" – Peu importe d’où l’on vient. Il n’y a pas de tonique. Le thème et son développement ne sont qu’un mirage…
Il y a une musique toujours inattendue.
– Et les dissonances ?
– Dieu les a créées, elles aussi…"
Jaume Cabré - "Voyage d'hiver" - 2014

”La terre, il se pourrait bien après tout que ce soit une espèce
de merveilleux petit appareil enregistreur, plaçé là par on ne sait qui,
pour capter tous les bruits qui circulent mystérieusement dans l’Univers.”
Pierre Reverdy - ”En vrac” - 1929

”J’entends tous les bruits de la terre grâce à mes oreilles et mes nerfs de cristal
dans lesquels circulent le feu du ciel et celui des volcans.”
Michel Leiris - ”Le point cardinal” - 1927

"L'écoute, c'est l'ombre de la composition"
Pascal Dusapin - 2008

 

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12/01/2026

Al compas de Cuba


"Al compas de Cuba" (1961) est un film documentaire dont la réalisation est attribuée à Mario Gallo?  

Comme un panorama des racines essentielles de la musique cubaine: le premier morceau est un danzón. Un tambour européen s'insinue dans des rythmes afro-cubains. Observez également les mouvements des danseurs qui sont européens pour la partie haute des corps, et plutôt africains pour le bas des corps. On peut aussi entendre le danzón interprété pour des danseurs dans des lieux publics en plein air, notamment dans des villes mexicaines comme Mérida et Veracruz, deux régions qui ont entretenu des liens étroits avec Cuba. Puis, une rumba. Ensuite, un extrait d'un office d'une santeria. Et pour finir, la musique de la société secrète Abakuá. 

Dans la deuxième séquence du film, à 1 min 46, chantant et dansant une rumba-guaguancó, un mouchoir blanc à la main, apparaît le grand sonero/rumbero, Esteban Carlos Embales Moline. A noter aussi le commentaire musical du compositeur italien Egisto Macchi



 
 

!_<>_!

 

25/05/2025

de Cuba, et des sons d'Haïti

 

Deux livres qu'il faut évoquer, qui font sens l'un vis à vis de l'autre et dont il faut parler. 

"N'écoutez pas la musique des noirs" est un court ouvrage collectif paru à Barcelone en 2024. Il y est question de désarchiver les sons d'Haïti. Se plonger dans ce que sont les ombres de l'oubli, la musique haïtienne porteuse de sens et d'émotions objectives face aux tourments de la vie ... etc... Où on nous rappelle que la brillante chanteuse Leyla Mc-Calla évoque l'idée qu'autrefois les troubadours locaux jouaient du Banza, ancêtre du Banjo: "How did Haiti get written out of the history of banjo". Dans cet ouvrage, il est question des conséquences de la colonisation et des réparations que la France exige depuis le XIXéme siècle à Haïti, aussi de la musique d'Haïti qu'on entend peu malgré ses hautes qualités. Cet opuscule a été traduit et publié en français en janvier 2025, et en espagnol avec Músicas Sospechosas sous la direction de Sarah Ardite 

&

Le premier réel opus de Alejo Carpentier, a été écrit dans la prison de La Havane où il était détenu pour motifs politiques en 1933 (en huit jours,dit-on!) bien avant son premier célèbre livre reconnu de 1949 intitulé "Le royaume de ce monde". Ce livre-ci qu'on ne peut donc éviter, plus méconnu, est titré "ÉKOUÉ-YAMBA-Ó", un roman afro-cubain qui traite de l'histoire de Menegilde Cué, jeune enfant cubain (1909/1932) qui vit et travaille dans une case au milieu des champs de canne, non loin des usines à sucre exploitées par les Yankees, et qui, plus agé, va arriver en ville pour voir son destin inéluctable. Où il est question des traditions en Cuba, tout autant musicales que magiques, sociales et politiques: une mise en scène de la société afrocubaine, de ses rituels et de la question de son identité culturelle. Un monument méconnu de ce géant de littérature.



Two books worth mentioning, which make sense in relation to each other, which I'm discovering and which deserve to be discussed.  

