empruntent ceux du Fandango et de la jota aragonaise. cf. l’aria ”près des remparts de Séville” dans ”Carmen” de Georges Bizet.

Shimmy : Danse qui trouve ses fondements aux Etats-Unis dans la danse noire de la fin du XIXème siècle et doit son nom (chemise) à son mouvement caractéristique: les danseurs se secouant comme s’ils voulaient faire glisser leur chemise le long du corps. En adoptant le rythme de cette danse, Erwin Schullhoff composa ses variations jazz: ”kitten on the keys”.
NB: The definition of shimmy is when a woman with big enough breasts shakes her torso along with her breasts and shoulders from side to side causing her breasts to shake in erotic motion.The word shimmy was a word most used during the 1920s when shimmying was more popular.

Sicilienne : Vieille danse italienne en 6/8 ou 12/8

Sirtaki : Danse grecque popularisée hors de son pays par le film ”Zorba le grec” réalisé par Michael Cacoyannis (1965).

https://www.youtube.com/watch?v=JPuVYti3WVc



Swing : Les origines de la danse swing remontent aux années 1920, avec le Charleston. La musique  swing est un courant du jazz dont le côté ternaire (en 8/12) donne un côté rebondissant (swing signifie "balancer"). Le swing en danse de couple est caractérisé par un guidage du corps face à face, en parallèle sans contrepoids ni guidage avec les bras. Beaucoup de danses swing incluent un "bounce" qui est une sorte de rebond dans le sol.
https://www.youtube.com/watch?v=RoNw068t8n4

Tango : Le Tango est une danse sociale et un genre ”rioplatense”, c’est à dire du Rio de la Plata, dans les faubourgs de Buenos Aires en Argentine, née à la fin du XIX e siècle et qui fut introduite en Europe, comme danse moderne, en 1911.




Tarentelle : Danse traditionnelle napolitaine très rapide. La tarentelle, selon les croyances, était une danse permettant de guérir un malade souffrant d'une morsure de tarentule. Si la tarentule est impressionnante, le venin injecté lors de la morsure inflige à peine plus de souffrances qu'une piqure de frelon. En revanche, une autre araignée peuple cette même région de Tarente, Latrodectus tredecimguttatus. Bien plus petite et plus dangereuse, sa morsure peut provoquer des lésions et perturbations psychologiques et physiques assez importantes. La thérapie par tarentelle pourrait donc venir de la morsure de cette araignée.
Quelques tarentelles célèbres ont été composées par Rossini, Chopin, Schubert, Saint-Saëns, Glinka, Fauré, Bizet, Debussy, Chostakovitch …

Terpsichoréen : Digne de la muse de la danse Terpsichore
 
Tourdion ou Tordion: Danse de couple rapide, légèrement sautée, constituant l'un des éléments de la basse danse. En vogue en France au début du XVIème siècle, le tourdion disparaît avant la fin du siècle.

Tricotets : Ancienne danse très vive du XVIIIème siècle, ainsi nommée parce que le mouvement du pied y est aussi prompt que l'est celui de la main en tricotant.

Tripudiant : Dansant.
 
Twist : Danse des années 60 qui consiste à tortiller en rythme son bassin (et son arrière-train), les bras à demi pliés accompagnant le mouvement, avec alternativement une jambe tendue et l'autre en flexion, voire décollée du sol. Le point de départ de la vague twist est le morceau "The Twist", composé et enregistré par Hank Ballard en 1959.

 
quelques belles archives avec "the twist"

Tyrolienne : Danse apparentée au ”Ländler” dont il est une imitation française.

Vallenato : Style musical provenant de la partie côtière du Nord Est de la Colombie sur la mer des Caraïbes, et plus précisément de la région de Valledupar (les paysans de cette région disaient qu’ils provenaient de la Vallée : ”Soy del Valle nato”) . Ce genre musical se propage donc au Venezuela et au Panama. Dans les années 1960/70 le Vallenato qui se danse lentement corps contre corps est en concurrence avec le Merengue de la République Dominicaine, et la Salsa qui se diffuse dans toutes la Caraïbe et aux Etats-Unis.

Valse : Danse en trois temps, plus rapide qu’à l’origine. La valse vient de l'allemand ”Walzer” qui signifie ”tourner en cercle”. Elle a gagné ses lettres de noblesse dans les années 1780 à Vienne et s'est ensuite répandue en Occident.

