" – Peu importe d’où l’on vient. Il n’y a pas de tonique. Le thème et son développement ne sont qu’un mirage…
Il y a une musique toujours inattendue.
– Et les dissonances ?
– Dieu les a créées, elles aussi…"
Jaume Cabré - "Voyage d'hiver" - 2014

”La terre, il se pourrait bien après tout que ce soit une espèce
de merveilleux petit appareil enregistreur, plaçé là par on ne sait qui,
pour capter tous les bruits qui circulent mystérieusement dans l’Univers.”
Pierre Reverdy - ”En vrac” - 1929

”J’entends tous les bruits de la terre grâce à mes oreilles et mes nerfs de cristal
dans lesquels circulent le feu du ciel et celui des volcans.”
Michel Leiris - ”Le point cardinal” - 1927

"L'écoute, c'est l'ombre de la composition"
Pascal Dusapin - 2008

 

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10/07/2025

Sillons


 
Un hommage à mon ami Pierre Martel (1959 / 2019).
 
 
" DISQUE TU VOIS...
Vinyle : CH2=CH- radical monovalent non saturé
Galette ronde en cire, gomme ou vinyle, 
percée en son centre d'un trou de 7,2 mm pour les 16,33 et 78t - 38 mm pour les 45t. "P. Martel

 
En 1997, nous avions conçu, Pierre, a.k.a "Be-bop" et moi, un travail relatant, de façon non exhaustive, l'histoire du disque, et de la reproductibilité du son et de la musique. 
Nous l'avions intitulé "Sillons" et avions songé à le publier sous forme d'une série de fiches recto-verso, de format carré, conditionnée sous pochette transparente à l'image d'un disque 45 tours, et peut-être même, accompagné d'un disque audio.
N'ayant trouvé aucun éditeur pour le réaliser, "Sillons" a fini par trouver sa place en ligne sur mon site.

"Le disque rayé, le disque qui gratte, le disque électrostatique, le disque qui scratche, le disque qui souffle, le disque fendu, le disque cassé, le disque mal pressé, le disque usé, le disque sale, le disque mal raboté, le disque ébréché, le disque qui dérape, le disque qui rape, le disque gondolé, le disque voilé, le disque fondu, le disque brûlé, le disque mal enregistré, le disque inaudible..."  - P. Martel  


Pierre, architecte, fidèle auprès de ses amis, était avant tout un esprit libertaire
qui aimait se laisser dériver au fil de la ville et de sa vie,
un passionné de musique et de son histoire.

Amateur éclairé de divers champs musicaux comme le Blues, le Rock'n'Roll, la Soul, les musiques Cajun, Tex-Mex et Hawaïennes, et bien d'autres musiques traversées par la présence de guitares, électriques principalement, 
il était aussi un promeneur érudit de son quartier Nord-Est de Paris,
pouvant raconter une histoire ancienne à chaque coin de rue.

Nous nous étions connus à Radio Nova en 1983 où nous concevions ensemble 
des programmes de musique "blues" pour l'antenne.
 
 
@ Maurizio Kagel

l'ensemble des textes de "Sillons"   ICI
et quelques labels de disques vinyls  

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05/12/2023

Estival Jazz




"Jazz on a Summer's Day" is a concert film set at the Newport Jazz Festival
 in Rhode Island, during the famous 1958 edition,
directed by commercial and fashion photographer Bert Stern.



with
Louis Armstrong
 Mahalia Jackson 
Ray Charles 
Anita O'Day 
George Shearing 
Dinah Washington 
Gerry Mulligan Quartet with Art Farmer 
Big Maybelle 
Chuck Berry 
Chico Hamilton Quintet 
Thelonious Monk Trio



The film mixes images of water and the city with the performers and audience at the festival. 
It also features scenes of the 1958 America's Cup yacht races. 