"N'écoutez pas la musique des noirs" is a short collective work published in Barcelona in 2024. It deals with unarchiving the sounds of Haiti. Delving into the shadows of oblivion, Haitian music as a bearer of meaning, of objective emotions in the face of life's torments... etc. Where the brilliant singer Leyla Mc-Calla reminds us that, in the past, local troubadours played the Banza ancestor of the banjo: "How Did Haiti Get Written Out of the History of Banjo" . This book discusses of Haitian music which is rarely heard despite its high quality, as well the consequences of colonization and the reparations that France has demanded from Haiti since the 19th century. "Don't Listen to Black Music" was published with Músicas Sospechosas under the direction of Sarah Ardite

&

 Alejo Carpentier's first real opus was written in prison in 1933 (in eight days, they say!), well before his first famous and recognized book of 1949, entitled "The Kingdom of This World." This one, which we cannot avoid, is less well-known, and is titled "ÉKOUÉ-YAMBA-Ó", an Afro-Cuban novel that tells the story of Menegilde Cué, a young Cuban child (1909/1932) who lives and works in a hut in the middle of cane fields, not far from the sugar mills operated by the Yankees. When she is older, she arrives in the city to face her inevitable destiny. It explores Cuban traditions, as much musical as magical, social, and political.


 Dos libros que es necesario mencionar, que tienen sentido uno en relación con el otro, que estoy descubriendo y sobre los que es necesario hablar. 

 "N'écoutez pas la musique des noirs" es una breve obra colectiva publicada en Barcelona en 2024. Trata sobre el desarchivo de los sonidos de Haití. Profundizando en lo que son las sombras del olvido, la música haitiana portadora de significado y emociones objetivas frente a los tormentos de la vida... etc... Donde se nos recuerda que la genial cantante Leyla Mc-Calla evoca la idea de que en el pasado los trovadores locales tocaban la Banza, antecesor del Banjo: "How Did Haiti Get Written Out of the History of Banjo". Este libro analiza las consecuencias de la colonización y las reparaciones que Francia exige a Haití desde el siglo XIX, así como la música haitiana, rara vez escuchada a pesar de su alta calidad. Fue publicada con Músicas Sospechosas bajo la dirección de Sarah Ardite

La primera obra real de Alejo Carpentier fue escrita en prisión en 1933 mucho antes de su primer libro famoso y reconocido de 1949 titulado "El reino de este mundo". Esta, que no se puede evitar, es menos conocida, y se titula "ÉKOUÉ-YAMBA-Ó", una novela afrocubana que trata la historia de Menegilde Cué, un niño cubano (1909/1932) que vive y trabaja en una choza en medio de los cañaverales, no lejos de los ingenios azucareros operados por los yanquis, y que, mayor, llegará a la ciudad para ver su inevitable destino. Donde hablamos de las tradiciones en Cuba, tanto musicales como mágicas, sociales y políticas. Un monumento poco conocido a este gigante literario.

 

¿¬÷∫…>>

08/06/2024

Nosotros, la música


A documentary around  music and dance in Cuba in the 60s.
Directed by Rogelio Paris & produced by "Instituto Cubano del Arte e Industrias Cinematográficos" (ICAIC) in 1964.

with "Bola de Nieve", Celeste Mendoza, Septeto Nacional Ignacio Piñeiro, Quinteto Instrumental de Música Moderna, Orquesta Chappotin, Emilio O"Farrill, Comparsa del Cocuyé, Conjunto Folklórico Nacional & many others. 
 
 
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24/08/2023

Latino bar


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
An excerpt of the amazing movie "Latino bar" - 1990 - directed by the mexican movie-maker Paul Leduc with a scenario inspired by the novel "Santa" by Federico Gamboa (1903).
This movie without any speaking voices, describe, in a mugginess air and a threatened despair, the destiny of a black prostitute and a drifting lover, with a splendid musical score
including Beny More, Tabu Ley Rochereau, José Antonio Mendez and other latin music.




