Affichage des articles dont le libellé est Martha Wash. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Martha Wash. Afficher tous les articles

vendredi 5 septembre 2025

Et maintenant dansons !


Nous avons débuté notre nouvelle saison estivale en sa compagnie (et celle de Jocelyn Brown), il était donc logique de clôturer cet été House avec, une fois encore, une déclaration d'amour à Martha Wash, la reine absolue des dancefloor, la diva House ultime, celle dont la voix fut 10 000 fois pillée mais qui jamais ne se laissa faire, et gagna donc autant sa vie grâce à ses disques qu'aux énormes compensations financières reçues à chaque fois qu'elle fit un procès, et elle en fit beaucoup. 

Difficile de croire que c'est bien la même personne qui fut choriste pour Sylvester, puis une des deux Weather Girls du mythique "It's raining men". La même qui fut en fait la voix de Black Box et leur millions d'albums, celle de "Everybody dance now" de C&C Music Factory. Et qui est toujours là, solide, souriante, engagée. 

Martha, on ne peut que vous dire merci. Et dansons, évidemment. 

lundi 7 juillet 2025

Et maintenant chantons !


Suaves visiteurs, cette année, pour notre nouvelle saison estivale, nous avons décidé de rompre un peu avec nos habitudes et d'abandonner la saga musicale de la semaine pour passer, ensemble, un été à la maison. 

Et c'est bien de musique dont nous parlons puisque, qui ? quand ? comment ? pourquoi ? nous n'en savons rien, mais nous sommes tombés il y a quelques semaines dans une faille temporelle qui nous a propulsés dans les années 90 et qui nous a surtout rappelé qu'il fut un temps où, sans renier Doris Day ou les groupe vocaux enchanteurs, nous avons été très house !

Replongeant avec délices dans cette décennie et ce genre qui ne fut ni plus ni moins que le retour déguisé du disco, nous nous sommes interrogés, après quelques suées provoquées par des déhanchements débridés dans notre bureau : et si cet été, finalement, nous dansions ? 



































Nous nous plaçons donc sous la protection de Jocelyn Brown et Martha Wash, dont nous allons beaucoup reparler cet été, les deux Sainte patronnes indisputées de la house music, et nous lançons officiellement et dès à présent cet été 2025 "à la maison", comme nous l'avions fait il y a quelques années avec le disco. 

Et si de vagues souvenirs à l'apparition du mot "house" vous font redouter une ambiance sonore un peu sombre et des flashbacks d'usines désaffectées dans la banlieue est de Berlin, nous vous invitons à plutôt songer aux plages d'Ibiza, à la mezzanine de l'Alcazar ou aux nuits chaudes de Chicago à la fin des années 80 (et oui, elles étaient chaudes). 

Nous sommes et restons Soyons-Suave, il va donc y avoir de grandes voix, des lignes de basse auxquelles aucun bassin ne pourra résister, des appels aux long drinks et aux soirées qui se prolongent jusqu'à la dernière goutte de prosecco. Quitte à nous répéter, cet été : on danse ! 

mardi 19 décembre 2023

Et maintenant chantons !


Il n'est pas ridicule de considérer que voilà une tradition de Noël, en tout cas sur nos pages...

mardi 11 juillet 2023

Le trio du jour.


Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous rappeler pourquoi Sylvester est notre invité de la semaine et demeure, 35 ans après sa mort en 1988 à l'âge de 41 ans, la diva disco ultime. 

vendredi 24 octobre 2014

Et maintenant dansons !



Si on promet de ne pas oublier que c'est en fait Martha Wash qui chante et non le mannequin payé pour effectuer un playback relativement acceptable, il est tout à fait possible d'apprécier un Black Box de temps à autre... 

vendredi 11 juillet 2014

Et maintenant dansons !



Deux ans avant qu'elles ne deviennent les Weather Girls et parviennent à convaincre le monde qu'il pouvait dans certaines circonstances exceptionnelles pleuvoir des hommes (Halleluia !), Martha Wash et Izora Armstead étaient les choristes les plus demandées du showbusiness et les backup singers de Sylvester, sans lesquelles "You make me feel mighty real" n'aurait pas été ce qu'il est. 

Surnommées (par elles-mêmes ? par Sylvester ?) les Two Tons o'Fun, elles délivrèrent en un an deux albums de pur disco et trois tubes, avant d'être placées en orbite par "It's raining men". Si Martha Wash poursuit toujours une carrière solo, Izora, qui détenait les droits du nom "Weather Girls" est décédée en 2004, mais après légué le nom à ses deux filles, qui vaillamment, maintiennent la flamme. 




dimanche 29 septembre 2013

Vous n'allez tout de même pas sortir en cheveux ?

































Ce n'est pas parce que nous sommes dimanche qu'il ne faut pas faire un effort. Martha Wash montre l'exemple et propose l'option "Voile bleu". 

lundi 5 novembre 2012

Et maintenant dansons !



Parce que les diamants et parler à son père, c'est incontestablement mignon mais potentiellement lassant, concrétisons l'envie du jour : se glisser, même si cela peut éventuellement être dangereux, entre les deux über divas de la house, Jocelyn Brown et Martha Wash. 

vendredi 6 avril 2012

Et maintenant dansons !


C'est avec une légère angoisse que nous réalisons qu'un de nos fantasmes adolescents reste encore à réaliser : être, au moins une fois dans notre existence, ne serait-ce que pour 5 minutes, Martha Wash, qui est la diva non anorexique de cette video.

samedi 17 octobre 2009

Les très suaves heures de l'histoire contemporaine : le jour où Donna Summer tourna le dos au disco.


