Affichage des articles dont le libellé est Julie London. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Julie London. Afficher tous les articles

jeudi 12 septembre 2024

Et maintenant chantons !


Si vous suivez cette dernière saga musicale depuis lundi, vous savez, non seulement que nous nous penchons sur le cas de "The End of a love affair", mais également qu'en un peu plus de 10 ans, la chanson va avoir au moins deux carrières : grand slow parfois proche de la rumba pour chanteuses également actrices, et hymne pour crooners intrépides, tout cela entre 1951, date de sa création et 1964, lorsque Johnny Mathis et Nat King Cole vont l'enregistrer, quelques temps après Sinatra. 

C'est sans compter qu'entre temps, en 1958, Billie Holiday l'intègre à son album "Lady in Satin", sur lequel se trouve également "I'll be around", chanté aussi par Chaka Kahn sur le même album qui nous fit découvrir notre chanson de la semaine. Soudain tout s'explique : en 1988, Chaka, entre deux compositions de Prince, rendait en fait un hommage à Billie. Et nous découvrons cela aujourd'hui !

En tout cas une chose est certaine, avec Billie Holiday, "The End of a love affair" devenait jazz, et vous imaginez aisément ce qui suivit, et continue de suivre d'ailleurs, les jazzmen et women étant ceux qui font vivre le titre aujourd'hui à un point ahurissant : 41 versions entre 2000 et 2009, c'est fou. 


Et ce n'est là qu'un tout petit aperçu de ce que vous pourrez trouver au rayon jazz vocal et instrumentaliste, le second nous étant nettement plus inconnu que le premier. 

Hier nous citions Nat King Cole comme celui qui pouvait mettre d'accord tous les spécialistes des crooners. Aujourd'hui nous sommes moins certains que les afficionados valideront notre dernière proposition. Jazz ? Variété ? Finalement on s'en fiche quand il s'agit de Julie London. Surtout un peu fatiguée...

mercredi 19 juillet 2023

Et maintenant chantons !


Voyons un peu ce que nous savons en ce mercredi sur notre chanson de la semaine, "Why don't you do right". Ressuscitée par Jessica Rabbit en 1988, la chanson était depuis 1942 associée à Peggy Lee, qui en avait fait son premier succès en tant que chanteuse de l'orchestre de Benny Goodman et qu'elle avait repris sur son premier album solo en 1948. Mais Peggy n'était pas la première interprète du titre puisque que c'est la blueswoman Lil Green qui l'avait d'abord enregistrée en 1941, d'après un instrumental datant de 1936. 

Et si nous prenons soin de proposer ce petit résumé des épisodes précédents, c'est que la suite des aventures de "Why don't you do right" dans les années qui vont suivre Peggy, donc disons à partir des années 50 est exactement à l'image de cette identité presque schizophène, entre chanson pop blanche et blues noir. 





 



















En plus de la sculpturale et fort suave Pat Morrissey, elles sont nombreuses, généralement blondes, parfois prénommées Barbara, les chanteuses blanches et pop qui vont s'emparer de "Why don't you do right" dans les années 50 et 60, ajoutant occasionnellement une touche jazzy au tube de Peggy Lee, qui va cependant rester, quoi qu'elles fassent, le tube de Peggy Lee. 

Et en face, elles sont tout autant nombreuses, les chanteuses de blues qui vont suivre la voie (et la voix) de Lil Green et maintenir dans l'actualité musicale cette question un brin désespérée "Quand est-ce que tu vas faire les choses correctement, comme le font les autres hommes ?"























Avec deux albums en 1965 pour le label Prestige, l'admiration des jazzmen les plus confirmés et une phrasé enchanteur, Pat Bowie avait tout pour se faire une nom dans l'industrie musicale. Sauf que les deux albums l'allèrent nulle part et ainsi prit fin sa très courte carrière. Où est-elle aujourd'hui ? Personne ne le sait vraiment. Elle est en tout cas sur Soyons-Suave. 

