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lundi 9 décembre 2019
vendredi 22 novembre 2019
lundi 18 mars 2019
jeudi 22 décembre 2016
La question du jour : que faire de suave avec une couronne de Noël ?
Eh bien en fait, les possibilités sont presque infinies mais l'essentiel est qu'on s'amuse. Car on n'y pense pas mais c'est absolument désopilant une couronne de Noël.
Même lorsqu'on n'est pas du tout au courant qu'on va vous en coller une grâce à la magie du collage.
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mercredi 5 février 2014
lundi 8 avril 2013
lundi 26 novembre 2012
La fin du Quizz de Stéphane.
Nous vous avions pourtant prévenu dès sa réapparition : méfiez-vous lorsque Claire, notre maharané du Quizz est en chasse. Cela n'a pas loupé, malgré des efforts conjugués pour faire barrage à la suprême pourfendeuse de photos mystère.
Félicitations à tous, révérence à Claire et voici donc, officiellement, ce qu'il fallait découvrir :
1. Joan Crawford dans "Ice follies of 1939".
Dans cette féerie sur glace, Joan Crawford, apprentie comédienne, cherche son style et finit par incarner Cendrillon dans un ballet tourné en technicolor, dans un film sinon totalement en noir et blanc.
2. Anthony Quinn dans "L'île des hommes perdus".
Bien avant ses triomphes dans "Viva Zapata" ou "Zorba" (qui expliquait effectivement la salade grecque), Anthony connut une période "ethnique". Dans "Island of the lost men", il joue Tchang Tai et c'est une curiosité.
3. Hedy Lamarr dans "La dame des tropiques".
Magnétique, énigmatique, peu bavarde : c'est Hedy.
4. Humphrey Bogart dans "Le retour du docteur X"
Il fallait au moins Bogart pour faire revivre le docteur X, mort pourtant à la fin du premier film en 1932. Deux ans plus tard heureusement, il tournait "Le faucon maltais".
Comme nous le soulignions : 1939, grande année pour le cinéma...
mercredi 30 novembre 2011
mercredi 16 novembre 2011
La question du jour : est-il suave de vieillir au cinéma ?
Le Quizz de la semaine dernière, qui représentait un David Bowie vieillissant de plusieurs siècles en quelques jours dans "Les Prédateurs" de Tony Scott nous a rappelé qu'il était sans doute fort rigolo de jouer avec des prothèses en latex lorsqu'on est maquilleur mais peut-être un peu moins suave de soudain ressembler à l'écran à l'un de ses ancêtres lorsqu'on est acteur.
Les choses étaient assez simples jusqu'aux années 60 puisque pour signifier qu'un personnage avait un peu vieilli, on se contentait généralement de lui blanchir les tempes lorsque c'était un homme et les cheveux dans leur totalité lorsqu'il s'agissait d'une femme. Inégalité ? Absolument. Et déjà, serions-nous tenté d'ajouter.
Notons combien Clark et Rock restent distingués, un filet blanc courant au-dessus de leurs oreilles, alors qu'Hedy Lamarr est plus transylvanienne, plus château des Carpates, plus Frankenstein en fait.
Bien sûr il existait déjà des artifices plus élaborés et le latex, formidable découverte, a, dès les origines du cinéma, défiguré de prestigieux visages.
Cependant, qu'observons-nous ? Alors qu'Orson Welles fait un Citizen Kane tout en rondeurs qui ne sont pas sans rappeler le futur masque de Fantomas de Jean Marais, Sophia Loren, Betty Grable, Bette Davis et Agnes Moorehead (si si) n'ont pas que vieilli : elles ont de toute évidence vu apparaître quelques problèmes de peau dont le plus probable reste la lèpre. Une femme sous latex ne prend pas 20 ans, elle devient une cliente potentielle pour dermatologue.
Le maquilleur serait donc misogyne ? Si c'était le cas autrefois, ce n'est plus aujourd'hui d'actualité. Malgré les progrès des maquillages, l'acteur qui doit changer de décennie a désormais le choix, qu'il soit homme ou femme, entre ses deux incontournables déjà cités : blanchir un peu et conserver ainsi un semblant d'allure et perdre toute crédibilité. Le saupoudrage de talc est d'ailleurs nommé "A la Béart" et la transformation en momie "A la Duchovny", pour des raisons évidentes :
Notons tout de même une exception : le look tout plastique, comme celui arboré par Bette Midler dans "For the boys", encore à ce jour "plus mauvais maquillage de vieillissement de tous les temps" d'après l'AMP, l'Association des Maquilleurs Professionnels.
dimanche 23 janvier 2011
Les très suaves heures de l'histoire contemporaine : le jour où Louis B. Mayer partit faire les soldes en Europe.
A l'été 1937, Louis B. Mayer, tsar de la MGM, pense qu'il a bien mérité une petite escapade européenne. Il vient de passer les 12 derniers mois à remettre de l'ordre dans son studio, très perturbé depuis le décès brutal d'Irving Thalberg, époux de Norma Shearer dont la carrière ne se remettra jamais de cette disparition. Poussant sans ménagement dans des placards pas forcément dorés les collaborateurs de son ancien ennemi personnel, il règne de nouveau en maître sur la Metro. Tout va donc pour le mieux sous le ciel d'Hollywood.