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Great moments with amazing artists!  
 post originaly published in 2019
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24/08/2023

Latino bar


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
An excerpt of the amazing movie "Latino bar" - 1990 - directed by the mexican movie-maker Paul Leduc with a scenario inspired by the novel "Santa" by Federico Gamboa (1903).
This movie without any speaking voices, describe, in a mugginess air and a threatened despair, the destiny of a black prostitute and a drifting lover, with a splendid musical score
including Beny More, Tabu Ley Rochereau, José Antonio Mendez and other latin music.




RETOUR AU LATINO BAR

par Alain Ménil
extrait d'un texte publié par la revue d'ethnologie "Tanyaba" - 1993 -

"... L'esprit de cette musique, ou l'esprit du lieu : tel est ce blues tropical qui envahit l'atmosphère, et qu'il est pourtant si difficile d'en reconnaître la présence, que nous sommes le plus souvent enclin à en refuser la manifestation, ou à en dénier l'existence, lorsque nous nous heurtons à quelques uns de ses signes. Le blues n'est pas réductible à un genre musical, à un lieu, à un moment de l'histoire. Il est le nom moderne d'un antique malaise, il est la voix qui cherche à guérir en s'épanchant, il est cette impossible adhésion à ce qui est et qui va, quand cela nous passe de toutes façons, et que nous n'avons plus la force ou le goût de nous en emparer. Pour sûr, en parlant de blues, l'on songera à d'autres rythmes, à d'autres sonorités, de guitares et d'harmonica, de cordes triturées et qu'un hoquet de la voix accompagne : voix du Sud profond des Etats-Unis, figurant la désolation d'une âme dans la monotonie d'un décor et d'une mélodie. Blues encore rural d'une voix ayant emprunté les chemins vicinaux pour trouver la grand-route, voix d'un blues qui ne se sera pleinement urbanisée qu'en remontant peu à peu vers le Nord, avant de se fondre dans les grandes métropoles à un jazz plus évolué. Tout cela est juste, et vrai, et l'on dira que le blues dont on parle à propos des Tropiques, est tout différent : qu'il est trop rural pour être citadin, que son insertion urbaine est de toutes façons trop récente, trop précaire. Ce n'est pas encore le blues des solitaires : le solitaire appartient à la grande ville moderne, à la métropole développée et industrielle. C'est le blues d'une communauté en mal de racines communes, c'est le blues de l'esseulé dont la condition première est de se sentir privé de tout le reste, même de ce qui lui tient compagnie. Blues du déracinement qui n'a pas encore fait souche, blues de ce qui s'est arraché à un cadre que l'on a continué d'emmener par devers soi, sans parvenir pour autant à l'accrocher. Du reste, serait-il connu et reconnu qu'il ne serait pas pour autant partagé : ce blues est celui qui saisit l'individu au bon milieu de sa communauté, et l'empêche de s'y souder, de s'y fondre, comme de s'unir à sa terre. C'est celui qu'aura saisi magnifiquement Paul Leduc, dans son très beau, et très méconnu Latino bar. Mais c'est qu'au fond, ce blues n'est ni de la ville ni de la campagne : des faubourgs, peut-être, là où se tiennent ceux qui s'en viennent d'ailleurs, ou qui en repartiront vite, voix de va et vient propres à ceux qui s'accrochent faiblement et fragilement à un univers instable et inhospitalier.