RETOUR AU LATINO BAR

par Alain Ménil
extrait d'un texte publié par la revue d'ethnologie "Tanyaba" - 1993 -

"... L'esprit de cette musique, ou l'esprit du lieu : tel est ce blues tropical qui envahit l'atmosphère, et qu'il est pourtant si difficile d'en reconnaître la présence, que nous sommes le plus souvent enclin à en refuser la manifestation, ou à en dénier l'existence, lorsque nous nous heurtons à quelques uns de ses signes. Le blues n'est pas réductible à un genre musical, à un lieu, à un moment de l'histoire. Il est le nom moderne d'un antique malaise, il est la voix qui cherche à guérir en s'épanchant, il est cette impossible adhésion à ce qui est et qui va, quand cela nous passe de toutes façons, et que nous n'avons plus la force ou le goût de nous en emparer. Pour sûr, en parlant de blues, l'on songera à d'autres rythmes, à d'autres sonorités, de guitares et d'harmonica, de cordes triturées et qu'un hoquet de la voix accompagne : voix du Sud profond des Etats-Unis, figurant la désolation d'une âme dans la monotonie d'un décor et d'une mélodie. Blues encore rural d'une voix ayant emprunté les chemins vicinaux pour trouver la grand-route, voix d'un blues qui ne se sera pleinement urbanisée qu'en remontant peu à peu vers le Nord, avant de se fondre dans les grandes métropoles à un jazz plus évolué. Tout cela est juste, et vrai, et l'on dira que le blues dont on parle à propos des Tropiques, est tout différent : qu'il est trop rural pour être citadin, que son insertion urbaine est de toutes façons trop récente, trop précaire. Ce n'est pas encore le blues des solitaires : le solitaire appartient à la grande ville moderne, à la métropole développée et industrielle. C'est le blues d'une communauté en mal de racines communes, c'est le blues de l'esseulé dont la condition première est de se sentir privé de tout le reste, même de ce qui lui tient compagnie. Blues du déracinement qui n'a pas encore fait souche, blues de ce qui s'est arraché à un cadre que l'on a continué d'emmener par devers soi, sans parvenir pour autant à l'accrocher. Du reste, serait-il connu et reconnu qu'il ne serait pas pour autant partagé : ce blues est celui qui saisit l'individu au bon milieu de sa communauté, et l'empêche de s'y souder, de s'y fondre, comme de s'unir à sa terre. C'est celui qu'aura saisi magnifiquement Paul Leduc, dans son très beau, et très méconnu Latino bar. Mais c'est qu'au fond, ce blues n'est ni de la ville ni de la campagne : des faubourgs, peut-être, là où se tiennent ceux qui s'en viennent d'ailleurs, ou qui en repartiront vite, voix de va et vient propres à ceux qui s'accrochent faiblement et fragilement à un univers instable et inhospitalier.

Non, le blues n'est expression authentique que de l'âme, et d'une âme inconfortablement installée dans le mitan des choses et des êtres. C'est pourquoi tout l'esprit de cette musique s'en détourne, faute de pouvoir y asseoir sa confiance. Aussi ne lui reste-t-il qu'à se retourner bien vite vers le corps, et à défaut d'être toujours assuré de persuader celui dont la proximité avec le nôtre permettrait de réchauffer la faible confiance que nous avons en toute chose, à confier au seul des corps que nous pouvons le mieux appréhender, le nôtre, l'unique espoir qui soit à notre mesure : se sentir vivant, et de se sentir en vie, tirer joie et contentement. Alors le remède peut venir : à condition d'avoir préparé l'esprit, et disposé le corps à cette redécouverte. Le son  ainsi n'avance qu'en promettant en effet une guérison, par delà les mots attristants qu'il fait entendre. Car c'est au rythme seul qu'il a confié le soin de nous guérir, ou plus modestement, qu'il propose d'endormir la douleur qui nous retenait au bord de toutes ces images d'un passé et d'un lieu abandonnés, car c'est bien en effet la douleur qu'ils suscitaient en nous qui nous interdisait en même temps de nous en approcher véritablement. Alors oui, doucement peut reprendre le chant sans fin des criquets, et le suave cadencement de l'impair. Mais il y faut les notes qu'un piano, une flûte et un archet asthmatiques savent faire entendre lorsqu'ils ont consenti à l'esprit du blues, qui n'est d'aucun lieu, pour les avoir tous parcourus." 