Vignone : Ancienne danse française. Féminin de l’ancien français vignon (vigneron) … danse des vignerons.

Villanelle : Sorte de danse rustique dont l’air doit être gai, marqué, d’une mesure très sensible.

Volte ou Volta :  Ancienne danse hors d’usage, du genre de la gaillarde, et dont l’air était écrit en mesures 3/4.

Xacara : Ancien air de danse ou de ballade espagnole à l'origine de la tonadilla, opéra-comique espagnol, court et à effectif réduit.

Zapatéado : Danse espagnole qui s'exécute sur un air à 3/8, et qui présente quelque analogie avec la sabotière.

Zorongo : Danse gitane d’Andalousie accompagnée par un tambour de Basque et des guitares.
 
Zouc : Danse et musique originaire des Antilles françaises.

Zumbarella : Danse d'origine ancienne. C’est aussi la musique typique de Castiglione Messer Marino, une province d'Italie centrale dans les Abruzzes. Cette danse semble remonter au saltatio, qui fut très populaire chez les Latins avant la conquête romaine. C'est une danse de bergers et de paysans.



-¨¨<>¨¨-

01/09/2025

Expressions surannées (2)

 

 

 

"Les mots délicieusement surannés" constituent un singulier dictionnaire. 

Des milliers de définitions d'expressions surannées en bidules, littératures, sciences, langues, arts, sports, pensées & élégances, compilées par Olivier Genevois, enfant sauvage capturé dans les bois par les hommes vers l’âge de 3 ans, qui ne parlait alors que le latin, qui aime la jactance, comme les loups qui l’avaient nourri… Sa vocation est celle de partager milliers de définitions rigoureuses en bidules, littératures, sciences, langues, arts, sports, pensées & élégances, avec tous ceux qui souhaitent briller en société en usant d’une langue séduisante et châtiée.

Ici figurent seulement des expressions et des mots relatifs au sonore et au musical. Leur définitions complètes qu'il ne faut pas manquer, pleines d'humour, ironie et sarcasme, sont accessibles directement par leurs liens respectifs.



PART 2:

La java [la ʒava]
La java est tellement surannée que les générations geek nées après la terrible année 1968 n’y entendent qu’un langage informatique, d’ailleurs au genre masculin (satanée société patriarcale), et non la danse qui fit tourner sur les parquets deux générations qui les avaient précédées...


Le micro avec un câble [lə mikʁo avɛk ɛ̃ kabl]

Le micro avec un câble, celui-là même des plateaux télévisés, celui-là même que la vedette tenait en main pour nous interpréter un texte, celui-là même que le présentateur portait à son menton pour nous citer l’auteur des vers et de la partition. Le micro avec un câble et son mouvement souple de poignet qui dessinait un serpentin soudain destiné à lui donner du mou pour qu’il puisse suivre sur la scène les pas de la chorégraphie...

Muet comme une carpe [mÿè kòm yn karp]
Si l’on en croit la rumeur c’est notre prédécesseur en nobles et doctes choses de la définition, Antoine Furetière (qui publia post mortem en 1690 son fabuleux Dictionnaire universel contenant généralement tous les mots françois, tant vieux que modernes, et les termes de toutes les sciences et des arts), qui nota le premier que la carpe n’a pas de langue et que par conséquent elle ne peut s’exprimer en paroles, donnant ainsi toute légitimité à muet comme une carpe...

Ne pas piper mot [ne pa pipé mo]
Quand on a la bouche pleine, on ne peut piper mot...

Ne tirez pas sur le pianiste [ne tiré pa syr le pjanist]
Ne tirez pas sur le pianiste cache derrière son impératif une tendre requête d’indulgence pour ceux qui tentent avec leur art, qu’ils en soient virtuoses ou de peu doués amateurs, de nous extraire même un instant de la pesanteur de notre condition...

Parlez dans l’hygiaphone [parlé dâ liZjafòn]

Juste à côté de ces petits trous disposés en rond, oval ou carré, l’administré peut lire la consigne : parlez dans l’hygiaphone.  Faute de se soumettre à l’indication phono-hygiénique mentionnée en lettres capitales graissées à souhait, le préposé aux formulaires compliqués à remettre en double exemplaire avec quittance de loyer, certificat de bonne conduite, attestation de première communion et ketouba des parents, ne pourra pas traiter convenablement notre demande...