Non, le blues n'est expression authentique que de l'âme, et d'une âme inconfortablement installée dans le mitan des choses et des êtres. C'est pourquoi tout l'esprit de cette musique s'en détourne, faute de pouvoir y asseoir sa confiance. Aussi ne lui reste-t-il qu'à se retourner bien vite vers le corps, et à défaut d'être toujours assuré de persuader celui dont la proximité avec le nôtre permettrait de réchauffer la faible confiance que nous avons en toute chose, à confier au seul des corps que nous pouvons le mieux appréhender, le nôtre, l'unique espoir qui soit à notre mesure : se sentir vivant, et de se sentir en vie, tirer joie et contentement. Alors le remède peut venir : à condition d'avoir préparé l'esprit, et disposé le corps à cette redécouverte. Le son  ainsi n'avance qu'en promettant en effet une guérison, par delà les mots attristants qu'il fait entendre. Car c'est au rythme seul qu'il a confié le soin de nous guérir, ou plus modestement, qu'il propose d'endormir la douleur qui nous retenait au bord de toutes ces images d'un passé et d'un lieu abandonnés, car c'est bien en effet la douleur qu'ils suscitaient en nous qui nous interdisait en même temps de nous en approcher véritablement. Alors oui, doucement peut reprendre le chant sans fin des criquets, et le suave cadencement de l'impair. Mais il y faut les notes qu'un piano, une flûte et un archet asthmatiques savent faire entendre lorsqu'ils ont consenti à l'esprit du blues, qui n'est d'aucun lieu, pour les avoir tous parcourus." 


The complete text in french here
 
préalablement publié en mars 2012
 
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19/11/2022

Blues de Ravel


 
The second sonata for violin and piano, composed by Maurice Ravel between 1922 and 1927, was premiered with Ravel himself at the piano and Georges Enesco playin the violin.
Its composed by 3 parts : Allegretto, Blues, Perpetuum mobile
 
We find there the influence of the great masters, but also that of jazz and blues as Georges Gershwin with whom Ravel frequented the smoky nightclubs of Harlem - the true cradle of jazz in New-York.
 
Unfortunately, my best and incomparable version of this "Blues" was played by Monique Haas and Max Rostal  and had disappeared of the net!  So!  this version of the second part "blues", a bit weak, is here with Dong-Suk Kang & Pascal Devoyon.
 


"À l’étranger, nous prenons le jazz au sérieux. Il exerce une influence sur nos œuvres. Le « blues » de ma Sonate par exemple, est du jazz stylisé, plus français qu’américain de caractère, peut-être, mais cependant fortement influencé par votre musique dite « populaire ». Personnellement, je trouve le jazz extrêmement intéressant : les rythmes, le traitement des mélodies, les mélodies elles-mêmes. J’ai entendu certaines œuvres de Gershwin qui m’ont intrigué..." Maurice Ravel in Lettres, écrits et entretiens - ed. Flammarion 1989
 

"We are the music makers, and we are the dreamers of dreams."
Arthur O'Shaughnessy - Ode from his book Music and Moonlight (1874) 
 
I-I0^^0I-I

11/08/2022

Sandy Dillon

 

Sandy Dillon and his partner Ray Majors just flyed away in the clouds of blues these last days.

With David Coulter as producer, I was lucky, with Eve "Dogma" Couturier, to spend a complete week with them to record in my parisian studio "Le Tapage Club" their 2006's CD titled "Pull the strings".  Intense memory. Hey, you two angels, rest in peace!




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01/11/2021

Jazz et Tango

 


 Julio Cortázar a toujours entretenu un rapport intéressé et particulier avec la musique, et plus spécifiquement le jazz et, naturellement, le tango de son pays natal, l'Argentine. Ainsi dans les "Entretiens avec Omar Prego" en 1984, quelques semaines avant son décès.


cf. le formidable chef d'orchestre Juan d'Arienzo

***

et, concernant le monde du jazz, quelques-uns des goûts de Julio Cortázar, 

dans le chapitre 17 de son roman "Marelle"  - "Rayuela" (1967)


  Quelques notes à propos de certaines références de musique jazz et classique, de tango, de leur interprètes et (ou) créateurs, recensées dans le roman "Marelle"

à télécharger ICI

...*{O-I-O}*... 


21/08/2021

Great flood

 

"The Great Flood"  is a film by Bill Morrison with music by the guitarist Bill Frisell.


The Mississippi River Flood of 1927 was the most destructive river flood in American history. In the spring of 1927, the river broke out of its earthen embankments in 145 places and inundated 27,000 square miles and provoked an exodus of displaced sharecroppers, who left plantation life and migrated to Northern cities. 