Incapable cependant de quitter ne serait-ce qu'une seconde son costume de chef d'entreprise (il est en 1937 l'homme le mieux payé des Etats-Unis : 1.2 millions de dollars annuel) il vogue vers le Vieux Continent sous le prétexte de superviser la première production du récemment crée Studio Denham, destiné à tourner en Angleterre des films MGM avec quelques talents locaux. Officieusement Mayer se rend en Europe pour se livrer à ses deux passions, le jeu ( cartes et chevaux) et les soldes (il est toujours très content d'un vieil achat suédois nommé Greta Garbo).
Greer Garson
Après une brève visite aux studios et un coup d'oeil sur le tournage du premier film Denham, "A Yank in Oxford" dont il ressort moyennement convaincu (il trouve les seconds rôles britanniques sans charisme et notamment la jeune Vivien Leigh), Mayer, ravi d'être à Londres, peut partir à la chasse aux bonnes affaires ce qui peut s'avérer une activité assez sportive. Il faut dire que la Metro est gourmande en talents et nouveaux sujets.
Les premiers achats de Louis B. sont les droits d'une opérette qu'il imagine pouvoir devenir un futur triomphe pour Jeannette MacDonald et Nelson Eddy, "Balalaïka" ainsi qu'une actrice pourtant plus très jeune mais qu'il a trouvé charmante dans une comédie insipide. Elle se nomme Greer Garson, attend désespérément que quelqu'un la remarque depuis quelques années, aussi c'est avec joie qu'elle se rend, accompagnée de sa mère, au rendez-vous que lui donne Mayer après le spectacle. Il faudra 5 minutes à Louis B. pour prendre une décision. La place de "grande dame" de la Metro est à prendre puisque Garbo et Shearer se montrent de plus en plus difficiles et elle est tout ce qu'il aime : retenue, un peu prude, attachée à sa famille. Il lui propose un contrat.
Rose Stradner
Plutôt satisfait de ses premières emplettes, Mayer quitte Londres pour Vienne où il a l'intention de renouveler le catalogue de valses du département musique du studio. Si vous vous demandez pourquoi tant de comédies musicales MGM louchent vers Strauss, ne cherchez plus : Mayer était fou du trois temps. Plusieurs dizaines de partitions plus tard, Louis B. a signé une nouvelle recrue. Elle se nomme Rose Stradner, a joué dans quelques films autrichiens. Il peut donc partir pour la Tchécoslovaquie où les tables de jeux sont, a-t-il entendu dire, les meilleures d'Europe.
Ilona Massey
C'est à Carlsbad que Mayer pose ses valises pour réaliser que les tables de baccarat ne sont pas du tout ce qu'il imaginait. Déçu, il tente de se distraire à l'Opéra et il fait bien puisqu'il découvre une soprano hongroise qui se révèlera une excellente danseuse lors de leur rendez-vous. Elle se nomme Ilona Hajmassy, elle s'appellera désormais Ilona Massey lorsqu'il la quitte. Elle n'a pas gagné qu'un nouveau nom puisqu'elle vient de signer un contrat de 7 ans avec le studio.
Hedy Kiesler
De retour à Londres, Mayer qui est harcelé par, à peu près, tous les impressarios d'Europe, se retrouve à table en compagnie d'une actrice qu'il a déjà rencontré en 1934, Hedy Kiesler. Reconnaissant que la jeune femme est d'une grande beauté, il est pourtant impensable qu'elle rejoigne la MGM puisqu'elle s'est faite connaître en jouant nue en 1933 dans un film Tchèque, "Extase", qui vient de sortir aux USA dans une version censurée. Une actrice Metro ne montre pas plus ses seins qu'autre chose. Conscient tout de même du potentiel de la jeune femme, Mayer lui fait une offre à la limite de l'affront, mais en lui faisant comprendre que c'est tout ce qu'elle pourra obtenir en Amérique. Hedy accepte et rentrera aux USA avec Mayer, qui entre temps l'a rebaptisée Hedy Lamarr en hommage à Barbara La Marr, star de ses premiers films et décédée en 1925 à l'âge de 28 ans.
Ce n'est finalement qu'à l'usage qu'on réalise si des achats compulsifs ont été judicieux. Les placements de Mayer se révéleront heureux en ce qui concerne Greer Garson et Hedy Lamarr qui, grâce au savoir-faire MGM, deviendront des stars reconnues bien qu'à la carrière assez courte. Greer Garson remportera un Oscar en 1942 mais sera considérée par le studio comme finie en 1945, quant à Hedy Lamarr, elle décorera de nombreuses productions jusqu'en 1950 avant de sombrer dans l'anonymat et de s'illustrer dans les faits divers.
Ilona Massey remplacera dès son arrivée Jeannette MacDonald dans le coeur de Mayer et héritera du rôle principal de "Balalaïka", acheté pourtant pour sa rivale. Elle prendra si bien sa place qu'elle jouera principalement aux coté de Nelson Eddy, pourtant partenaire officiel de Jeannette avant de quitter les plateaux 9 films plus tard dont le très étrange "Frankenstein contre le loup garou". Rose Stradner aura une carrière encore plus courte. Après un rôle remarqué face à Edward G. Robinson dans "Le dernier gangster", elle épouse Joseph Mankiewicz, arrête le cinéma, fait deux enfants, s'ennuie, sombre dans l'alcool et se suicide.
Il est indéniable que Louis B. Mayer fit de belles affaires lors de son voyage en Europe. Mais comme n'importe qui, il succomba cependant aux charmes des prix bas. Méfions-nous donc des soldes ! Il n'est pas toujours suave de payer moins cher. La qualité, suaves visiteurs, visez toujours la qualité !
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