Pisser dans un violon [pise dɑ̃ ɛ̃ vjɔlɔ̃]
Pisser dans un violon relèverait du grand art s’il en sortait une quelconque mélodie, trois notes feraient l’affaire, et c’est bien là ce que veut nous amener à envisager la syntaxe. Si ce que je dis, demande ou fais en revient à cela, alors je ne sers vraiment pas à grand-chose. Tel est le constant éreinté de celui qui annonce qu’uriner sur un Stradivarius serait plus utile à l’avancement de la marche du monde que sa présente action...

Plumer l’oie sans la faire crier [plymé lwa sâ la fèr krijé]
Tous les grands argentiers qui succédèrent à Jean-Baptiste Colbertn’eurent de cesse d’imiter cette propension à taxer dont il avait fait un art pour, comme disait le bon maître, plumer l’oie sans la faire crier.

Quel aria ! [kèl arja]
Plus qu’un mot, quel aria est un cri qui annonce qu’il va y avoir du tirage...

S’affûter le sifflet [safyté le siflè]
S’affûter le sifflet introduit en effet la notion de premier verre à boire que suivront beaucoup d’autres...

S’écouter pisser [sékuté pisé]

S’écoute pisser, donc, celui qui aime autant son timbre de voix que la luminance de ses idées qu’il professera sans relâche dès que l’occasion lui en sera donnée (ou qu’il prendra d’autorité si ce n’est pas le cas)...

Se taper la cloche [se tapé la klòS]
Se taper la cloche est une expression bien vivante dans les années bon vivant, ces périodes surannées où l’on est autorisé à manger sans bouger, où la matière grasse et la viande rissolent dans les casseroles…

Silence [silɑ̃s]
Le temps présent est à l’émission, à la parole, au flux, au flot au permanent. Le silence incommode s’il se place au milieu de tout ça.

Speakerine [spəakʁin]
... la speakerine est assise et souriante, jolie, coiffée avec recherche et application, bien mise dans une robe de bonne facture, et elle nous annonce le programme télé...

 

Tailler une bavette [taje yn bavɛt]
Bavasser, babiller, palabrer, caqueter, bavarder, sont tous synonymes de tailler une bavette...

Tarare pon-pon [tarar pònpô]
Onomatopée reproduisant d’une part le roulement du tambour (tarare) et d’autre part la sonnerie magistrale des trompettes de la fanfare (pon-pon), tarare pon-pon est opposée à tout plastronneur égrenant ses mérites.

Tout l’toutim [tu l_tutim_]
Même si tu jactes pas l’argomuche, j’espère qu’t’entraves un chouïa c’qui s’raconte icigo...

Trompe-oreilles [tʁɔ̃pəɔʁɛj]
Trompe-oreilles se contente modestement de tromper nos oreilles...

Turlututaine [tyʁlytytɛn]
La fonction de la turlututaine est là : clore le débat, clouer le bec, fermer le clapet, écraser la boite à camembert. Qui donc oserait reprendre la parole après Gandhi ou le Dalaï Lama ?

Walkman [walkmɑ̃]
Akio Morita qui inventa (comme le veut la légende industrielle) l’un des plus forts symboles de cette jeunesse sophiemarcienne¹ à pull grosse maille et écharpe façon baroud achetée à Clignancourt : un appareil à écouter de la musique pour l’homme qui marche.

Yakety Sax [jakti saks]
Gags potaches, tartes à la crème et filles en maillots de bain...




Une première série d'expressions surannées (part 1) sont à découvrir ICI

On peut aussi se procurer le livre complet.


!+‡Ò∂+__!

12/08/2025

Bruit, tapage, fracas, crier, clamer, hurler...

 

Extraits de l'ouvrage (3 tomes publiés en 1966) "Les mots Français dans l'histoire et dans la vie" du grammairien et  linguiste Georges Gougenheim, quelques définitions de mots relatifs au sonore. 

 

* * *


lexique de mots rares, anciens, inusités ou méconnus
tous relatifs au monde du sonore et du musical

 

et aussi d'après Jean-Jacques Rousseau "le bruit, le son" publié par notre ami Alain Michon.