Reconnaissons avant de nous quitter une légère absence : oui, "Why don't you do right" fut dans les années 50 et une partie des années 60 la chanson des blondes et celle des brunes. Nous avons omis les rousses. Ce qui n'est pas suave. Surtout lorsqu'elles s'appellent par exemple Julie London. 

mercredi 4 août 2021

Et maintenant chantons !


Avec ce que nous vous expliquions hier, à savoir que lors de sa création, "My heart belongs to daddy" était chanté par une ingénue malgré tout un peu coquine, qui déclarait son amour à son sugar daddy tout en effectuant un strip-tease devant des hommes légèrement pantois, il est finalement logique que la chanson de Cole Porter se soit aussitôt fait mettre la main dessus par quelques séductrices professionnelles. 

Nous parlons naturellement de chanteuses et d'actrices et non pas de demi-mondaines. 




Fraîchement débarquée d'Allemagne et devenue en quelques semaines la nouvelle scandaleuse de Berlin, Hildegarde, parfois Knef, parfois Neff, ne pouvait décemment passer à côté de Cole Porter. Puisque c'est finalement dans "La belle de Moscou" version Broadway en 1956 qu'elle se fera connaître. 

On écoute Hildegarde et nous sommes tout de suite au fin fond d'un cabaret. Que se passe-t-il, par contre, lorsqu'on écoute Eartha Kitt ? On transpire un peu, bien entendu, on a potentiellement quelques démangeaisons au creux de l'échine (tous ces Grrr, ça gratouille l'épiderme) et on tombe amoureux. 























Mais la grande séductrice officielle de la chanson populaire américaine, c'est évidemment Julie London, rousse, sculpturale et souvent alitée, en tout cas sur les pochettes de ses albums qu'il convient de collectionner en cas d'ennui.

Redisons ici ce que nous avons certainement déjà évoqué : que Julie London était si timide qu'on finit par installer un studio d'enregistrement à son domicile (son salon ? sa chambre ?), ce qui peut expliquer, avec une laryngite chronique, cette impression que lorsqu'elle chante, Julie susurre à nos oreilles.    

Ou à celles de son daddy. 







vendredi 24 juillet 2020

Et maintenant chantons !



































Si nous résumons ce que nous avons appris depuis lundi, la chanson "Don Cha Go Way Mad", tube en 1950, mais semblant déjà être d'une époque révolue, n'a réussi qu'aux big bands et à Ella Fitzgerald, cette dernière la reprenant régulièrement sur disque ou en concert pratiquement jusqu'à son dernier souffle. Les jeunes chanteuses s'y étant essayées n'ont mené la chanson nulle part et l'instrumental d'origine, "Black Velvet", est à peine devenu un standard de jazz. 

Ne manquaient à l'appel que les crooners et c'est pourquoi nous convoquons pour ce dernier épisode Frank Sinatra et Mel Tormé. De façon assez évidente, Mel Tormé avait la voix mais pas le physique. Frank Sinatra, lui, avait tout et surtout une carrière chancelante au début des années 60. "Stangers in the night" n'arrivera qu'en 1965, et les années qui y méneront seront un peu rudes. 

Deux chanteurs et finalement deux écoles : perdu en 1962, Sinatra va quitter sa maison mère Capitol et créer son label. Il va chanter Noël, Cole Porter, les chansons oscarisées, avec Count Basie, et revisiter ses années de chanteur d'orchestre sous la direction artistique de Neal Hefti, trop heureux de collaborer avec la légende, même sur le déclin.  





En 1986, Mel Tormé est une sorte de dinosaure du swing, un "Tony Bennett" sans "I left my heart in San Francisco" qui survit sur le circuit des salles de Jazz et passe une partie de son temps au Japon où on l'adore.

Il a toujours la voix. Il ressemble encore moins à quelque chose mais ce n'est pas un problème puisque cela ne s'entend pas sur disque.






Dans les deux cas, qu'on soit en recherche d'un second souffle ou qu'on tente juste de survivre, c'est apparemment judicieux de ressortir "Don Cha Go Way Mad", à condition d'avoir sous la main une énorme section de cuivres.