For the 78 minutes film, Morrison used film archives, including the Fox Movietone Newsfilm Library and the National archives, for footage of the Mississippi River Flood. 

 


For the score, Bill Frisell is joined by Tony Scherr on bass, Kenny Wollesen on drums and Ron Miles on trumpet.

 

an excerpt of the movie

other excerpts here & here

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21/08/2020

Freddy Morezon





Freddy Morezon est un collectif fondé en 2002 basé en France  réunissant de nombreux artistes
aux confins du rock, du jazz et des musiques improvisée et contemporaine.
En explorant des chemins de traverse, il active production, concerts et un label de disques.

Le nom de ce collectif aurait surgi de l’inconscient de l'un des musiciens fondateurs du collectif...
Il aurait fait un rêve où serait apparut ce nom mystérieux !

Freddy Morezon is a collective founded in 2002 based in south of France bringing together many artists on the borders of rock, jazz and improvised and contemporary music.
By exploring side roads, it activates production, concerts and a record label.
The name of this collective would have arisen from the unconscious of one of the founding musicians of the collective ... He would have had a dream where this mysterious name would have appeared!

***
Les groupes / Bands
Bedmakers qui joue d'un folklore imaginaire,  No Noise No Reduction, Sweetest Choice,
Aquaserge, Facteur Sauvage qui vient de sortir son troisième opus,
Iana, Le Tigre des Platanes qui interprète (entre autres) le répertoire éthiopien,
Trois oiseaux, Kill Your Idols, Reverse Winchester, Cannibales & Vahinés



Les artistes / the artists
Marc Démereau, la pianiste Christine Wodrascka qui a joué avec des figures emblématiques de la musique improvisée (Fred Frith, Daunik Lazro, Joëlle Léandre, Evan Parker...), Didier Kowarsky, Robin Fincker,
le guitariste Mathieu Sourisseau qui a accompagné la chanteuse éthiopienne Etenesh Wassié
et collaboré avec le "shouter" Mike Ladd , Sébastien Cirotteau, Fabien Duscombs, Florian Nastorg,
Marc Maffiolo et aussi le poète et chanteur Daniel Scalliet, voix tonitruante de Facteur Sauvage.


&


+

Facteur Sauvage - "Don't sleep until you die"




Christine Wodrascka et Jean-Yves Evrard au Petit Faucheux
à Tours lors de la Carte Blanche à Freddy Morezon, le 21 sept 2013




(((.)))

15/08/2020

Bubbles

 

 
Des nouvelles d' Anaïs Maviel,
artiste polymorphe basée à New-York 
où elle agite toujours ses talents de vocaliste, percussionniste, compositrice, 
tout autant qu'elle se consacre à l'écriture et l'éducation.
De nombreux liens la concernant ci-dessous,
avec de récentes créations collaboratives 
et entretiens avec William Parker et Wadada Leo Smith.

News from Anaïs Maviel,
the polymorphic artist based in New York
where she activates her different talents of vocalist, percussionist, composer, 
as well she devotes herself to writing and education. 
Below, many links of her recent collaborative creations 
and interviewes with William Parker and Wadada Leo Smith.
 
***
burst
aligning
sens bleus
thrive
still in haste
if cis-terre
sang with
out proof it
ableing
alone is
one in
too giving
malleable
blues
?
 
Anaïs Maviel - august 2020
 
*** 
 
 
 
 
 
<<¡ ¡o¡ ¡>>
 
 

25/02/2020

Kárhozat


Composée par Mihàly Vig et chantée par la formidable actrice Vali Kerekes, une des plus belles ritournelles que j'ai écoutée, dans le "Titanik Bar" du film "Damnation" (Kárhozat) de Béla Tarr.

One of the most amazing ritornello I ever listened to, in the Titanik Bar.
From the beautiful movie "Damnation" (Kárhozat) by Béla Tarr.
Sung by the actress Vali Kerekes on the nostalgic and minimalistic Mihàly Vig's music.