 

<><>0!0<><>

08/08/2025

Murmure


Murmure: substantif masculin

A. − Bruit sourd, confus de voix humaines; bruit léger d'une personne s'exprimant à mi-voix ou à voix basse.
B. − Bruit continu, léger ou assourdi, plus ou moins confus.
source CNRTL 

Murmuration: substantif féminin : nuée organisée d'oiseaux en vol

Une murmuration (parfois appelée murmure), est une très belle manifestation de la nature. C’est ainsi qu’on appelle les grands rassemblements d’oiseaux dans le ciel, où ils forment des masses compactes et mouvantes au crépuscule. Devant un obstacle, les rangs d’oiseaux s’ouvrent puis se referment dans une constante reconfiguration de formes. Au loin, le son de ces milliers d'oiseaux évoque un murmure.
 
Le réalisateur hollandais Jan Van Ijken a créé un court film documentaire, "The art of flying" dont voici un extrait, pour étudier cette mystérieuse capacité des oiseaux à évoluer ainsi d’une seule volonté et sans se cogner. 
 
- - -
A murmuration is a beautiful manifestation of nature. It's the name given to the large gatherings of birds in the sky, where they form compact, moving masses at dusk. Faced with an obstacle, the flocks of birds open and then close in a constant reconfiguration of shapes. Dutch director Jan Van Ijken created a short documentary film, "The Art of Flying," an excerpt of which follows, to explore this mysterious ability of birds to move in this way with a single will and without colliding.

 
 
&
Une étonnante image qui constitue une paréidolie.
 
an amazing picture which is also a pareidolia.
 



post initialement publiè en 2018

15/06/2025

Expressions surannées (1)

 

 

"Les mots délicieusement surannés" constituent un singulier dictionnaire. 

Des milliers de définitions d'expressions surannées en bidules, littératures, sciences, langues, arts, sports, pensées & élégances, compilées par Olivier Genevois, enfant sauvage capturé dans les bois par les hommes vers l’âge de 3 ans, qui ne parlait alors que le latin, comme les loups qui l’avaient nourri… Sa vocation est celle de partager milliers de définitions rigoureuses en bidules, littératures, sciences, langues, arts, sports, pensées & élégances, avec tous ceux qui souhaitent briller en société en usant d’une langue séduisante et châtiée.

Ici figurent seulement des expressions et des mots relatifs au sonore et au musical. Leur définitions complètes, pleines d'humour, ironie et sarcasme, sont accessibles directement par leurs liens respectifs.


PART 1

Bigophone [bigòfòn]
C’est la qualité du son transmis alors via Turbigo, Médéric, Odéon, Port-Royal et autres centraux téléphoniques qui amène bigophone à signifier téléphone...

Cabine téléphonique [kabin telefonik]
De son nom officiel publiphone¹, la cabine téléphonique est la scansion paysagère d’une France post-choc pétrolier encore fière de son progrès incarné par son service public des Postes, Télégraphes et Téléphones (ou encore PTT¹). Symbole d’une ère moderne accessible à tous depuis le plus petit village de l’hexagone ou le cœur d’une ville capitale, la cabine téléphonique comptait tout de même 300 000 représentantes dressant leur digne édicule d’un mètre carré à la fin des années 90…

Chanter comme un rossignol à glands [Sâté kòm ê ròsiNòl a gla]

Chanter comme un rossignol à gland est née d’une boutade lancée par Louis XI à l’un de ses conseillers et féru musicien, l’abbé de Bagne, lui enjoignant de faire se produire une chorale de gorets à toutes fins récréatives.…Il n’en fallait pas plus pour décrire les piètres vocalises de n’importe quel chanteur de salle de bains s’imaginant en vedette à l’Olympia...

Chanter comme un rossignol d’Arcadie [Sâté kòm ê ròsiNòl darkadi]
L’Arcadie comme on dit ici, est une région de la Grèce située au centre de la péninsule du Péloponnèse et sa réputation animalière se porte plus du côté de l’âne, que l’on dit d’ailleurs d’Arcadie, que de celui du rossignol. Est-ce le délicieux hi-han, ce braiment repoussant pour l’ouïe qui affecta l’Arcadie comme une marque infâme et devient ce faisant le qualificatif de tout refrain déraillant?

Chanter la palinodie [Sâté la palinòdi]

Chanter la palinodie ne suppose pas de connaître le solfège ou de posséder une voix de ténor. La plus simple des tessitures suffit puisqu’il s’agit simplement de dire aujourd’hui le contraire de demain et vice versa. Autrement dit, de retourner sa veste...