The complete text in french here
 
préalablement publié en mars 2012
 
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22/03/2023

y... tenemos sabor

 

"y... tenemos sabor" est un documentaire de 1967 réalisé par Sara Gomez (1942-1974). Présenté par le musicien et chanteur de rumba Alberto Zayas Govín (1908-1983), ce film décrit la musique populaire cubaine à travers les différents instruments traditionnels, qui, ajoutés les uns aux autres, vont finir par constituer l'instrumentarium basique d'un orchestre dans la grande tradition.

"... Alberto Zayas nous fait remarquer que tous les instruments originels de la musique populaire cubaine allaient par deux : claves, maracas, campanas… et étaient d’origine africaine... La guitare est une importation  espagnole mais les bongos, eux, sont cubains et les meilleurs sont faits de bois de cèdre. Le güiro, 100% cubain, est de toute évidence issu du geste de râper le yuca et le maïs. Plus étrange et tombé en désuétude : la mâchoire de cheval, à la vibration caractéristique. Moins répandue :  la marimbula qui permet de jouer des mélodies succinctes. Cajon + sanza + migration subie = marimbula… et le voyage continue puisqu’on l’appelle rhumba box en Jamaïque ! ..."    blog Serendipia


Merci à l'intéressant blog Serendipia qui nous transmet de nombreuses informations culturelles et pratiques sur l'île et la population de Cuba.

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02/03/2023

from Mambo to Hip-Hop

 


"Mambo to Hip Hop" is a 2006 Henry Chalfant 's documentary around the South Bronx area and its musical activity between the 40s and the 80s. It features well known figures in salsa — Ray Barretto, Willie Colon, Eddie Palmieri,  footage of Tito Puente and Machito, as well as key figures in hip hop including Afrika Bambaataa, Grandmaster Caz, and DJ Charlie Chase.  Yet this is not a film about the stars but about a neighborhood.

"Mambo to Hip Hop" est un documentaire de 2006 réalisé par Henry Chalfant autour du quartier South Bronx à New-York et de son activité musicale entre les années 40 et 80. Y figurent des personnalités et artistes bien connus de la salsa - Ray Barretto, Willie Colon, Eddie Palmieri, des images de Tito Puente et Machito, ainsi que des personnalités clés du hip hop, notamment Afrika Bambaataa, Grandmaster Caz et DJ Charlie Chase. Ce film est principalement l'histoire de ce quartier au travers de son activité musicale.

 

From the late 1940s through the 1960s the Melrose, Mott Haven, Longwood and Hunts Point areas of the South Bronx were “a hotbed of Latin music.” Hundreds of Latino musicians grew up in or moved to this area from East Harlem or directly from Puerto Rico and Cuba.  From the late 1950s to the early ‘70s, a deadly combination of factors – public and private disinvestment; official “urban renewal” and “planned shrinkage” policies; loss of small manufacturing to cheaper labor states; loss of live audiences to television; drugs and street gangs – had eroded the infrastructure and begun the decline of the South Bronx community.  Ultimately, the result was what came to be known as “the burning of the Bronx”.  But what stands out in this story is the resilience of this community and how music and dance , particuliary the Hip-Hop wave, supported that resilience and helped the community rebuild.

De la fin des années 1940 aux années 1960, les quartiers de Melrose, Mott Haven, Longwood et Hunts Point du South Bronx étaient un haut lieu de musique latine. Des centaines de musiciens latinos avaient grandi ou déménagé dans ces qaurtiers depuis East Harlem ou directement depuis Porto Rico et Cuba. De la fin des années 1950 au début des années 1970, différents facteurs nocifs - désinvestissement public et privé, politiques officielles de "renouvellement urbain", perte des petites activités industrielles au profit d'États où la main-d'œuvre était moins chère, perte d'audiences en direct à la télévision, drogue et gangs  - ont érodé l'infrastructure et commencé le déclin de la communauté du sud du Bronx. pour finir avec ce qu'on a appelé "l'incendie du Bronx". Mais ce qui ressort de cette histoire, c'est comment la musique et la danse, en particulier la vague Hip-Hop, ont soutenu la résilience de cette communauté en l'aidant à se reconstruire.