  


une critique du film <<<ici>>>
a review (in french) about the movie  <<<here>>>



¶«¡!===...
 

04/01/2020

Sillons for Be Bop


Ici, un hommage à Pierre Martel, a.k.a  Be Bop, notre ami, qui nous a quitté en octobre 2019.


Pierre, architecte, fidèle auprès de ses amis, était avant tout un esprit libertaire
qui aimait se laisser dériver au fil de la ville et de sa vie,
un passionné de musique et de son histoire.

Amateur éclairé de divers champs musicaux comme le Blues, le Rock'n'Roll, la Soul, 
les musiques Cajun, Tex-Mex et Hawaïennes, et bien d'autres musiques traversées par la présence de guitares, électriques principalement, 
il était aussi un promeneur érudit de son quartier Nord-Est de Paris,
pouvant raconter une histoire ancienne à chaque coin de rue.

Nous nous étions connus à Radio Nova en 1983 où nous concevions ensemble 
des programmes de musique "blues" pour l'antenne.




" DISQUE TU VOIS...
Vinyle : CH2=CH- radical monovalent non saturé
Galette ronde en cire, gomme ou vinyle, 
percée en son centre d'un trou de 7,2 mm pour les 16,33 et 78t - 38 mm pour les 45t. "

 
En 1997, nous avions conçu, Pierre, dit "be-bop" et moi, un travail relatant, de façon non exhaustive, 
l'histoire du disque, et de la reproductibilité du son et de la musique. 
Nous l'avions intitulé "Sillons" et avions songé à le publier sous forme d'une série de fiches recto-verso, 
de format carré, conditionnée sous pochette transparente à l'image d'un disque 45 tours, et peut-être même, accompagné d'un disque audio.
N'ayant trouvé aucun éditeur pour le réaliser, "SILLONS" a fini par trouver sa place en ligne sur mon site.

"Le disque rayé, le disque qui gratte, le disque électrostatique, le disque qui scratche, le disque qui souffle, le disque fendu, le disque cassé, le disque mal pressé, le disque usé, le disque sale, le disque mal raboté, le disque ébréché, le disque qui dérape, le disque qui rape, le disque gondolé, le disque voilé, le disque fondu, le disque brûlé, le disque mal enregistré, le disque inaudible..."  

SILLONS



Repose en paix, cher ami.
Et une dernière musique pour toi.



l'ensemble des textes (version complète) en pdf  ICI

et quelques noms de labels de disques vinyls (liste non exhaustive) en pdf 

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12/04/2018

Marvin Pontiac

http://johnlurieart.com/
deer and spotlight

John Lurie, the main founder of the NY's combo "The Lounge Lizards" in the late 70s and  actor in the famous Jim Jarmush' movies (Stranger than paradise - 1984, Down by law - 1986)  disappeared from NYC for quite one decade after a stalking incident. His whereabouts were a mystery and he is living now outside the United States on an island in a tropical climate where he spends much of his time painting.

 
After the amazing posthumous works of the African-Jewish musician, the legendary Marvin Pontiac in 1999, John Lurie is coming back with a new Marvin Pontiac CD issued last november: "The asylum tapes" , a twisted collection of songs about livestock, garden gnomes and horses falling down wells. Accompanying himself on guitar and banjo, Marvin’s plaintive voice is otherworldly. 

As enigmatic as the first CD, this new record "The asylum tapes" contains amazing short blues and unexpected songs.

interview and sources

Unmissable!



&

24/11/2017

Tomeka Reid

http://www.tomekareid.net/

Tomeka Reid  is a Chicago based cellist, composer and educator.
Equally adept in classical and jazz contexts, Tomeka Reid  predominantly finds herself in experimental and improvisatory settings and composes for a wide range of instrumentation, from big band to chamber ensemble. Her music combines her love for groove along with freer concepts.