Chanter Ramona (se faire) [Sâté ramòna]

Se faire chanter Ramona est ensuite devenu se faire remonter les bretelles, se faire appeler Arthur, bref se faire sermonner...

Chez votre disquaire [Sé vòtre diskère]
Au temps du suranné, c’est à dire entre 45T et 33T, ère secondaire du vinyle, chez votre disquaire était une formule rituelle incitative à l’accomplissement d’un acte d’achat de disque...

Conter fleurette [konte flœret]

Conter fleurette date du temps des billets doux à l’encre de Chine, quand prendre la plume avait une force, quand le bel orthographe faisait minauder tout autant que le beau parler. Autant dire qu’il s’agit d’une autre époque voire d’une autre planète...

Donner un coup de grelot [dòné ê ku de grelo]
donner un coup de grelot signifie donc passer un coup de fil, synonyme à peine plus compréhensible par ceux qui n’ont pas connu le câble plus ou moins long qui relie le combiné familial au réseau national...

Écoute-s’il-pleut [ékutsilplö]

Paul Lafargue évoque dans son ”Droit à la paresse, réfutation du droit du travail”, l’adolescent fatigué de croissance et enfin le branleur cynique faisant faire le boulot par les autres. Le langage suranné décide donc de nommer ce fainéant attentiste et poseur, mauvais imitateur du Penseur bronzé sculpté par le Bouc sacré (représentant initialement Dante penché en avant pour observer le cercle des Enfers), un écoute-s’il-pleut...

Être moulé dans un cor de chasse [ètre mulé dâ û kòr de Sas]

Être moulé dans un cor de chasse souligne des courbes peu amènes, en l’occurence celles de celui qui souvent louche de l’épaule tant il a ployé sous la lourde charge d’une vie compliquée...

Être recommandé au prêche [ètre rekòmâdé o prèS]
Être recommandé au prêche signifie sous sa forme plus administrative mais tout autant martiale, être défavorablement connu des services de police¹, être dans le collimateur de l’autorité sévissante...

Faire des boniments à la graisse d’oie [fèr dé bònimâ a la grès dwa]
Faire des boniments à la graisse d’oie souligne combien il est nécessaire que le mensonge soit oint d’un lubrifiant pour passer...

Javanais [Zavanè]
Le Javanais est apparu en France durant la deuxième moitié du XIXe siècle, ce qui en fait un objet suranné à coup sûr. Ce procédé de codage argotique utilisait comme disent les savants « une phonologie parasitaire constituée par l’insertion bien calculée d’une syllabe indue entre voyelles et consonnes antérieurement validées par le Robert et ses confrères »...

 La cloche [la kloche]
La frénésie tartuffesque ”couvrez-ce-sein-que-je-ne-saurais-voir” a donc en sa docte académie décidé de doter la cloche d’une appellation moderne non surannée, en la matière celle de SDF pour Sans Domicile Fixe...


 

On peut aussi se procurer le livre complet.


!+‡Ò∂+__!

27/03/2025

Le serpent d'étoiles


 

Une nuit d'été, non loin de la montagne de Lure dans les Alpes de Haute Provence, parmi "deux cents hommes et cent mille bêtes en transhumance”, Jean Giono assiste stupéfait à une véritable cérémonie secrète. A la lueur des feux, au son des harpes éoliennes et des flûtes à eau, une dizaine de bergers jouent un drame épique dans une langue tissée de visions, mêlant le provençal, le génois, le corse, le piémontais...
Entre récit d'initiation et enquête hallucinatoire, son célèbre roman ”le serpent d’étoiles” est publié en 1933
 

 

 

 

 