Seule Julie London, qui ne sera jamais en perte de vitesse et naviguera avec une aisance assez admirable du jazz à la variété à la pop, adoptera, mais c'est Julie London, une approche intimiste et choisira de susurrer l'hymne swing. Comme toujours, c'est formidable.





Finalement, pour un instrumental devenu très accidentellement l'une des chansons de notre enfance, "Don Cha Go Way Mad" nous montre, avec ses 50 ans de carrière, qu'en cas de problème de couple, en parler reste la meilleure solution, ce que vous prouveront ces 13 versions qui reprennent tout ce que nous avons pu écouter depuis lundi.









Et pour télécharger tout ceci au format zip, vous savez comment faire. 

mardi 30 juillet 2019

Et maintenant chantons !



Parlons un peu de nous puisque c'est toujours très intéressant (ne dites pas le contraire, c'est même souvent captivant) : lorsque nous étions très jeune et un peu fou, il nous semblait parfaitement logique, lorsque nous aimions passionnément un artiste, de tenter de posséder absolument tout ce qu'il avait pu faire. Découvrant un jour la sainte trilogie Ella - Sarah - Dinah (nous n'avons jamais été suffisamment dépressif pour idolâtrer Billie), nous avons donc acheté par brassées vinyles puis cds, qui firent plus tard la joie des promeneurs lorsque nous nous en débarrassâmes à prix modiques en vide-grenier.  

Même si la discographie des chanteuses sus-nommées est gigantesque, nous vînmes assez vite à bout de notre Fnac locale (imaginons une période pré-internet) et sans nouveaux albums originaux sous la main arriva le jour fatidique des best-of. 

Et louons ce moment puisque consultant les plages de l'album "Sarah Vaugahn's golden hits", nous avons découvert entre 4 ou 5 morceaux familiers, d'autres pistes totalement inconnues dont ce "Broken Hearted Melody" qui ne semblait pas être de la même famille que "Black Coffee", "Misty" ou "Lullaby of Birdland". 





































Composé en 1958 par deux génies du Brill Building à savoir Sherman Edwards et Hal David, qui venait tout juste de rencontrer Burt Bacharach, "Broken Hearted melody" fut proposé à Sarah Vaughan qui devait, entre deux albums, graver quelques singles pour sa maison de disque Mercury, des titres moins jazz, principalement destinés au marché du juke-box. 

L'histoire est célèbre : Sarah Vaughan détesta la chanson qu'elle trouva stupide et bien trop primaire, elle l'enregistra malgré tout, se disant que c'était tellement bête que cela pouvait marcher et cela devint non seulement son plus gros succès mais son premier et unique disque d'or, après déjà 13 ans de carrière et très exactement 153 45 tours. Et ne parlons pas des albums...



Jusqu'à la fin de sa carrière en 1989, précédant à peine sa disparition en 1990 à l'âge de 66 ans, Sarah Vaughan se retrouva quelque peu coincée avec "Broken hearted melody" qu'elle finit par inclure dans son tour de chant et finit surtout par apprécier avec les années. Le titre était dès 1960 devenu un tube mondial, autant faire avec.

En tout cas, si Sarah douta un jour de la suavitude, et par extension, de la  coolitude de sa chanson, elle dût être rassurée lorsque la reine absolue du cool décida de l'inclure sur un de ses albums. De qui parlons-nous ? Mais comment osez-vous seulement poser la question...

lundi 30 novembre 2015

lundi 6 avril 2015

La fin du Quizz de l'Anonyme.















La réponse au Quizz de la semaine dernière, brillamment, il faut le dire, remporté par Anatis, va nous apporter un peu de chaleur puisque notre naïade sortant des flots était bien Joan Collins dans "Une île au soleil", film tropical et brûlant par son propos, en tout cas en 1957. 

Anatis, votre connaissance des coupes et des brushings vous honore. C'est admirable. Vous êtes suave et voyez donc votre nom en noir sur gris cette semaine sur Soyons-Suave. Bravo ! 


