 


You can see this movie in a better quality directly on the Folkstreams website

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Henry Chalfant is also best known for his photography and film documentation of the urban youth culture. His photographs of New York’s subway paintings record hundreds of ephemeral artworks that have long since vanished.

Henry Chalfant est également très connu pour ses photographies et ses films documentaires sur la culture urbaine des jeunes. Ses remarquables photographies des graffitis et peintures du métro de New York recensent des centaines d'œuvres d'art éphémères qui ont disparues depuis longtemps.



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23/11/2020

Manuscrito antiguo ...

 

 

 

Etrangement, Leo Brouwer, compositeur Cubain du XXéme siècle, est bien connu pour avoir composé un grand nombre de pièces pour guitare, souvent solo, parfois concertantes avec des formations orchestrales de dimensions variées. La notoriété même de cet artiste majeur est en grande part liée à son travail autour de la guitare.


 
Mais son travail avant-gardiste est par contre plutôt méconnu, et particulièrement cette pièce ”Manuscrito antiguo encontrado en una bottela” composée en 1983, dont aucune biographie, ni liste de compositions, ne rend compte.


Seule figure une version enregistrée par le Trio José White pour le label AREITO-EGREM sur un disque intitulé ”Trio White vol. 2” publié en 1986. Nulle trace sur le web de cette composition, aucun signe de son existence ni aucun autre enregistrement que celui de ce disque, semble-t'il.

Strangely, Leo Brouwer, the main Cuban composer of the twentieth century, is well known for having composed a large number of pieces for guitar, often solo, sometimes concertante with orchestral groups of various sizes’ orchestras. His notoriety is largely indebted to his work around the guitar.
But his avant-garde work is, on the other hand, relatively unknown, and particularly this piece ”Manuscrito antiguo encontrado en una bottela” composed in 1983. A unique version recorded by the José White Trio for the AREITO-EGREM label appears on a LP entitled ”Trio White vol. 2 ” published in 1986. No trace on the web of this composition, no sign of its existence or any recording except this one.


here is the first part: "La palabre amor escrita mil veces", for trio violin, cello & piano 



on YouTube

more infos  

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10/12/2019

Soy Cuba



un des plans-séquence des plus impressionnant et spectaculaire de l'histoire du cinéma
tourné par Mikhail Kalatozov en 1963



et la fameuse scène des funérailles


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27/07/2017

Cuba si!


Cuba si!
La passionnante émission estivale ”Carrefour des Amériques”, série de 62 épisodes déjà diffusés, est à écouter ou podcaster sur France Musique.  
Produite par Marcel Quillévéré, les épisodes de "Carrefour des Amériques" évoquent les différents genres de musique pratiqués sur l'île de Cuba depuis le XVIIème siècle, tout comme le célèbre essai "La musique à Cuba" (1946) d'Alejo Carpentier qui reste l'ouvrage d'autorité sur ce sujet.

Sur une période de quatre siècles, on y croise des 
figures célèbres aussi différentes que Louis Moreau Gottschalk et Celia Cruz, Paul Morand, Robert Desnos, Rita Montaner, "Maria la O" et Ernesto Lecuona, Gershwin, Jack Kerouac, Kirsten Flagstad, Hemingway, la "Guajira Guantanamera", Charles Münch, Stravinsky, Los Compadres et de très nombreux autres encore.
 

A relire également, l'essai du philosophe Alain Menil intitulé "Retour au Latino Bar" autour de l'idée du "blues tropical" et les meilleurs moyens d'y remédier. A écouter, au long de cette étude, un formidable best-of des musiques cubaines du XXème siécle.
 
http://latinobar93.blogspot.fr


As an historical trip along Cuban music activity, the radio-show ”Carrefour des Amériques”, a serie of 48 episodes, is now downloadable as podcasts on the French radio France Musique.
Produced by Marcel Quillévéré, the different periods of ”Carrefour des Amériques” follows the famous essay ”La música en Cuba” (1946) by Alejo Carpentier.