” Comme on approchait, l’arbre se mit à chanter d’une voix qui était à la fois humaine et végétale. Je vis qu’on avait asservi les deux cornes de l’arbre par la traversière d’un joug creux; on avait tendu neuf cordes du joug au pied de l’arbre: ainsi, il était devenu une lyre vivante, à la fois de l’ample vie du vent, de la sourde vie des troncs gonflés de résine et de la vie saignante de l’homme.
Le berger toucha les cordes pour en doser la force. On entendait ces sons, en bas dessous, en plein maquis, et les feuillages grondaient comme sous les larges gouttes d’un orage. Enfin, le berger s’adossa au grand tronc recourbé, il étala ses mains au plein des cordes et il attendit le vent.
On l’entendait: au-delà des vallées, les larges plateaux sifflaient déjà sous lui comme du fer qu’on trempe.
Il arriva et, tout aussitôt, du haut du palier de la colline s’élança le chant aux trois vies. L’arbre tout entier vibrait jusque dans ses racines et du large emplie de ses doigts l’homme serrait les rênes au beau cheval volant: tout le ciel ruisselait au travers de la lyre.
Alors, une grêle d'oiseaux tomba de la nuit et, comme des pierres en marche, les moutons se mirent à monter à travers le bois. Ils sortaient doucement de la barrière des arbres. Ils venaient, pas à pas, un par un, sans bruit. Ils étaient là, tête basse, à écouter , et la corne des béliers traînait dans l'herbe, et l'agneau tout tremblant se cachait sous le ventre de la brebis.
Sans bruit !

… cette harpe, il la fit dans la juste sonorité d’un flux d’eau: on aurait dit chanson de grande source. En plus de ça, n’ayant pas de pin lyre à cette hauteur, le berger l’avait tendue dans les branches d’un chêne; elle était donc beaucoup plus grande que d’habitude…Les harpes éoliennes sont toutes seules à s’essayer dans le grand dimanche. C’est un bruit de draps claquants à l’étendoir; des tourbillons d’hirondelles; le vent venu de loin sur une longue glissade et qui se retient maintenant à pleine main dans les arbres.
Commence une musique sèche, faite au tympon seulement: des essais de joie à la gamme et les grosses notes sonnait comme des appels… ”

Cette cérémonie  est accompagné de musique: une musique pour plusieurs récitants et trois instruments… la harpe éolienne, le tympon et la gargoulette."

- - - - - 

”Le tympon est cette flûte à neuf tuyaux : flûte de jeux et de détresse. Elle donne une gamme et deux do profonds, très graves : l'un devant la gamme, l'autre derrière. Ces notes sombres sont là toujours prêtes à sonner l'alarme à chaque bout de la chanson… on souffle seulement aux sept tuyaux en faisant couler les roseaux devant sa bouche.”

”Les gargoulettes sont des flûtes à eau. Il y en a de deux sortes. Les unes sont en bois de sureau: on dirait des pipes. Les autres sont en terre vernie; on dirait des cruches et elles imitent le chant des oiseaux… tous les oiseaux à chants à roulades; ça les imite, ça les appelle, ça fait la femelle à la perfection.”

 "Les harpes éoliennes sont toutes seules à s’essayer dans le grand dimanche. C’est un bruit de draps claquants à l’étendoir; des tourbillons d’hirondelles; le vent venu de loin sur une longue glissade et qui se retient maintenant à pleine main dans les arbres.
Commence une musique sèche, faite au tympon seulement: des essais de joie à la gamme et les grosses notes sonnait comme des appels… ”

***

à l'écoute de certaines harpes éoliennes: "Dis"

un mythique album de Jan Garbarek publiè chez ECM en 1976.


 

!§_§!

01/03/2025

Bruits (4)

 


 


 

 extraits de l'ouvrage  "le Dictionnaire des bruits" 

  rédigé par Jean-Claude Trait & Yvon Dulude

publié en 1989 aux Editions de l'Homme.

 

 


Une sélection de cet ouvrage à caractère humoristique recensant onomatopées, interjections, exclamations, émissions vocales diverses, lamentations, cris et autres expressions sonores de la pensée humaine...

 

S,T,V,W,Y & Z


sacrebleu! : interjection euphémique qui peut marquer l’étonnement ou la colère selon le ton employé

sacristi!
: interjection qui vient de sacristie et qui est employée comme juron familier pour appuyer un conseil

sapristi
: interjection employée comme juron familier pour exprimer l’étonnement

slam!
: cf vlan!

slonk
: bruit produit lorsqu’on ouvre une poubelle à pédale avec le pied

splash!
: éclabousser

stop!
: interjection qui commande l’arrêt immédiat

sus!
: exclamation d’encouragement à l’attaque - cf haro! hardi!