” (…) I’m loving to perform purely free these days. That used to be such a source of anxiety for me ... to be so naked and create something from nothing in front of people and sometimes with people I’ve never improvised with! (…) Do I solo? Do I become a member of the rhythm section? What can I do to make something happen? (…) I like being pushed and even though I am sometimes stubborn, I like to be forced out of my comfort zone (…) I also enjoy through-composed settings and pieces with structure that include improvisation. It’s nice to know where you’re going sometimes but it’s also really nice to know that if you end up somewhere else that’s ok too! (…)”  
 Tomeka Reid - 2015



A long interview by Troy Collins to read here

"(...) Chicago-based AACM member Tomeka Reid has honed her improvisational skills for the past decade and a half as a sideperson to such luminaries as Anthony Braxton, George Lewis and Roscoe Mitchell, as well as contemporaries like Dee Alexander, Nicole Mitchell and Mike Reed. She also co-leads Hear in Now, a string trio with New York-based violinist Mazz Swift and Italian bassist Silvia Bolognesi. Reid is poised to become one of the preeminent improvising cellists of her generation with the eponymous release of Tomeka Reid Quartet, her first album as a bandleader (...)"
Troy Collins 

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in quartet with Mary Halvorson (guitar), Tomas Fujiwara (dms) and Jason Roebke (dble bass),
a tribute to the violin player Billy Bang



& here with the live piece  "Tokens"  at the Hyde Park Jazz Festival in 2015
played by six strings' players and a drummer 
Amazing!

20/01/2017

My people

 

To give us strenght for the future in this gloomy day (20 january 2017) for United States
& for all the world,
a way back in 1963 when segregation was still present.
With a Duke Ellington's commitment about "his people" 
and racial questions for "Black People".

A speech included in one of his masterpiece, "My people", an excellent suite which was recorded for a stage show, and released as a LP in 69 by Flying Dutchman label.
This introduction is followed by "the blues ain't" , a deep blues sung by Joya Sherrill 
who used to sing for Duke for 20 years.
Excellent orchestra, as usual, with some loyal companions of Duke as 
Ray Nance, Russell Procope, Louis Bellson, Billy Strayhorn and many others. 

0:00 "My People" narrated by Duke Ellington
2:58 "The Blues Ain't" sung by Joya Sherrill



an excerpt of a 1965 chronicle of Nat Hentoff (who flied away a few days ago at the age of 92 years)

 

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source of the document
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08/09/2016

Stoop summit

http://interactive.nydailynews.com/2016/08/story-behind-great-day-in-harlem-photo/#shape59

A brownstone, in decent shape, at 17 E. 126th Street, New-York City:
Noella Cotto had no idea that the building she liked as a perfect place had played an historic supporting role in American pop culture when, in 1958, 57 of the coolest cats in jazz assembled there to have their picture taken for a special issue of Esquire magazine.

http://interactive.nydailynews.com/2016/08/story-behind-great-day-in-harlem-photo/#shape59


Really amazing interactive link!

How a Harlem brownstone was immortalized when the living legends of jazz assembled there for an iconic photograph.

thanks to Stephan J. for info

 

24/07/2016

Misty


A great song, "Misty", by a great woman, Sarah Vaughan, live in 1964.
A pure jewel!

23/05/2016

Conjure


 Kip Hanrahan born in 1954 in a Puerto Rican area of the Bronx, is one of my favorite musical producer and former of the famous record label "American Clavé"  where, for records and concerts, he could get together great artists as Jack Bruce, Jerry Gonzàlez, Hilton Ruiz, Jamaaladeen Tacuma, Don Pullen, Milton Cardona, Arto Lindsay, Anton Fier, David Moss, Steve Swallow, the great unknown Alfredo Triff and many many others...


 

"Kip Hanrahan, a producer, a composer, a percussionist and facilitator, Kip Hanrahan has an uncanny ability to assemble remarkable musicians and apply their talents in interesting ways. The results are often magical. His records are as enigmatic as he is, and maybe that heightens the attraction and expectation..." 