Following the chronological musical activities in Cuba from the XVIIth century to our contemporary times, you will cross Louis Moreau Gottschalk and Celia Cruz, as well Paul Morand, Robert Desnos, Rita Montaner, Maria la O and Ernesto Lecuona, Gershwin, Jack Kerouac, Kirsten Flagstad, Hemingway, la "Guajira Guantanamera", Charles Münch, Stravinsky, Los Compadres and many many other famous figures.

Don't forget the Alain Menil’s essay (in french language)  "Retour au Latino Bar" around the idea of the ”tropical blues” and the way to escape it: across a most amazing cuban hits’ florilége to listen to.

14/03/2016

Guajira Guantanamera


A l'occasion de la récente publication du nouveau blog "Latino Bar", articulé autour du texte du philosophe Alain Ménil, je ne résiste pas au désir de ré-actualiser cette superbe interprétation de Joseito Fernandez (1908/1979), grande figure de la musique cubaine: si bouleversant et sensible, magique &  so groovy!


Joseito Fernandez, (...) qui (aura) trempé en effet (ses) compositions au fond de cet esprit (qu'il attribue) au "son" le (montre) à l'évidence : c'est en un seul instant que l'apprentissage d'un rythme s'opère, et que l'on réapprend à vivre et à prendre plaisir à une vie qui n'offre pas tant d'occasions de sourire, et c'est dans le même temps que s'énoncent les principes esthétiques qui président au genre : ce qu'il faut pour réussir un son, c'est un piano, une voix, un rythme, c'est au fond ce que l'on a sous la main, pourvu que soit respectée la loi du genre, qui veut que nul ne reste insensible à la montée du son, que nul ne demeure immobile en sa détresse."
extrait de "Latino Bar" - Alain Ménil - 1993

Il paraît qu'en l'année 1935, il interpréta chaque jour la chanson "Guajira Guantanamera" avec des vers différents à la radio CMCO avec l'Orquesta Típica du pianiste Alejandro Riveiro.

A noter, dans cette version, le sublime chorus du pianiste de l'orchestre à voir et entendre à 5'03".
Pourrait-il s'agir de Lino Frias, formidable pianiste de la "Sonora Matancera" pendant plus de vingt ans? mais est-ce bien cet orchestre qui accompagne Joseito Fernandez dans ce film? 
ou s'agit-il de "Orquesta Raimundo Pía y Rivero", orchestre avec qui Joseito Fernadez a contribué à l'immense succès de cette guajira "Guantanamera" et dans lequel Lino Frias a tenu la partie de piano pendant un certain temps?


25/07/2015

Nico Cadeno

The great Felix Chappotin y su conjunto. 
Forget the extremly poor quality of this clip, just let's check the groove!

21/05/2015

Walk through Jaruco


Ivan Martinez, american conceptual artist, describes the walks his father did virtualy in Jaruco, Cuba, for each of his birthdays. Following and drawing maps of his ancient walks in his city.
That sole conversation was then etched into a one-off vinyl record.

http://www.martinezivan.com/Jaruco-I-d-Like-To-Walk-It


He describes the homes, the lots, the schools, the businesses, the people, the food, the coffee, the parks, the prison, the cemetery, the rumors, the entertainment, the politics, the divisions of such a small town and what resides just outside of its boundaries.

17/07/2012

Kuba mambo

From the famous french TV series "L'oeil du cyclone" in 1992,
an amazing compilation of cuban movies' excerpt,
with Rita Montaner - in a strange version of the famous Lecuona's song "Maria la O" - ,
Beny Moré, Celia Cruz, Manolo Fernadez, Estrellita Rodriguez, Orquesta Havana Casino,
Orquesta Casino de la Playa, Orchesta de Mujeres Anacaona at the Saratoga Hotel - where had sung Omara Portuando - and many other artists.
Archives from the 40s, 50s & 60s.

french subtitles & remarkable dances' parts

L'OEIL DU CYCLONE-014 > Kuba mambo from alain burosse on Vimeo.

28/04/2012

Sweet and gentle

Eartha Kitt and Perez Prado did collaborate in the 50s, and released this record, perfect example of latin and jazz crossover...


























Eartha Kit and Perez Prado: Sweet and Gentle