tac!
: évoque un bruit sec comme par exemple un coup de règle en bois sur un gobelet en plastique - et tac! : conclusion d’une preuve irréfutable

tagada!
: bruit de galop de cheval, surtout quand il est doublé, triplé et plus

taïault!
: à la chasse à courre, cri du veneur signalant la bête pourchassée

taratata! : onomatopée exclamative de défiance, d’incrédulité ou de mépris dont on se sert pour couper la parole à un interlocuteur hâbleur, fanfaron, vantard

tchac!
: exprime l’idée de raccourcir, d’abréger, de couper, de diviser, de trancher - bruit d’émondage, d’élagage, lorsque les mâchoires du sécateur se referment sur une branche

tchouc!
: bruit produit lorsqu’on crève quelque chose de mou avec un objet pointu

teuf-teuf
: évoque le bruit d’un moteur à explosion

tic
: onomatopée discrète qui évoque un choc léger


 

 

tic-tac : bruit sec et uniformément répété d’un mécanisme d’horlogerie

 

 

 

tilt! : au flipper ou au billard électrique, signal sonore qui annonce que la partie est annulée parce que la machine a été trop secouée

tintin!
: se faire tintin: se mettre la ceinture, se passer de...

toc!
: évoque un petit choc, un léger heurt. vient du bas-allemand tokk : toucher

toctoc
: adjectif onomatopéique qui signifie: toqué, dingue, fou.

tohu bohu
: tumulte bruyant - vient de l’hébreu: lhe tofu bouh

top!
: signal sonore qui marque le début ou la fin d’une opération militaire - précède l’heure exacte

tope!
: pour accepter un accord, un enjeu, accompagné  par une tape sonore quand les deux mains droites de deux interlocuteurs se rencontrent virilement - tope-là!

tralala
: d’origine onomatopéique que l’on retrouve dans les expression ”recevoir en grand tralala" - refrain d’une chanson dont on ne connait  pas les paroles

tsoin-tsoin
: Interjection comique à la fin d'un couplet, d'un refrain, imitant un bruit de cymbales.
Tagada tsoin-tsoin !

tss-tss!
: évoque la désapprobation ou le scepticisme - utilisé parfois pour attirer l’attention - exprime la perplexité

ttt! ttt!
: bruit produit avec la langue et le palais pour exprimer une interdiction

tutututt!
: permet de couper la parole à une personne qui parle à tort et à travers

vé! : exclamation méridionale signifiant: vois! regarde!

vingt-deux!
: interjection populaire signifiant: attention! sous-entendant v’là les flics!

vlam!
: porte se refermant avec force

vlan!
: onomatopée évoquant un bruit fort et sec


 

 

 

 

vroum! : onomatopée apparue avec l’invention du moteur à explosion, fréquemment doublée pour évoquer le bruit d’un moteur en marche

 

 

 

wouf! wouf! : aboiement d’un gros chien

woulou-woulou-woulou!
: cri pour appeler un dromadaire

woups!
: cf. oups!

wôw!
: exclamation pour traduire la surprise, le ravissement, la joie

yahououou!
: cri d’une personne qui vient de gagner le gros lot à la loterie

yeurk!
: cf. beurk!

youhou!
: cri pour interpeller une personne que l’on connait

youpi!
: cri de joie

ziiiiip!
: bruit de fermeture éclair

zou!
: interjection surtout utilisée dans le sud de la France et qui signifie: vite! dépêche-toi!

zut!
: pour exprimer un mécontentement, le dépit, l’ennui, la déception










   >ha_!_ah<



les lettres A,B & C   &   D,E,F,G,H,I & K  L,M,N,O,P,Q & R

à voir également:
lexique de mots rares, anciens, parfois méconnus, tous relatifs au monde du sonore et du musical

&

extraits de lexiques de l'argot recensant les mots et expressions qui se rapportent au domaine du sonore et du musical

-----


17/01/2025

Bruits (3)

 


 

extraits de l'ouvrage  "le Dictionnaire des bruits" 

rédigé par Jean-Claude Trait & Yvon Dulude

publié en 1989 aux Editions de l'Homme.

 

 

 

 

Une sélection de cet ouvrage à caractère humoristique recensant onomatopées, interjections, exclamations, émissions vocales diverses, lamentations, cris et autres expressions sonores de la pensée humaine...