En 1982, Donna Summer est en plein réinvention d'elle-même. La reine incontestée du disco, la femme aux trois albums consécutifs numéro 1 des ventes, l'idole des gays veut changer d'image et de formule. Il faut dire que depuis 1974, elle est inséparable de son producteur Giorgio Moroder, rencontré à Munich où elle s'est établie après avoir obtenu un rôle dans la troupe européenne de la comédie musicale Hair : elle espérait jouait à Broadway, elle atterrit en Allemagne.

Ensemble, ils vont définir un son nouveau qui va poser les bases du disco et cela à partir d'une idée de chanson de Donna dont elle ne possédait au départ que le titre "Love to love you baby"et qui va se transformer en hymne interplanétaire : Donna grogne, Donna geint, Donna feule, c'est "Je t'aime moi non plus" version X. Et ils vont en vendre des millions, sous un format jusque là inédit : le morceau de 17mn, reprenant le vieil adage : plus c'est long, plus c'est bon.


Le problème est que 8 ans plus tard, Donna est fatiguée des envolées orgasmiques. Elle a été une Bad Girl, elle a "senti l'amour" (I feel love), elle a dansé une dernière danse (Last Dance) et exigé des trucs chauds (Hot Stuff ). Elle a donc envie d'autre chose et surtout, elle a retrouvé Dieu : elle est en effet devenue une Born Again Christian ce qui cohabite mal avec son image de reine lubrique des dancefloors. Exit donc Giorgo Moroder. Donna quitte également son label d'origine, Casablanca Records pour une nouvelle maison, Geffen, que vient de créer le millionnaire David Geffen qui la place aussitôt entre les mains expertes du déjà vétéran Quincy Jones. Mais il lui faut des chansons.

Paul Jabara, comédien, chanteur mais surtout compositeur a déjà travaillé avec succès avec Donna Summer, il lui a écrit "Last Dance " et "No more tears", le duo avec Barbra Streisand dont tous les garçons sensibles rêvaient... ils frôleront de nouveau l'érection lors du duo de Barbra avec Céline Dion 20 ans plus tard mais c'est une autre histoire. Nouveau label, nouvelle Donna, Paul se dit donc qu'il commémorerait bien la chose en offrant à son interprète fétiche un nouveau succès. Et comme il a une idée, il contacte Paul Schaffer pour qu'il l'aide à fignoler la chose. Le morceau est écrit en une après-midi de 1982 et le rendez-vous est pris avec Donna. L'entrevue durera 10mn : en découvrant les paroles où il est question d'un étrange phénomène météorologique, Donna blêmit. Elle quittera la pièce en se désolant d'avoir eu la preuve que l'âme des deux Paul est définitivement perdue, elle fera même parvenir une bible à Jabara le surlendemain.

Que faire lorsqu'on a entre les mains une pépite dont l'interprète ne veut pas ? On la propose à quelqu'un d'autre. Il se trouve que Jabara louche vers un duo assez atypique appelé Two Tons Of Fun, composé de deux anciennes choristes de plus de cent kilos chacune du chanteur Sylvester, Martha Wash et Izora Armstead et qui viennent de rejoindre Columbia records, sa maison de disque. Les deux femmes écoutent la chanson, l'adorent, la chose est faite : elles l'enregistrent et changent de nom au passage, elle deviennent les Weather Girls et c'est elles qui deviennent, pour l'éternité, les créatrices de cette fameuse chanson : "It's raining men".


Donna Summer ne dit jamais si elle regrettait d'avoir laissé filer ce tube mondial maintes fois repris depuis... elle préféra expliquer alors qu'on ne lui demandait rien que le sida était une punition de Dieu envoyé aux homosexuels. Elle se perdit dans le rock puis la dance, elle tenta de revenir l'année dernière avec un album aux sonorités techno. Les Weather Girls enregistrèrent 3 albums avant de se séparer, ne retrouvant jamais le succès de leur premier single.

Mais Martha Wash, une des deux Weather Girls, ne tarda pas à se retrouver de nouveau devant les projecteurs, de la justice et des médias cette fois-ci, lorsqu'elle fit un procès à trois producteurs italiens qui lui avaient fait enregistrer une dizaine de morceaux supposés rester de simples demos et qu'elle eut la surprise d'entendre à la radio, sauf que ce n'était pas elle qu'on citait. L'été 1989, Black Box et sa longiligne chanteuse Katrin, de son vrai nom Catherine Quinol, un mannequin français, dominent les hit-parade avec "Ride on time" puis "I don't know anybody else" suivi de "Everybody Everybody" et "Strike it up". Le problème est que Katrin ne chante pas une note, elle bouge simplement ses lèvres sur la voix puissante de Martha Wash, dans les videos mais également en concert. Martha attaqua donc et gagna; tout d'abord l'obligation que son nom apparaisse sur tous les albums, singles et articles sur le groupe mais surtout que plus jamais une telle situation ne se reproduise.


Grâce à Martha Wash, il est désormais impossible qu'un artiste soit doublé sans qu'on le sache. Et si il est déjà formidable d'être connue pour avoir chanté un tube intemporel, n'est-il pas encore plus suave d'être à l'origine d'une loi défendant les opprimés ? Martha Wash n'est pas qu'une chanteuse, c'est presque une sainte.