Adaptation très prude mais une nouvelle fois très "What a cast !" du roman de Alec Waugh, "Une île au soleil", réalisé par Robert Rossen était surtout la première production indépendante de Darryl Zanuck après son départ de la Fox, ce que personne ne pouvait ignorer puisque son nom figure au dessus de tout le monde sur l'affiche et qu'il ouvrait la bande annonce du film en 1957.




Revu récemment, "Island in the sun" est la meilleure brochure pour les Caraïbes qui n'ait jamais existé, tourné en partie en décors naturels avec des gens unanimement beaux et talentueux. 

On y retrouve Joan Fontaine qui se tâte en regardant Harry Belafonte, Dorothy Dandridge de retour sur les écrans après une pause de 4 ans, James Mason et bien sûr Joan Collins, affairée à séduire Stephen Boyd qui nous offrait vendredi un très joli Instant Maillot. 

















En produisant ce film, Zanuck savait très bien ce qu'il faisait puisque le livre avait enflammé les Etats-Unis, tant son propos était scandaleux : non pas une ni deux mais trois histoires d'amour interraciales, sur une petite île perdue du côté de la Barbade, certes, mais quand même. 

Avant même que les caméras ne se mettent à tourner, le Ku Klux Klan avait annoncé les pires représailles, les Etats du Sud prévenus que tout cinéma projetant le film serait condamné. On transforma donc légèrement le propos, voilà pourquoi Joan Fontaine ne touche pas Harry Belafonte qui à la fin, de toutes les façons, la repousse, Joan Collins, qui craint un instant que sa grand-mère ne soit noire découvre qu'elle n'est pas la fille de son père et Dorothy Dandridge, qui épouse un blanc (!!!), part vivre avec son bel époux en Angleterre. 



































Énorme succès, porté en partie par la rumeur d'un baiser entre Joan Fontaine et Harry, "Une île au soleil" lança une petite vague de films sur le même sujet : en gros "Je l'aime mais elle est noire, même si cela ne se voit pas". 

Évoquons donc "Kings go forth" dans lequel Natalie Wood avoue à Frank Sinatra que son père est de couleur, "Night of the quarter moon" dans lequel Julie London se révèle à moitié angolaise et évidemment, "Imitation of life", le Mont Rushmore du mélodrame dans lequel Susan Kohner cause bien des soucis à sa mère. 



































Notons la rigueur du casting très caucasien pour cette pléiade de métisses de cinéma, le seul mystère étant le fait que, de toute évidence, Susan Kohner était, dans la vie, la fille cachée de Gloria Swanson. Un grain de beauté ne saurait mentir. 

Au moins lorsqu'on adapta la chanson titre, énorme succès pour Belafonte, en français, on en confia l'interprétation à Henri Salvador. Même si nous les aimons beaucoup, les numéros 1 de l'époque, Gilbert Bécaud ou François Deguelt auraient été peut-être un peu moins convaincants.  





















Mais cela ne reste, bien sûr, qu'une opinion personnelle...

vendredi 28 octobre 2011

lundi 18 octobre 2010

La question du jour : était-il suave de poser pour Smirnoff dans les années 60 ?







Dans le marché très encombré des firmes utilisant une célébrité pour se vendre, la vodka Smirnoff prit à la fin des années 50 un tournant intéressant. Laissant la "A list" à d'autres, elle se tourna vers le bis, l'étonnant, voir l'alternatif. Et des personnalités aussi diverses que la stipteaseuse Gypsy Rose Lee, Julie London, Harpo et les soeurs Gabor se mirent à vanter les charmes de l'alcool venu du froid.


Ressuscitant Celeste Holm, découvrant le jeune Woody Allen ou proposant à Joseph Cotten de former avec lui même un très chic couple gay, Smirnoff devint pointue, avant de revenir à une communication plus traditionnelle. Donc la réponse est évidemment oui : il était fort suave de poser pour de la vodka dans les années 60.

mardi 1 juin 2010

Pendant ce temps, à Hollywood...



Julie London ne comprend toujours pas pourquoi on la fait poser devant un chien décédé...