"Conjure" is one of his special project 
with
Ishmael Reed: poetry & voice
Taj Mahal: voice & guitar
David Murray: tenor saxophon & bass clarinet
Terry Yosvany: piano & saxophon
Fernando Saunders: bass & voice
Anthony Cox: drums
Billy Bang: violin
Leo Nocentelli: guitar
Pedrito Martinez: percussion
Dafnis Prietos: drums

Nota: about Billy Bang, the violin player, you can also look the trailer of the movie directed by my friend Markus Hansen on his website: HERE  (click on "film" , then on "Redemption song" )

Here, from jazz to guaganco, blues and poetry, a splendid movie (with password: 8Conjure) directed by Jérôme de Missolz around the amazing "Conjure" concert in "Banlieues Bleues" (Paris) in 2003 - co-production Banlieues Bleues, Mezzo & La Huit production
(another  Jérôme de Missolz's movie here)

password : 8Conjure

08/03/2016

Newsboys Spasm Band

Newsboys Spasm Band - New Orleans - 1897

This 1897 photograph shows an early New Orleans band led by Emile “Stalebread Charlie” Lacoume (second from the far left). Members of the group were Harry Gregson, Emile “Whiskey” Benrod, Willie “Cajun” Bussey, Frank “Monk” Bussey and a boy known only as “Warm Gravy.” Another member who was known as “Chinee” and a singer known as “Family Haircut.” This band performed in the streets of Storyville in the 1890’s and early 1900’s. 
in  “Storyville, New Orleans” a book by Al Rose 

This band called "Newsboys Spasm Band" ("bad boys of the city"), founded in 1895, was a part of the life of the young boys working on the streets on New Orleans in the late nineteenth century. These homeless children were living in a special house called "Newsboys home". The term "spasm" applied to any band (often made up of children) who made musical instruments out of found objects not usually employed for such.
There is unfortunately no recordings of that group.

 
 Rev. A.C. Porta said in 1899 : “Of the many creatures we see around us endowed with the power of locomotion, there is none whose nature is so little known as the barefooted, flitting, noisy, ubiquitous newsboy. To the casual observer he is a compound of cat and monkey, with a strong admixture of quicksilver. In the opinion of many the newsboy has no father, no mother, no brothers, no sisters,  no cousins, no friends, no particular home…Alas! the want of a home and the lack of friends are but too often sad undeniable facts.”


“What are you doing here?” I asked one of them. “We was listenin’ ter de ‘Spasm Band,’ Fawder,” he answered pointing to the boys on the bench. “Spasm Band!” I exclaimed. “And what is that?” “Oh! It’s dem fellers who has got introoments made wid soap and cigar boxes, and mouf harmonica and tamboureen, and was givin’ us a concert.”
Rev. Augustine.C. Porta in "An account of Newsboys' home in New Orleans"

 

12/11/2015

The Hooker' blues


The great John Lee Hooker at his best, with his son Robert  playin organ.

A early performance (1970) after his rebirth, recorded at Detroit Tube Works.
The quality of the pictures is disastrous, but the music at his best!


and listen at that part ****

11/06/2015

Dream's trio

     Ornette Coleman - 1930 / 2015

As a tribute to Ornette Coleman who left us orphans today,
one of my favorit guitar player, James Blood Ulmer with Jamaaladeen Tacuma on electric funky bass & the amazing drummer Ronald Shannon Jackson: a dream's trio!

Rage, groove, harmolody, funk, harmony, speed, sumptuous chorus: thanks to the legendary Ornette Coleman, their "godfather" who formed they three in the 70s.



"I loved the idea of the bass guitar attaining freedom from having to be enslaved by a riff, with a goal of attaining a true musical idea! "
Jamaaladeen Tacuma

et aussi Phalanx live , 1985
with James Blood Ulmer - guitar, vocals
George Adams - tenor saxophone 
Amin Ali - bass 
Grant Calvin Weston - drums (another of my favorite drummers)


and to listen Ornette himself, just listen to your records!