L,M,N,O,P,Q & R


lolo : mot enfantin pour désigner le lait

mazette
: interjection qui traduit l’admiration

meuh!
: meuglement de la vache

miam-miam!
: onomatopée enfantine qui veut dire: j’ai faim

miaou!
: miaulement du chat

mmh…
: murmure émis par une personne songeuse, qui réfléchit

mmhmmh!…
: murmure (la bouche fermée) de satisfaction, de régal, de plaisir olfactif ou gustatif

na!
: exclamation qui renforce une affirmation

oh!
: exclamation de surprise agréable ou désagréable, exclamation d’admiration béate, peut marquer l’indignation, ou le regret

olé!
: exclamation espagnole qui sert à encourager, utilisée surtout dans les corridas

ouââââh…
: soupir de bien-être, de farniente qui accompagne l’étirement du fainéant et de l’oisif, bâillement d’ennui

ouahhh!
: cri de grand effroi, d’épouvante

ouf!
: exprime la fin d’une tension, d’une attente pénible

ouille!
: cri de douleur, de souffrance - variation: ouyouyouille pour une douleur sourde

ouin ouin!
: vagissement d’un bébé énervé, qui a faim ou qui est souillé

oups!
: accompagne souvent une bêtise, une bévue

ouste!
: interjection onomatopéique qui cherche à chasser une personne de chez soi

paf!
: pétard explosant, taloche, calotte, tape, claque amicale dans le dos, gifle retentissante


 

 

pan! : détonation, coup de feu, bruit d’éclatement lorsque l'on fait péter un sac de papier préalablement rempli d’air, bouchon de champagne qui saute - ”et pan!”: clouer le bec

 

 

parbleu! : interjection pour exprimer l’évidence, l’assentiment.

pardi!
: dame! parbleu! morbleu

patapoum!  patatras!
: interjection exprimant un bruit de chute d’un objet relativement mou et lourd

pchu pchu pchu…
: murmure, susurration, monologue, dialogue ou conversation à voix basse, avec discrétion

peuchère
: interjection méridionale exprimant une commisération affectueuse

pf!
: soupir d’une personne désabusée, fatiguée, lasse

pfff!
: interjection exprimant l’indifférence, le je-m’en-foutisme, l’insouciance

pif!
: onomatopée parfois employée seule, mais le plus souvent doublée ou suivie de paf!: elle exprime le bruit sec d’un coup pas trop fort mais toutefois assez retentissant , donné avec la main ou le poing

pin-pon!
: figure la sirène à deux tons des voitures de pompiers françaises

pioupiou
: onomatopée enfantine désignant un poussin, un petit oiseau

plac!
: claquement produit par deux planches de bois que l’on claque vivement l’une contre l’autre

plop!
: bruit pas toujours perceptible qui suggère un mirage - coup de feu tiré avec une arme munie d’un silencieux - ballon qui, plongé dans un liquide, remonte à la surface et jaillit hors du liquide - bruit produit lorsqu’on débouche une bouteille munie d’un bouchon en liège ou un tuyau

plouf!
: évoque le bruit d’une chute d’un corps ou d’un objet dans un liquide - bruit d’un plongeon dans une piscine pleine d’eau

pom pom pom
: chantonnement d’un air militaire ou des premières mesures de la Marseillaise

pouêt! pouêt!
: son produit par une poire-klaxon 

pouf! : bruit sourd d’une chute lorsqu’une personne tombe follement - dans la bouche des enfants: ”faire pouf!” signifie tomber





 

pschitt : son d’une bouteille d’eau gazeuse qu’on décapsule - pneu crevé se dégonflant


 

 

 

putain! : exclamation populaire marquant l’étonnement, l’émerveillement

qui vive? : halte!

ra!
: onomatopée qui évoque un coup de baguette sur un tambour - ”ra! rataplanplan” : roulement de tambour

rideau!
: exclamation poussée par un public mécontent, afin qu’on baisse le rideau de scène

riquiqui
: pour désigner quelque chose ou quelqu’un de petit, de mesquin

ronron
: évoque un bruit sourd et continu - ronronnement d’un chat heureux









   <+_*_+>



les lettres A,B & C D,E,F,G,H,I & K 

à voir également:
lexique de mots rares, anciens, parfois méconnus, tous relatifs au monde du sonore et du musical

&

extraits de lexiques de l'argot recensant les mots et expressions qui se rapportent au domaine du sonore et du musical

-----